Bnf Editions

  • De François Ier à Napoléon III, en passant par Louis XIV et Bonaparte, Palais royal invite les gourmands d'images et d'histoire à découvrir la cour de France sous un autre jour : quand elle passe à table. Au fil des siècles et des règnes, la culture culinaire évolue. Les voyages et leur cortège de découvertes viennent métisser les repas, au gré des échanges diplomatiques, des mariages princiers et du commerce. Mais toujours la gastronomie est affaire de plaisir. Comme l'écrit Guy Martin qui signe ici la préface, le palais naît d'une sensibilité, à la fois personnelle et collective, qui se cultive. À l'origine de la « cuisine française », les tables royales de France posaient les bases de ce qui allait faire sa renommée.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve...
    Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire.
    Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville.
    Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges... Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste.
    Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches... Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace.
    Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose, à travers ces anciennes et très précieuses cartes marines, une traversée des océans à l'époque des grands explorateurs et des grandes découvertes. Portulans Issu de l'italien portolano, le mot "portulan" désigne à l'origine un texte décrivant les côtes, les ports et les conditions de la navigation dans un espace maritime donné. Etendu à la cartographie, le terme a dénommé ensuite un recueil de plans de ports, avant de devenir, dans l'usage courant, une carte marine ancienne.
    Cartographier l'oce?an Roses des vents, lignes de rhumbs, points cardinaux, îles, ports et littoraux... ces cartes anciennes sont d'incomparables outils pour comprendre et contempler la diversité du monde. Enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d'or et minutieusement enrichies de d'évocations pittoresques dues à de vrais artistes, elles constituent aujourd'hui un des fleurons de la Bibliothèque nationale de France.
    Voyages au long cours Ces trésors de la navigation invitent au voyage et au rêve, dans le sillage de Christophe Colomb, Balboa, Magellan ou Cook. Nouveau Monde, America, Indes occidentales, Terre de Feu, Méditerranée, mers Rouge ou Noire, océans Indien et Pacifique, et même inhospitalier Antarctique... ces mots recèlent une infinie variation de rêves. A l'image de ces cartes marines qui nous disent combien ces explorateurs, héros des temps anciens, ont franchi d'étapes, tracé de routes, osé de choix véritables et de risques majeurs pour nous permettre la découverte d'une altérité et d'un " ailleurs ".

  • « Travailler comme un peintre, éléments de rythme, densité, répétition essentiellement photographique. Le singulier à répéter jusqu'à la danse, jusqu'au chant. » Alix Cléo Roubaud.
    Jusqu'en 2009, l'oeuvre d'Alix Cléo Roubaud a été presque entièrement oubliée. Jacques Roubaud disposait des six cent cinquante-deux photographies laissées pêle-mêle après sa mort. Ces images ont aujourd'hui rejoint les prestigieuses collections de différentes institutions (BnF, Musée national d'art moderne, Maison européenne de la photographie, etc.). La BnF a reçu deux ensembles, qui constituent un fonds de 148 épreuves uniques. Le présent ouvrage présente des photographies issues de ces différents fonds, afin de donner une vision exhaustive du travail de la photographe : une oeuvre à la fois intime, arrimée à sa biographie - elle-même, ses proches, ses objets familiers, ses médicaments, ses addictions - et profondément expérimentale. Alix Cléo considérait en effet le négatif comme « la palette du peintre » : une fois obtenu le tirage souhaité, le négatif était détruit. Il existe donc très peu de tirages, tous réalisés de sa main.

  • Cet ouvrage, riche de 270 reproductions, présente les travaux de plus d'une centaine de photographes sur le paysage français et donne les clés pour comprendre les évolutions de la France des années 1980 à nos jours, mais aussi et surtout celles de sa mise en image.
    Il propose une sélection de photographies issues de différentes commandes institutionnelles, la mission photographique de la DATAR, celle de France(s) territoire liquide, du Conservatoire du littoral ou de l'Observatoire photographique du paysage, ainsi que des initiatives personnelles ou indépendantes, et présente ainsi les visages d'une France multiple en mutation.
    A noter les photogaphies de : Robert Doisneau, Lewis Baltz, Valérie Jouve, Thibaut Cuisset, Raymond Depardon, Dolorès Marat, Stéphane Couturier, Gabriele Basilico, Bernard Plossu, Thibault Brunet, Elina Brotherus, Michaël Kenna.

