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  • L'archéologie est une science de l'interprétation. Écrite, elle devient une Histoire. Histoire certes matérielle mais qui peut enrichir, voire quelque fois contredire, l'« Histoire officielle ». À partir du prisme de la gastronomie, ce livre va ainsi exposer la version historique des auteurs latins qui dresse l'image d'une table romaine outrancière. Si cette vision « peplumesque » concerne surtout la vie des Princes, les autres parties s'attaquent à la réalité archéologique.
    Produits mystérieux, écritures sibyllines dévoilent alors l'alimentation quotidienne des Romains. En comparant systématiquement les inscriptions latines des amphores aux étiquettes actuelles, ou encore des pots antiques à de simples boîtes de sardines, tout un pan de l'Histoire alimentaire se dévoile et, bien souvent, une conclusion s'impose :
    On n'a rien inventé !

  • Voici un mode de vie et une manière de construire À la romaine évoqués ici à travers les bâtiments publics et cultuels et les résidences privées que sont les villae gallo-romaines.
    Deux musées : le Musée archéologique du Val d'Oise et ARCHÉA présentent conjointement, deux expositions complémentaires sur un thème partagé : l'architecture et la construction gallo-romaines.
    Cet ouvrage vous révèle le mode de vie des élites en dehors des villes, à travers les vestiges de villae de toute l'Île-de- France et de Picardie. Ces grandes propriétés gallo-romaines rurales portaient à la fois la marque de l'héritage gaulois et les pratiques nouvelles venues de Méditerranée : un certain niveau de confort, lié à l'ingéniosité des techniques romaines, des bains, parfois des jardins d'agrément, ainsi qu'un soin particulier accordé à l'architecture et aux décors, aux peintures murales et plus rarement aux mosaïques, il vous révèle également les dessous du grandiose : les constructions monumentales romaines permettaient aux habitants de tout l'Empire de toucher du doigt sa puissance, d'écarquiller les yeux devant son faste, tous ces édifices regorgent de trouvailles constructives, d'astuces techniques, de procédés ingénieux. C'est au pied du mur qu'on voit à quel point le maçon romain était malin !

  • C'est une jolie histoire comme il pourrait en arriver plus souvent grâce au travail effectué par les musées et aux nouvelles technologies.
    L'histoire d'un homme, Alfred Binant qui commande en janvier 1871, trente six tableaux de grands formats à une équipe de peintres pour relater des événements civils et militaires du Siège de Paris, exalter le courage, l'héroïsme, la patience et le dévouement des Parisiens encerclés.
    L'ensemble est ensuite donné à la Ville de Paris, treize sont au musée Carnavalet.
    Quid des vingt-trois tableaux manquants ?
    Les recherches mènent contre toute attente vers la Ville de Digne-les-Bains qui conserve des exemplaires modello en tous points comparables à leurs grands frères.
    Les trente-six « miniatures » restaurées sont présentés pour la première fois à Digne avant de rejoindre les collections du musée d'art et d'histoire de Saint-Denis pour enrichir son fonds unique sur la guerre de 1870 et la Commune de Paris.

  • Les fouilles archéologiques menées rue Jean Bernier ont permis, pour la première fois à Valenciennes, l'étude d'un site préhistorique daté du Néolithique final.
    Il y a 5 000 ans, des hommes se sont installés sur le versant oriental de la vallée de l'Escaut, à proximité d'un bassin naturel parsemé d'îlots. Ils disposaient ainsi d'une réserve d'eau utile pour les activités domestiques et probablement pour la pêche. La dépression a servi de lieu de vie comme le montrent les nombreux objets domestiques mis au jour lors de la fouille : fragments de poteries, outils en silex, en os ou en grès, déchets alimentaires...
    Mais ce site livra également aux archéologues l'exceptionnel témoignage de pratiques funéraires inconnues jusque-là, grâce à la découverte de nombreux ossements humains dispersés dans l'eau et de plusieurs squelettes retrouvés au sommet des îlots. À ce jour, il s'agit des restes humains les plus anciens connus dans le Valenciennois.
    L'ouvrage présente à la fois les conditions de la fouille et la synthèse des analyses menées par les spécialistes : études environnementales (concernant la géologie, la flore et la faune), mais aussi la culture matérielle grâce aux objets découverts, et enfin les examens anthropologiques réalisés sur les ossements recueillis.

