Littérature traduite

  • L'homo Sapiens sera la vedette de la rentrée littéraire puisqu'il s'est imposé par sa capacité à fictionner, donc à créer des récits mythologiques, des dieux, des lois, du réseau.

    Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
    Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ?
    Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

    Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur.
    Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage. et notre futur.

    « Sapiens s'est rapidement imposé partout dans le monde, parce qu'il aborde les plus grandes questions de l'histoire moderne dans une langue limpide et précise.» Jared Diamond, prix Pulitzer, auteur d'Effondrement.

  • Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu'elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s'enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
    De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d'esclaves qui l'oblige à fuir, sans cesse, le « misérable coeur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

    L'une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l'« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d'aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.
    À la fois récit d'un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l'Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une oeuvre politique aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

    « Un roman puissant et presque hallucinatoire. Une histoire essentielle pour comprendre les Américains d'hier et d'aujourd'hui. » The New York Times

  • Sapiens retraçait l'histoire de l'humanité.
    Homo Deus interroge son avenir.

    Que deviendront nos démocraties quand Google et Facebook connaîtront nos goûts et nos préférences politiques mieux que nous-mêmes ? Qu'adviendra-t-il de l'Etat providence lorsque nous, les humains, serons évincés du marché de l'emploi par des ordinateurs plus performants ? Quelle utilisation certaines religions feront-elles de la manipulation génétique ?
    Homo Deus nous dévoile ce que sera le monde d'aujourd'hui lorsque, à nos mythes collectifs tels que les dieux, l'argent, l'égalité et la liberté, s'allieront de nouvelles technologies démiurgiques. Et que les algorithmes, de plus en plus intelligents, pourront se passer de notre pouvoir de décision. Car, tandis que l'Homo Sapiens devient un Homo Deus, nous nous forgeons un nouveau destin.

    Best-seller international - plus de 200 000 exemplaires vendus en France, traduit dans près de 40 langues - Sapiens interrogeait l'histoire de l'humanité, de l'âge de la pierre à l'ère de la Silicon Valley. Le nouveau livre de Yuval Noah Harari offre un aperçu vertigineux des rêves et des cauchemars qui façonneront le XXIe siècle.

  • Après Sapiens qui explorait le passé de notre humanité et Homo Deus la piste d'un avenir gouverné par l'intelligence artificielle, 21 leçons pour le XXIe siècle nous confronte aux grands défis contemporains.

    Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l'épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l'Occident, la Chine ou l'Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

    Avec l'intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès planétaire de ses deux précédents livres, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects - politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel... Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel, si nous le voulons réellement, nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l'humanité se décide sans nous, nos enfants n'échapperont pas à ses conséquences.

  • Vaste fresque de l'Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d'une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.

    Eli, enlevé par les Comanches à l'âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l'Ouest avant de s'engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.

    À la fois écrasé par son père et révolté par l'ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

    Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d'une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l'oeuvre de son arrière-grand-père.

    Il est difficile de résumer un tel livre. Porté par un souffle hors du commun, "Le Fils" est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l'Histoire, et une exploration fascinante de la part d'ombre du rêve américain.

    « Meyer est un impressionnant et remarquable conteur, de ceux qui vous font tourner les pages sans même que vous vous en rendiez compte. » Richard Ford

  • Retour à Lemberg

    Philippe Sands

    Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands, avocat international réputé, découvre une série de coïncidences historiques qui le conduiront de Lemberg à Nuremberg, des secrets de sa famille à l'histoire universelle.

    C'est à Lemberg que Leon Buchholz, son grand-père, passe son enfance avant de fuir, échappant ainsi à l'Holocauste qui décima sa famille ; c'est là que Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes juifs qui jouèrent un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et auxquels nous devons les concepts de « crime contre l'humanité » et de « génocide », étudient le droit dans l'entre-deux guerres.

    C'est là enfin que Hans Frank, haut dignitaire nazi, annonce, en 1942, alors qu'il est Gouverneur général de Pologne, la mise en place de la « Solution finale » qui condamna à la mort des millions de Juifs. Parmi eux, les familles Lauterpacht, Lemkin et Buchholz.
    Philippe Sands transcende les genres dans cet extraordinaire témoignage où s'entrecroisent enquête palpitante et méditation profonde sur le pouvoir de la mémoire.