    Ecrits de Raphaële Bertho, Bruce Bégout, François Bon et Héloïse Conésa.

  • La Bibliothèque nationale de France célèbre dans cet ouvrage les contes issus de la grande tradition orale scandinave. Inspirée de l'édition Piazza de 1919 conservée à la Réserve des livres rares, cette publication offre au lecteur de tout âge un choix de textes qui racontent l'amour, le désir, l'interdit, la transgression, la quête initiatique, en un mot, l'universalité de l'aventure humaine.

    Les illustrations de l'artiste danois Kay Nielsen (1886-1957) renforcent encore la puissance de cet univers fantastique peuplé de trolls, de fées, de princes et de princesses du « Pays blanc ». Ces images semblent d'autant plus fascinantes que chacune d'elles convie, en même temps que l'effroi, la sensualité la plus raffinée, la plus délicate. La palette de l'artiste décline les passions en magnifiant les bleus, les gris et les blancs évocateurs du givre, de la neige et du froid. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! Ici, le feu couve sous la glace.


    Ouvrage enrichi d'une préface du romancier et essayiste Pierre Péju et d'une introduction de Carine Picaud, conservateur à la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France.

  • « Je crois que les mots ne sont pas sans importance. Je crois qu'ils sont notre cirque et notre dignité. » Cette épigraphe, tirée du livre Croquis de Jean-Pierre Cescosse, ouvre l'introduction du catalogue de l'exposition « Manuscrits de l'extrême ».
    L'usage des mots dans une situation extrême - détention, mission périlleuse, tournant critique, amour passionnel, deuil, aliénation mentale - prend souvent la forme d'un acte nécessaire, mais se heurte aussi à l'impasse du langage, à la difficulté à exprimer et à transmettre les émotions ou les tourments les plus vifs qui nous animent, sans les dévoyer, les amplifier ou au contraire les subvertir.
    Cet ouvrage présente une centaine de manuscrits touchants, bouleversants et parfois glaçants : les lettres de Sade écrite lors de son emprisonnement à la Bastille, le Livre d'heures de Marie-Antoinette annoté avant son exécution, les notes prises par Victor Hugo sous la dictée des esprits lors de séances de spiritisme, les fragments du Journal de Marie Curie à la mort de Pierre, les dessins des enfants d'Izieu, un billet d'Alice Mangin, arrêtée en 1942, écrit avec son sang, les derniers mots de Pierre Guyotat alors qu'il sombre dans le coma,...
    Il s'organise en quatre sections.
    - « Prison » : ce sont les manuscrits écrits dans des conditions de détention (prisons, camps, interrogatoire, isolement, déportation).
    - « Passion » : les manuscrits écrits dans des états émotionnels extrêmes (transport amoureux, délire mystique, deuil).
    - « Péril » : les manuscrits écrits dans des situations particulièrement périlleuses ou face à un danger de mort imminent (expédition, veille d'exécution, évasion, aventure incertaine).
    - « Possession » : les manuscrits écrits sous emprise, qu'elle soit liée à la prise de psychotropes ou à un état psychique particulier (folie, drogue, délire, transe).

