Gallimard

  • Ouvrez ce livre où vous attendent des heures d'enchantement en compagnie des plus grands créateurs de la littérature de jeunesse. C'est un trésor véritable, plein d'imagination, d'émotion, de rire et de souvenirs heureux pour la vie. Albums célèbres, récits et contes, poèmes, chansons ou même pages d'observation de la nature, voici rassemblés près de cinquante chefs-d'oeuvre tout en couleurs, à savourer en toutes circonstances, et lors du précieux moment quotidien de la lecture partagée. A lire à haute voix, à lire à deux voix, à laisser lire seul, à relire inlassablement, ce Trésor sera le compagnon de toute l'enfance. Une invitation au bonheur de lire.

  • 6 comptines, 6 images, 6 puces - Argentine.
    - Bénin.
    - Russie.
    - Grèce.
    - Madagascar.
    - Bulgarie.

    On appuie sur la puce et on découvre les comptines du monde.
    Avec des voix d'enfants et une qualité sonore inégalée !

  • Un mot, une image, un son. Il suffit d'appuyer sur les puces sonores pour découvrir le son de chaque instrument de musique ! La guitare hawaïenne, harmonica, violon chinois, cornemuse, bongos, guitare flamenca. Pour les yeux, les illustrations tendres, fraîches et colorées de Marion Billet !

  • Un mot, une image, un son.
    Il suffit d'appuyer sur les puces sonores pour découvrir le son de chaque instrument de musique !
    Le bandonéon, la mandoline, la flûte de bambou, la Kora, la darbouka, la balalaïka.

  • Au cours de l'été 1816 à la villa Diodati, au bord du Léman, Mary Shelley n'est pas la seule à engendrer une créature de papier monstrueuse. Le médecin de Lord Byron, Polidori, qui participe également au concours d'histoires macabres organisé par son employeur, fait entrer le vampire en littérature. Le Vampire est un texte fondateur qui apporte l'impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l'une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique. Avant Polidori, le vampire était un vuIgaire revenant cantonné à la tradition folklorique et aux récits légendaires. En faisant de lui un personnage éminemment byronien - aristocratique, désenchanté, séduisant ténébreux -, il invente une figure canonique qui continue d'essaimer aujourd'hui.
    Depuis le début du XIXe siècle, la littérature britannique palpitait au rythme de pulsions sanguinaires. Avec la relation ambiguë mais cruellement prédatrice qui unit la très destructrice Géraldine à l'héroïne éponyme de Christabel (1797 et 1800), Coleridge a préparé les sensibilités à une mise en discours explicite de la morsure infligée par un revenant. Robert Southey, dans un épisode de Thalaba (1801), puis Byron, à la faveur d'un passage du Giaour (1813), ont l'un et l'autre franchi un pas symbolique crucial en utilisant non seulement le concept mais le terme de «vampire». Christabel fait l'ouverture de ce volume, où l'on trouvera en appendice des extraits des deux poèmes séminaux de Southey et Byron.
    Un autre jalon est posé par Sheridan Le Fanu et Carmilla (1872). Ouvertement saphique, cette nouvelle met en scène un vampire femelle qui envoûte sa proie. La séduction est, littéralement, effrayante, et la prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime. Un autre écrivain irlandais, Bram Stoker, saura s'en souvenir vingt-cinq ans plus tard. On ne présente plus sa création, le comte Dracula, ce grand saigneur. Reste que les adaptations cinématographiques se sont par trop éloignées de l'oeuvre originelle, et qu'il est bon de revenir au texte de Stoker pour saisir tout ce que son roman a de subversif. Dans Dracula (1897), projection des ténèbres de notre propre nature, la vie et la mort tissent un entrelacs lugubre, et la répulsion et le désir s'entremêlent. Quelques mois plus tard, Florence Marryat publie Le Sang du vampire et propose une variante féminine et insolite du mythe. Née sous le coup d'une malédiction héréditaire, Harriet Brandt, métisse originaire des AntiIles, est douée d'une propension fatale à faire du mal à ceux dont elle s'entiche, et c'est avec gourmandise qu'elle apprécie ses semblables. Autour d'elle, les êtres qui succombent à son charme exotique finissent par succomber tout court, tant ses cajoleries ou ses étreintes épuisent leur vitalité et se révèlent mortelles. Par un glissement sémantique, la jeune fille innocente en mal d'affection vampirise ses proches, et pour ce faire n'a même pas besoin de faire couler le sang.

