Albin Michel

  • Un jeune jésuite français est venu avec d'autres en Nouvelle-France évangéliser les Indiens. Il n'est là que depuis un an quand ses guides l'abandonnent et le laissent à la merci des Iroquois lancés à leurs trousses. Ainsi commence pour le jeune homme une odyssée incroyable où très vite les Hurons le font prisonnier à leur tour ainsi qu'une jeune captive iroquoise à la personnalité mystérieuse. Leur ravisseur, un grand guerrier qui a perdu toute sa famille, sait qu'un grand et nouveau danger menace son peuple.
    Ce roman épique, qui restitue l'atmosphère des premiers contacts entre Indiens et Blancs en Amérique du Nord, est enraciné tout à la fois dans la beauté naturelle et la brutalité de la colonisation de ce continent.
    Les trois personnages principaux dont les voix tissent l'écheveau de cette fresque saisissante nous entraînent dans un monde où se côtoient la guerre et l'espoir, la méfiance et la concorde, la destruction et la vie, la haine et l'amour.
    C'est à un vrai voyage dans le temps que nous invite Joseph Boyden dans ce livre fort, inoubliable, incroyablement dépaysant et émouvant, qui réussit le tour de force d'être d'une incroyable modernité.

  • Première neige sur le mont Fuji est une anthologie de six nouvelles inédites réunies par la traductrice et spécialiste de Kawabata Cécile Sakai, qui les a choisies pour montrer toute la palette des qualités littéraires de l'auteur. Quatre d'entre elles sont tirées d'un recueil de textes compilés par l'auteur lui-même.
    Ce recueil inédit sera publié à l'occasion d'une grande exposition sur l'oeuvre de Kawabata présentée à la Maison de la Culture du Japon à Paris en septembre 2014 (présentation de manuscrits, festival de films adaptés de son oeuvre, conférence universitaire).

  • Rome, 1598. L'Inquisition sévit contre les hérétiques.
    Enfermés dans des cellules, affamés, torturés, ces derniers reçoivent à la veille de leur exécution sur le Campo dei Fiori la visite d'un inquisiteur pour les inciter à se repentir et à reconnaître publiquement leurs fautes.
    Venu prendre des « leçons d'Inquisition », un carme d'Avila demande à suivre la dernière nuit d'un condamné.
    Malgré sept ans de prison et de tortures, celui-ci ne s'est jamais repenti. Son nom : Giordano Bruno. L'Espagnol assiste aux dernières exhortations, vaines, des inquisiteurs, et accompagne au petit matin le prisonnier au bûcher. Saisi par la violence de cette expérience, il voit toutes ses certitudes vaciller.
    Écrit en 1974 - Sándor Márai vit alors en Italie -, ce roman autour de la figure de Giordano Bruno, où s'entremêlent passé lointain et passé proche, révèle un aspect inédit de l'oeuvre du grand écrivain hongrois. Nourri de l'expérience de la guerre, du fascisme, et du stalinisme qui poussera Márai à l'exil, il expose le regard lucide d'un homme sur l'idéologie totalitaire, conçue pour broyer la volonté et la dignité humaines.

  • Un jeune Hongrois de 27 ans, docteur en philosophie, dont nous ne saurons pas le nom, arrive à Paris en juin 1926 après un an d'études à Berlin. Il restera deux années en France, entre un Paris où ses points d'attache se résument à quelques cafés, cabarets et hôtels, et une Bretagne idyllique où l'entraîne une femme rencontrée à Montparnasse.
    Etranger à ce pays qui le fascine et le maltraite, étranger aux autres, étranger à lui-même, ce jeune homme sur le fil du rasoir cherche à conforter sa condition d'Européen et à appréhender qui il est, ce qu'il aime ou rejette. Il évolue parmi d'autres étrangers - un Albanais, un sculpteur hongrois, un Russe, une Danoise qui écrit des livres pour enfants - qui tous survivent comme lui tant bien que mal, dans le Paris de la fin des années folles, décrit de façon expressionniste, avec une grande force d'évocation.
    Au terme de son séjour, notre héros aura expérimenté l'étrangeté des rapports humains, et aussi les effets d'une xénophobie qu'il ne soupçonnait pas.

  • Ce livre, qui chronique les dix années entre l'Anschluss (mars 1938) et l'exil définitif de Márai (1948), constitue le dernier volet des Confessions d'un bourgeois. Il n'a jamais été publié du vivant de Márai. On l'a cru perdu. Il a été retrouvé et a paru en 2013 à Budapest.
    Pour répondre à la question centrale du livre, « Comment la Hongrie en est-elle arrivée là ? », c'est-à-dire à pactiser avec l'Allemagne nazie, puis à devenir un satellite de l'Union soviétique, Márai se livre à une analyse approfondie de la société hongroise, indissociable d'une analyse de la situation mondiale, fondée sur une réflexion étonnamment moderne, d'une lucidité presque visionnaire.
    Son point de vue est celui d'un bourgeois assumé, un humaniste aspirant à un ordre juste qui pourrait prendre la forme d'un socialisme modéré.

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