ACTES SUD

  • «L'Atlas des migrations en Méditerranée de l'Antiquité à nos jours» est un ouvrage sans équivalent, qui balaye plus de trois mille ans d'histoire. Au travers de deux cents cartes, des illustrations, des extraits de sources historiques et des textes de synthèse rédigés par des spécialistes, historiens et géographes, l'atlas montre comment les migrations ont façonné les sociétés et les cultures méditerranéennes sur la longue durée. S'adressant à un large public, il propose sur une base scientifique pluridisciplinaire solide, à la fois une mise au point utile et des pistes de réflexion sur une question toujours en débat.

  • L'oeuvre de Le Nôtre peut être un formidable moteur pour réinventer le monde. Ce livre la questionne à l'aune de l'écologie, de l'aménagement du territoire et de notre rapport à l'histoire et à la nature.

  • Quatrième volume de la collection "Savoir & faire", cette encyclopédie est consacrée à l'extraordinaire diversité des textiles à travers le monde. Des premières traces préhistoriques jusqu'aux "textiles intelligents", elle offre au lecteur un panorama complet de l'usage historique et actuel des fibres naturelles, artificielles et synthétiques.

  • Six nouvelles autour du thème de la révolte contre l'individualisme, fruits d'une résidence collective d'auteurs de la collection Ceux qui ont dit non. Le harcèlement au travail, le racisme quotidien, la dictature, la misère, une catastrophe naturelle sont autant de fléaux contre lesquels la solidarité peut gagner.

  • Le Mexique est l'un des pays où l'usage de la photographie a été le plus vivace depuis 180 ans ; les pratiques photographiques y ont acquis très tôt une singulière autonomie, vivifiée par des influences extérieures (Etats-Unis, France, immigration européenne). En l'absence d'une étude d'ensemble de la photographie mexicaine, ce Photo Poche en dresse un bilan à partir de publications éparses mais efficaces (il existe deux revues d'histoire de la photographie au Mexique), et à la faveur du rassemblement récent de fonds d'auteurs (institutions et familles sont très actifs dans ce domaine). Il est possible de reconstituer une trajectoire sur toute l'histoire de la photographie, tant la population mexicaine, dans les villes ou les campagnes, semble avoir un goût pour le témoignage photographique de la vie sociale ou des événements politiques (les innombrables cartes postales sur papier photo en font foi). Les studios locaux (Romualdo Garcia à Guanajuato en 1887), puis les agences s'épanouissant autour de la Révolution (Casasola à Mexico en 1912) donnent une assise populaire à la photographie, qui s'amplifie avec les besoins d'illustration photographique des quotidiens et des magazines. L'allemand Hugo Brehme fait la promotion d'une documentation systématique du pays et des traditions, sur laquelle se fonde ensuite une approche plus poétique, celle de Manuel Alvarez Bravo, ou engagée, celle de Tina Modotti, aux côtés d'une activité artistique singulière (Frida Kahlo, Diego Rivera) adoubée par les surréalistes français. Le photojournalisme y trouve une traduction locale qui bénéfice de l'appui des médias et depuis les années soixante, les femmes-photographes jouent un rôle étonnant dans le développement d'une poétique photographique, moins événementielle, propre à rendre compte des imaginaires syncrétiques de ce pays (Lola Alvarez Bravo, Kati Horna, Mariana Yampolsky, Graciela Iturbide, Flor Garduno, etc.). Dans une hétérogénité apparente propre au Mexique, se côtoient, et se confrontent, les traditions indigènes disparates retrouvées par l'archéologie (Mayas, Aztèques, etc.), les impératifs coloniaux (le catholicisme) et révolutionnaires (instauration des pouvoirs militaire et policier), les particularismes sociaux (les cultes de la mort, la lucha libre.). La centaine d'images rassemblées témoignent d'une grande qualité esthétique, et d'un imaginaire spécifique, plus extraverti que dans d'autres pays d'Amérique Latine.

