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Décrire, analyser, interpréter les pratiques de dépôt à l’âge du Fer

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Décrire, analyser, interpréter les pratiques de dépôt à l’âge du Fer

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Pour la quatrième fois en l’espace de quelques années, Bibracte a accueilli, les 2 et 3 février 2012, une rencontre concernant la pratique des dépôts rituels dans les sociétés protohistoriques. La tenue de la table ronde prenait place parmi les activités d’un Groupement de Recherche Européen du CNRS, intitulé « Les Celtes en Europe » et coordonné, entre 2009 et 2012, par Jean-Paul Guillaumet (CNRS, UMR ArTeHiS Dijon). Ce groupement, dont la constitution reposait en grande partie sur les dynamiques européennes impulsées par Bibracte en matière d’archéologie celtique, avait retenu comme thématique principale la « méthodologie d’étude des mobiliers par catégories » et la caractérisation des assemblages de mobiliers, comme marqueurs de faciès culturels, ou d’activités particulières, reflétant l’identité des populations. 

 

Description du produit

L’analyse des usages funéraires, en matière de déposition d’objets dans les sépultures, et celle des pratiques aboutissant au dépôt de lots de mobiliers dans divers contextes permettaient donc d’illustrer différents aspects de cette thématique. Et c’est aussi conformément à l’esprit du GDRE que les initiateurs de la table ronde ont choisi de privilégier les questions méthodologiques, à partir d’une réflexion sur les catégories d’objets, puis sur les modalités de leur regroupement et la composition des assemblages, pour parvenir enfin à tenter de décrypter les pratiques sous-jacentes à travers une approche taphonomique des contextes de déposition et de découverte. 

Spécialistes, pour deux d’entre eux, d’archéologie funéraire (Jenny Kaurin et Stéphane Marion), et pour le troisième (Gérard Bataille) des dépôts métalliques en sanctuaires, les trois co-organisateurs ont su unir leurs centres d’intérêt et leurs compétences pour proposer une approche globale de ces phénomènes, qui s’inscrit dans une démarche “d’archéologie du rite”, telle que définie, à la suite de John Scheid, par quelques chercheurs depuis une quinzaine d’années.

Sommaire

Avant-propos (Anne-Marie ADAM) 

Introduction (Jenny KAURIN, Stéphane MARION, Gérard BATAILLE) /  Introduction (traduction anglaise)

Les armes laténiennes en contexte cultuel. Au-delà de la rouille et des apparences (Thierry LEJARS)

Dans sa contribution « Les armes laténiennes en contexte cultuel. Au-delà de la rouille et des apparences », Th. Lejars retrace l’évolution de l’étude archéologique de l’armement. Ces armes proviennent essentiellement de deux contextes : cultuels et funéraires. L’étude de l’armement en contexte rituel doit s’appuyer sur une connaissance optimale des mobiliers, ce qui implique un recours aux techniques d’imagerie et de restauration, qui se sont développées depuis une trentaine d’années. Cela permet la mise en place de typo-chronologies précises, de dénombrements raisonnés, et l’observation des traitements subis par les objets. La confrontation de toutes ces informations permet de caractériser les faciès de sites, comme l’illustre l’approche comparée des armes provenant des sites de Tintignac, de Gournay-sur-Aronde, de La Tène et de La Villeneuve-au-Châtelot.

La vaisselle céramique dans les sanctuaires de la fin de l’âge du Fer. 

Méthodes d’approche et problèmes d’interprétation à partir de l’exemple de Mirebeau-sur-Bèze (Philippe BARRAL)

Ph. Barral, dans sa contribution « La vaisselle céramique dans les sanctuaires de la fin de l’âge du Fer. Méthodes d’approche et problèmes d’interprétation à partir de l’exemple de Mirebeau-sur-Bèze », souligne que la céramique est le parent pauvre de l’étude des pratiques rituelles de sanctuaire. Ces études ne se sont en effet développées que très récemment. S’appuyant sur l’exemple du sanctuaire de Mirebeau-sur-Bèze, il démontre l’importance de l’analyse des contextes chrono-stratigraphiques et taphonomiques, mais aussi de la comparaison avec des contextes non rituels de la même aire géographique. Corrélé avec le relevé des traces portées par les objets (fragmentation), cela permet d’interpréter l’utilisation de la vaisselle dans une séquence rituelle et de mettre en évidence son parcours au sein du sanctuaire.

Les monnaies sur les sanctuaires (Stéphane IZRI)

St. Izri, dans sa contribution « Les monnaies sur les sanctuaires », souligne d’abord la lente émergence des problématiques rituelles dans l’appréhension des monnaies. À partir d’exemples du centre-est de la Gaule comme le Foulon d’Avrolles à Champlost, Ménestrau, Champigny-lès-Langres, Nijon, Imphy ou encore Bibracte, il s’interroge sur l’existence de faciès propres aux sanctuaires et des usages spécifiques de la monnaie qui en découleraient. De plus, la mise en évidence de particularités entre différents sanctuaires fait des faciès monétaires un élément de différenciation hiérarchique des sanctuaires, au même titre que d’autres critères comme la monumentalisation.

Quelle méthode pour étudier les contextes de découverte des dépôts à composante métallique ? 

