Nicolas Chaudun

  • Isabelle Emmerique crée des laques depuis 1980. Elle a gardé son fond d'archives, mémoire de ses oeuvres, toutes parties rejoindre des collections !
    Pour connaître son travail, il faut aller à Vienne en Autriche où elle a reconstitué chez un particulier un salon 1930, dans une villa contemporaine de Moscou ou bien un hôtel design de Paris. Ses derniers chantiers l'ont amenée à concevoir non plus des oeuvres isolées mais les éléments décoratifs d'un décor global : panneaux de laque, tapis, luminaires. Comme ses illustres prédécesseurs, Isabelle devient ensemblier-décorateur. Parallèlement, elle continue ses recherches autour d'un thème qui nous emporte au coeur du monde.
    En ouvrant ce livre, le parfum de la térébenthine, l'ambiance silencieuse et studieuse d'un atelier de laque imposent instantanément leur séduction.

  • C'est l'histoire du « carré » au sens large : le carré d'étoffe imprimé, objet qui, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'aux dernières années du XXe, se joue des frontières mouvantes entre le monde militaire et la société civile, passant sans cesse de l'un à l'autre au gré des modes et des événements. Par là, il nous renseigne sur l'évolution des relations riches et complexes qui se développent entre ces deux univers. Relations que les évolutions les plus récentes - fin de la conscription, réduction des effectifs de l'armée - ont effacées des consciences de nos contemporains mais dont la trace peut encore se retrouver dans le cadre de vie quotidien, dans la langue et dans des objets familiers, si l'on veut bien prendre le temps de l'y chercher.

  • La bibliothèque Sainte-Geneviève (place du Panthéon) et la salle de lecture de la bibliothèque Richelieu sont les deux chef-d'oeuvres d'Henri Labrouste (1801-1875). Ils révèlent l'essence de cette architecture du fer et de la fonte :
    Simplicité dans la monumentalité, intelligence constructive, renouveau de l'ornementation, recours aux inscriptions et fascination pour les jeux d'ombre et de lumière. La mise en valeur du métal, inventive et audacieuse, a retenu l'attention des historiens du XXe siècle qui, à l'instar de Siegfried Giedion, ont vu en Labrouste un pionnier de la modernité.
    Première monographie.

  • Le jardin des plantes

    Collectif


    créé il y aura bientôt quatre siècles, le jardin des plantes présente une mosaïque de jardins dont les contrastes expriment la diversité de nos relations avec la nature.
    une nature utile et nourricière avec ses plantes potagères et médicinales ; ordonnée par la science dans son école de botanique ; contrôlée, canalisée par la perspective d'allées bordées de laboratoires et de fabuleuses galeries d'exposition ; mais aussi une nature à qui l'on a rendu ses droits dans le jardin écologique. autant d'approches possibles - naturaliste, historique, pittoresque - auxquelles s'attachent les auteurs de ce livre, jardinier-paysagiste (gilles clément) ou historien de l'architecture (alexandre gady), conservateurs
    des collections (pascale heurtel, yves laissus) ou romancier (jules merleau-ponty).
    ensemble, ils invitent le lecteur aux délices d'une " promenade intelligente ".

  • Le plus grand sculpteur croate du xxe siècle (1883- 1962) est exposé dans les jardins du musée Rodin.
    Ce disciple de Rodin fréquenta Bourdelle et Maillol pendant son séjour parisien en 1908-1909 et fut plusieurs fois exposé à Paris de son vivant. Après la grande rétrospective posthume que lui consacra le musée Rodin en 1969, 12 oeuvres venues de Split et Zagreb viendront inaugurées la Saison croate en France (septembre-décembre 2012).

