Norma

  • Tours

    Collectif

    • Norma
    • 8 Février 2017
  • L'enfer selon Rodin

    Collectif

    • Norma
    • 18 Octobre 2016

    L'Enfer selon Rodin permet de revivre la création d'une icône de l'art : La Porte de l'Enfer, l'oeuvre centrale de toute la carrière d'Auguste Rodin (1840-1917). Commandée en 1880 pour le musée des Arts décoratifs, cette porte qui ne s'ouvre pas va occuper Rodin pendant vingt années durant lesquelles il va inlassablement revenir sur son thème, l'épurant et tirant quelques-unes de ses sculptures les plus connues : Le Penseur, Le Baiser, Ugolin ou encore Les Ombres.
    S'inspirant de La Divine Comédie de Dante et des Fleurs du mal de Baudelaire, le sculpteur crée une oeuvre exceptionnelle par le nombre de personnages grouillant à sa surface (près de 200), par sa taille (6,35 m de haut et 4 m de large) et par son traitement des corps.
    Le catalogue présente les cent cinquante oeuvres exposées - dont cinquante « dessins noirs » rarement présentés et une trentaine de sculptures montrées pour la première fois -, qui permettent de découvrir l'histoire fascinante de ce chef-d'oeuvre dont l'influence fut considérable dans l'évolution de la sculpture et des arts, abordant de manière inédite les passions humaines.
    Véritable condensé des recherches stylistiques du sculpteur, La Porte de l'Enfer sera également un point de départ pour de nombreuses variations permises par ses techniques de prédilection : fragmentation, assemblage, agrandissement, répétition, qui permettent de cerner l'obsession de l'artiste pour un thème qu'il travaillera jusqu'à en livrer une version beaucoup plus dépouillée à l'Exposition internationale de 1900, visible au musée Rodin de Meudon.

  • Rétrospective des oeuvres présentées à l'Exposition des arts décoratifs de 1925, qui a su réunir des artistes du monde entier : des architectes comme H. Sauvage ou P. Patout, des décorateurs tels que A. Véra, L. Süe, le couturier P. Poiret ou encore le sculpteur F. Pompon.

  • « Quel lien y a-t-il entre L'Origine du monde de Gustave Courbet et Le Palais idéal du facteur Cheval ?
    Il y a Jean-Jacques Lequeu qui, sans en être conscient, pressent que l'origine du rêve architectural a quelque chose à voir avec cette origine du monde » suggère Annie Le Brun dans sa contribution au catalogue de l'exposition « Jean-Jacques Lequeu, bâtisseur de fantasmes », se tenant au Petit Palais, du 11 décembre 2018 au 31 mars 2019.
    Architecte sans oeuvre, Lequeu (1757-1826) est d'abord un dessinateur hors du commun, dont l'imaginaire, nourri de références telles que Le Songe de Polyphile, se déploie dans la création de monuments et fabriques fictives donnant naissance à des paysages d'invention, complétés par une impressionnante galerie de portraits grimaçants ou de détails d'anatomie dépeints sans complaisance.
    Issu d'un milieu artisanal, qui tente à la faveur de la Révolution, de s'élever socialement, Lequeu, réduit sa vie durant à un emploi de bureau subalterne, est le fils du libertinage des Lumières et des jardins anglochinois.
    Six mois avant de disparaître dans le dénuement et l'oubli, il lègue à la Bibliothèque nationale de France l'une des oeuvres graphiques les plus singulières et les plus fascinantes de son temps, qui permet de s'immerger dans la dérive solitaire et obsédante d'un artiste hors du commun.

  • Intensive Beyrouth

    Collectif

    • Norma
    • 1 Juillet 2014

    « Construire au Liban est ma manière de prendre position face à la guerre. » Cette phrase de l'architecte franco-libanais Youssef Tohme est la clé pour entrer dans Intensive Beyrouth. Cet essai illustré mêle des réflexions urbaines sur la capitale libanaise aux expériences de projets de ce maître d'oeuvre engagé à rouvrir le débat sur l'architecture dans son pays. À Beyrouth, où toute situation n'est jamais qu'un état provisoire, l'espace de l'analyse est fondamental.
    Youssef Tohme envisage sa discipline comme un outil critique et politique. Il ne l'aborde jamais comme un univers formel ou stylistique mais comme la possibilité de questionner le monde, réfléchir aux conditions de la ville.
    Profondément liées à son vécu, ses positions sur le vide, l'échange, le rêve ont un écho particulier dans un pays où la culture du fragment et de la superposition est poussée à l'extrême.
    La première partie de l'ouvrage expose les idées de Youssef Tohme en relation avec 25 photos de Ziad Antar. Outillé d'une Holga et d'un Rollefleix, l'artiste libanais a saisi quatre des réalisations majeures de l'architecte - l'université Saint-Joseph de Beyrouth (conçue avec 109 architects), la villa T et la villa M à Kornet Chehouane, la villa SC à Akoura - au regard de la ville de Beyrouth et de ce qui en déborde. La seconde partie est réalisée par Karine Dana. L'auteur met en conversation Youssef Tohme avec des personnalités importantes de la scène culturelle libanaise telles que l'architecte Tony Chakar, l'artiste Ziad Abilama ou encore le chanteur Ahmed de Maschrou.