  • « Le sommeil de la raison engendre des monstres » : la légende de la célèbre planche des Caprices, dans laquelle Goya se représente assoupi à sa table de travail et entouré d'animaux nocturnes, pourrait servir d'épigraphe à cet ouvrage comme à l'exposition qu'il accompagne. Profondément endormie ou veillant à demi, la raison s'abandonne aux forces obscures ou simplement inconscientes dans les estampes fantastiques qui dévoilent la face sombre de l'art graphique du XIXe siècle. De Goya à Redon, la veine fantastique traverse le siècle du positivisme et du matérialisme bourgeois grâce à un mode d'expression privilégié : l'estampe. Le répertoire fantastique, d'inspiration littéraire, macabre, diabolique ou cauchemardesque, investit l'art du noir et blanc, langue par excellence des visionnaires. Les maîtres de l'estampe, Eugène Delacroix, J.-J. Grandville, Gustave Doré, Rodolphe Bresdin, Charles Meryon, Odilon Redon ou Félicien Rops, mais aussi des artistes moins connus que l'exposition permet de découvrir tels Alphonse Legros, François Chifflart, Félix Buhot, Eugène Viala ou encore Marcel Roux, partagent une virtuosité à manier les noirs, au service d'un romantisme qui se nourrit de la matière même de l'encre d'impression.
    Les cimaises du Petit Palais accueillent cent soixante-dix oeuvres issues des collections du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, présentées suivant un parcours chronologique qui suit les trois mouvements du romantisme : celui, historique, de la génération de Delacroix ; le néoromantisme du Second Empire incarné, entre autres, par Doré ; et enfin le post-romantisme fin de siècle, terreau du symbolisme, marqué par les noirs de Redon. L'ouvrage publié par la BnF à l'occasion de cette exposition reproduit une centaine de pièces choisies parmi les plus emblématiques et accompagnées de textes qui en relèvent l'intérêt esthétique, historique ou encore biographique. Gageons que ce catalogue permette ainsi au lecteur de prolonger durablement le plaisir de la visite en lui octroyant le moyen d'approfondir sa vision et sa connaissance de ces estampes à tous égards fantastiques.

  • L'oeuvre d'Henri Rivière est voué à restituer les « aspects de la nature » au fil des saisons. Ses séries aux titres évocateurs, témoignent de sa vision poétique de la nature, nourrie par les paysages urbains de la capitale où il habite et les sites intemporels des côtes bretonnes qu'il arpente à la belle saison. Cet ouvrage, qui présente la diversité des modes d'expression de l'artiste (gravures sur bois, lithographies, aquarelles...), témoigne de l'ampleur de ses recherches dans le domaine des arts graphiques.

  • Piaf

    Collectif

    En 2015, elle aurait eu cent ans. Par sa voix, son répertoire, par le roman de sa vie, la petite chanteuse des rues est devenue l'une des figures emblématiques de la culture populaire française. Lorsque, à chaque anniversaire, le souvenir de Piaf est ravivé, l'émotion qu'elle suscite demeure inaltérée. Cet ouvrage célèbre une icône nationale faisant désormais partie du patrimoine mondial de la chanson : fille de saltimbanques, artiste à la carrière exceptionnelle, amoureuse à vif, rieuse infatigable, véritable légende. Croisant admirablement éléments biographiques et analyse, les contributions des grands spécialistes rassemblées dans ce catalogue permettent de comprendre quelle femme fut Édith Piaf et les moyens par lesquels elle a gagné le cour des foules en même temps que sa place au panthéon de la chanson. Cet album-souvenir puise son iconographie riche, variée et souvent inédite principalement dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, grenier parfois méconnu de l'histoire de la chanson. Parmi les archives les plus précieuses confiées à la Bibliothèque sont ici dévoilées celles de son confident Jacques Bourgeat et celles de Danielle et Marc Bonel (sa secrétaire et son accordéoniste). Grâce à ces témoignages résonne la voix bouleversante et inimitable de l'interprète de l'Hymne à l'amour et de tant d'autres succès.