  • La pointeuse botanique

    Collectif

    Comment identifier les fleurs et plantes que l'on trouve dans les jardins ou dans les champs ? Avec la pointeuse botanique, pardi ! Un procédé magique qui permet de trouver le nom de l'espèce en quelques secondes. Un coffret qui contient 100 cartes perforées permettant de trouver le nom des plantes, un livre documentaire et un herbier.

  • Dong !

    Collectif

    Dans ce numéro 2 de la revue DONG !, on part pour le Bangladesh à la rencontre des Rohingyas qui s'entassent dans l'un des plus grands camps de réfugiés au monde. On rencontre les jeunes d'un centre éducatif fermé, et on croise un chroniqueur judiciaire qui n'utilise que ses crayons et sa peinture. Une initiation au reportage et au récit de vie, avec des formats très variés : deux reportages longs, mais aussi des brèves et des rubriques récurrentes... De vrais rendez-vous tous les trois mois, avec des sujets actuels, exigeants, vibrants, singuliers pour des lecteurs de 10 à 15 ans. 

  • Depuis très longtemps, du moins dans la culture moderne occidentale, la montagne est considérée comme une origine du paysage. L'expérience physique de l'ascension, ses difficultés, ses dangers et ses bonheurs sensibles ont contribué à faire de la montagne un lieu privilégié de l'apparition d'un rapport esthétique, spirituel, paysager à la nature, à l'espace, au monde terrestre. Mais qu'en est-il aujourd'hui de cette sensibilité paysagère propre à l'expérience de la montagne ? Qu'est devenue la montagne, dans sa réalité effective aussi bien que dans les expériences dont elle est le théâtre, par-delà les images et les représentations que l'art, la science, le tourisme de masse, la décision politique ont plaqué sur elle ? Les modifications géomorphologiques et climatiques, l'histoire et la géographie des transformations territoriales, l'évolution des représentations esthétiques et plus largement culturelles, font de la montagne un paysage en perpétuel écart par rapport à une hypothétique valeur de permanence qui lui serait attachée. Les montagnes bougent continûment sous les regards et les pieds de ceux qui veulent les capter ; il y a de l'irreprésentable. Comment alors retenir, dans les images et dans les mots, ce qui court et fuit ainsi constamment devant les yeux ? Comment prolonger la puissance polysensorielle de l'expérience corporelle de la montagne ? Les montagnes sont aussi des espaces et des territoires. Or la géographie montagnarde, physique et humaine, a été profondément modifiée par les nouveaux usages de loisirs, le développement des transports, la densification des réseaux urbains, le retrait des trames agricoles et des pratiques pastorales. Les montagnes sont aujourd'hui des territoires où se déploient des intentions et des intérêts très variés, qui nécessitent de permanentes négociations. La question qui se pose aujourd'hui est celle de la possibilité d'un projet collectif pour la montagne, articulant les dimensions existentielles, esthétiques, culturelles, économiques, politiques et environnementales. Ce numéro réunit quatre ensembles de contributions. - Le premier, «Expériences», rassemble des témoignages, sur des modes différents : la contemplation, la course à pied, l'escalade, le souvenir. Ce sont des expériences singulières qui cherchent à se dire et à restituer la vigueur du milieu montagnard. - Le second, «Représentations», interroge différentes manières dont l'image de la montagne a été élaborée et diffusée, jusqu'au moment où, peut-être aujourd'hui, la montagne disparaît, recouverte par les images projetées sur elles.
    - Le troisième, «Ville et montagne», cherche à rendre compte de l'un des enjeux les plus significatifs de la question de la montagne aujourd'hui : le développement des villes. Loin d'être restés à l'écart du mouvement d'urbanisation généralisée, les espaces montagnards sont soumis à des multiples pressions urbaines et aux réorganisations territoriales qu'elles imposent. Mais symétriquement, la figure ou la présence de la montagne sont devenues des éléments-clés dans les stratégies patrimoniales, environnementales et identitaires de certaines métropoles.
    - Le quatrième, «Projets», a pour ambition de présenter quelques réalisations et propositions significatives de paysagistes et d'aménageurs ayant pris le parti de la montagne.