  • L'Aimable Grenot fut l'un des plus importants bâtiments granvillais armé pour la guerre de course au milieu du xviiie siècle. En 1749, alors que le navire quittait le port de Saint-Malo pour Cadix, il fit naufrage sur les roches de la Natière.
    Son épave redécouverte fortuitement au printemps 1994 fit l'objet de fouilles archéologiques sous-marines et livra des centaines d'objets qui apportent un éclairage inédit sur la vie à bord d'un navire de cette époque : vaisselle, objets du quotidien, outillages liés aux divers métiers présents sur le navire, armement.
    Ce catalogue permet d'évoquer l'histoire des corsaires granvillais qui s'illustrèrent depuis l'époque de Louis XIV jusqu'à l'Empire. De nombreux documents d'archive, des tableaux et plusieurs objets appartenant aux collections du musée ainsi que des prêts, s'attarderont sur la personnalité de Léonor Couraye du Parc, l'armateur de L'Aimable Grenot.

  • Poursuivant le cycle amorcé dans l'ouvrage précédent avec les Fils de l'Oiseau Tonnerre consacré aux populations autochtones de la côte est et afin de sensibiliser le public à ces civilisations souvent méconnues et injustement confondues, le musée du Nouveau Monde vous propose de découvrir une région d'Amérique du Nord où se trouvent réunies des communautés aux cultures très vivantes et très spécifiques: la Californie, l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
    Caricaturés ou magnifiés par le western, on pense bien sûr en premier lieu aux Apaches et aux Navajos vivant dans ces contrées. Ce sont en fait les derniers arrivés, sans doute au XVIe siècle. Athapascans venus du nord, ils se sont installés à proximité de peuples implantés là depuis des centaines d'années au moins, qui avaient développé une culture sédentaire extrêmement riche et dont les vestiges archéologiques continuent à nous émerveiller.
    Aujourd'hui, Pueblo de l'est (Kérès) et de l'ouest (Zuni et Hopi en particulier), Pima, Papago, Mohave réussissent, sur les réserves que leur ont concédées les Américains à la fin du XIXe siècle, à entretenir des traditions vivaces en particulier sur le plan religieux ainsi que l'actualité récente des ventes aux enchères parisiennes nous l'a rappelé.
    La situation californienne est plus complexe: chassés, traqués, abattus, entre autres lors de la grande ruée vers l'or de 1848, les très nombreuses populations de cette région ont pour beaucoup disparu et les communautés survivantes sont peu nombreuses.
    Ayant bénéficié d'une terre riche et généreuse, elles n'ont pas eu besoin de produire beaucoup de biens matériels. Leurs traces sont donc plus rares et leur immense patrimoine immatériel a en partie disparu, tel celui des Yahi symbolisé par Ishi, dernier survivant de son peuple, adopté par l'université de San Francisco et dont l'histoire rapportée par Théodora Kroeber nous fait vivre la terrible tragédie de ces hommes envahis par les vagues d'immigrants occidentaux.
    Plus de cent cinquante objets de collections privées et publiques françaises (musées d'Annecy, du Havre, du Quai Branly, muséums de Rouen et La Rochelle...) permettront au visiteur de se faire une idée de la variété de ces cultures , de leurs exceptionnelles productions, céramiques et vannières en particulier, et de leurs étonnantes et spectaculaires traditions religieuses.

  • Un fou, un illuminé, un poète maudit, le prêtre d'une nouvelle religion, élu « prince des poètes » à la fin de sa vie, le poète Stéphane Mallarmé (1842-1898) vu à l'aune de son oeuvre a été décrit comme une figure majeure, provocante et excessive.
    Pourtant le Mallarmé « réel » est un petit homme, doux, aimable et frileux. Comment alors cerner cette personnalité étrange ? Nombreux ont été les écrivains et artistes à vouloir relever le défi ; parmi ces derniers, Manet, Gauguin, Renoir, Luque, Jacques-Émile Blanche, Nadar, Vallotton, Munch, Paul Valéry, au XXe siècle Picasso, et Miquel Barceló de nos jours. Au fil de ces portraits, plus ou moins fidèles, oscillant entre caricatures et icônes, se dessine peu à peu une des personnalités les plus marquantes du monde littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle qui hante encore les artistes et écrivains d'aujourd'hui.

