Archéologie Quoi de Neuf ? Mai 2021

  • S'appuyant sur les inscriptions découvertes à Alésia, cet ouvrage fait revivre une époque souvent méconnue durant laquelle la Gaule fut intégrée à l'Empire romain. Qui étaient alors les habitants d'Alésia ? Étaient-ils des colons romains ou des Gaulois romanisés ? Quels étaient leurs rapports avec Rome ? Quelle langue parlaient-ils ? À quels dieux s'adressaient leurs prières et leurs offrandes ? Les inscriptions du site d'Alésia offrent non seulement des réponses à ces questions, mais témoignent également d'histoires individuelles. Au-delà, elles révèlent les mentalités, la culture et les activités de toute une population dont nous sommes les héritiers.

  • L'archéologie est une science de l'interprétation. Écrite, elle devient une histoire. Et entre les deux se dissimule le travail de l'archéologue. C'est précisément l'objectif de ce livre : dévoiler les dessous de l'archéologie. Sous la forme d'une véritable enquête policière, l'ouvrage décortique de nombreuses inscriptions latines jugées au départ totalement énigmatiques. Produits mystérieux, écritures sibyllines et objets insolites font l'objet d'une attention chirurgicale. Question après question, l'auteur dévoile ainsi sa méthode d'investigation. Et la logique du raisonnement apparaît presque simple, y compris pour les non-latinistes. À partir des découvertes exceptionnelles réalisées ces dernières années dans le Rhône, le lecteur devient, l'espace d'un instant, un véritable archéologue. À travers ces différentes enquêtes, qui se recoupent et s'alimentent, tout un pan de l'histoire économique et commerciale de la civilisation romaine se dévoile. Conversations téléphoniques, échanges de courriels, réflexions personnelles et humour participent à rendre cette recherche des plus vivante.

  • Par la place singulière qu'elle a occupée au sein de nombreuses civilisations premières, la hache de pierre, objet d'apparence aride, cache en réalité une porte largement ouverte sur des moments clés de l'histoire de l'humanité. Des premiers agriculteurs aux tribus papoues qui polissaient encore des haches à la fin du XXe siècle, des souverains de la Chine ancienne aux prêtres mayas, cet ouvrage offre une synthèse originale de cet objet présent sur tous les continents et dans presque toutes les cultures. illustré par de magnifiques photographies en couleurs, il est le fruit d'un important travail de recherche documentaire et de lectures, mais aussi de l'expérience acquise avec le temps, nourrie de nombreux échanges et de milliers d'objets observés.

  • Rome et le monde romain comme on ne vous les a pas racontés, et comme les manuels ne peuvent pas les raconter.
    Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'empire, ce livre secoue nos certitudes et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines, parlant de fake news et de politique-spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en fait au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ?), de l'escamotage des langues de l'empire autres que le latin et le grec, du moins jusqu'aux prêcheurs chrétiens, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des « invasions barbares » et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'empire... L'érudition et la familiarité s'associent en un récit passionnant et décapant.

  • Ce livre très richement illustré nous livre les secrets des roses : quel chemin a mené des espèces sauvages aux plus de cinquante mille variétés de roses de jardin, comment celles-ci sont obtenues, comment se forme leur parfum, quelles sont leurs propriétés médicinales, leurs usages en cuisine et en cosmétique, mais aussi comment les choisir, les planter et les entretenir. Pour tous les amateurs et passionnés, il va devenir une bible indispensable.

  • Après «24 Heures dans l'Égypte ancienne», de Donald P. Ryan (Payot, oct. 2019), voici de nouveau 24 chapitres et un personnage par chapitre, cette fois pour raconter chacune des 24 heures d'une journée à Athènes en 416 av. J.-C., lors d'une pause dans la guerre du Péloponnèse. En ce temps-là se trouvaient réunies dans la cité plusieurs grandes figures du monde grec, dont Alcibiade, Aristophane, Sophocle, Euripide, Hippocrate, Platon et bien sûr Socrate. Mais l'historien britannique Philip Matyszak n'oublie pas les Athéniens ordinaires, qui ont contribué eux aussi à forger une civilisation dont nous sommes les héritiers. Mieux, c'est à travers le regard et le quotidien de ces petites gens qu'il fait revivre les célébrités de l'époque.

  • Cléopâtre est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Égyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand.
    Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Une femme d'État, en somme !