  • Dong !

    Collectif

    Dans ce numéro 3 de la revue DONG !, on visite un centre de formation de footballeurs et on rêve de devenir Mbappé... On rencontre en Suède un enfant des rues de Beyrouth devenu acteur de cinéma (Capharnaüm de Nadine Labaki), et on s'initie au softball avec les bandits de Nogent, une équipe où les filles ont leur place ! Une initiation au reportage et au récit de vie, avec des formats très variés : deux reportages longs, mais aussi des brèves et des rubriques récurrentes...De vrais rendez-vous tous les trois mois, avec des sujets actuels, exigeants, vibrants, singuliers pour des lecteurs de 10 à 15 ans.

  • Bestiaire indien

    Collectif

    Eléphant, tigre, buffle, singe, serpent... chaque tradition artistique a sa propre façon d'imaginer et de représenter les animaux. Ceux de ce bestiaire révèlent la personnalité des artistes qui les ont créés, la richesse et la variété des formes d'art en Inde (Gond, Madhubani, Pithora, Sohrai, etc.). Entièrement fabriqué à la main, ce véritable livre d'art reproduit des oeuvres originales en sérigraphie sur un papier artisanal. Edition numérotée.

  • C'est le dispositif le plus rudimentaire de prise de vue, l'appareil photographique le plus économique, le procédé le plus naturel de captation d'une image. Directement issu des lois élémentaires de l'optique et de la camera obscura chère à Léonard de Vinci, le sténopé rappelle que la photographie, plus qu'une invention, a été une longue quête pour traquer, capter, fixer et conserver l'image du réel qui préexiste à l'homme et à ses expériences. Mais la fascination qu'exerce le sténopé sur ses innombrables adeptes ne tient pas seulement à la dimension primitive et donc "pure" de son dispositif. Les images produites en sténopé possèdent une esthétique particulière. A l'ère du numérique et du téléchargement, le "sténopiste" préserve une approche artisanale, créative, poétique et toute de délicatesse de l'art d'écrire avec la lumière.

  • Daido Moriyama, né à Osaka en 1938, n'est pas seulement un des plus grands artistes japonais contemporains ; son oeuvre photographique, ses écrits, la radicalité de sa démarche font de lui un des chefs de file du renouvellement international du langage photographique à partir des années 1970.
    À lire quelques-uns des noms ou titres qui jalonnent la carrière de Moriyama, on devine que son parcours artistique échappe aux conventions : Provoke (une revue), Scandalous (une exposition), Hysteric (une publication). Ces termes ne renvoient pourtant en rien à une oeuvre niaisement sulfureuse ou complaisamment provocatrice, mais résonnent à la manière d'un manifeste postmoderne. Ainsi, à propos de Farewell Photography, livre majeur qu'il publie en 1972, Moriyama précise : «Certains trouveront ce titre sarcastique, mais en réalité il exprime mon animosité et mon discours d'adieu à une photographie trop satisfaite d'elle-même pour mettre en question sa propre signification. Cette photographie-là passe à côté de la réalité.» Et la réalité que désigne ici l'artiste n'est pas celle assignée de longue date à la photographie, mais le substrat des violentes mutations que l'histoire du Japon a connues, de l'après-Deuxième Guerre mondiale aux dernières heures du xxe siècle.
    Graphiste de formation, Moriyama s'initie à la photographie auprès de Eikoh Hosoe, mais décide, dès l'âge de vingt-trois ans, de devenir photographe indépendant et de faire de Tokyo sa ville d'élection. Avec son ami le photographe et critique Takumi Nakahira, il fonde la revue Provoke, foyer de protestation politique et culturelle et laboratoire de recherches et d'expérimentations nouvelles pour la photographie.
    Exacerbant les pistes et les orientations que certains précurseurs - parmi lesquels William Klein et son célèbre Tokyo dont il reconnaît l'influence - avaient défrichées, Moriyama développe une esthétique dure et crue où la narration et l'illustration n'ont plus cours. Images fortement contrastées, flous, épreuves granuleuses, cadrages «sauvages», la photographie de Moriyama semble traversée par une pulsion vitale extrême qui scelle un refus absolu des normes établies de la prise de vue. Il affirme «prendre ses photographies plus avec le corps qu'avec les yeux» et renonce même parfois à l'obligation de la visée comme dans Hunter, série de paysages prise depuis sa voiture. Car l'oeil de Moriyama est nomade, il dérive au fil de la marche urbaine et saisit sans relâche des apparitions soudaines : visages, animaux, scènes de rue, façades, écrans vides, graffitis, tout fait signe pour composer une poétique abstraite et déroutante.
    Cette esthétique de l'instantané alliée à une volonté farouche de penser et vivre la photographie comme une expérience intime, une pratique quasi existentielle, ont ouvert des champs nouveaux et suscité une forme de libération de l'acte photographique que de très nombreux artistes savent devoir à Daido Moriyama.