  • Hommage littéraire à Paris un an après les attentats de novembre 2015, Paris sera toujours une fête rassemble autour de quatre thèmes emblématiques - « Aimons Paris, capitale de la liberté ! », « Arrivée à Paris », « Errances parisiennes », « Réminiscences de lieux parisiens » -, de grands textes consacrés à notre capitale. Préfacée par Danielle Mérian, dont le message de tolérance a été si largement relayé sur les réseaux sociaux cette année, l'anthologie compte le poème inédit « Paris 1983 », écrit par Dany Laferrière depuis Montréal trois jours après les événements.
    Plus de vingt-cinq grandes plumes mondiales, classiques et contemporaines, fêtent la Ville-Lumière.

  • « Diseur d'obscénités » pour Épictète, « pourceau » pour d'autres, Épicure a suscité des débats acharnés. Appel à la libération individuelle vis-à-vis des craintes et des illusions, attaque en règle de la superstition, sa philosophie était peut-être trop novatrice. Elle passa à la postérité grâce au De rerum natura de Lucrèce, et à la Vie d'Épicure de Diogène Laërce qui retranscrit les Abrégés philosophiques du maître et ses Maximes capitales - avant que la découverte, à Herculanum, d'une bibliothèque philosophique ne fasse resurgir d'autres écrits épicuriens. Ce volume s'ouvre sur l'indispensable témoignage de Diogène Laërce, puis il offre, pour la première fois en français, une traduction des fragments retrouvés de La Nature d'Épicure. Suivent les recueils de témoignages et de fragments relatifs aux disciples de la première génération (Métrodore, Hermarque.), dans une présentation identique à celle du volume que la Pléiade a consacré aux Présocratiques. Des disciples du Jardin qui fleurirent au tournant des IIe-Ier siècles avant notre ère, on donne les quelques textes, de Zénon de Sidon, de Philodème, qui nous sont parvenus, et bien entendu le poème de Lucrèce, ici publié dans une nouvelle traduction. En contrepoint s'impose le témoignage de Cicéron, un des principaux détracteurs de l'épicurisme. Enfin, on s'attache à l'épicurisme des Ier-IIIe siècles, connu surtout à travers des témoignages (Plutarque, Sénèque, Galien). Le volume se clôt sur Diogène d'oenoanda qui voulut donner à lire aux habitants de sa cité les préceptes épicuriens en les gravant sur un mur. Ainsi nous est restituée la philosophie épicurienne, avec laquelle s'est constituée toute une dimension de la modernité.

  • Cette encyclopédie propose un panorama complet de l'histoire de France depuis les premiers hommes arrivés en Europe jusqu'à nos jours. Chaque période - Préhistoire, Antiquité, Moyen Âge, époque moderne et période contemporaine - est abordée d'une manière très accessible à travers des questions-réponses, des textes synthétiques, des encadrés et de très nombreux documents iconographiques. La mise en page - structurée et dynamique - présente d'une manière très claire chaque événement, question ou situation. Les textes, rédigés par des spécialistes, répondent clairement aux questions, et mettent souvent les événements en perspective dans le cadre plus large de l'histoire de l'Europe.

  • Parce que l'histoire nationale et internationale a marqué de ses traces l'espace français, voici un premier inventaire de ce que le promeneur peut encore en voir. Grottes, rues, ruines, bâtiments, plaques, monuments commémoratifs, sites guerriers ou paysages champêtres retournés à l'agriculture après avoir été labourés par les guerres, le lecteur trouvera au fil des pages comme à celui de ses pas les lieux qui à leur manière racontent des événements - majeurs ou secondaires Car la grande histoire et ses violences ont parfois détruit toute trace alors que des événements de portée plus limitée se lisent toujours dans notre environnement. Telle est la raison de cette anthologie des notices extraites des diverses éditions du célèbre Guide Vert Michelin : que le lecteur, de l'espace qu'il visite, puisse remonter à l'histoire qui s'y raconte.