  • La franc-maçonnerie

    Collectif

    Depuis le XVIIIe siècle, les francs-maçons ont joué un rôle important dans notre pays, et, régulièrement, la franc-maçonnerie fait la une des magazines. Mais la connaît-on vraiment ? Les origines de la franc-maçonnerie. Des origines légendaires à la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative, qui, née en Angleterre au début du XVIIIe siècle, s'implante en France quelques années plus tard, cet ouvrage fait la part du fantasme et de la réalité en retraçant l'histoire de la franc-maçonnerie.
    Rites, initiation et symboles. Il présente également le corpus symbolique et rituel de la franc-maçonnerie, et explique la notion d'initiation. Accompagnant des articles rédigés par les plus éminents spécialistes, des manuscrits richement illustrés, des tabliers ornés de symboles, des tapis de loges, des bijoux maçonniques ou d'autres objets d'exception présentés dans ce catalogue sont autant de clés pour comprendre l'organisation et le fonctionnement de la franc-maçonnerie.
    Au service des idées nouvelles. En France, la maçonnerie a activement soutenu les mouvements émancipateurs qui ont marqué l'Histoire : les lois fondatrices sur la liberté de la presse, la liberté d'association, la laïcité, l'école gratuite et obligatoire ou encore les premières bases de la protection sociale puisent leurs sources dans l'engagement philanthropique des frères détaillé ici. Franc-maçonnerie et société.
    Depuis trois siècles, la franc-maçonnerie suscite un imaginaire multiforme : tandis que la " légende noire " façonne un antimaçonnisme parfois virulent et souvent pittoresque, un imaginaire maçonnique lumineux irrigue les arts et les lettres, de La Flûte enchantée de Mozart à Léon Tolstoï ou Rudyard Kipling, en passant, aujourd'hui, par la bande dessinée ou le roman policier. Un fonds maçonnique et une iconographie uniques.
    Le département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France conserve un des plus importants fonds maçonniques du monde. Ce catalogue présente des documents uniques, tels les très beaux manuscrits ésotériques aquarellés de François-Nicolas Noël, maçon sous le Premier Empire, les rapports de police sur les tous débuts de la franc-maçonnerie en France, des rituels aquarellés du XVIIIe siècle, le " manuscrit Francken " (qui fait partie d'une série de 4 manuscrits éparpillés aux 4 coins du monde), ou encore les archives des loges militaires (Ancien Régime et Premier Empire) et le fonds de la Revue internationale des sociétés secrètes, pour l'antimaçonnisme.

  • " vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d'érable.
    Ne pas se laisser abattre par la pauvreté. mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c'est ce qui s'appelle ukiyo. " à cette définition du terme ukiyo, par l'écrivain asai ryôi (1612-1691), il a suffi d'ajouter le mot image, " e " en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l'espace et du modelé, celui de l'estampe japonaise. c'est cet art apparu durant l'époque d'edo (1603.
    1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la bibliothèque nationale de france. issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s'est développée autour de la ville d'edo, capitale shogunale et ancienne tôkyô, les estampes des xviiie et xixe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l'écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage.
    Au fil de ces thèmes les å'uvres des grands maîtres, de harunobu à hiroshige, en passant par utamaro et hokusai, sont ici reproduites et commentées. leur modernisme, l'audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent à travers leur style d'un raffinement extrême, c'est la vision hédoniste d'une société qui s'exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu'à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou " images de printemps ".

  • Le nom de François Ier suscite immédiatement un ensemble d'images qui nous le rendent presque familier : le jeune héros de Marignan, le chevalier adoubé par Bayard, le galant homme, l'ami des arts, le grand bâtisseur dont le règne vit la France sortir d'un Moyen Âge obscur pour entrer dans la Renaissance. Certaines de ces représentations sont des créations tardives, mais nombre d'entre elles sont le fruit d'une stratégie élaborée par l'entourage du roi. De multiples portraits du souverain circulent déjà à la cour et jusque dans les contrées les plus reculées du royaume. Cette production sans précédent, qui pose les fondements du pouvoir politique à la française, recèle aussi des trésors insoupçonnés, parfois surprenants. Déployant une iconographie d'une extraordinaire richesse, l'ouvrage remarquable publié par la BnF à l'occasion des cinq cents ans de l'avènement de François Ier montre sous un nouveau jour l'un des personnages historiques préférés des Français.