  • Depuis l'histoire et la géographie des forêts jusqu'à l'utilis ation des nanoparticules du bois , cette encyclopédie couvre les dimensions scientifiques, symboliques, historiques, esthétiques et socio-économiques de l'un des premiers matériaux utilisés par l'homme. Elle s'adresse autant à l'amateur qui souhaite découvrir plus avant le matériau, qu'au spécialiste qui y complétera son domaine d'expertise par d'autres points de vue et connaissances.
    Cinq grands chapitres permettent de mieux comprendre le contexte et l'actualité du bois : les fondamentaux (physique, chimie, mécanique du bois, son histoire et sa symbolique...), l'usage durable de la ressource (la géographie des forêts, l'exploitation et le commerce du bois, réchauffement climatique, écoconception et construction durable...), les outils et les gestes, matière et techniques (évolution de l'usage du bois dans l'histoire et ses applications contemporaines dans l'industrie, le design, l'artisanat et la construction), avant de se conclure par une approche reposant sur les sens : le bois dans la facture instrumentale, dans la parfumerie, le bois que l'on goûte (les épices et le vin), sans oublier le regard d'artistes contemporains sur ce matériau.
    Universitaires, chercheurs, artisans, forestiers, designers, historiens, géographes, artistes, ingénieurs, architectes, parfumeur... : plus de trente contributeurs (Michel Pastoureau, Giuseppe Penone, Raymond Guidot, les frères Bouroullec, Olivier Roellinger, Patrick Jouin, Yves Weinand, Françoise-Hélène Jourda...) ont chacun abordé ce matériau en regard de leurs savoir-faire pour aboutir à une somme de connaissances unique de par sa complémentarité, associée aux grandes problématiques qui vont placer le bois et la forêt au coeur d'enjeux contemporains, tant pour la préservation de la ressource que pour montrer la diversité renouvelée de ses champs d'application.
    Cet ouvrage fait suite à la première Académie des savoir-faire organisée par la Fondation d'entreprise Hermès : «Xylomanies ! Explorer les savoir-faire du bois».

  • Dong !

    Collectif

    Dans le numéro 5 de la revue DONG !, on part à Eugene, une petite ville de l'Oregon, pour rencontrer des adolescents qui ont assigné le gouvernement des Etats-Unis au tribunal pour absence de politique climatique. On découvre en photos le quotidien d'adolescents de l'île d'Yeu. On retrouve les rubriques habituelles : autoportrait, entretien, métier, la traditionnelle correspondance et des brèves qui nous parlent des questions d'environnement.