  • Revendiquée par les impressionnistes au nom de la sincérité et de la spontanéité, la pratique de la peinture en plein air est l'aboutissement d'un long processus au cours duquel le paysage s'affirme comme un genre à part entière. En France mais aussi en Angleterre et en Italie, les peintres s'attachent dès le XVIIIe siècle à l'observer et à saisir avec objectivité les effets de la lumière. En 1708, le traité Du paysage de Roger de Piles (1635-1709) conseille aux peintres de travailler en plein air. Mais peindre hors des murs de l'atelier pose de sérieux problèmes d'organisation. L'artiste doit en effet transporter sur le site élu un attirail encombrant : ombrelle, pliant, feuilles de papier et boîte à couleurs. Il doit aussi être rapide, car le spectacle de la nature évolue en permanence et le passage d'un nuage suffit à transformer le motif au fil des heures. Malgré ces contraintes, les impressionnistes et leur approche singulière du paysage révolutionneront la peinture de plein air.

  • Histoire de France

    Collectif

    Une encyclopédie de référence pour découvrir et comprendre toute l'Histoire de France, de l'origine de l'Homme à nos jours.
    Plus de 800 questions-réponses, classées en 5 grands chapitres (la Préhistoire, l'Antiquité, le Moyen Age, l'époque moderne et l'histoire contemporaine)
    Des textes précis, clairs et accessibles, écrits par des spécialistes et conformes au programme.
    De nombreux outils pour accéder facilement à l'information (chronologies, biographies, cartes, arbres généalogiques, index).
    Une mise en page structurée, dynamique et richement illustrée (plus de 600 photos, peintures et documents d'époque).

  • Lecture accompagnée par Danièle Marin et Nicole Randon.

    C'était au temps où la révolution industrielle était en marche, où les campagnes perdaient leurs travailleurs au profit des villes, où les métropoles grossissaient... Et dans ce temps-là, quelle est «L'Âme de la ville», se demande le poète ? Qeuls sont ses nouveaux temples : «Les Usines», «La Bourse», «Le Bazar» ? À quel rythme vit-elle : celui du «Spectacle», de «La Révolte», des «Idées» ? Les réponses sont en vers, en strophes, en poèmes : attendez-vous à être surpris.

    Après avoir rappelé le contexte historique et littéraire des Villes tentaculaires, l'accompagnement critique rend compte de la structure du recueil. Les échos avec Les Fleurs du Mal de Baudelaire font l'objet de lectures comparées. La réactualisation des formes poétiques par Verhaeren est mise en lumière : la fresque historique et l'allégorie, par exemple. Deux poèmes, «La Plaine» et «Les Usines», font l'objet d'une analyse précise.

    Recueil de poésie (XIXe siècle) recommandé pour les classes de lycée. Texte intégral.

  • Pour tous les repas et pour chaque moment - entrée, plat ou dessert - ce livre de cuisine propose une foule de recettes faciles à faire grâce au pas à pas tout en photos qui illustrent chacune d'elles. Classées du petit-déjeuner au dessert et au pique-nique, ces recettes gourmandes et simples invitent aussi à faire un tour du monde des saveurs en vous faisant découvrir des spécialités d'Italie (pain à l'italienne, pizza), de Grèce (pittas garnies) ou d'Amérique (jambalaya) mais aussi des grands classiques comme le poulet rôti, le ragoût d'agneau ou la tarte aux fraises. Des variantes très rapides à faire sont proposées autour de plats ou d'ingrédients très populaires comme l'oeuf ou la pizza. Une introduction détaillée, avec des conseils diététiques, donne toutes les bases au chef débutant. Les termes de cuisine, les techniques propres à la pâtisserie et tous les ustensiles nécessaires sont expliqués et présentés en photos.

