Invenit

  • Patience de la lumière

    Collectif

    • Invenit
    • 15 Juin 2018

    Autour d'une oeuvre phare ou d'un ensemble inexploré, la collection Regard sur... propose une immersion dans les richesses du Musée de Boulogne-sur-Mer.
    Avec Ismaël de Virginie-Demont Breton (1859-1935), c'est à une des rares artistes femmes présentes dans les collections qu'est consacré ce premier titre. Le parcours de celle-ci, particulièrement notable pour la reconnaissance de ses consoeurs à la tête de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, en fait une figure marquante et encore trop méconnue de l'histoire des arts du XIXe siècle en France.
    OEuvre peinte en 1895, Ismaël permet d'évoquer l'engagement de l'artiste pour « la femme dans l'art », les recherches orientalistes développées à la suite de sa découverte de l'Afrique du Nord et plus largement encore la fascination qu'a exercé le voyage en Orient sur nombre d'artistes du XIXe siècle.

  • Jusqu'à l'époque moderne, le socle a joué un rôle purement fonctionnel, même si son style pouvait être souvent en accord avec la sculpture qu'il sacralisait. Avec Les Bourgeois de Calais, Auguste Rodin (Paris, 1840 - Meudon, 1917), pour la première fois, interroge le rôle du socle en l'intégrant à l'oeuvre. Un peu plus tard, Constantin Brancusi (Hobita, Roumanie 1876 - Paris, 1957) en fait sculpture à part entière, exprimant par là sa fidélité au matériau qu'il choisit de travailler ; les socles multiples, qu'il empile parfois jusqu'à quatre ou cinq, constituent ainsi des édifices complexes ayant leur propre raison d'être. C'est sa Colonne sans fin, sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie, qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, États-Unis, 1935). L'américain emprunte à celle-ci la répétition d'un motif simple pour créer ses premières sculptures minimalistes : combinaison de modules de bois brut aux formes géométriques élémentaires.
    En hommage au sculpteur roumain, il déclare : « Je n'ai fait que poser la Colonne sans fin de Brancusi à même le sol ».
    Sa recherche de radicalité trouve son expression la plus forte dans ses propositions plus récentes pour lesquelles l'oeuvre devient l'objet d'une expérience sensible et physique. Il s'agit alors d'éprouver la sculpture comme « lieu » et lui faire accéder à un autre statut. À la question du socle s'ajoute la question de l'assemblage, que les trois artistes pratiquent avec audace. Pour enrichir le propos, d'autres artistes, tels Henri Matisse, Jean Arp, Alberto Giacometti, Côme Mosta- Heirt ou Vincent Barré seront convoqués également.

  • Rêver la Chine

    Collectif

    • Invenit
    • 9 Mars 2017

    De la pagode chinoise construite par l'architecte britannique William Chambers dans les jardins de Kew en Angleterre aux palais baroques européens conçus par le peintre et missionnaire jésuite Giuseppe Castiglione pour le jardin impérial Yuanmingyuan (jardin de la Clarté parfaite) à Pékin, l'histoire moderne des relations sino-européennes a montré que l'Europe et la Chine n'ont cessé de se tendre le miroir au cours des XVIIe et XVIIIe siècles.
    La Chine au miroir de l'Europe, l'Europe au miroir de la Chine : cet ouvrage explore le sens multiple de l'entrelacs des regards entre ces deux contrées, et propose de faire le récit d'une fascination mutuelle, en expliquant les modalités culturelles spécifiques du regard porté sur l'Autre.
    Si l'Europe se passionna pour la civilisation chinoise, la présence des missionnaires jésuites installés à la cour impériale témoigne de l'intérêt de la Chine pour l'Europe, son art et ses sciences. L'extrême mobilité de ces échanges conduisit à un phénomène d'acclimatation et d'adaptation de l'image de l'Autre.

  • Après l'atrium en 2017, le Palais des Beaux-Arts de Lille a entrepris la rénovation complète de la salle des plans-reliefs.Nouvel éclairage, nouvelle signalétique, nouvelle médiation, les oeuvres seront révélées en mars 2019 sous un regard neuf et original. La collection entière a été restaurée et la salle rénovée, une première depuis sa création en 1997. L'esprit d'origine a été conservé, mais la présentation est aujourd'hui enrichie de nombreux contenus et de points de vue contemporains. Conçus dès 1668 pour Louis XIV, les plans-reliefs sont des maquettes réalisées entre le XVIIe et le XIXe siècle destinées à la stratégie militaire ; faites de bois, papier aquarellé, poudres de soie, sable et à l'échelle 1/600e (1mm = 60 cm), elles restituent avec un exceptionnel sens du détail les villes fortifiées et leurs campagnes alentour afin de donner un aperçu complet du terrain. Fruits de prouesses techniques anciennes, elles demeurent les témoins précieux des mutations urbaines et de l'évolution européenne de notre territoire.
    Les quatorze plans-reliefs (six villes françaises : Aire-sur-la-Lys, Avesnes-sur-Helpe, Bergues, Calais, Gravelines, Lille ; sept belges : Ath, Audenarde, Charleroi, Menin, Namur, Tournai, Ypres ; une néerlandaise : Maastricht), ont été déposés à Lille par l'Etat au cours des années 1980, sous l'impulsion de Pierre Mauroy, alors Premier Ministre et Maire de la ville. À destination du grand public, l'ouvrage à paraître fait état des dernières recherches sur ces réalisations exceptionnelles et s'ouvre également à une dimension sensible en laissant la parole à 14 écrivaines et écrivains qui chacun à leur façon s'approprient l'un de ces plans.

  • Les collections du Musée de l'Hospice Comtesse de Lille recèlent des trésors méconnus. Parmi eux, la donation par le libraire et érudit Louis Quarré-Reybourbon, d'un ensemble exceptionnel d'enseignes lilloises. De la fin de l'ancien régime au début du XXe siècle, ces symboles de magasins renseignent le chaland sur l'activité commerciale des lieux, sur les savoir-faire et les métiers : poissonnier, débitant de tabac, cabaretier, horloger...
    Au fil des pages, de l'estaminet au photographe en passant par le luthier ou la styliste, une petite histoire de la ville marchande se dessine et invite, grâce à la richesse des illustrations, à un émouvant voyage dans le temps, une balade au coeur du commerce lillois.

  • Propose un éclairage sur les artistes, antiquaires, archéologues et collectionneurs que l'ailleurs fascinait, qu'il soit géographique ou temporel

  • Lors de sa 74e session, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2019 Année internationale du tableau périodique des éléments chimiques. Ce tableau n'est pas qu'un simple guide ou catalogue de tous les atomes connus de l'univers : c'est essentiellement une fenêtre sur celui-ci nous aidant à mieux comprendre le monde qui nous entoure.
    L'année 2019 marque le 150e anniversaire de son invention par le chimiste russe Dimitri Ivanovich Mendeleïev.
    En hommage à une autre personnalité importante, l'écrivain romantique allemand NOVALIS, connu également pour avoir été lui même chimiste, cet ouvrage rassemble les voix de 118 auteur(e)s pour les 118 éléments à ce jour du tableau périodique.

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