  • Il est difficile de concevoir aujourd'hui ce qu'a pu représenter dans l'inconscient et l'imaginaire collectifs des peuples belligérants la vision des premières photographies de la Grande Guerre.
    Devenue presque banale à nos yeux, car outrageusement diffusée, l'exposition à l'iconographie de la guerre est, au début du xxe siècle, une expérience traumatisante.
    À l'héroïsme du récit officiel des dépêches, aux communiqués des états-majors exaltant les vertus du courage et du patriotisme, elle oppose la vérité crue du sang versé, l'horreur des corps mutilés, l'effroyable condition des hommes embourbés dans la fange et transis de froid, la souffrance quotidienne du poilu, les champs de ruines à perte de vue...
    Si elle n'est pas le premier théâtre d'opérations militaires ayant donné lieu à des photographies, la guerre de 14-18 marque un basculement dans l'histoire du médium : c'est à l'occasion de ce conflit mondialisé que la photographie s'installe définitivement comme une source d'information, de documentation et de témoignage incontournable. Dévoilant les faits bruts, le visage des acteurs, les paysages et les lieux, elle «révèle» concrètement les différents aspects de la réalité de la guerre et détisse la perception imaginaire des combats et des situations. Même si les scènes du front les plus spectaculaires sont souvent des reconstitutions - l'âpreté des batailles et la lourdeur du matériel de prise de vue ne permettant pas une saisie sur le vif -, la «vérité» du cliché impose désormais son évidence.
    Dès l'appel à la mobilisation générale d'août 1914, les «reportages» photographiques, publiés par Excelsior, L'Illustration, Sur le vif et l'ensemble de la presse européenne, se multiplient dans des proportions inédites... Phénomènes de masse, la production et la diffusion d'images consacrées à la guerre ne cessent de croître et de se diversifier durant les années de conflit. Le statut, la pluralité (photographes de presse, amateurs, services photographiques des armées, simples soldats, anonymes) et le nombre des opérateurs sont à la mesure de la profusion incalculable d'images qui constitue la mémoire visuelle universelle de ce drame.
    Édité à l'occasion de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, ce nouveau titre de la collection «Photo Poche Histoire» se veut un recueil d'images emblématiques - volontairement puisées à des sources internationales - de ce qui fut une des plus grandes tragédies de l'ère moderne, ainsi qu'une méditation sur l'histoire des hommes confrontée à l'expérience de la photographie.

  • L'Objet photographique : une invention permanente propose de découvrir les dispositifs de prise de vue et les processus de fabrication des divers «objets» (positifs directs, négatifs, tirages, papiers, plaques.) produits dans l'atelier du photographe. Depuis longtemps Photo Poche souhaitait fournir au lecteur curieux une sorte de lexique des termes, procédés et dispositifs de la photographie.
    Les possibilités techniques et les contraintes de chaque époque sont le reflet des perpétuelles mutations de l'histoire de la photographie. Les oeuvres présentées montrent que création photographique et innovation sont intimement liées : chaque procédé traduit une intention spécifique de l'auteur.
    Provenant d'institutions publiques ou directement des artistes, les oeuvres historiques ou récentes sont ici mises en vis-à-vis, afin de montrer les liens entre la pratique des pionniers et celle des photographes contemporains qui, par l'usage de techniques alternatives, revisitent cette histoire matérielle de la photographie.
    En faisant côtoyer des oeuvres réalisées à parfois plus de cent cinquante ans d'intervalle, ce parcours rompt avec l'idée d'une chronologie linéaire du médium et se penche sur les ruptures ou les continuités qui ont permis d'élaborer un langage spécifique pour la photographie qui, en ce début du xxie siècle, est en complète mutation. En effet, à l'ère du tout numérique, alors que l'offre en matière de support et de matériel de prise de vue argentique s'appauvrit, il est urgent de faire le point sur les connaissances techniques qui nous permettront de comprendre la nature exacte des oeuvres produites depuis l'invention du médium jusqu'à nos jours.

  • C'est en priorité à Picasso, Matisse puis Twombly que Jean-Michel Basquiat emprunte une partie de leur vocabulaire formel. Il puise chez eux un attachement aux couleurs primaires, à la fragmentation des sujets, aux visages troublants, à la dissonance des couleurs et des formes ou à des compositions ou objets modestement artisanaux. Plus encore, comme eux, il s'écarte de la froide virtuosité pour convoquer la naïveté et la maladresse et redonner à l'art son énergie pure, celle qui amène au sublime et met en partage une oeuvre aussi sensible qu'engagée.