  • Percy et Annabeth ont trouvé les Portes de la Mort et sont maintenant prisonniers dans les Enfers, dans la Maison d'Hadès. Les cinq autres demi-dieux, Jason, Piper, Nico, Leo et Frank unissent leurs forces pour les sauver. À leur tour, ils doivent trouver l'entrée des Portes de la Mort. S'ils y parviennent et que Percy et Annabeth sont toujours en vie, alors les sept demi-dieux pourront sceller à jamais les Enfers et sauver la Terre de l'invasion des monstres de la Maison d'Hadès. Mais. arriveront-ils à temps ?

  • Un jeune jésuite français est venu avec d'autres en Nouvelle-France évangéliser les Indiens. Il n'est là que depuis un an quand ses guides l'abandonnent et le laissent à la merci des Iroquois lancés à leurs trousses. Ainsi commence pour le jeune homme une odyssée incroyable où très vite les Hurons le font prisonnier à leur tour ainsi qu'une jeune captive iroquoise à la personnalité mystérieuse. Leur ravisseur, un grand guerrier qui a perdu toute sa famille, sait qu'un grand et nouveau danger menace son peuple.
    Ce roman épique, qui restitue l'atmosphère des premiers contacts entre Indiens et Blancs en Amérique du Nord, est enraciné tout à la fois dans la beauté naturelle et la brutalité de la colonisation de ce continent.
    Les trois personnages principaux dont les voix tissent l'écheveau de cette fresque saisissante nous entraînent dans un monde où se côtoient la guerre et l'espoir, la méfiance et la concorde, la destruction et la vie, la haine et l'amour.
    C'est à un vrai voyage dans le temps que nous invite Joseph Boyden dans ce livre fort, inoubliable, incroyablement dépaysant et émouvant, qui réussit le tour de force d'être d'une incroyable modernité.

  • Première neige sur le mont Fuji est une anthologie de six nouvelles inédites réunies par la traductrice et spécialiste de Kawabata Cécile Sakai, qui les a choisies pour montrer toute la palette des qualités littéraires de l'auteur. Quatre d'entre elles sont tirées d'un recueil de textes compilés par l'auteur lui-même.
    Ce recueil inédit sera publié à l'occasion d'une grande exposition sur l'oeuvre de Kawabata présentée à la Maison de la Culture du Japon à Paris en septembre 2014 (présentation de manuscrits, festival de films adaptés de son oeuvre, conférence universitaire).

  • Elsie, une jeune orpheline vivant dans les rues de Londres à l'époque victorienne, entend parler d'un mystérieux monstre de glace : un mammouth laineux découvert au pôle Nord... Déterminée à en savoir plus, voici Elsie embarquée dans une drôle d'aventure, qui l'emmènera de Londres au coeur de l'Arctique !

  • Rome, 1598. L'Inquisition sévit contre les hérétiques.
    Enfermés dans des cellules, affamés, torturés, ces derniers reçoivent à la veille de leur exécution sur le Campo dei Fiori la visite d'un inquisiteur pour les inciter à se repentir et à reconnaître publiquement leurs fautes.
    Venu prendre des « leçons d'Inquisition », un carme d'Avila demande à suivre la dernière nuit d'un condamné.
    Malgré sept ans de prison et de tortures, celui-ci ne s'est jamais repenti. Son nom : Giordano Bruno. L'Espagnol assiste aux dernières exhortations, vaines, des inquisiteurs, et accompagne au petit matin le prisonnier au bûcher. Saisi par la violence de cette expérience, il voit toutes ses certitudes vaciller.
    Écrit en 1974 - Sándor Márai vit alors en Italie -, ce roman autour de la figure de Giordano Bruno, où s'entremêlent passé lointain et passé proche, révèle un aspect inédit de l'oeuvre du grand écrivain hongrois. Nourri de l'expérience de la guerre, du fascisme, et du stalinisme qui poussera Márai à l'exil, il expose le regard lucide d'un homme sur l'idéologie totalitaire, conçue pour broyer la volonté et la dignité humaines.