  • À la différence de la langue française, la langue espagnole ne sépare pas l'identité sémantique des mots de leur rythme, de l'accent dit tonique, qui met fortement en relief l'une des syllabes et laisse les autres en demi-sourdine. De ce fait, la prosodie des mots castillans est déjà une métrique : elle découpe et rythme la chaîne parlée, organise la syntaxe et l'ampleur des périodes, à tel point que c'est à l'aune d'un vers, l'octosyllabe, qu'on évalue la mélodie dominante de la prose. Le lieu véritable de l'histoire de la poésie espagnole est là, dans l'évolution de l'écoute accordée aux différents rythmes des mots et des mètres comme si, de la symphonie prosodique, n'étaient perçus - d'une époque à l'autre - que des accords un instant préférés, des mesures à la recherche de la mesure originelle et du rythme total, sans cesse perdus et sans cesse retrouvés, du grand cantique de la langue.
    Cette troisième anthologie bilingue publiée dans la Pléiade réunit des textes qui vont du XIe siècle au XXe siècle. La directrice de ce volume a retenu les textes canoniques, passés dans le patrimoine littéraire espagnol et européen. On y retrouvera le nom des poètes les plus célèbres, mais aussi celui d'auteurs moins connus, ayant fait l'objet d'un choix, arbitraire, celui de la séduction et du désir de faire connaître, celui du partage. Enfin, les traductions proposées ici sont, pour la plus grande partie, entièrement nouvelles.

    Contient notamment des oeuvres de Rafael Alberti, Vicente Aleixandre, Gustavo Adolfo Bécquer, Luis Cernuda, Miguel de Cervantès, Antonio Colinas, Federico García Lorca, Luis de Gongóra, Jorge Guillen, Yehuda Halevi, Miguel Hernández, Fernando de Herrera, Juan Ramon Jimenez, Jean de La Croix, Garcilaso de La Vega, Luis de León, Lope de Vega, Antonio Machado, Inigo Lopez de Mendoza, Blas de Otero, Francisco de Quevedo y Villegas, Juan Ruiz, Jaime Siles, Thérèse d'Avila, Miguel de Unamuno, José Angel Valente et Gil Vicente.

  • Près de cinquante ans après « Les Maîtres de l'art naïf », organisé par Dina Vierny, le musée Maillol va réunir à nouveau, des oeuvres qui ne sont quasiment plus visibles depuis plusieurs décennies.
    Cette exposition présente le monde passionnant, insolite et inépuisable des artistes qu'on dit naïfs ou, pour reprendre le terme de l'un de leurs inventeurs, « primitifs modernes ». Tout en s'appuyant sur les ?gures d'Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l'exposition vise à sortir de l'oubli une constellation de peintres tels que Louis Vivin, André Bauchant, Camille Bombois, René Rimbert, Jean Ève, Dominique Peyronnet et Ferdinand Desnos. Organisée par sections thématiques, elle pointera aussi la singularité de chaque artiste. Le catalogue donnera l'opportunité aux historiens, auteurs et artistes d'aujourd'hui de porter un regard actuel sur les primitifs modernes, les sortant en?n du silence critique dans lequel ils ont longtemps été tenus.

  • D'où viennent les Vikings ? Où se sont-ils implantés en France ? Qu'est-ce qu'un knörr, une rune, le thing ? Les Vikings portaient-ils des casques à cornes ? En quels dieux croyaient-ils ? Depuis la Scandinavie jusqu'en Islande, en passant par le Groenland, découvrez un peuple de grands navigateurs dont les raids fulgurants ont terrorisé les populations européennes. Excellents guerriers, ils n'en étaient pas moins de bons agriculteurs et de véritables artisans

  • Poisson d'eau douce ou d'eau salée, le poisson ne se plaît que dans l'eau.
    Comment respire-t-il ? Que mange-t-il? Où peut-on le voir ? Admirons les formes et les couleurs si variées des poissons du monde entier.

  • Découvrez toute l'évolution de l'Homme, des premiers hominidés en Afrique tropicale, il y a environ dix millions d'années, jusqu'à l'époque où l'homme sut travailler le fer, il y a plus de 3 000 ans. Que mangeaient les hommes préhistoriques ? Comment fabriquaient-ils leurs outils de silex ? En allant à la rencontre de vos ancêtres, vous apprendrez tout de leur vie quotidienne, de leurs techniques et de leur art.

