Armand Colin

  • Cet ouvrage offre un passionnant tour d'horizon, à travers le temps et l'espace, des bibliothèques et des collections de livres en Occident. L'auteur, spécialiste reconnu, envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles. La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, est bien l'une des interrogations de civilisations essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.

  • L'épreuve écrite d'ancien français n'est pas le moindre des obstacles qu'ont à franchir les candidats au CAPES de lettres modernes et aux agrégations de lettres modernes et de grammaire. Afin de préparer efficacement la partie lexicale de cette épreuve, le candidat trouvera dans cet ouvrage tous les éléments, réunis en quelque 400 fiches de vocabulaire. Traitant un par un les termes les plus usuels de la littérature médiévale - et les plus susceptibles de faire l'objet d'une question aux concours -, ces fiches sont structurées suivant le modèle attendu par les jurys (étymologie, sens en ancien français, paradigmes morphologique et sémantique, évolution ultérieure). Clair et pratique, cet ouvrage a le grand avantage de permettre de construire sa compétence par un travail régulier, pas à pas et fiche par fiche. Et le jeu des renvois internes est une aide décisive pour bien circonscrire les champs notionnels et sémantiques de l'univers littéraire du Moyen Âge français.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • En un siècle, de la fin de l'Empire en 1814 jusqu'au premier conflit mondial en 1914, la France est passée de l'Ancien Régime à la modernité. C'est un siècle de transformations profondes, à travers la succession des régimes politiques, qui ont abouti à l'épanouissement du modèle républicain. C'est un siècle qui a vu la révolution industrielle, la croissance urbaine, l'affirmation de la bourgeoisie d'affaires et la naissance du prolétariat. C'est le siècle de la déchristianisation progressive et de la laïcisation républicaine. Enfin, c'est un siècle d'un extraordinaire bouillonnement intellectuel et créatif, traversé pêle-mêle par le romantisme, le positivisme, le symbolisme, l'impressionnisme et l'Art nouveau.
    Des mises au point historiographiques et biographiques, des commentaires de documents, un glossaire, des rappels chronologiques et biographiques contribuent à éclairer les principaux aspects de cette période d'innovations et de renouveau. 

  • Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ?
    Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le « mouvement de Jésus », né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la « Grande Église » crée son orthodoxie, contre les « hérésies ») et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant...
    Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.

  • La construction d'un espace politique, économique, social et culturel européen n'est pas une idée neuve. Mais au 19e siècle, l'idée se heurta à la force de la nation comme modèle politique.  De 1815 à 1871, l'Europe des nations domine la vie politique du temps : du congrès de Vienne et de la Sainte- Alliance à l'achèvement de l'unité italienne et allemande, des peuples aspirent à former des nations érigées en États, sous l'oeil bienveillant ou hostile des grandes puissances. Tout en dressant le portrait de ces puissances et des régions particulièrement concernées par la question des nationalités, cet ouvrage s'intéresse aux grands mouvements culturels européens comme le romantisme et montre l'essor économique parallèle de l'Europe.  Il analyse ensuite l'Europe des nationalismes de 1871 à 1914, période de tensions politiques, économiques, culturelles, militaires (naissance de la Triple-Entente et de la Triple- Alliance). L'accent est mis sur les mouvements d'idées, sur l'émergence simultanée de courants socialistes pacifistes et internationalistes et de courants nationalistes bellicistes et antisémites.
    L'Europe domine le monde par la colonisation et par la culture, mais cette domination externe s'accompagne de déchirements internes, autour des Balkans ou du Rhin, qui entraînent l'Europe sur la voie de la « marche à la guerre ». 

  • Cette synthèse sur les cinq siècles d'histoire de la République romaine allie l'histoire intérieure de la cité romaine, celle de ses institutions, et celle de la conquête d'un empire s'étendant à toute l'Italie, puis à tout l'espace méditerranéen. Pour expliquer ce fulgurant essor, l'auteur interroge les liens entre cette dynamique conquérante, le mode de gouvernement, et la crise politique qui aboutira à la fin du système républicain.
    Il montre comment l'élaboration des institutions de la République s'est inscrite dans l'histoire politique de ses premiers siècles d'existence. Il dépeint également la gestion, mais aussi les conséquences économiques, sociales et politiques de ces conquêtes qui placeront à la tête de la République des « hommes forts », tels Marius et César, avant que ne s'impose la figure unique et incontestée de l'empereur.