  • Le chant des saisons.
    L'agenda 2018 de la Bibliothèque nationale de France donne à entendre, au fil des pages, les voix singulières des poètes français du Moyen Âge à nos jours, à travers une sélection de poèmes qui met en évidence le lien intime entre saisons et états d'âme :
    L'étonnant printemps qui fait renaître la nature, appelle à la gaîté, à la légèreté de l'enfance ;
    L'été brûlant qui plonge dans la torpeur, quand tout dort accablé de soleil ;
    Le rouge automne, associé à la nostalgie de « la feuille qui tombe et la roue qui tourne », avant de plonger dans :
    « les froides ténèbres » de l'hiver, saison immobile, douce et feutrée comme un paysage enneigé où l'on écoute autour du feu « des histoires du temps passé ».

    Le bonheur des mots.
    L'agenda reproduit une sélection de vers très variés, des poètes français les plus classiques aux plus subversifs, du xive au xxie siècle : Christine de Pizan, Pierre de Ronsard, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Guillaume Apollinaire, Robert Desnos, Jean Cocteau ou encore Yves Bonnefoy. Il rend hommage à la richesse du genre (lyrisme, romantisme, symbolisme, surréalisme...) et à la diversité de ses formes (sonnet, vers libre, etc.), à des époques très différentes, la poésie française continuant d'être aujourd'hui aussi vivante que diverse.

    Poésie des images.
    Les vers choisis entrent en résonnance avec une iconographie riche et variée, liée aux thèmes déclinés par saison (neige, baiser, fleurs...) et qui fait la part belle aux écrits (jeu d'épreuves des Poètes maudits corrigées de la main de Paul Verlaine) et dessins originaux des poètes eux-mêmes (Victor Hugo, Paul Valéry...).

  • Depuis la parution de l'ouvrage de référence de Simone Balayé, l'évolution de cette parcelle délimité par les rues de Richelieu, Colbert, Vivienne et des Petits-Champs, le « quadrilatère Richelieu », n'avait pas fait l'objet d'une analyse approfondie. La rénovation du site historique de la Bibliothèque nationale, engagée depuis plusieurs années, a entraîné le classement et la numérisation du fonds de l'Agence des travaux et suscité de nouvelles études sur cet ensemble historique complexe, marqué par la construction par Mazarin d'un palais pour ses collections, l'installation progressive de la Bibliothèque royale à partir de 1721, la transformation du site par Henri Labrouste, son achèvement par Jean-Louis Pascal puis Alfred Recoura, et enfin la densification opérée par Michel Roux-Spitz.

    200 images constitueront une chronique visuelle et habitée du Quadrilatère et proposeront de nouveaux outils de compréhension (plans de reconstitution, schémas d'implantation, 3D). Des annexes (description des sources, bibliographie, chronologie, nomenclature des lieux, index) complèteront cet ouvrage, publié en coédition avec l'Institut national d'histoire de l'art.

  • Une exposition unique.
    Au cours des vingt dernières années, la Réserve des livres rares a fait l'acquisition de plus de onze mille ouvrages. L'exposition Éloge de la rareté, qui se tiendra sur le site François-Mitterrand, du 25 novembre 2014 au 1er février 2015, présente une sélection d'une centaine d'entre eux, choisis parmi les plus remarquables. Elle entend ainsi rendre compte de l'activité du département qui, depuis plus de deux siècles, est chargé de la conservation des livres imprimés les plus précieux de la Bibliothèque nationale de France et de l'enrichissement de cette collection.

  • La seconde moitié du XVIIe siècle fut un âge d'or pour la gravure française. Sous le règne de Louis XIV, Paris s'affirme comme le centre de production d'estampes le plus important en Europe. Les graveurs parisiens atteignirent alors une véritable perfection technique, qui devint le modèle de référence pour toute la gravure européenne aux XVIIIe et XIXe siècles. Embrassant toute la richesse de la période, cet ouvrage amplement illustré, rédigé par des spécialistes internationaux, présente plus d'une centaine d'estampes tirées des collections du Getty Research Institute de Los Angeles et de la Bibliothèque nationale de France, dont les collections d'estampes remontent à l'époque du Roi-Soleil.