  • Un jeune Hongrois de 27 ans, docteur en philosophie, dont nous ne saurons pas le nom, arrive à Paris en juin 1926 après un an d'études à Berlin. Il restera deux années en France, entre un Paris où ses points d'attache se résument à quelques cafés, cabarets et hôtels, et une Bretagne idyllique où l'entraîne une femme rencontrée à Montparnasse.
    Etranger à ce pays qui le fascine et le maltraite, étranger aux autres, étranger à lui-même, ce jeune homme sur le fil du rasoir cherche à conforter sa condition d'Européen et à appréhender qui il est, ce qu'il aime ou rejette. Il évolue parmi d'autres étrangers - un Albanais, un sculpteur hongrois, un Russe, une Danoise qui écrit des livres pour enfants - qui tous survivent comme lui tant bien que mal, dans le Paris de la fin des années folles, décrit de façon expressionniste, avec une grande force d'évocation.
    Au terme de son séjour, notre héros aura expérimenté l'étrangeté des rapports humains, et aussi les effets d'une xénophobie qu'il ne soupçonnait pas.

  • Ce livre, qui chronique les dix années entre l'Anschluss (mars 1938) et l'exil définitif de Márai (1948), constitue le dernier volet des Confessions d'un bourgeois. Il n'a jamais été publié du vivant de Márai. On l'a cru perdu. Il a été retrouvé et a paru en 2013 à Budapest.
    Pour répondre à la question centrale du livre, « Comment la Hongrie en est-elle arrivée là ? », c'est-à-dire à pactiser avec l'Allemagne nazie, puis à devenir un satellite de l'Union soviétique, Márai se livre à une analyse approfondie de la société hongroise, indissociable d'une analyse de la situation mondiale, fondée sur une réflexion étonnamment moderne, d'une lucidité presque visionnaire.
    Son point de vue est celui d'un bourgeois assumé, un humaniste aspirant à un ordre juste qui pourrait prendre la forme d'un socialisme modéré.

  • En voiture tout le monde !
    Emmenés par la famille Cochon, les petits découvriront sur les grandes planches foisonnant de détails tous les véhicules possibles et imaginables, du plus grand au plus petit, du plus sérieux au plus loufoque : le camion de pompiers, la luge, le wagon-citerne, sans oublier la voiture-banane.

  • Cette étude audacieuse et inclassable, première d'une série de trois ouvrages que Richard Sennett entend consacrer à la « culture matérielle », porte sur le métier, l'art de bien fabriquer les choses.
    L'histoire a dressé à tort des frontières entre la tête et la main, la pratique et la théorie, l'artisan et l'artiste, le fabricant et l'utilisateur. La société moderne souffre de cet héritage. Richard Sennett oppose les valeurs de l'artisanat à la dégradation des formes de travail actuelles.
    Pour lui, l'artisan constitue le coeur, la source, le moteur, d'une société où prime l'intérêt général, la coopération. Cette vision du « métier » dépasse de loin l'univers du travail manuel qualifié. Tout le monde peut tirer profit de ces valeurs : le programmateur informatique, le médecin, le parent, le citoyen, etc. La vie passée du métier et des hommes de l'art suggère des façons d'utiliser les outils, d'organiser les mouvements du corps, d'envisager les matériaux qui constituent des propositions alternatives et viables sur la façon de mener sa vie avec compétence.
    Les valeurs de l'artisanat replacent l'homme dans son écologie, mettent fin à la division entre la tête et la main et, de façon utopique, permettent l'invention d'une société de coopération, où la vie quotidienne (a contrario de ce qui s'est passé en URSS) s'améliorera.
    En faisant le procès de notre modernité, de l'importance supérieure accordée à l'intellectualisme, Richard Sennett conclut par un développement sur la dignité de l'homme, qui se révèle et s'actualise dans cette forme de « savoir faire », de rapport à soi, à la matière, aux autres.

  • Une vivante et remarquable introduction à l'oeuvre de Montaigne, à la fois érudite et accessible à tous.
    Selon une démarche à la fois chronologique et thématique, Sarah Bakewell nous convie à un voyage riche en anecdotes savoureuses dans ce qui a à la fois inspiré et nourri la rédaction des Essais : la vie personnelle du penseur et les événements qui ont marqué son temps. En vingt chapitres, qui sont autant de réponses à la question Comment vivre ?, au fil de ce qui semble une conversation improvisée, on découvre ainsi le philosophe et le chrétien, l'homme solitaire et l'homme politique, mais aussi le voyageur, dans un monde rythmé par les guerres de religion, la dureté et la mort.
    Avec une grande érudition mais aussi une grande clarté, elle restitue ainsi l'essentiel des textes et des intuitions du philosophe. Les Essais y sont exploités comme un guide pour se connaître soi-même, dans toute leur dimension pragmatique, et comme une quête de la meilleure manière de composer sa vie et de l'élever à la hauteur d'une oeuvre d'art.