  • Idéal pour les étudiants en Master et Doctorat d'histoire, étudiants en IEP, ce manuel comprend l'histoire globale contemporaine du Moyen-Orient : culture, société, transformations économiques et sociales, débats intellectuels (Islam, place de la femme, migrations...). Une vision objective et dépassionnée à l'encontre des clichés réducteurs fréquents.

  • L'espace méditerranéen, entre Orient, Afrique et Occident connaît au Moyen Âge des changements profonds et devient un extraordinaire creuset de mouvements et d'échanges politiques, économiques et culturels. Ce manuel offre une approche synthétique de ces mondes méditerranéens en en restituant toute la diversité et la complexité.
    Depuis la naissance de l'islam au viie  siècle  jusqu'à la bataille de Lépante en 1571, qui arrête l'expansionnisme ottoman, l'ouvrage présente de façon détaillée les différentes zones géo-politiques, les grands événements et  les figures majeures de la région. 

  • Cette vaste synthèse sur le monde musulman du XVe s. à nos jours offre un panorama unique sur l'histoire politique, économique, culturelle et artistique des pays d'Islam.
    L'ouvrage couvre l'ensemble des territoires concernés : partie occidentale méditerranéenne (Maghreb), partie proche et moyen-orientale (Empire ottoman, Syrie, Irak, péninsule arabique), et partie asiatique (de l'ancienne Perse à l'Asie du Sud-Est).
    La première partie de l'ouvrage consacrée à la période moderne met en lumière l'âge d'or que connaissent les grands Empires ottoman, iranien et moghol au XVI e et au début du XVII e s. La seconde partie présente et éclaire l'histoire des pays d'Islam de 1800 à nos jours et souligne les interrogations qu'a fait naître la post-colonisation et l'émergence de nouvelles questions sur les identifications à l'islamité et le rejet de l'autoritarisme politique et libéralisme économique.

    En offrant des clés pour comprendre et analyser six siècles d'histoire de ces États, l'ouvrage permet de comprendre les enjeux actuels des pays d'Islam.

    Un important appareil cartographique complète l'ouvrage.

  • La question du rapport entre famille et société, aux résonances si contemporaines, constitue le coeur de cet ouvrage. Le lecteur trouvera les définitions nécessaires pour saisir les « familles » grecque et romaine, les parentés de l'alliance et de la naissance, l'unité économique de production, la famille des droits et des devoirs. L'ouvrage offre une synthèse des différentes étapes de la vie en famille (naissance, mariage, adoption, funérailles), ces moments de sociabilité parfois générateurs de tensions, où s'entremêlent des intérêts autant familiaux que civiques : la famille s'inscrit dans la cité, qui la modèle, la contrôle et la surveille car elle en constitue la première unité.
    En puisant dans les sources dramaturgiques comme dans la documentation épigraphique, en croisant les théories philosophiques et les textes de loi, les auteurs ont souhaité offrir au lecteur un tableau synthétique et vivant des familles et des systèmes de parenté grecs et romains. Histoire du droit, histoire des sentiments, anthropologie de la parenté, histoire sociale, prosopographie, autant de méthodes réconciliées par le prisme familial que propose cette étude.

  • Ce manuel s'adresse en priorité aux étudiants en histoire de l'art. Il explique en douze chapitres les différentes approches qui caractérisent les méthodes possibles proposées par cette discipline. Dans le cadre d'une histoire de l'art comparée, les auteurs examinent successivement les relations entre l'histoire de l'art, l'esthétique et la philosophie du langage, ses interactions avec la sémiologie, les apports récents des études anthropologiques, ou encore la manière dont la sociologie de l'art contribue à redéfinir les contours d'une histoire sociale de l'art. Sont abordées également les questions qui lient la politique et l'art, ou encore celles qui se nouent parfois avec la psychanalyse.
    À l'intérieur de chaque chapitre une « étude de cas », empruntée à différentes périodes, permet une analyse critique des outils et des concepts employés. Elle est complétée par une rubrique « pour aller plus loin » fournissant une bibliographie sélective. Vient s'ajouter une bibliographie générale renseignée par les plus récentes parutions dans le champ de l'histoire de l'art. Cet ouvrage permettra aux étudiants de disposer d'un outil de clarification et d'approfondissement de l'interdisciplinarité rencontrée durant leur cursus en histoire de l'art.