  • Présentant des photographies de Mai 68, notamment celles de Gilles Caron et de Jean-Pierre Rey, cet ouvrage montre comment leur utilisation par la presse, puis les commémorations successives ont fixé dans la mémoire collective une représentation des événements divergente des faits.
    Sous la direction de Dominique Versavel et d'Audrey Leblanc. Avec les contributions de Ludivine Bantigny, André Gunthert, Guillaume Blanc et Jean-Claude Lemagny.

  • L'Iliade et l'Odyssée, les plus anciennes oeuvres littéraires de l'Europe, rencontrent le succès depuis
    plus de vingt-huit siècles et ont le pouvoir aujourd'hui encore de toucher un public diversifié.
    Homère, c'est un monde certes imaginaire de héros et de dieux, mais aussi un monde réel, fait de
    lieux, d'objets archéologiques et d'oeuvres artistiques.
    Adoptant un point de vue littéraire, ce volume fait entrer le lecteur dans le texte d'Homère, cherche
    à toucher son imaginaire et à lui faire découvrir le personnage d'Ulysse dans sa complexité et, si le
    propos se centre sur le personnage de l'«homme aux mille tours », c'est en évoquant à la fois
    l'Iliade et l'Odyssée.
    Une illustration très variée propose papyrus, manuscrits, premières éditions, marbres, vases
    /> peints, monnaies, intailles, bronzes antiques, cartes, estampes, images de films... Tous ces objets
    entraînent le lecteur dans un voyage homérique organisé en trois parties - « Homère et les Muses
    », «Ulysse le destructeur de Troie » et «Retour à Ithaque» , chacune d'elles rythmée par un
    portrait d'Ulysse. Par son souci pédagogique, le volume s'adresse à tous, notamment à un jeune
    public.

  • Au moment où la peinture d'Anselm Kiefer fait l'objet d'une série de rétrospectives en Europe (Londres en 2014, Paris en 2015), la Bibliothèque nationale de France a souhaité apporter sa contribution en exposant la part la plus secrète et la plus personnelle de sa création : ses livres, ou, pour mieux dire, ses « livres-sculptures ». À rebours des manifestations marquées par la dimension monumentale de son art, la présente exposition met au jour l'intimité, la délicatesse et la poésie de son oeuvre.
    Anselm Kiefer a, de fait, créé spécialement pour la Bibliothèque nationale de France une installation qui reconstitue tour à tour son atelier et sa bibliothèque, qui sont d'ordinaire inaccessibles au public. Suivant un parcours thématique, stylistique et chronologique, l'exposition présente plus d'une centaine de livres qui résonnent avec une dizaine d'oeuvres - tableaux et sculptures récents - inspirées par le livre.
    Le catalogue de l'exposition, le premier consacré à ce jour en France aux principaux livres de Kiefer, illustre leur richesse visuelle et la diversité de leurs thèmes - l'histoire, la kabbale, les femmes, les mythes, les cosmogonies. En quelque sorte une summa, qui donne à voir dans la singularité de chacun des livres l'idée même du Livre qui nourrit la réflexion et l'imaginaire de Kiefer. « L'alchimie du livre », nous la voyons à l'oeuvre à la Bibliothèque nationale de France, devenue, le temps de l'exposition, l'athanor où se transforment le sable et le plomb.

  • Jean de Gonet relieur

    Collectif

    Figure majeure de la reliure d'art des trente dernières années, Jean de Gonet s'est très tôt affirmé en rupture complète avec les modalités et les décors de la reliure dite de création. Mettant à nu ce qui est traditionnellement couvert (la couture, les attaches), concentrant ses interventions sur les points de fragilité d'une reliure, il a utilisé une approche technique différente, transformé les contraintes de son art en un nouveau langage plastique. Sa passion des matériaux (la peau, mais aussi le bois, le carbone et même les semelles de caoutchouc.), sa maîtrise de la couleur, la mise en oeuvre de procédés subtils qui jouent sur les sensations tactiles et de dispositifs raffinés qui mettent en valeur la souplesse des plats d'une reliure, font de lui un artiste sans égal, copié et imité par les amateurs et les professionnels. Reconnaissables entre toutes, ses créations allient la beauté des matières travaillées à la tension des formes mises en jeu.
    Quelque 35 ans après une première exposition d'un choix de ses oeuvres, la BNF rend aujourd'hui hommage à Jean de Gonet, alors qu'à 60 ans passés, il vient de mettre fin à son activité de relieur. Chacun pourra ainsi retrouver, ou découvrir, dans un même lieu et de façon quasi-exhaustive, du moins dans sa typologie (car l'oeuvre de Jean de Gonet est riche de plus de 1 600 reliures uniques auxquelles s'adjoignent les exemplaires des reliures en polyuréthane, destinées à un public plus étendu), une oeuvre innovante, forte et délicate à la fois, où se mêlent inextricablement l'artistique et l'artisanal.