  • Eva Cantarella, Les plus belles histoires d'amour de l'Antiquité. Du ciel à la terre, de Zeus à César Les émotions ont-elles une histoire ? L'amour est-il un sentiment immuable ? Pour y répondre, Eva Cantarella nous invite à revenir vers les Grecs et les Romains, nos ancêtres à la fois proches et lointains. Cette pittoresque peinture des moeurs des Anciens fait renaître les amoureux les plus célèbres de la mythologie grecque, Orphée et Eurydice, Ariane et Thésée, Médée et Jason, sans oublier les innombrables aventures extraconjugales de Zeus, le premier prédateur sexuel. Elle nous donne aussi l'occasion de partager l'intimité de personnages tout aussi illustres mais bien réels, qui ont laissé leur empreinte dans l'histoire romaine : Caton et Marcia, Lucrèce et Collatin, Livie et Auguste, sans compter César, le séducteur par excellence, « le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris ». À la lumière du mythe et de l'histoire, Eva Cantarella souligne les similitudes mais aussi les différences dans la manière de concevoir et de vivre, d'une société à l'autre et de l'Antiquité à nos jours, un sentiment aussi complexe que l'amour.

  • On peut difficilement imaginer terrain plus miné que celui de l'archéologie biblique. Sur tous les plans - théologique, historique, politique, diplomatique - elle soulève les plus grandes passions, les débats les plus passionnés quant aux origines de la civilisation monothéiste, à cheval entre le mythe et l'histoire.
    Le petit livre du professeur Cline, l'un des plus éminents spécialistes contemporains de la discipline, permet de faire le point sur les enjeux du champ. Il retrace d'abord une salutaire histoire des fouilles et des interprétations, depuis les premières excavations menées, Bible en main, par des théologiens protestants jusqu'aux méthodologies actuelles en passant par l'épineuse question des nationalismes proche-orientaux et les relations équivoques avec le champ de la critique biblique. Il fait ensuite le point, avec une impeccable rigueur, sur l'état actuel de notre savoir, depuis l'époque du Déluge jusqu'à celle de Jésus.
    Ce livre constitue un vade-mecum indispensable à quiconque s'intéresse à l'histoire de notre culture.

  • « Ensemble » s'inscrit explicitement dans la continuité de son ouvrage précédent : « Ce que sait la main ». Il s'agit toujours de montrer comment la société peut se comprendre et se construire, non pas à partir d'une élaboration intellectuelle renvoyant à un ensemble de constructions a priori, mais en repartant d'expériences quotidiennes.
    Associant histoire, sociologie, anthropologie et souvenirs personnels, Richard Sennett livre ici une réflexion engagée sur les pratiques de coopération en montrant comment les expériences de vie et d'actions collectives permettent de proposer une vision critique de la société contemporaine et quelques suggestions pour en améliorer le fonctionnement.
    Une étude enracinée dans une réflexion sur le politique dont le style, direct, invite aussi le lecteur à la coopération.

  • Charismatique et visionnaire, Edward S. Curtis (1868-1952) a immortalisé à travers ses photos l'univers des Indiens d'Amérique et son oeuvre gigantesque est aujourd'hui mondialement reconnue.
    Journaliste au New York Times, récompensé par le prix Pulitzer et le National Book Award, Timothy Egan nous fait partager la formidable aventure artistique, ethnologique et humaine à laquelle Curtis consacra toute sa vie et pour laquelle il a tout sacrifié.
    Havasupais du Grand Canyon, Pueblos, Blackfeets, Cheyennes, Arapahos, Yakimas ou encore Salishans : pendant près de trente ans, Curtis a parcouru le continent à la rencontre de plus de 80 tribus alors largement méconnues, faisant preuve de persévérance pour gagner leur confiance. En 1930, au terme de ce projet insensé, il avait pris environ 40 000 clichés et rédigé des milliers de pages dont il publia une partie dans les vingt volumes de son impressionnante série : L'Indien d'Amérique du Nord.
    En son temps critiqué par certains, mais soutenu par Theodore Roosevelt et J.P. Morgan, il est désormais considéré comme l'un des premiers photojournalistes, doublé d'un véritable anthropologue. Car en mettant ses talents d'artiste au service de l'Histoire, celui que les Indiens nommèrent « l'Attrapeur d'Ombres » réussit le pari de saisir pour l'éternité la beauté d'un monde à jamais disparu.