  • Hatchepsout, Néfertiti, Néfertari ou encore Cléopâtre : ces noms de reines égyptiennes nous sont familiers. Le cinéma et la littérature se sont emparés du destin de certaines d'entre elles, telles des synonymes de faste, de beauté et de puissance dans notre mémoire collective. Mais au-delà de ces clichés, qui étaient vraiment ces épouses, mères ou filles de pharaon qui ont influencé et marqué de leur sceau l'histoire de l'Egypte ?
    Ecrire une histoire des femmes célèbres de l'Egypte ancienne ne suffit pas : il faut approcher cet univers dans la pluralité de ses niveaux, mythiques, historiques, institutionnels. Cet ouvrage, nouvel opus de l'égyptologue Florence Quentin, s'appuie sur les dernières découvertes concernant ces souveraines pour dresser le portrait des plus prestigieuses d'entre elles, qui vécurent durant le Nouvel Empire, à l'apogée de la civilisation pharaonique (entre 1550 et 1069 avant notre ère).
    A travers le récit de ce que l'on sait de leur vie, se dessine aussi la condition de la femme égyptienne à cette époque. Dans toutes les classes de la société, celle-ci bénéficiait d'un respect assez rare dans le monde antique pour être mentionné.
    L'Egypte ancienne fut tout à fait singulière dans sa façon de lui donner accès à des fonctions et métiers réservés habituellement aux hommes partout ailleurs. Ce statut privilégié se reflète dans la position qu'occupèrent ces puissantes souveraines, qu'elles soient « Grande Epouse Royale », régente, et même Pharaon au pouvoir absolu, comme ce fut le cas à trois reprises au Nouvel Empire (ainsi la grande bâtisseuse Hatchepsout).
    Servi par une narration historique vivante, fondée sur de solides recherches égyptologiques, ce livre convie le lecteur à une immersion auprès de « Celles qui emplissaient le palais d'amour », ces « Dames de Grâce » qualifiées aussi de « Souveraines de toutes les femmes et de tous les pays ».

  • En plein coeur du 13e arrondissement de Paris, l'IPH (Institut de paléontologie humaine) est l'un des monuments les plus singuliers de l'architecture Art Nouveau.
    Pour faire honneur à la science et rappeler le don fait à celle-ci par le Prince Albert Ier de Monaco, c'est à l'architecte Emmanuel Pontremoli, grand prix de Rome en 1890 et directeur de l'École nationale supérieure des beaux-arts, que la conception de l'Institut de paléontologie humaine a été confiée. Pour sa réalisation, Pontremoli va faire appel entre 1911 et 1914 aux principaux artisans qui ont travaillé pour lui sur le chantier de la « folie à l'antique » de la villa Kérylos (Beaulieu-sur-Mer) voulue par Théodore Reinach.
    Tout le génie de Pontremoli s'exprime dans le caractère monumental de ce bâtiment, desservi par une double façade contribuant à le mettre en scène à l'emplacement pourtant contraignant qui avait été choisi, tout en respectant un cahier des charges exigeant. Le vaste bâtiment inauguré en 1920 représente sur quatre niveaux une composition faite de volumes imposants et de respect des impératifs scientifiques pour lesquels les outils les plus modernes d'alors sont mis en oeuvre : laboratoires de photographie et de chimie, ateliers, salle de conférence et d'exposition, salles de collections, bibliothèque, salle de dessin, cabinets de travail.
    Le riche programme décoratif des façades de l'institut, réalisé par le sculpteur Constant Roux, lui aussi grand prix de Rome, s'inspire essentiellement de scènes de la vie quotidienne des peuples dits primitifs, évoquées comme un écho aux temps préhistoriques.
    À l'intérieur, comme au premier jour, bureaux, salles de consultation et de documentation, auditorium, vitrines cachant des trésors de paléontologie, conduisent le visiteur dans un univers hors du temps.

  • Reines, impératrices, régentes... Autant de termes plus ou moins anachroniques - et la liste n'est pas exhaustive - qui posent la question de la place des femmes influentes dans l'Antiquité. Et pourtant, les mondes antiques sont peuplés de femmes, que les sources, littéraires ou documentaires, présentent aux côtés des puissants ; elles sont tantôt en lien et tantôt en opposition avec eux, tantôt honorées, tantôt écartées. La forme même du pouvoir qu'elles exercent, directement ou indirectement, est une source d'interrogations, tout comme les variations de la place quelles occupent dans les institutions politiques ; l'expression officielle de ce pouvoir évolue, notamment dans les périodes de crise dynastique. Les questions sur les femmes influentes sont donc multiples et, de la confrontation entre les périodes hellénistique et romaine, est né un livre polyphonique, à la confluence de recherches menées ces dernières années en France, Suisse, Italie et Allemagne, par des spécialistes de l'histoire politique.

