Ausonius

  • Destiné à honorer un des plus distingués numismates de sa génération, ce volume rassemble une trentaine de communications originales, richement illustrées, dues aux meilleurs spécialistes internationaux et illustrant les principaux domaines de recherche de Michel Amandry durant sa longue et brillante carrière : les monnayages de la République et de l'Empire romains, le monnayage provincial de Rome, l'histoire de la République des Médailles...
    Rassemblant données nouvelles et matériel inédit, études techniques et synthèses numismatiques, il constitue une nouvelle preuve des immenses ressources offertes par l'étude des monnaies aux historiens des mondes anciens.

  • Les fouilles préventives de la place Camille-Jullian se sont déroulées en 1989 et 1990. L'objectif était de libérer, pour y établir un parc de stationnement, un espace de quelque 2000 m2 jusqu'alors inexploré sur la rive droite de la Devèze, actuellement au centre-ville. L'occupation y a été continue de la première décennie du Ier siècle p.C. à nos jours. L'étude est limitée aux huit premiers siècles p.C. Le terrain était situé dans une zone inondable et les premiers occupants ont dû mener une lutte constante pour assainir le milieu. C'est ce qui explique que l'on ait dû attendre la seconde moitié du Ier siècle pour édifier des maisons de bon standing. C'est la proximité du port - aujourd'hui bien localisé - qui a provoqué, depuis les premières décennies du IIe siècle, la construction d'entrepôts dont on suit l'utilisation, avec quelques aménagements, jusqu'à la fin du IVe siècle. La construction des remparts, au tournant des IIIe et IVe siècles, a intégré à la ville ce secteur jusque là marginal, et cependant elle n'en a modifié que très lentement les modes d'occupation. Au Ve siècle, une vaste demeure occupa la partie centrale de l'espace fouillé ; elle était dotée d'un vsystème de chauffage qui constitue sa principale caractéristique architecturale. Des habitats plus modestes lui succédèrent jusqu'au viie siècle. Le quartier fut alors envahi par un dense tissu de fosses dont l'objet, sans doute artisanal, n'a pu être mis en évidence. L'ouvrage étudie l'important matériel dont les phases marquantes s'étendent sur le Ier siècle et le début du IIe, puis du Ve siècle au début du VIIe. Les céramiques y tiennent la plus grande place, ce qui n'est pas une surprise ; c'est elles qui ont livré les principaux repères pour les datations. On a recueilli quelques objets notoires, notamment un beau relief mithriaque. L'Antiquité tardive a livré - c'est une première à Bordeaux - une demi-douzaine de monnaies byzantines.

  • Les Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord ont déjà consacré des colloques où les animaux étaient associés à l'histoire des châteaux, du xe jusqu'au xxie siècle. Mais, cette fois, dans cet ouvrage, ils occupent le devant de la scène et ils le méritent amplement depuis que des travaux récents leur ont donné, au sein des sociétés châtelaines, un rôle éminent, utilitaire et ludique, esthétique et symbolique. C'est pourquoi ce livre se présente à la façon d'un parcours animalier dont les allées conduisent à des lieux châtelains : les parcs avec leurs ménageries et leurs pigeonniers ; les pièces d'apparat avec leurs immenses tapisseries aux bestiaires familiers, exotiques et imaginaires ; les cabinets de curiosités si bien nommés et tellement accueillants à l'étrangeté animale, maritime et terrestre ; enfin, les bâtiments eux-mêmes, ressources inépuisables de sculptures animalières.
    Tout compte fait, c'est à une chasse aux trésors de la gent animale que vous invite cet ouvrage !

  • Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d'histoire et d'archéologie du Périgord dédiées à l'étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du X e au XXI e siècles. Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l'emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c'était sans compter sur l'implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l'emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles.
    Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l'on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation... A la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l'importuner au château de la Warburg où l'Electeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l'Empire.