  • Depuis l'achèvement de sa restauration, le plus haut donjon d'europe a retrouvé sa splendeur.
    Mais sait-on que le château de vincennes, résidence royale des capétiens devenue cantonnement par l'installation temporaire de l'école royale militaire sous louis xv, n'a dû sa survie qu'à sa vocation de place militaire, affirmée sous l'empire ? profondément remanié, modelant l'espace autour de lui - fort neuf, quartier carnot, hôpital bégin -, le château traverse ainsi deux siècles. place forte, véritable laboratoire des techniques de guerre, il est aussi au coeur des heures sombres ou glorieuses de l'histoire de france ; pages d'histoire qui trouvent leur aboutissement dans l'installation récente du service historique de la défense.
    C'est cet héritage peu connu, dont la ville et le bois portent aujourd'hui l'empreinte, que cet ouvrage veut transmettre.

  • Le principe est simple : avant, après. La tentation nous tient souvent de revenir aux joies simples du "jeu des sept erreurs". Pour cet exercice de confrontation, le photographe a dû louvoyer entre l'obligation de prendre position à l'endroit même où l'artiste avait planté son chevalet, et la difficulté de surmonter les libertés parfois extravagantes qu'il avait prises avec la réalité. La présente sélection survole ces embûches.

  • Premier catalogue consacré à Louis Majorelle et à sa manufacture entre 1880 et 1940. Ses plus belles pièces et dessins, issus de la Villa
    Majorelle et de plusieurs collections privées, dont celles des Champagne Perrier-Jouët, permettent de faire découvrir l'oeuvre originale et
    diversifiée de cet artiste et industriel d'art qui est l'une des personnalités les plus marquantes de l'École de Nancy et de l'histoire des arts
    décoratif.

  • Ministre de la Culture, André Malraux avait assigné à la direction de l'Inventaire une mission ambitieuse qui devait permettre à chaque citoyen de prendre la mesure du patrimoine national : l'inventaire topographique, canton par canton, des richesses architecturales du territoire.
    Chaque mission devait donner lieu à une publication soignée. En dépit d'insignes réussites - le gros volume de l'inventaire général du canton de La Ferté-Bernard, par exemple - cet inventaire systématique demeure incomplet, faute de moyens. Faute de constance dans la volonté politique qui l'avait initié. Il est aujourd'hui à peu près abandonné, et les rares publications auxquelles il donne lieu, sans commune mesure avec les ambitions fondatrices.
    Ce sont ça et là des initiatives spontanées qui ont pris le relais. Le présent ouvrage s'inscrit dans cet élan.
    Deux Manceaux, Jean-Louis Durand et Gilles de Galard, se sont penchés sur l'un des aspects les plus marquants du paysage du Haut-Maine : les manoirs ruraux. Omniprésents, uniformément répartis sur le territoire, souvent humbles mais caractéristiques d'une manière de vivre en société et d'administrer la terre aux lendemains de la guerre de Cent-Ans, ces maisons hautes ne sont encore bien souvent que le fantôme de nobles demeures.
    D'autres ont été patiemment restaurées, restituant à leur environnement proche toute sa typicité régionale.
    Les auteurs ont méthodiquement quadrillé le territoire du département de la Sarthe, procédant à de nombreux repérages aériens, sondant les archives, publiées ou non, sonnant à toutes les portes... Un chiffre résume l'ampleur de leurs efforts : 540 demeures répertoriées. Les Manoirs de la Sarthe, manoirs et logis des XVe et XVIe siècles leur consacre une notice illustrée à chacun.
    Cependant, J.L. Durand et G. de Galard n'entendent pas en rester là. Un autre volume est déjà en gestation, consacré celui-là aux châteaux de la Sarthe, puis un autre à suivre, consacré au patrimoine religieux, non seulement aux églises et aux chapelles, mais encore aux abbayes, aux prieurés, aux cures... Patrimoine mégalithique et antique, patrimoine urbain, patrimoine industriel et agricole, pourquoi pas... Ce sont au moins six volumes qui doivent constituer une collection à nulle autre pareille, véritable « bible » régionaliste.

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