  • Avec cet ouvrage Sous les meules, le grain. Nourrir la ville de l'Antiquité à nos jours, ARCHÉA aborde une activité associée au Pays de France depuis l'Antiquité : la production céréalière et la transformation du grain en farine. De la culture des blés à la fabrication de meules de moulins en grès de Fosses, ARCHÉA déroule le fil.
    Après une introduction au cadre géographique et historique du Pays de France à l'époque antique, quatre thématiques sont évoquées : l'agriculture antique, les évolutions du matériel de mouture, l'artisanat meulier de la vallée de l'Ysieux du ier au iv e siècle et enfin le meunier et son moulin, largement présent dans l'imaginaire de chacun. Une annexe sur la vallée de l'Ysieux présente la reconstitution en ethno-archéologie d'un moulin en grès de Fosses.
    Les auteurs proposent un état de la question, en croisant les données archéologiques, historiques, ethnographiques et archivistiques. Ils amènent ici un propos et une étude riches en réflexions scientifiques et en illustrations.

  • À partir de janvier 2016, ARCHÉA propose de découvrir le château médiéval sous toutes ses facettes, à travers des exemples venus principalement de l'Île-de-France. Remparts, mâchicoulis, créneaux, pont-levis, donjon, tout le monde croit savoir ce qu'est un château au Moyen Âge. ARCHÉA se lance à l'assaut de cette image si solidement ancrée mais finalement bien plus complexe pour les chercheurs.
    Archéologues et historiens permettent ici de mieux connaître les différentes fonctions et symboliques de cet habitat seigneurial : lieu du pouvoir d'une puissante famille et cadre de la société féodale, pôle économique dans un territoire organisé, outil défensif évoluant avec les techniques militaires mais aussi lieu de résidence du maître des lieux et de sa maisonnée.
    De la maison forte au véritable château fort, les sites du territoire (Luzarches, Orville, Viarmes, Villiers-le-Bel, Roissy-en-France, Beaumont-sur-Oise ou La Roche-Guyon) et au-delà (Le Louvre, La Madeleine à Chevreuse, Brie-Comte-Robert ou Mayenne) sont mis en lumière dans cet ouvrage.
    À travers les contributions d'une quinzaine de spécialistes du Moyen Âge, ARCHÉA offre au lecteur la vie de château.

  • Stupéfiante Amazonie est un ouvrage destiné à un large public, qui propose une redécouverte de la vie en Amazonie à partir d´objets rarissimes, jadis désignés comme «pierres des Amazones», nous introduisent dans l´univers des substances toxiques que produit avec générosité la nature, pour le meilleur et pour le pire. Sur la trace de l´abbé Cullère, un Nantais chez les Indiens au xixe siècle, botanistes, pharmacologues, archéologues et conservateurs se penchent sur les venins, psychotropes ou médecines, et nous font entrer dans l´intimité sociale, économique, alimentaire, rituelle, festive, scientifique, mythologique et autre, de ces sociétés de la forêt pluviale.

  • Située au coeur de Louvres (Val-d'Oise), l'ancienne église Saint-Rieul fit l'objet de nombreuses fouilles archéologiques depuis les années 1970. En 1987, lors d'une intervention dans le square Saint-Rieul, 5 tombes datées des débuts de l'époque mérovingienne furent mises au jour. Le mobilier qui y était déposé, armes, bijoux, vaisselle et accessoires d'une qualité exceptionnelle, appartenait sans doute à de hauts dignitaires francs, contemporains de Clovis.
    Dans un ouvrage richement illustré et accessible à tous, le musée ARCHÉA revient sur ces fouilles à l'origine de la création du musée. S'y dévoilent 15 siècles d'inhumations sous le sol de l'église Saint-Rieul, dont seul subsiste aujourd'hui le clocher.
    Au fil des pages, les études archéologiques et anthropologiques se mêlent aux données historiques et culturelles, mettant particulièrement en lumière la conquête de l'Îlede- France par les Francs, dont la nécropole constitue un précieux témoignage.
    L'ouvrage consacre une large part aux collections conservées à ARCHÉA, en particulier le mobilier des tombes franques de prestige. De qualité comparable à ceux déposés dans la tombe de Childéric, ces objets bénéficient ici d'une étude inédite par des spécialistes du premier Moyen Âge.

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