  • Deuxième volume de la collection « Savoir & Faire », cette encyclopédie embrasse à travers six grands chapitres toute la diversité que recouvre le mot terre. Céramistes, plasticiens, designers, sculpteurs... introduisent cet ouvrage et montrent l'extraordinaire profusion formelle permise par la plasticité d'un matériau que l'homme commença à transformer il y a plus de 25 000 ans. Les deux chapitres suivants déploient les principales étapes de l'évolution historique, technique et esthétique des céramiques (histoire de la céramique, de la faïence, de la porcelaine, des émaux et de leur composition). Le quatrième volet est consacré aux architectures de terre à travers le monde. Lui succède un panorama des céramiques techniques et de leurs usages grandissants dans une gamme toujours plus importante de secteurs d'activité. Le chapitre final est dédié aux grandes thématiques qui lient l'avenir des soles à celui de notre planète : microbiologie des sols, concurrence foncière et étalement urbain, dépollution, évolution des pratiques culturales...
    Miquel Barceló, Maria Botta, Claude et Lydia Bourguignon, Pierre Charpin, Anna Heringer, Jean Girel, Andy Goldsworthy, Kristin McKirdy, Gilles A. Tiberghien... Plus de trente contributions ont été réunies pour aboutir à cette somme alternant articles de fond et entretiens avec les grands acteurs de notre temps. Abondamment illustrée, elle explore ainsi l'usage de la terre sur l'ensemble des continents d'un point de vue artistique, technique, environnemental et historique, afin de mieux donner à comprendre la beauté et la richesse tant d'un matériau que de notre planète.

  • Non à l'intolérance

    Collectif

    Le recueil de nouvelles issu de la résidence «Ceux qui ont dit non» à Château-Arnoux en 2015. Une révolte collective contre les ravages de l'intolérance.
    Un amour impossible entre un jeune juif et une jeune musulmane, un adolescent harcelé, un jeune sans-papiers aux abois, une femme tuée pour sorcellerie, un jeune résistant à l'âme élevée et un journaliste à l'agonie composent cette mosaïque de récits, comme autant de voix mêlées pour mieux vivre ensemble.

  • Si l'autoportrait d'artiste préexistait comme genre a l'avènement de la photographie, les photographes en ont exacerbé la pratique. Passer devant l'objectif de l'appareil, se mettre en scène, fixer son apparence selon son bon vouloir, constitue peut-être la part secrète, refoulée, de l'être au monde des photographes.

  • "La photographie sociale est la photographie d'investigation et de communication sur les problèmes sociaux.
    C'est une photographie militante dont l'objet est de témoigner en faveur des victimes et de contribuer à la résolution des problèmes par le témoignage direct et l'action sur l'évolution des mentalités", souligne Michel Christolhomme, chargé d'édition et auteur des textes du présent ouvrage. Ce qu'atteste la sélection d'images ici rassemblées c'est l'implication incontournable de générations d'hommes et de femmes qui ont choisi de mettre leur pratique de la photographie - et leur talent d'artiste - au service des victimes des multiples formes de la souffrance sociale.
    La photographie sociale, du XIXe siècle à nos jours, ne cesse d'écrire l'implacable réquisitoire des impasses de la condition humaine en contribuant - parfois - à améliorer le sort des êtres et des groupes dont elle révèle l'éprouvante existence.