    Organisé en deux parties, respectivement sur les atouts des femmes et sur leurs modes d'exercice du pouvoir, le livre fait apparaître une vingtaine de thématiques sur lesquelles le dialogue entre les deux périodes antiques est particulièrement fécond et offre des réflexions novatrices.

  • Entre Grecs et Égyptiens, c'est une longue histoire qui n'a cessé de s'écrire à travers le temps. Ce volume réunit les oeuvres de quatre figures majeures de ce dialogue fondamental : Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, dans des traductions nouvelles, qui ont visité l'Égypte à des époques différentes, entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ier siècle de notre ère, et Chérémon d'Alexandrie, philosophe stoïcien, historien et sociologue avant l'heure, qui rend cet échange possible en usant vis à vis des trois premiers d'une sorte de droit de réponse. Son témoignage inédit apporte un éclairage essentiel sur les sources premières de la double histoire dont les continents européen et africain sont issus.
    L'ensemble des textes ici rassemblés ne donne pas seulement une connaissance ethnologique précieuse sur l'Égypte. Il permet de mieux percevoir l'histoire de cette rencontre décisive entre une Grèce éblouie et sceptique qui crut voir dans la terre du Delta son premier grand modèle, et une Égypte à la fois plurielle et égocentrique qui abrita le foyer le plus éclatant et inattendu du multiculturalisme d'Alexandrie.
    La richesse d'une telle confrontation entre deux univers distincts, dotés de peu de dénominateurs culturels communs mais non dénués de convergences religieuses, offre l'une des plus curieuses et fascinantes introductions à la vie égyptienne dans l'Antiquité, de ses croyances et de ses savoirs et de la place irremplaçable qu'ils occupent dans le patrimoine de l'humanité.

  • Quand a commencé l'histoire de Rome ? Les auteurs antiques, comme Tite-Live ou Denys d'Halicarnasse, affirmaient que Rome avait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. par Romulus, qui aurait tracé ce jour-là sur la colline du Palatin le sillon fondateur. Cet ouvrage raconte ainsi comment une modeste cité du Latium s'est imposée aux cités voisines puis à l'Italie et enfin au monde méditerranéen. Des guerres contre les Etrusques aux affrontements avec Carthage, des premières heures de la royauté à l'institution de la République, Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin détaillent les principales étapes de la mise en place de l'entitée politique la plus vaste et la plus durable de l'histoire, qui reste, encore aujourd'hui, une référence incontournable dans la pensée politique moderne.

  • Caligula

    Nicolas Tran

    Caligula fut le troisième empereur romain, à la suite d'Auguste et de Tibère, et régna de 37 à 41. Une présentation objective du personnage est difficile, en raison du rejet politique qui mena à son assassinat, puis du portrait à charge que les écrivains romains livrèrent à la postérité. Fils d'une petite-fille d'Auguste et d'un général promis à devenir empereur, le jeune Caligula subit une série de drames familiaux : la mort soudaine de son père, puis la disgrâce et l'élimination de sa mère et de ses frères aînés.
    A la mort de Tibère, il accède pourtant au pouvoir suprême, à l'âge de 25 ans. Après quelques mois de bon gouvernement, Caligula aurait basculé dans la folie et imposé aux Romains une tyrannie violente. En réalité, il entendit assumer totalement son rôle de monarque, sans la modération cultivée par Auguste. Il rompit de ce fait avec l'aristocratie romaine avant d'être assassiné par des officiers de la garde impériale.