  • Réalisés à l'occasion de l'exposition consacrée aux Borgia au musée Maillol, cet ouvrage présente les trois personnalités les plus importantes de la famille : le pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia), qui eut pour compagne Vannozza Cattanei dont il eut plusieurs enfants ; César Borgia, fils de Rodrigo, condottiere et homme politique ambitieux, inspira Nicolas Machiavel pour son ouvrage célèbre Le Prince, premier traité de politique moderne. Lucrèce Borgia, soeur de César, une des femmes les plus extraordinaires de la Renaissance, à la renommée sulfureuse, est connue à la fois pour être une empoisonneuse redoutable et pour sa culture raffinée et sa sensibilité.
    De nombreuses personnalités importantes ayant marqué l'art et l'histoire gravitent autour de ces trois grands personnages, telles que Giulia Farnèse et Isabelle d'Este, qui est sans doute la figure féminine cultivée la plus connue de son époque. Chacun d'elles permettra d'aborder le contexte historique, politique et artistique dans lequel vécurent les Borgia.

  • Considéré le plus souvent comme un peuple originaire d'Orient, enveloppé dans le mystère d'une langue hermétique, le peuple étrusque eut, avant Rome, un rôle de tout premier plan parmi les grandes civilisations méditerranéennes. Peuple de marins et de marchands, les Étrusques ont évolué dans un contexte riche de son commerce international et de ses échanges, notamment avec les Grecs, dont ils furent à la fois les émules et les rivaux.
    Cependant, l'histoire des Étrusques est trop souvent exclusivement évoquée à travers des témoignages liés au monde funéraire. Ainsi a-t-on eu tendance, à tort, à les détacher du monde des vivants. Ce sont justement les différents aspects de la vie quotidienne de cette civilisation, gaie et pacifique, qui seront évoqués dans l'exposition, à travers l'exploration des grandes cités de cette confédération : Véies, Cerveteri, Tarquinia et Orvieto.
    La religion, l'écriture, l'armement, le sport, la peinture et la sculpture, l'artisanat avec l'orfèvrerie, les bronzes et les céramiques seront représentés. L'évolution de la connaissance de leur habitat, témoignage fondamental, sera également développée. On verra une architecture très caractéristique, éloignée des canons classiques, agrémentée d'importantes décorations en terre cuite rehaussées de couleurs extrêmement vives.
    Deux cent cinquante oeuvres provenant des plus prestigieuses institutions italiennes et étrangères seront présentées dans cette exposition placée sous le Haut patronage du Ministero per i Beni e le Attività Culturali.

  • Oulipo

    Collectif

    L'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) est le groupe littéraire français le plus ancien du champ contemporain. Depuis 1960, il oeuvre, réunion après réunion, publication après publication, à une refondation de la littérature à l'aide de contraintes d'écriture souvent inspirées des structures mathématiques et ludiques. Suivi de près par un petit cercle d'amateurs fidèles, connu des amoureux de jeux de langage comme des auditeurs des «Papous dans la tête» sur France Culture, largement exploité par les enseignants pour leurs classes, l'Oulipo a également influencé nombre d'écrivains et d'artistes contemporains, tant français qu'étrangers.
    Le catalogue de l'exposition qui se tiendra à la BnF (sur le site de la bibliothèque de l'Arsenal, où sont conservées les archives de l'Oulipo) vise à faire mieux connaître ce groupe à la fois ancien, marqué par de grandes figures comme Queneau ou Perec, et toujours actif. Il présente les arcanes d'un fonctionnement encore teinté d'une aura de mystère (la vie collective du groupe) et invite le lecteur à observer, à différentes échelles, les étapes d'une création aux contours multiples (manuscrits, mais aussi oeuvres de groupes associés, les Ou-X-Po : Oubapo, Oulipopo, etc.).
    Pour demeurer fidèle à l'esprit de l'Oulipo, le catalogue propose, en même temps qu'un sommaire classique, des parcours ludiques et interactifs, fondés sur l'enquête et le jeu (trouver les contrepèteries et les phrases dissimulées dans les titres du catalogue, naviguer dans un sommaire fléché à la manière de L'Augmentation de Georges Perec, ou débusquer les contraintes d'écriture du catalogue). Des inédits ainsi que des créations oulipiennes viennent compléter le volume.

