Brepols

  • Comment le Moyen Âge a-t-il appréhendé l'espace géographique? Un très grand nombre de témoignages textuels et figurés subsistent. Mais ils sont difficiles à interpréter; ils donnent souvent lieu à anachronisme ou sont négligés parce qu'ils n'exprimeraient qu'une culture livresque et des préoccupations symboliques.

    Le but de ce manuel est de montrer la richesse, la variété et le caractère opératoire des réflexions médiévales sur l'espace géographique. Une première partie développe une histoire des représentations en lien avec les transformations des conditions culturelles générales, depuis le haut Moyen Âge qui recueille l'héritage de la science antique jusqu'à l'humanisme géographique et aux premières manifestations de l'expansion européenne. Suit une anthologie de documents souvent inédits ou peu connus, commentés et classés selon un parcours allant de la place de la Terre dans le cosmos à la technique de la mesure des parcelles, en passant par les réflexions des savants médiévaux sur l'espace habité et la fonction des cartes, la cartographie des espaces maritimes, le voyage comme moyen de connaissance, la cartographie locale et régionale.

    Les analyses s'efforcent de ne plaquer sur les documents aucun a priori épistémologique ou interprétatif. Les liens entre ces différents champs ainsi qu'entre théorie et pratique sont constamment soulignés, permettant une approche globale des réflexions médiévales sur l'espace terrestre.

  • "These essays, bearing witness to the continuing activity of a group of industrious and creative researchers, form a fitting tribute to a great scholar. My warm congratulations go to Yves Gallet who assembled this remarkable collection of essays.» (Stephen Murray, in: The Medieval Review, 13.03.16) La pierre et sa mise en oeuvre dans l'art du Moyen Âge : autour de ce thème, plus de quarante spécialistes français et étrangers, historiens de l'art, archéologues, conservateurs ou architectes, se sont associés pour rendre hommage à Éliane Vergnolle, dont les travaux sur l'art et l'architecture de la période romane font aujourd'hui autorité. Le domaine de recherche d'Éliane Vergnolle et ses études sur les techniques de taille de la pierre ont dicté les thèmes explorés dans ce volume, qui couvre un large champ. De nombreuses contributions abordent la question du travail de la pierre dans la sculpture et dans l'architecture romane ou gothique, ainsi que dans la création artistique des périodes plus récentes. Plusieurs études sont consacrées aux rapports entre la pierre et les arts de la couleur (enluminure, peinture, vitrail), aux questions de méthode d'analyse, à l'archéologie du bâti, à la pratique du réemploi, aux comptabilités des chantiers, aux modes de transmission des formes et des connaissances, aux tailleurs de pierre eux-mêmes, ainsi qu'à la pierre « rêvée », celle des représentations et de l'imaginaire médiéval. Au total, cet ouvrage offre, sous un angle original, un panorama complet des principales orientations de la recherche actuelle autour des arts monumentaux à l'époque médiévale.

  • Petit dictionnaire des symboles

    Collectif

    • Brepols
    • 10 Septembre 1996

    Sous un format compact, ce dictionnaire représente un riche ouvrage de référence et une porte ouverte sur le monde complexe des symboles.
    Les quelque 450 illustrations qu'il contient sont en grande partie originales. Le dictionnaire passe en revue l'origine et la signification des signes et symboles les plus importants que l'Européen d'aujourd'hui peut rencontrer sur sa route, qu'ils soient occidentaux, égyptiens, proche-orientaux, chinois, japonais, africains ou indiens. On y trouvera des animaux, réels ou fabuleux, comme l'aigle, la licorne, l'agneau, le phénix ou le serpent ; des plantes, comme la mandragore, le lis, le lotus ; des objets, tels la ceinture, le marteau, le couteau, la charrue, le sablier et la faux ; des éléments naturels, comme le soleil, la lune, la montagne, la vallée, la lumière, le feu ou l'eau ; des signes de méditation, le yin et le yang, le mantra ; les couleurs, etc.
    Chaque rubrique (il y en a plus de 1000) offre une vue claire et précise des significations variées de chaque symbole. Ce dictionnaire représentera une mine de renseignements pour quiconque s'intéresse à la pensée et à l'image.

  • La rencontre entre François Ier et l'Italie.
    Les relations entretenues par François Ier avec les états italiens ne furent pas toujours aussi linéaires et profitables qu'on a pu l'affirmer dans le passé, aussi bien dans les domaines politique que culturel. Les célébrations nationales de 2015, évoquant la victoire à Marignan d'un jeune roi de France fraîchement couronné, ont sans doute contribué à renforcer l'image d'un monarque conquérant et puissant au détriment d'une analyse plus lucide et approfondie sur les répercussions, tout au long de son règne, de l'aventure italienne.

    Les articles figurant dans ce volume explorent différents aspects de l'épopée guerrière et culturelle de François Ier en Italie, tout en mettant l'accent sur les réactions suscitées outremonts par la politique royale au fil du temps, mais aussi des succès et des déboires diplomatico-militaires. Si la domination française en Piémont-Savoie semble contrebalancer l'échec cuisant d'une implantation durable dans le Milanais, la popularité du monarque résiste surtout dans les milieux hostiles à la suprématie impériale et chez les fuoriusciti, mais peine à s'affirmer de façon incontestée comme l'attestent le revirement de moults alliés, les dépêches diplomatiques et les chroniques littéraires de l'époque. Adulé par des lettrés et des artistes de renom qui voient en lui un mécène parfois visionnaire, François Ier met en oeuvre des réseaux d'influence grâce à l'implantation de nombreux Italiens sur des sièges épiscopaux du royaume tout en favorisant l'essor d'un italianisme culturel bien au-delà de l'espace raffiné de la cour. Tous ces efforts semblent toutefois peu lisibles par les Outremontains qui nourrissent une méfiance envers une politique qui semble osciller entre gallicanisme et accueil des hétérodoxes, défense de la Chrétienté et entente avec le Turc, velléités hégémoniques et replis soudains. Historiographes et polémistes à la solde des différents états prennent parti soit en faveur soit contre l'action royale dans la péninsule, tandis que les écrits littéraires restituent une image quelque peu écornée du roi de France face à la toute-puissance de Charles V.

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