Stéphane Pequignot

  • Les « relations internationales » à l'époque médiévale ont constitué un champ de recherches privilégié au XIXe siècle et jusqu'aux premières décennies du siècle suivant. Inspirés par la conception positiviste de l'époque d'une histoire fondamentalement événementielle et institutionnelle, ces travaux ont néanmoins connu, tout particulièrement en France, un discrédit de plus en plus profond au cours du XXe siècle. Ces dernières années cependant, à l'étranger comme en France, l'histoire des « relations internationales » et de la diplomatie a été l'objet de nouvelles études majeures, qui rompent radicalement avec les conceptions qui présidaient à la rédaction des ouvrages anciens.
    Ils adoptent une perspective d'anthropologie politique, écrivent à nouveaux frais l'histoire des relations entre rois, princes et puissants à la lumière des acquis de l'historiographie de la résolution des conflits, éclairent le fonctionnement concret du travail des ambassadeurs et montrent le caractère décisif qu'il a eu pour la pratique des « relations internationales ». Le nombre et l'importance de ces publications nécessitaient qu'un ouvrage d'ensemble fasse une synthèse des études déjà publiées, afin d'éclairer les nouvelles pistes ouvertes Pagination : 1200 pages par ce champ de recherches.

  • Ce livre examine les déplacements des frontières du royaume de France du XIIe au XVe siècle, avec des ouvertures comparatistes sur l'Italie, la péninsule Ibérique et l'Empire. Il était en fait possible au Moyen Âge de déplacer les frontières et de rattacher un territoire à un autre espace politique. Qu'est-ce donc qui autorisait ce passage ? Comment pouvait-on s'arroger ce droit considérable de déplacer des frontières ? La pertinence de la notion d'« annexion » doit donc être elle aussi questionnée.

    Avec le soutien de l'université Paris Est.

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