Max Guérout

  • Îlot de solitude, particule élémentaire d'un infini maritime, Tromelin est perdue au milieu de l'océan Indien. Confetti inhabité et hostile d'un kilomètre carré, l'« île de sable » émerge à peine en 1722, date de sa découverte. Elle ne devra sa renommée qu'à un tragique épisode. En 1761, l'Utile y fait naufrage et abandonne sa « cargaison » d'esclaves malgaches ; les survivants ne seront secourus que quinze ans plus tard. Une survie dont les conditions sont désormais bien connues grâce aux recherches archéologiques menées de 2006 à 2013.

    Dans cet ouvrage abondamment documenté et illustré, Max Guérout reconstitue l'histoire de ce grain de sable depuis le début du xviiie siècle jusqu'à nos jours. Il en reconstruit la mémoire éclatée, marquée par les escales fugaces de quelques navigateurs, hydrographes ou militaires curieux. Il s'attache en particulier à reconstituer l'histoire des équipes de la station météorologique française installée sur l'île en 1954. Tirant chacun des fils laissés par ces résidents de passage, Max Guérout nous livre ici le fruit d'un long et patient travail autour de l'écheveau des souvenirs.

  • Nouvelle édition revue et augmentée.

    31 juillet 1761 : un navire négrier de la Compagnie des Indes orientales fait naufrage sur la minuscule île de Sable, perdue dans l'océan Indien. Cent vingt-deux hommes d'équipage et quatre-vingts esclaves malgaches échappent à la mort.

    27 septembre 1761 : les marins français quittent l'îlot sur une embarcation de fortune, construite avec les débris de l'épave. Ils abandonnent les esclaves, avec la promesse de leur faire porter secours.

    29 novembre 1776 : sept femmes et un bébé sont récupérés par une corvette commandée par Jacques Marie Lanuguy de Tromelin.

    2006, 2008, 2010 et 2013 : quatre missions archéologiques dirigées par Max Guérout et Thomas Romon sont menées sur l'île de Sable devenue Tromelin. Elles permettent de comprendre comment les naufragés se sont organisés pour survivre.

    Cette nouvelle édition de Tromelin, l'île aux esclaves oubliés intègre les résultats archéologiques des deux dernières campagnes de fouille. Des extraits du Journal des archéologues ajoutent une dimension sensible au récit de leur démarche animée par l'exigence scientifique autant que par le devoir de mémoire.

    Tromelin est une coédition Inrap (Insitut national de recherches archéologiques préventives) / CNRS Editions.

  • La nuit du 31 octobre au 1er novembre 1875, la foule accourt sur le port de Toulon. Le Magenta, navire amiral de l'escadre de Méditerranée, une magnifique frégate cuirassée orgueil de la flotte construite sous Napoléon III, est la proie des flammes. Soudain, vers 3 heures du matin, elle explose et sombre aussitôt dans les eaux de la rade, avec sa cargaison insolite d'antiquités, embarquée en Tunisie.
    Les mois qui suivent, des travaux titanesques sont entrepris pour démanteler l'épave qui encombre la rade et retrouver les vestiges romains et puniques glanés dans les ruines de Carthage.

    Ce naufrage dramatique sera oublié jusqu'au milieu des années 1990. Sur une idée de Jean-Pierre Laporte et sous la direction de Max Guérout, une équipe de chercheurs retrouve l'épave puis entreprend une fouille archéologique qui aboutira à la mise au jour de stèles funéraires puniques et de la magnifique tête de la statue de l'impératrice Sabine, épouse d'Hadrien, qui avait échappé aux scaphandriers de 1875.
    Avec ce livre, Max Guérout comble une triple amnésie : celle d'un fleuron de la marine du Second Empire et celles des vestiges des deux Empires romain et punique. Il unit ainsi, dans un même hommage, tous les acteurs de cette histoire qu'ils soient, matelot, impératrice ou fidèle de Ba'al Hamon.

  • La première mise au point sérieuse et argumentée sur l'aventure unique et terrible des esclaves oubliés, abandonnés en 1761 sur l'île de Tromelin. Une étude superbement illustrée.
    Le livre 31 juillet 1761. L'Utile, navire négrier de la Compagnie française des Indes, fait naufrage sur les récifs coralliens de l'île de Tromelin, minuscule atoll sablonneux perdu dans l'océan Indien. Parmi les rescapés, une soixantaine d'esclaves malgaches et 122 hommes d'équipage. Une embarcation de fortune est construite avec les restes de l'épave. Elle repart avec les Français. Faute de place, les Malgaches restent sur l'île, contre la promesse qu'un bateau viendra bientôt les secourir. Promesse non tenue. Ce n'est que 15 ans plus tard, en 1776, que la corvette La Dauphine récupère par hasard les huit esclaves survivants: sept femmes et un enfant de huit mois. Que s'est-il passé entre-temps sur l'atoll? Comment les esclaves oubliés ont-ils résisté aux assauts des tempêtes tropicales, au manque d'eau et de nourriture? Comment-ils sont-ils parvenus à maintenir un feu allumé sur une île dépourvue d'arbres?
    Depuis l'expédition archéologique menée sur l'île en 2006 par Max Guérout et Thomas Romon, il est aujourd'hui possible de reconstituer l'existence de ces nouveaux Robinson. Pour la première fois, voici dévoilé l'ensemble de leurs découvertes. Une étude illustrée d'une superbe iconographie et accessible à tous, qui raconte la tragédie de ces esclaves abandonnés sur une île d'1 km2, cernée par les déferlantes et harcelée par les ouragans.
    La première grande étude sur cette histoire fascinante par les deux meilleurs spécialistes.

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