  • Depuis 1945 au moins, le monde entier vit à l'heure américaine, que ce soit par les modes, la musique, les films ou la réussite économique, en dépit des crises récurrentes. Par ailleurs, le 11 septembre 2001 a été l'événement le plus médiatisé de tous les temps, sommet d'une vague de puissance dominante. Alors que l'élection de Barack Obama a signalé un autre temps. Toutefois, dès 1900, les analystes évoquaient l'américanisation du monde avec une angoisse relative et il ne faut pas oublier que la Révolution française a été précédée par la Révolution américaine avec quelques textes fondateurs.
    Ces quelques exemples prouvent que depuis leur naissance, les Etats-Unis ont servi de modèle, de pôle d'attraction pour les émigrants de toutes les origines, avant même de jouer un rôle actif dans les affaires du monde.
    Ce manuel ne cherche pas à traiter seulement de l'influence des Etats-Unis dans le monde, mais à comprendre tous les ressorts internes qui ont façonné celle-ci de 1776 à nos jours. Une actualisation de l'ouvrage incluant les dernières élections présidentielles américaines de novembre 2016 est prévue à la faveur de cette 4e édition.

  • Cette remarquable synthèse présente la période hellénistique de la Grèce, soit du IVe au Ier siècle av. J.-C. : débutant avec l'expansion considérable du monde grec lors de la conquête de l'Empire perse par Alexandre le Grand  ses frontières s'étendent désormais jusqu'à l'Égypte et aux contreforts de l'Himalaya  , elle s'achève lorsque Rome s'empare de l'Orient méditerranéen.
    L'ouvrage éclaire cette époque capitale, charnière entre l'histoire grecque et l'histoire romaine et pourtant longtemps considérée comme une période de « déclin » après la période classique. En s'appuyant sur l'historiographie récente, mais également sur l'archéologie et sur l'étude des transferts culturels, il met l'accent sur la créativité et la vitalité des habitants du monde hellénistique, qu'ils soient grecs, juifs, égyptiens ou orientaux.
    /> Il restitue en outre les débats de l'époque, qui trouvent encore aujourd'hui un écho fort, comme la question des identités politiques et culturelles ou la réflexion sur la notion de « déclin ».
    Cartes, iconographie et citations aident à faire revivre ces quatre siècles majeurs dans l'histoire du monde.
     

  • À partir du XIe siècle, l'idée de croisade s'insère au coeur de la société chrétienne et constitue tout au long du Moyen Âge le moteur de l'expansion de l'Occident dans le monde méditerranéen. Plus que jamais, il est nécessaire de comprendre les raisons et les conséquences, de part et d'autre de la Méditerranée, d'un épisode historique sans précédent qui a duré quatre siècles.
    Cette synthèse interroge les origines et la nature de ce phénomène, entre « pèlerinages en armes » et migrations de populations, et en montre la complexité à travers les diverses grilles de lecture qui ont été appliquées au sujet : économiques, démographiques, religieuses, politiques. Elle montre comment, loin d'apporter les résultats escomptés ni permis les rencontres entre les cultures, ces campagnes ont d'abord servi la chrétienté à prendre conscience d'elle-même. Présentant le film des huit croisades, l'ouvrage met en lumière la tradition du pèlerinage vers Jérusalem et le développement de l'idée de guerre sainte dans la pensée pontificale. Il montre également que chez les hommes de la Croisade, la quête de Jérusalem ne peut être séparée de la gloire et de la fortune qui se réalisent dans la création d'États latins en Orient, prémices de la colonisation moderne.
    Une cinquantaine de cartes et documents iconographiques facilitent la lecture de ce volume qui propose par ailleurs et double index et une riche bibliographie.