(Thibault LE COZANET)

Th. Le Cozanet, dans sa contribution « Quelle méthode pour étudier les contextes de découverte des dépôts à composante métallique ? » a souligné le manque de prise en compte des contextes de découverte dans l’analyse des dépôts rituels : contextes naturels ou anthropiques, enfouis ou immergés. La mise en place d’une grille d’analyse des contextes intégrant le milieu, la taphonomie et l’environnement archéologique des dépôts lui a permis de définir plusieurs modes de dépôt et d’en révéler les évolutions chronologiques et spatiales.

Importations laténiennes dans les dépôts funéraires en Pologne. 

Similitudes et différences par rapport au monde celtique (Tomasz BOCHNAK)

T. Bochnak, dans sa contribution « Importations laténiennes dans les dépôts funéraires en Pologne. Similitudes et différences par rapport au monde celtique », aborde le problème de la reconnaissance des entités et influences laténiennes en Pologne. Pour ce faire, il évoque les découvertes d’objets d’origine laténienne dans les sépultures des cultures de Przeworsk et d’Oksywie. Il pose la question de l’interprétation culturelle de ces objets exogènes (épée, casque, parure…) : sont-ils importés pour eux-mêmes pour être utilisés dans la culture locale, ou importés comme objets de curiosité et changeant de fonction entre la culture d’origine et la culture d’arrivée, pour servir éventuellement d’objets de prestige ? L’interprétation peut varier selon les contextes et les types de mobiliers concernés. En effet, à travers le mobilier funéraire, la communauté inhumante exprime un message à la fois social et économique porté par la polysémie des objets.

Du bon usage des inventaires. Une lecture sociologique des assemblages funéraires (Stéphane MARION)

St. Marion, dans sa contribution « Du bon usage des inventaires. Une lecture sociologique des assemblages funéraires », souligne que l’étude des assemblages funéraires débouche nécessairement sur des considérations sociologiques. Les questions méthodologiques de la constitution de ces ensembles sont formulées à travers le passage en revue de différentes méthodes d’analyse statistique des assemblages. De la même façon, il s’interroge sur leur interprétation sociale et surtout sur les biais induits par la méthode utilisée. En effet, selon la méthode employée et l’échelle chronologique choisie, un même phénomène peut être perçu très différemment, ce qui peut avoir de lourdes conséquences sur son interprétation. Plusieurs cas de figure sont envisagés, comme la relation entre catégories d’âges et assemblages ou la hiérarchisation des sépultures, en prenant pour exemple le contexte régional du Bassin parisien.

Restituer les processus rituels. 

L’apport de l’étude des mobiliers non céramiques en contexte funéraire (Jenny KAURIN)

J. Kaurin, dans sa contribution « Restituer les processus rituels. L’apport de l’étude des mobiliers non céramiques en contexte funéraire », formalise une démarche méthodologique visant à l’étude des objets manufacturés, qu’ils soient issus de structures liées à la pratique de l’inhumation ou de la crémation. La méthode proposée adapte au mobilier les principes descriptifs et analytiques initialement développés dans le cadre de l’anthropologie de terrain. À partir d’ensembles funéraires du quart nord-est de la Gaule, elle restitue des processus rituels liés aux funérailles, en distinguant pratiques pré-sépulcrales, sépulcrales et post-sépulcrales.

Approches des pratiques rituelles. 

Proposition de restitution à partir des dépôts terrestres non funéraires à composante métallique (Gérard BATAILLE)

G. Bataille, dans sa contribution « Approches des pratiques rituelles : proposition de restitution à partir des dépôts terrestres non funéraires à composante métallique », délimite d’abord les notions de dépôts et de pratiques rituelles, tant en sanctuaires que dans d’autres contextes. Il établit un protocole d’analyse des dépôts rituels non funéraires permettant de décrypter les processus de déposition (sélection, mutilations destructrices, mise en scène, enfouissement, chronologie…) qui contribuent à la définition de faciès de dépôts. L’analyse de ces différents faciès lui permet de mettre en évidence quatre grandes catégories de dépôts, chacune caractérisée par une chaîne opératoire distincte.

Les mobiliers zoomorphes mis en scène dans les dépôts au second âge du Fer (Eloïse VIAL)

E. Vial, dans sa contribution « Les mobiliers zoomorphes mis en scène dans les dépôts au second âge du Fer », propose d’abord la mise en place d’une grille de lecture adaptée, qui prend en compte différents critères, comme le contexte de découverte (terrestre ou aquatique), la nature des objets supports de la figuration, les autres objets associés à la figuration, l’homogénéité de l’assemblage représenté ou encore les traitements subis tant par l’objet lui-même que par sa figuration animale. Contrairement à une tradition d’analyse figurative qui s’affranchit du support et du contexte, elle réintègre ainsi ces deux dimensions à la caractérisation des dépôts. Il s’avère que ces figurations, que l’on retrouve préférentiellement sur des objets culinaires ou militaires, sont réutilisées dans des processus rituels différenciés.

Informations complémentaires

ISBN 9782909668857
Auteur(s) Reddé Michel.
Editeur Centre archéologique européen
Collection Bibracte
Langue français
Date de publication 2016
Période(s) Celtes / Gaulois / Gallo-romains
Format 21 x 21,7 cm
Nombre de pages 188
Présentation Broché, 123 illustrations en noir

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