  • 1880. L'impératrice Eugénie vend son domaine de Biarritz. La propriété est immédiatement lotie et divisée en 269 terrains destinés à accueillir des villas.
    1900. Henri Sauvage (1873-1932) un jeune architecte déjà renommé à Paris, ouvre une agence à Biarritz avec son confrère Charles Sarazin. Il en sortira deux chefs-d'oeuvre de l'Art nouveau : les villas Océana et Natacha (qui abrite la Direction des affaires culturelles de la ville). À l'exemple de tant d'autres personnalités du monde de la finance et de l'industrie, Madame Chaslon-Roussel, mère de l'écrivain Raymond Roussel, se fait élever une villa baroque qui prend ses assises directement sur la plage de l'Impératrice.
    1920. Biarritz devient définitivement un lieu de villégiature recherché, reconnu en Europe et outre-Atlantique, qui entraîne le développement touristique de la Côte basque. Les architectes tirent parti du laissez-faire urbanistique et s'essaient à tous les styles, Art déco, moderne, néo-basque.
    Les grandes propriétés sont bientôt démantelées et la ville se transforme par la création de nombreux lotissements, dont le Parc d'hiver, le plus élégant. Une décade d'or s'ouvre pour les jardins composés aux formes géométriques qui succèdent aux grands parcs à l'anglaise du XIXe siècle. Pas de villas sans jardins, dessinés et réalisés entre autres par les frères Gélos, les entreprises Roumagniac, Rossiaud...

  • Pucci de Rossi

    Collectif

    • Norma
    • 7 Juillet 2017

    Designer et artiste inclassable, Pucci de Rossi (1947-2013) a été un pilier de la scène artistique européenne des années 1980. Originaire de Vérone et formé auprès du sculpteur américain H.B. Walker, Pucci de Rossi réalise ses premières pièces en assemblant du mobilier en bois récupéré pour fabriquer des formes étranges et instables, entre trône et machine à remonter le temps. « Mon métier était un jeu pour moi, raconte-t-il, je découpais, je faisais, j'inventais. » Ses premières créations, empreintes de poésie et d'humour, renvoient tout autant au minimalisme de l'Arte Povera qu'au néobaroque du studio Memphis.
    Bijoux, mobilier, sculpture, peinture, l'univers de Pucci ne connaît pas de frontières, hormis celles de sa propre imagination.
    Sous sa main, les matériaux les plus modestes sont transcendés et deviennent des créations aussi fortes visuellement que fonctionnelles.
    Régulièrement exposé à partir de 1985 à Paris et New York à la galerie Néotù, fondée par Pierre Staudenmeyer, il réalise notamment l'aménagement de la boutique Barbara Bui à Paris, ou encore du palais du commissaire-priseur Jean-Claude Binoche à Venise. Exposé dans les années 1990 à la galerie Downtown, il collabore en 1994-1995 avec le CIRVA à Marseille.
    Jacques-Antoine Granjon, un de ses plus grands collectionneurs, lui a commandé, peu de temps avant sa mort, le dessin de la façade du siège social de Vente-privee.com à La Plaine-Saint-Denis. Baptisée Vérona, la peau de métal recouvrant la façade, inspirée d'un dessin de Pucci de Rossi, lui rend aujourd'hui hommage.
    Pucci de Rossi a créé plus de 900 pièces.

  • Viollet-le-Duc

    Collectif

    • Norma
    • 1 Octobre 2014

    À l'occasion du 200e anniversaire de la naissance d'Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879), la Cité de l'architecture et du patrimoine nous invite à redécouvrir la personnalité de ce grand architecte, théoricien et restaurateur, fondateur de l'actuel musée des Monuments français.
    Eugène Viollet-le-Duc est l'un des rares architectes du XIXe siècle dont la mort n'a pas éteint la célébrité mais l'a au contraire affirmée. Son génie a marqué de son empreinte l'histoire du patrimoine et de l'architecture du Moyen Âge. Pendant longtemps, les historiens se sont attachés à mettre en évidence sa science archéologique, sa doctrine en matière de restauration et son activité au service du patrimoine. À partir des années 1970, les idées qu'il avait exprimées en matière de création architecturale furent à leur tour objet d'étude.
    Aujourd'hui, et trente ans après la dernière exposition monographique qui lui fut consacrée, ce sont les aspects les moins connus et les plus inattendus de cet artiste aux talents multiples qui seront présentés, témoins de la richesse et de la complexité de sa personnalité. On connaît le caractère rationnel de sa démarche mais cette exposition et le catalogue qui l'accompagne soulignent son côté visionnaire, à travers lequel s'expriment ses délires romantiques, sources mêmes de son génie. Se dessine ainsi une personnalité étrange et complexe, hyperactive et féconde, mobilisant un savoir encyclopédique au service d'un projet politique tout autant qu'esthétique, qui en font une figure majeure du XIXe siècle français.
    De la formation de Viollet-le-Duc, fortement marquée par ses voyages, à ses travaux de restaurations, telles que la cathédrale Notre Dame de Paris, ou encore des créations telles que les décors éphémères réalisés pour le baptême du prince impérial, l'exposition et le catalogue nous permettent de saisir toutes les facettes de cet architecte-dessinateur inclassable.