  • Catalogue de l'exposition qui se tiendra à l'IMA puis au MUba de Tourcoing, cet ouvrage constitue une plongée dans l'histoire des communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient, sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, de l'Égypte, des territoires palestiniens et d'Israël, de la Jordanie et de l'Irak, voire de la péninsule Arabique.
    L'architecture, les liturgies, l'hymnologie, l'importance du monachisme et des pèlerinages qui trouvent leurs premières expressions dans cet espace, le culte des saints, la place centrale qu'occupe la vierge et l'image sont autant de portes d'entrée pour comprendre les convergences et spécificités de chacune des communautés présentes.
    Cet espace au coeur des vicissitudes de l'histoire, tour à tour romain, byzantin, musulman, ottoman, au centre des convoitises occidentales, avant de connaître les mouvements nationalistes arabes, est aujourd'hui au centre des préoccupations. Au-delà de la préservation du patrimoine matériel et immatériel, c'est la question de la diversité du monde arabe et de sa riche histoire qui est posée en interrogeant la place et la présence des chrétiens au Moyen et Proche-Orient.
    De la naissance du christianisme en Palestine et en Jordanie et du développement des premières communautés après l'évangélisation vers la Syrie, l'Irak, l'Égypte et la péninsule Arabique, jusqu'à la diaspora chrétienne orientale dans le monde : transmission d'une iconographie, formation d'Églises après des dissensions théologiques, spécificités liturgiques, diversité des langues et des chants sacrés, art de l'icône, ponts culturels avec intellectuels et artisans musulmans, ottomans et européens, implication dans les nationalismes arabes, reconstructions après des traumatismes sanglants... C'est l'ancrage historique des chrétiens dans le monde arabe qui est ici mis en exergue.
    L'exposition s'organisera autour d'une sélection méticuleuse d'objets liturgiques antiques, d'icônes médiévales et contemporaines toujours vénérées, et d'oeuvres d'art allant de la période antique à la période contemporaine, de documents d'archives familiales, diplomatiques, mis en perspective par des films, des extraits sonores et des documentaires permettant de traduire l'aspect vivant du christianisme oriental.

  • Les grands félins sont sans doute les prédateurs auxquels les hommes se sont le plus souvent identi?és, se mesurant à leur force et leur puissance, leur vouant à la fois crainte et admiration. Du regard porté sur ces animaux dès la Préhistoire est née une multiplicité de symboles et mythes dans les sociétés antiques du Proche-Orient, d'Égypte, de Grèce et Rome, mais aussi dans les cultures anciennes et prémodernes d'Asie, d'Amérique et d'Afrique.
    Cette exposition interdisciplinaire allie histoire de l'art, archéologie, ethnologie et histoire naturelle a?n de mieux comprendre le rôle joué par les grands félins dans les diverses conceptions du monde et de l'humanité.

  • Sylvain Tesson, Thomas Goisque et Bertrand de Miollis sillonnent la Russie depuis la chute de l'Union soviétique. Entre le Pacifique et l'Oural, ils ont parcouru des milliers de kilomètres à pied, à cheval, en engin blindé, en canot, à motocyclette et en raquettes à neige. Sylvain a vécu sur les bords du lac Baïkal dans une cabane d'ermite pendant six mois, recevant à l'occasion la visite de ses deux amis ; il en a tiré un récit, Dans les forêts de Sibérie.
    Sibérie ma chérie est une déclaration d'amour à des terres méconnues où toutes les aventures sont possibles. Non, la Sibérie ne se réduit pas à une étendue de marais gelés, piquetée de goulags en ruine et de friches industrielles où divagueraient des moujiks qui se seraient ébroués du communisme historique pour s'acheminer vers l'alcoolisme. Ce livre donne à voir une Sibérie vaste, sauvage, libre et capable d'accès de douceur inattendus. Une terre où le voyageur n'est jamais à l'abri d'une belle rencontre : un ours brun, une escadre d'oies sauvages, un pêcheur à l'âme généreuse, une fillette nostalgique.
    Ce carnet de voyage aux confins de la Russie fait vivre leur passion commune et redonne à lire quelques-uns des aphorismes dont Sylvain a parsemé ses nouvelles, récits et reportages, illustrés par les photos de Thomas et les peintures de Bertrand.

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