  • Anon. est probablement le (ou la) photographe le plus prolifique de toute l'histoire de la photographie. Son oeuvre court, sans interruption décelable, sur plus de cent soixante-dix années. Elle couvre tous les champs, toutes les écoles, toutes les tendances, tous les genres. Sa production est quantitativement vertigineuse, presque infinie, son recensement strictement impossible ; quant à la permanence et à la vivacité de son processus créatif, il semble qu'elles ne connaissent pas de répit. Anon. est en quelque sorte le soldat inconnu de la photographie : il n'a pas de nationalité, d'âge, de sexe, de visage ou de filiation, mais il témoigne (on pourrait dire il incarne) de centaines de milliers d'inconnus qui se sont livrés ou se livrent à la passion de la photographie, des premiers temps de son invention aux pratiques les plus récentes issues des nouvelles technologies. Car Anon., et c'est là sa caractéristique première et remarquable, n'a pas d'identité.
    Photo Poche se devait de faire place à cette source intarissable et essentielle que constitue la photographie anonyme ; passionné de longue date par cette iconographie particulière, Robert Delpire a conçu la sélection de l'ouvrage à partir de fonds connus de lui et d'archives personnelles constituées avec patience et délectation.
    Comme le note Anne-Marie Garat dans la passionnante introduction qui ouvre ce nouveau titre : «La photographie d'anonymes couvre un champ infini, duquel l'oeuvre, voire le chef-d'oeuvre ne sont pas absents, obscures photos perdues dans l'insignifiance du nombre, en attente d'un regard qui les découvre.» Parce qu'elle renvoie à l'extraordinaire succès populaire de sa pratique, la photographie anonyme a longtemps souffert d'une forme de dédain. Sans doute aussi, la nécessité dans laquelle nous sommes d'identifier un auteur, d'associer un nom à une oeuvre humaine nous met-elle dans une forme d'embarras dès que nous contemplons une image qui ne délivre rien d'autre que sa seule singularité. Sans opérateur connu, impossible de comprendre, de deviner ou de mener enquête sur ce qu'il nous est donné de voir : qui sont ces gens représentés ?
    Quels sont ces lieux ? Pourquoi cette scène ?
    Puisant dans l'extrême diversité du genre, Anon. réunit quelques trésors et découvertes dont l'inventivité ou la beauté plastique ne cessent de fasciner. Drôles, insolites, tragiques, étranges, poétiques, les photographies de toutes époques qui composent ce Photo Poche forment un florilège de la passion universelle et intime que la photographie suscite depuis son avènement.
    Ce qu'Anne-Marie Garat souligne encore magistralement en ces termes : «La photo d'anonyme, dans son épuisante cacophonie visuelle, sa magnifique impureté, constitue un panorama total de l'exercice photographique, mémoire collective des tensions propres à l'histoire du médium, à ses mutations techniques, ses coups de force artistiques et ses audaces expérimentales comme ses usages conventionnels ; répliques, en mineur ou en majeur, de ses fractures, de ses fulgurances.»

  • Ce catalogue d'exposition (Musée du quai Branly, du 19 novembre 2019 au 29 mars 2020) explore les multiples manières dont cet élément a été fondu et forgé par les Africains, maîtres du feu et de la transformation. L'âge du fer a révolutionné l'Afrique et transformé à jamais la civilisation, du point de vue pratique, symbolique et cosmologique. Depuis plus de deux millénaires, le travail du fer façonne en profondeur les cultures africaines, qui proposent un ensemble particulièrement diversifié et sophistiqué d'outils et de formes en fer forgé. Cet ouvrage constitue ainsi la présentation de l'art des forgerons africains et de leur rôle dans la vie des communautés la plus complète jamais réalisée dans le monde.

  • Depuis 1995, sa carrière est jalonnée d'innombrables récompenses et distinctions internationales, comme si la force et l'intelligence de son travail s'imposaient au fil du temps comme une oeuvre universelle et cohérente plutôt que comme une suite brillante de reportages planétaires percutants.
    Paolo Pellegrin, photographe italien membre de l'agence Magnum, incarne une nouvelle génération de photoreporters qui, conscients de la démultiplication des modes de production et de diffusion de l'image d'actualité, s'attachent à renouveler la problématique de la vision des événements qu'ils documentent dans un souci éthique constant de la forme et du fond. "Mon rôle, ma responsabilité, est de créer une archive de notre mémoire collective", précise Pellegrin, dont on devine qu'il a su intégrer les enseignements et les principes humanistes des fondateurs du photojournalisme pour les faire entrer, sous une forme nouvelle, dans le langage du XXIe siècle.

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