  • Qu'est ce qui faisait qu'un homme politique romain était cru ? Ni la vérité de ce qu'il avançait, ni la haute tenue de ses propos. Mais ce qu'on appelait l'auctoritas.
    Une qualité personnelle fondée sur une éthique, qui se gagnait ou se perdait. Curieusement ce concept n'a guère été étudié. Le colloque qui s'est tenu en septembre 2018 à l'Université Paris X à l'initiative de J.-M. David et Fr.
    Hurlet a permis de combler cette lacune.
    Contributions de R. Baudry, Y. Berthelet, Cl. Bur, J.-M. David, E. Deniaux, J.
    Dubouloz, E. Famerie, Ch. Guérin, K.-J. Hölkeskamp, Fr. Hurlet, M. Jehne, Th.
    Lanfranchi, Ph. Le Doze, D. Mantovani, Fr. Pina Polo, A. Schiavone, Fr. Van Haeperen, G. Zecchini.

  • Dans les cités grecques de l'empire romain, la diffusion de la citoyenneté romaine introduit une nouvelle façon de se nommer, un nouveau droit, une nouvelle forme de distinction sociale.
    Au ????e siècle, après plusieurs décennies de développement de la citoyenneté romaine mais avant le choix de l'empereur Caracalla de la donner à tous les habitants libres de l'empire, les cités connaissent une situation originale : les citoyennetés locales, fondement de l'activité politique quotidienne, coexistent avec la citoyenneté impériale, universelle. Les études rassemblées dans cet ouvrage explorent les conséquences d'une telle situation, inédite dans le monde antique, et s'interrogent sur l'impact de la citoyenneté romaine sur les sociétés grecques.

  • Autour de l'An Mil s'opère, en Occident, une lente reconstruction d'une Justice qui confère toute autorité à des notables locaux pour le règlement de conflits dont la plupart ne dépassent pas les horizons des villages. Autant d'accommodements qui s'ancrent dans les us et coutumes des habitants. En France, la situation évolue rapidement en raison de l'emprise croissante de la monarchie et de ses gens de justice. Comment oublier l'image, tant de fois reproduite dans les manuels d'histoire, d'un Louis IX, futur saint Louis, exerçant sa fonction de roi justicier sous le grand chêne ombragé de son château de Vincennes ? Cet ouvrage, issu des recherches les plus récentes, montre que la réalité fut différente et que, jusqu'à la Révolution de 1789, nombreux sont les seigneurs qui continuent d'exercer leur pouvoir judiciaire. Les uns pour le pire, les autres pour la relative tranquillité de leurs tenanciers, même si nous avons gardé en mémoire la silhouette démesurée et sinistre des fourches patibulaires à l'orée des bois ou au sommet des collines. Enfin, fidèle à la longue durée qui préside à nos Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord, cet ouvrage présente des bouleversements ultérieurs du système judiciaire, contemporains des XIXe et XXe siècles.

  • Le premier volume de Gallia Rustica était consacré aux études régionales sur les campagnes du nord-est de la Gaule, entre le bassin de la Seine et la frontière de Germanie. Cette recherche, financée par l'European Research Council (ERC), ouvre ici, dans ce deuxième volet de la publication finale, sur une synthèse générale des données acquises à l'occasion de cette vaste enquête collective. On y examine successivement l'évolution des établissements ruraux, depuis la fin de l'âge du Fer jusqu'à l'Antiquité tardive, le système agro-pastoral, les parcellaires, mais aussi le fonctionnement économique des campagnes gauloises, avec ses fluctuations dans le temps, le rôle des marchés, à l'échelle d'une vaste région qui constitue, au sens large, l'hinterland d'une des plus importantes frontières de l'Empire. Cette réflexion globale et pluridisciplinaire clôt ainsi le programme Rurland, mais en aucune manière la recherche sur un monde rural que l'enquête a révélé fort varié, bien différent des clichés traditionnels qui ont longtemps marqué notre réflexion sur ce processus complexe et controversé qu'on appelle la « romanisation » des provinces.

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