  • Au fil du dernier millénaire, le français est devenu progressivement langue des idées, idiome véhiculaire pour les savants, penseurs, idéologues, poètes, écrivains ou artistes. L'invention, la créativité qui sont le fait de Montaigne, Pascal, Leibniz, Pasteur, Simenon, Beckett... sont affectées, au minimum, d'un dénominateur commun, à chercher du côté des mots sinon des notions. En français dans le texte est donc un hommage, mais nullement chauvin, à la culture d'une certaine nation dans sa modalité linguistique. Ce panorama, qui embrasse ' 400 oeuvres, est le fruit d'un choix réfléchi à plusieurs. Il ne prétend ni à l'exhaustivité ni à une objectivité chimérique. La période couverte s'étend des Serments de Strasbourg (842), premier texte conservé en langue romane, jusqu'au début des années 1960. Pour la plupart, les livres choisis matérialisent une découverte, une innovation, un apport inédit dans les domaines du savoir et de l'expression : Descartes, Condorcet et Tocqueville cheminent ainsi avec Rabelais, Céline et Queneau. D'autres trouvent ici leur place par leur qualité de miroir d'une époque, d'une sensibilité, ou par leur dimension mythologique : l'indémodable Madame de La Fayette, Chateaubriand, Hugo, Breton... Parmi les grandes expositions de la Bibliothèque nationale, " En français dans le texte. Dix siècles de lumières par le livre " a fait date. Grâce à la générosité de Monsieur Philippe Zoumeroff, le catalogue qui accompagnait cette exposition en 1990, et qui était épuisé depuis longtemps déjà, est aujourd'hui réimprimé. Puisse ce monument de type encyclopédique, auquel ont collaboré plus de 220 auteurs de haute volée, trouver sa place dans la bibliothèque de tous les curieux, amoureux de la langue française. Loin d'un regard nostalgique porté sur un âge d'or, En français dans le texte constitue bien plutôt un pari sur l'avenir du livre comme réalité vivante.

  • Été 14. En réaction à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand par un nationaliste serbe de Bosnie à Sarajevo, le 28 juin 1914, l'Autriche adresse, le 23 juillet, un ultimatum à la Serbie. Pour les hommes politiques, les diplomates et les opinions publiques, c'est une crise régionale, qui doit se régler par une conférence de paix. Cependant, une semaine plus tard, la Russie mobilise. La machine de la guerre s'ébranle, il ne sera plus possible de l'arrêter...
    En treize jours, l'Europe, qui " oscillait au bord de l'abîme " selon la formule de Jean Jaurès, bascule dans l'horreur. Mais pourquoi ? Comment ?
    Les collections de la Bibliothèque nationale de France et du ministère de la Défense, associées à celles de plusieurs institutions prestigieuses, permettent de comprendre combien, dans une Europe qui s'est attardée aux tables de la Belle Époque, le déclenchement de la guerre a pris la figure d'un surgissement. Qui étaient les hommes partis se battre un matin d'août 1914 ? Quel était leur univers ? Comment étaient-ils préparés à la guerre ? Sur 14-18 et ses causes tout semblait avoir été dit, et pourtant les questions subsistent. Regroupant des essais signés par les plus grands spécialistes français et étrangers de la période, ce volume apporte un regard critique et novateur sur la " première catastrophe du XXe siècle ". Dans le vertige des origines de la guerre, chacun ressaisira une part essentielle de notre identité collective.

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