  • Albert Maignan

    Collectif

    • Norma
    • 18 Mars 2016

    Peintre insaisissable, oscillant entre un naturalisme en vogue à la fin du xixe siècle et une peinture élégiaque aux accents symbolistes, Albert Maignan (1845-1908) est l'un des grands noms oubliés de cette époque. Remis à l'honneur aujourd'hui par la Fondation Taylor et le musée de Picardie qui se partagent son héritage, il retrouve enfin la place légitime qu'il avait acquise dans le Paris fin de siècle.

    Formé auprès de Jules Noël et d'Évariste Luminais, il devient dès 1867 un fidèle du Salon des artistes français où il expose jusqu'à sa mort avec un égal succès. Récompensé d'une première médaille en 1879, il trouve la consécration en 1888 avec Les Voix du tocsin - oeuvre mythique qui renaît aujourd'hui après avoir été roulée depuis 1918 -, avant de s'imposer parmi les artistes éternels du musée du Luxembourg en 1892 avec La Mort de Carpeaux, qui lui vaut la médaille d'honneur.

    Réputé pour sa peinture, qui de l'Histoire évolue vers le grand décor inspiré par ses nombreux voyages en Italie où il découvre les peintres des xviie et xviiie siècles, Albert Maignan lie son nom aux chantiers monumentaux de son temps. Il laisse une oeuvre magistrale et toujours vivante : murs et plafonds peints au restaurant Le Train Bleu à la gare de Lyon et à l'Opéra-Comique, tapisseries pour le Sénat, écoinçons pour l'Hôtel de Ville de Paris, vitraux pour l'église Saint-Philippe-du-Roule. À la suite de l'incendie du Bazar de la Charité, en 1897, au cours duquel périssent plus de 125 personnes parmi les plus en vue du Paris mondain, il est invité à réaliser deux vitraux et une coupole peinte de 90 mètres carrés pour la chapelle Notre-Dame-de-Consolation, érigée en hommage aux victimes du drame.

    Nommé en 1905 président de la Fondation Taylor, à laquelle il léguera sa maison-atelier parisienne du 1 rue La Bruyère, Albert Maignan joue un rôle décisif dans la vie artistique du tournant du siècle, oeuvrant avec générosité à la promotion et à la protection des artistes.

    L'important fonds d'atelier, légué au musée de Picardie avec l'ensemble de sa collection, de même que son journal, conservé à la Bibliothèque nationale de France, permettent de redécouvrir la richesse et l'extraordinaire liberté de cette oeuvre - véritable allégorie du goût du tournant du siècle -, que son épouse Louise, fille du peintre Charles-Philippe Larivière, a livrée à la postérité en préparant, de la mort de son mari en 1908 à sa propre mort en 1947, le travail qui reste à mener pour qu'Albert Maignan redevienne aux yeux du public l'un des plus grands noms du xixe siècle.

  • Cet exceptionnel ensemble de verres anciens, allant de la Renaissance à la fin du XIXe siècle, de Venise à l'Angleterre, en passant par la France, l'Espagne, la Bohême, les pays germaniques et les Pays-Bas, a été réuni par un même collectionneur. Philippe du Mesnil a démarré sa collection il y a maintenant plus de dix ans et n'a de cesse, depuis, d'arpenter les salons d'antiquaires et les ventes aux enchères, aiguisant son oeil quotidiennement.
    On ne peut qu'admirer dans le catalogue de très belles verreries vénitiennes du XVIe et du XVIIe siècle, et notamment des verres filigranés, qui côtoient des pièces européennes « façon de Venise ». Ces dernières sont directement issues des productions vénitiennes, dont l'influence s'est répandue dans toute l'Europe, donnant naissance à des modèles régionaux très semblables aux prototypes vénitiens, avec cependant parfois des singularités qui permettent de les identifier, plus particulièrement dans le cas des pièces catalanes et néerlandaises. La tradition verrière vénitienne anime la plus grande partie de cette collection. On s'interroge sur la valeur d'usage de ces pièces. Nombre d'entre elles paraissent avoir davantage une valeur symbolique ou rituelle, ce sont des pièces d'apparat, souvent signe d'appartenance aristocratique et de pouvoir.
    Sont également rassemblées des verreries plus utilitaires et populaires du XVIIIe siècle parmi lesquelles des verres à boire, dits génériquement verres fougères. Si le XIXe, correspondant aux premiers achats de Philippe du Mesnil, n'est plus le point fort de cet ensemble, les premiers verres à boire acquis par le collectionneur, bordelais et amateur de vin, sont cependant fort représentatifs de cette importante nouveauté que sont les services de verres décorés et personnalisés qui, à cette époque, deviennent un décor majeur des tables dressées.

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