  • Ce dossier dresse un bilan des ports romains fouillés à ce jour dans les Trois Gaules (Lyonnaise, Aquitaine et Belgique) et plus particulièrement dans l'Arc Atlantique et les eaux intérieures. Prenant appui sur les communications présentées dans le cadre d'un colloque organisé à Nantes en 2018, il rend compte de près d'un siècle de recherches et de découvertes reflétant l'émergence de l'archéologie portuaire dans cet espace non méditerranéen, tout en offrant une image inédite de ports antiques établis en fond d'estuaire ou sur les rives de fleuves et de rivières. La préparation de ce volume a été l'occasion de mettre plus particulièrement à l'honneur les configurations, les infrastructures, les systèmes architecturaux et les choix techniques retenus pour équiper une partie du triptyque portuaire usuel, à savoir l'espace lié aux activités de (dé)chargement, en pied de berge, et à l'espace navigable.
    Le programme de fouilles mené entre 2005 et 2016 sur le port fluvio-maritime du quartier de Saint-Lupien à Rezé (Loire-Atlantique), en bordure d'un bras disparu de la Loire, est à l'origine du colloque de Nantes et donc de ce dossier. Il a révélé des quais remarquablement conservés et construits en caissons à pans de bois et blocages de pierres. Il a également permis de rassembler de multiples données au sein des alluvions accumulées à leur pied (faune, insectes, textiles...).
    C'est cet ensemble qui a en particulier servi de point de comparaison à la présentation de plusieurs autres sites portuaires mis en évidence dans les bassins de la Seine (Aizier [Eure], Incarville [Eure], Rouen [Seine-Maritime], Blainville-sur-Orne [Calvados], Reims [Marne], Pont-Sainte-Maxence [Oise], Chelles [Seine-et-Marne], Les Mureaux [Yvelines]), de la Loire (Tours [Indre-et-Loire], Orléans [Cher], Bourges [Cher]) ou encore de la Garonne (Barzan [Charente-Maritime], Saintes [Charente-Maritime], Naintré [Vienne], Bordeaux [Gironde]).
    Afin d'en enrichir le propos et d'en prolonger la discussion, ce dossier s'achève par une ouverture chronologique (Vix [Côte-d'Or]), doublée d'une ouverture géographique, de l'autre côté de la ligne de partage des eaux, côté Rhin, Rhône et Méditerranée, avec une présentation de ports bâtis en contexte portuaire lacustre, fluvio-lacustre ou lagunaire (Besançon [Doubs], la Suisse, Irun [Pays basque, Espagne] et Narbonne [Aude]).

  • Un portrait très vivant de l'Egypte d'Amenhotep II (vers 1442 av. J.-C.) sur 24 heures, avec un personnage par heure, du pharaon au simple potier, de l'embaumeur au voleur de tombes, en passant par la sage-femme et la pleureuse - ou comment un archéologue de renom nous aide à comprendre une civilisation complexe au moyen d'un docufiction sur papier, dans l'esprit des livres d'Alberto Angela sur l'Antiquité romaine.

  • L'Antiquité tardive (IIIe-VIIe s.) est une période historique essentielle, marquée par des évolutions profondes et progressives qui ont modifié l'organisation du monde méditerranéen antique et posé les fondements des périodes et des civilisations postérieures et limitrophes.
    Après une grave crise au IIIe siècle (instabilité du pouvoir impérial, menaces d'invasions...), l'Empire romain connaît un redressement politique et institutionnel. Pourtant, victime d'antagonismes et de divisions, il finit par se scinder en deux entités : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient. Alors que le premier se disloque puis disparaît au Ve siècle, le second survit et aboutit au VIIe siècle à la naissance de l'Empire byzantin.
    Cet ouvrage présente le déroulement chronologique de la période et décrit les évolutions politico-militaires, administratives, économiques, culturelles de l'Empire. Enrichi de nombreux plans et cartes, de documents commentés, il propose un tableau clair et détaillé de 5 siècles à l'origine de notre monde actuel.

  • L'histoire antique est-elle de l'histoire ancienne ? C'est la question à laquelle un des plus éminents spécialistes de l'antiquité répond dans ce livre. En une succession de courts chapitres, il montre la proximité entre le monde hellénique et romain et le nôtre. A bien des égards, nos problèmes les plus contemporains sont également les leurs. Ecologie, professeurs mal payés, sociétés offshore, Etat providence, ingérence, technocratie, manifestations : ce qui nous apparaît comme " l'enfer " de notre modernité n'est que la répétition de l'Antiquité.
    Ainsi découvrira-t-on que l'inventeur des fake news n'est pas Donald Trump, mais Philippe II de Macédoine ; qu'avant Notre-Dame, un autre lieu de culte périt dans les flammes et provoqua l'émoi, le temple de Delphes ; que bien avant l'ONU, une instance supranationale fut créée, celle de l'Amphictyonie. A la faveur de ces exemples, où anecdotes, curiosités et révélations se succèdent, François Lefèvre montre que des civilisations ne sont pas soeurs pour rien, que notre créativité n'est pas le fait du hasard et que le passé, une fois de plus, éclaire de façon décisive notre présent.

  • De Haraldr à la Dent Bleue au Xe siècle jusqu'à Valdimarr le Victorieux au début du XIIIe siècle, entre foi jurée, complots et trahisons, de puissants chefs se disputent la suprématie sur les mers du Nord, dans un monde où l'adoption du christianisme agit comme un levier de pouvoir ; on découvre dans cette saga, pour la première fois traduite en français, une Scandinavie médiévale rayonnante qui étendait son influence de l'Angleterre à la Russie.