    « Une biographie pleine de grâce qui se lit comme un roman d'aventures. » Publishers Weekly.

  • C'est en écrivain et romancier que David Treuer nous entraine dans un voyage à la rencontre de l'une des faces cachées de l'Amérique contemporaine : celle des réserves indiennes. Il y en a plus de trois cents aux Etats-Unis : certaines ne font que quelques hectares, d'autres sont immenses.
    Quelques-unes sont prospères, la grande majorité connaissent une extrême pauvreté, mais toutes ont en commun d'être des lieux où vivent des communautés dynamiques et qui résonnent des échos d'un passé ancien et d'une histoire complexe.
    Parce qu'il a lui-même grandi sur une réserve, dans le nord du Minnesota, David Treuer nous permet de découvrir ce monde de l'intérieur et son talent d'écrivain, son sens de l'observation, font merveille. C'est autant un voyage à travers le continent américain qu'un voyage dans le temps. C'est une histoire que nous n'avions encore jamais entendue racontée ainsi, un récit passionnant et un formidable exemple de résilience.

  • 15 mars -44, Jules César est au faîte de sa gloire ; ses détracteurs le soupçonnent de vouloir obtenir du Sénat, en cette séance des Ides de Mars, le titre, honni entre tous, de « roi ». Ils passent à l'acte : César est sauvagement assassiné de vingt-trois coups de poignards, et Rome acclame en libérateurs les tyrannicides. Pourtant, la disparition du dictateur va bientôt entraîner une guerre civile qui précipitera la chute de la République et l'avènement de l'Empire.
    Barry Strauss revient sur la naissance et l'orchestration d'une des plus célèbres conjurations de l'Histoire en menant l'enquête dans une sphère politique romaine bouleversée par les intrigues. Nous revivons étape par étape le déroulement du complot et les jours chaotiques qui ont suivi son exécution. Pour les conjurés, tout l'enjeu était de faire accepter au peuple romain leur geste, de contenir les alliés de César et, au terme de combats sanglants, d'assurer sa succession.
    Le récit haletant des dernières heures de César est digne d'un thriller classique : crime, suspense, soif de pouvoir, passion amoureuse, trahison, stratagèmes machiavéliques. Barry Strauss a l'oeil d'un peintre, les scènes, les décors et les personnages que l'on croyait figés pour toujours dans le marbre reprennent vie et couleurs ; grâce à son exceptionnel talent de conteur, un des grands moments de l'Histoire universelle nous apparaît dans toute sa force.

  • Geronimo Stiltonouth, sa famille et tous les habitants de Silexcity trépignent d'impatience à l'idée d'assister à un exceptionnel concours de sketchs. Les plus grandes stars comiques vont y participer, et le prix est une coupe très précieuse, sculptée par le célèbre artiste Picassouth. Mais on apprend bientôt que le concours est suspendu : la coupe a été dérobée ! Des preuves écrasantes désignent très vite le coupable : Geronimo Stiltonouth lui-même !

  • Edouard VII a toujours nourri une passion pour la France. Amant des plus célèbres actrices, courtisanes et danseuses parisiennes, il parlait un français plus parfait encore que son anglais, et fut le premier invité sur la tour Eiffel, malgré l'interdiction officielle de la couronne anglaise. Ses atouts de séduction à la française sont à l'origine de la prouesse diplomatique qui scella l'Entente cordiale.
    Un roi typiquement anglais ? Pas du tout ! Avec un humour inimitable, Stephen Clarke, auteur du best-seller God save la France, montre qu'avant de devenir roi, c'est en France que « Dirty Bertie » a tout appris de la vie !

    « Une réjouissante comédie historique. » Daily Mail « Avec son humour décalé et caustique, Clarke retrace une grande partie de l'Histoire franco-anglaise. » Spectator

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