Langue française

  • Des splendeurs bleues et or de Samarcande à la ville sainte de Boukhara qui peut s'enorgueillir de posséder presque une mos- quée pour chaque jour de l'année, en passant par le khanat de Khiva entouré de déserts, le patrimoine architectural de l'Ouzbé- kistan est tout simplement extraordinaire.
    Irriguées par les eaux du Toit du monde, ses oasis fertiles ont attiré, tout au long de l'histoire bimillénaire de la Route de la Soie, d'innombrables voyageurs et conquérants qui ont profondément marqué l'histoire humaine : Gengis Khan, Tamerlan et bien d'autres ont légué un héritage dont on peut encore aujourd'hui admirer les vestiges.
    Par sa position géographique, le territoire, aujourd'hui connu comme l'Ouzbekistan ancien, a été marqué par un brassage de cultures : les voisins de Mésopotamie, Iran, steppes de l'est, Sibérie, Inde et Chine ont additionné leurs influences sur les arts locaux. Avec le temps et la route de la Soie, ces échanges n'ont cessé de croître. Des cités comme Samarkande, Boukhara, Tashkent et Andizhan sont devenues fameuses au Moyen Âge pour leur richesse culturelle, mais aussi scientifique.
    Héritier de ce patrimoine, cet ouvrage constitue un musée idéal des arts et des traditions picturales en Ouzbekistan. Des pho- tographies d'oeuvres architecturales, de peintures murales, de céramiques, de tapisseries ou de textiles ornés mettent en valeur les trésors culturels du pays, tandis que de courts textes retra- cent leur histoire. En page de droite, l'ouvrage propose des colo- riages à réaliser à partir des très belles photographies.

  • Napoléon empoisonné ? La thèse, controversée, rencontre pourtant depuis quelques temps un succès inattendu dans la presse et auprès du public. Après en avoir souri, les historiens sont aujourd'hui amenés à répondre aux questions du public. Ce volume collectif, préfacé par Jean Tulard, permet de faire le point avec méthode et rigueur. Depuis une quarantaine d'années, la théorie de " l'empoisonnement" a connu de nombreuses versions et rebondissements. Le docteur Jean-François Lemaire en reconstitue l'histoire et établit une bibliographie critique détaillée. De leur côté, les docteurs Paul Fornès et Pascal Kintz, récemment cités à l'appui des thèses "empoisonnistes" ont accepté de publier ici leurs conclusions complètes, pour le premier sur une relecture de l'autopsie de Napoléon et, pour le second sur l'analyse toxicologique des cheveux attribués à l'Empereur. Enfin, Thierry Lentz fait le point sur les certitudes et les doutes qui entourent les théories des tenants de la thèse de l'empoisonnement. Voici un ouvrage non-polémique qui présente enfin clairement toutes les pièces du dossier.

  • Depuis plus de quarante ans, Mai 68 occupe, dans les imaginaires collectifs, une place singulière.
    Que des affrontements violents opposent, au quartier Latin, forces de l'ordre et étudiants, qu'une manifestation dans les rues de Paris rassemble des centaines de milliers de participants, qu'une grève avec occupation d'usine prenne de l'ampleur et se prolonge, et naturellement les images et les sons du printemps 1968 rejaillissent dans les têtes et sur les écrans. Des images et des sons, Mai 68 en a suscité en quantité dans un temps pourtant très court, et sous des formes étonnamment variées.
    Aux productions des forces contestataires se sont jointes celles des adversaires du mouvement, mais aussi celles des médias qui ont alimenté les contemporains en information. Et, une fois la page de la contestation refermée, celle-ci a stimulé les imaginations, devenant objet ou prétexte d'oeuvres visuelles ou audiovisuelles tout aussi diverses. Face à une production aussi considérable, l'objet de cet ouvrage n'est pas seulement de démêler la confusion documentaire qui contribue à donner de l'événement des interprétations contradictoires.
    A travers l'observation de matériaux multiples, il est aussi de mettre en évidence les mécanismes par lesquels s'est construite la mémoire de Mai 68. Des affiches de l'Atelier populaire aux bandes dessinées et des reportages télévisés aux films de fiction, il restitue la "culture visuelle et sonore" du printemps 1968 et son rôle dans le regard porté collectivement, en France comme à l'étranger, sur la révolte de Mai.

  • Ce manuel bi-média (un livre papier + une plateforme Web en Open access) offre un outil pédagogique innovant, inédit dans sa conception comme dans ses contenus. Fondé sur l'apprentissage des méthodes indispensables aux étudiants en histoire, il propose une approche décloisonnée et réflexive des quatre grandes périodes historiques afin de mettre en évidence la cohérence de la discipline dans ses approches les plus diverses et la variété des outils, des méthodes et des concepts qui permettent de la maîtriser.
    Rédigé par des enseignants-chercheurs rompus aux problématiques du premier cycle universitaire, cet ouvrage a été conçu en modules permettant de construire plusieurs parcours pédagogiques et thématiques, afin de favoriser l'échange entre les étudiants et les enseignants et de répondre à quatre exigences :
    Favoriser l'apprentissage des modes de réflexion propres à l'historien : synthèse de contenus divers, analyse critique et mise en perspective des réalités politiques, économiques, sociales et culturelles dans leur profondeur historique.
    Familiariser l'étudiant à la maîtrise des sources primaires de l'historien, des papyrii antiques aux ressources du Web, en proposant une présentation détaillée et des exercices pour chaque type de source, des moyens d'appréhender leur traitement, leur croisement, leur analyse (qualitative et quantitative) et leur interprétation.
    Ouvrir l'étudiant aux disciplines qui environnent et nourrissent la science historique, en particulier à celles qui entrent dans les différents cursus d'histoire proposés par les universités françaises : archéologie, histoire de l'art, sociologie, anthropologie, science du patrimoine mais aussi épigraphie, numismatique ou encore diplomatie.
    Donner à l'étudiant les repères historiographiques nécessaires pour s'approprier une culture de la discipline telle qu'elle s'est faite et se renouvelle.

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