  • Avec ce nouveau volume des Contes des sages, l'auteur retranscrit les légendes issues de siècles de tradition orale. Dédaignée par l'envahisseur romain, la culture celte est pourtant ardente et spirituelle, et ses symboles sont universels. Elle a fort heureusement survécu ; ces contes nous restituent son univers foisonnant de sagacité et d'images émouvantes. Pour raconter l'imaginaire celtique il fallait un barde, tant la musicalité et la poésie infusées dans ces contes et légendes s'entrelacent avec la sagesse. Ces Contes des sages celtes s'égrènent donc aux mélodies des harpes. On entre dans la forêt enchantée, dans l'océan de fougères de la déesse et l'antre du farouche protecteur du chaudron des rois. La poésie en est la porte. Au pays celte, elle fait loi. Car ici, la langue de bois retrouve sa force évocatrice et son sens originel. Un univers de druides, de bardes et d'enchanteresses rassemblé pour une fête bucolique, servi par une iconographie soignée. Patrick Fischmann y conduit une épopée généreuse en conteur amoureux du monde.

  • Les Celtes forment un groupe de peuples qui, jusqu'au moment de l'expansion de l'Empire romain, couvrait plus du tiers de l'Europe. Il ne s'agissait pas d'un ensemble réellement homogène, ni du point de vue de la culture matérielle, ni du point de vue linguistique.
    Que sait-on de leur cosmologie, de leur religion ? Encore trop peu de choses : ils n'ont eux-mêmes que peu écrit sur leurs rituels, et les auteurs grecs et romains n'ont conservé de leur mythologie que quelques infimes fragments. L'ambition de ce livre est de mieux saisir leur cosmologie, en prenant comme sujet d'étude non pas un dieu ou un mythe, mais plutôt une figure mythologique particulièrement bien attestée en Europe comme autour de la Méditerranée : l'arbre du monde.
    De nombreuses sources mentionnent en effet un culte rendu aux arbres. Mais quelles en sont les spécificités ? Quelle divinité hébergent-ils ? Quel rôle leur est-il conféré ? Et que peut-on en déduire sur les croyances et la théologie des Celtes ? C'est ce que cet ouvrage tâche de découvrir...

  • De sa découverte en 1820 à ses multiples réappropriations par les artistes du XXe siècle, Candice Nedelec nous entraîne dans une fabuleuse odyssée, sur les traces de cette fascinante statue au charme mystérieux.
    Elle a beau rester de marbre, sa vie est celle d'un personnage de roman aux mille rebondissements. Depuis son improbable découverte en 1820 par un paysan grec et un marin français en escale dans une île des Cyclades, Milo, la Vénus fascine. Elle a engendré toutes les convoitises. Symbole de la renaissance du Louvre après la défaite de Napoléon, elle a été au coeur de la compétition artistique entre grandes puissances. Mise à l'abri pendant la guerre de 1870, elle a échappé in extremis aux incendies de la Commune de Paris et survécu à deux exodes riches en péripéties pendant les conflits mondiaux. Le chef-d'oeuvre a enfin inspiré les plus grands artistes depuis 200 ans. Delacroix, Gautier, Rodin, Dali, Niki de Saint Phalle... Tous ceux qui ont croisé sa route ont été envoûtés par son charme mystérieux, autant que par l'énigme de sa création.
    Candice Nedelec nous propose d'embarquer pour l'inédite odyssée de celle qui est devenue une véritable icône.

  • Le halo de mystère qui entoure au Moyen Âge l'épée du chevalier répond à une mythologie ancienne dont se font écho les chansons de geste, les romans arthuriens et les sagas scandinaves, tout comme l'iconographie et l'archéologie. L'épée est certes un outil fonctionnel, une prouesse technique et un objet d'art, mais aussi un artefact animé qui, dégageant une force surnaturelle, rend le chevalier invincible.
    Le combattant, le forgeron et les fées aimantes transmettant leurs épées sont au coeur de ce livre, qui explore les mentalités d'une époque révolue dont les récits continuent d'inspirer de nos jours l'heroic fantasy . L'épée est aussi le signe de la prépondérance sociale du chevalier et le symbole de la guerre dont il se réserve en exclusif l'exercice.
    Elle concrétise toutes les abstractions intellectuelles autour de l'usage de la violence légitime en société.

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