Pu De Vincennes

  • Réflexions d'historiens et d'archéologues sur une question largement ignorée de l'historiographie habituelle : celle des latrines, lieux d'aisances et autres commodités.

    Rarement abordée par les chercheurs, parce que jugée trop scabreuse ou relevant d'une trop grande intimité, la question des latrines et de l'élimination des déchets physiologiques est pourtant au centre du quotidien. Son impact sur l'organisation sociale, en particulier en milieu urbain, est loin d'être négligeable. Dans le monde islamique, elle fait partie des préoccupations relevant de la pratique religieuse. L'intensification actuelle du problème, sous l'effet de l'augmentation rapide de la population mondiale impose de comprendre comment celui-ci était posé et résolu dans le passé.

  • Les meilleurs spécialistes français et étrangers abordent les rapports complexes, entre les idéaux réformateurs à l'oeuvre dans l'église médiévale, et l'écriture hagiographique, entre le VIe et le XIIIe siècle.

  • A plat, vendu sous tube protecteur.

    1 autre édition :

  • « Dans l'Angleterre du XIVe-XVe sie`cle, les interactions multilingues entre anglais, anglo- normand, latin et diverses langues hybrides sont la norme pluto^t que l'exception : cela est vrai pour les marchands e´changeant leurs biens, pour les diplomates transportant des informations, pour les pre´dicateurs, pour les travailleurs et les intendants des domaines ruraux, pour les agents et les allie´s de Richard II ou d'Henri IV, pour les poe`tes de cour ou les compilateurs de collections de recettes me´dicales. Bien souvent, les gens parlaient, entendaient, e´crivaient, lisaient a` travers les langues : cela vaut pour la communication et pour la parodie, pour l'expression et pour la re´sistance. L'anglais, l'anglo-normand et le latin e´taient alors des langues vivantes... » Mark Amsler (Université d'Auckland)
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  • On a beaucoup traduit au Moyen Âge, et l'originalité de ce numéro est de réunir des historiens et des littéraires autour d'un problème qui se pose à eux avec la même force :
    Comment traduisait-on au Moyen Âge ? et comment traduire le Moyen Âge aujourd'hui ?
    Histoire et littérature sont parfois pensées comme deux domaines étanches. Or deux occupations leur sont aussi communes qu'essentielles, à savoir l'édition et la traduction, puisque sans texte scientifiquement établi il n'est ni reconstitution du passé ni herméneutique solide possible, et que sans traduction, il n'est pas non plus de compréhension assurée des témoignages venus des mondes anciens. L'originalité de ce numéro coordonné par une chercheuse ayant reçu une double formation en Lettres et en Histoire est donc de faire dialoguer des spécialistes de littérature et d'histoire du Moyen Âge autour d'un même objet : la traduction.

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