  • Le mythique Saint-Empire romain, fondé par Otton Ier au Xe siècle, est dissous huit siècles plus tard, en 1806. Cet ouvrage propose une synthèse inédite sur la période moderne de l'Empire, du XVIe au XVIIIe siècle.
    Création féodale, cette réunion d'Etats chrétiens peu à peu centrée sur l'Allemagne, la Prusse et l'Autriche connaît pendant la période des bouleversements radicaux qui mettent à mal l'unité de cet Empire sans capitale fixe ni armées et exécutif communs.
    L'introduction et la pérennisation des Réformes protestantes du XVIe siècle ont renforcé le morcellement politique de l'Empire, chaque prince tentant d'imposer son pouvoir sur son territoire.
    Malgré cette évolution, le Saint Empire a été non seulement une couronne et un espace de culture et de communication, mais aussi un espace de paix et de guerres, négociées notamment dans les deux grands tribunaux d'Empire, le Tribunal de la Chambre impériale et le Conseil aulique d'Empire.
    L'ouvrage décrit les institutions du Saint-Empire qui ont façonné une culture politique, juridique, religieuse et intellectuelle qui finit par être identifiée à l'Allemagne, et comment les contemporains, sans cesse, se définirent face à elle en infléchissant ses organes et ses traditions.

  • Entre 1905 et 1922, l'Empire russe a connu une série d'épisodes révolutionnaires qui ont abouti à la chute de l'empire tsariste et à la création de l'Union soviétique. L'ouvrage se consacre à cette quinzaine d'années qui ont métamorphosé la Russie de Nicolas II et le monde tout entier en présentant et analysant les différentes phases du processus révolutionnaire.
    Le soulèvement en 1905 contre le régime autocratique des Romanov est le premier de ces événements. Il bouleverse les anciens équilibres et fait entrer le pays dans une profonde crise d'identité politique, entre maintien de l'autocratie et expérience constitutionnelle. L'entrée de l'empire dans la Grande Guerre, les échecs militaires, la crise économique et les grèves aboutissent à la révolution de Février 1917, à l'abdication du tsar et à la formation d'un gouvernement provisoire. Enfin, la révolution d'Octobre 1917 voit la prise du pouvoir par les bolcheviks, l'instauration d'un gouvernement communiste et le début d'une guerre civile qui durera jusqu'en 1922, date de la création de l'Union soviétique.
    Cette analyse politique, institutionnelle et économique propose une vision ample de la période et montre la pérennité d'un domaine impérial russe, non pas dissous, mais reconfiguré par les nouveaux maîtres du pays.

  • L'ouvrage présente les relations ayant existé entre Maîtres du sol et producteurs sur la longue période qui s'étend de la période carolingienne aux grandes révoltes paysannes des XIV e et XV e siècles.
    Après une période d'augmentation de la richesse, à partir du XIII e siècle les tensions s'accroissent. Les seigneurs connaissent une importante baisse de leurs revenus, ce qui constitue l'un des éléments essentiels de la crise des XIV e et XV e siècles. Cela a pour conséquence, dans de nombreuses régions, d'entraîner un phénomène de dépossession des paysanneries dont l'accès à la propriété du sol devient de plus en plus difficile.
    Cet ouvrage examine les statuts des hommes, l'organisation du travail, les hiérarchies sociales réellement efficaces, présente l'histoire de cet enrichissement général du monde occidental ainsi que celle de la crise qui clôt le Moyen Âge occidental.

  • Aux XIXe et XXe siècles, la France s'est affirmée comme une grande puissance coloniale (Maghreb, Afrique, Asie, Océanie). Elle a été marquée par une politique d'expansion inscrite dans son histoire politique, économique, culturelle. Cet ouvrage aborde les débats qu'elle a suscités : effets de ces politiques en Métropole et dans les pays colonisés, organisation, contrôle et exploitation de ces territoires, cultures ultramarines, interaction entre colonisateurs et colonisés, montée des mouvements d'indépendance... Ces questions montrent le poids d'un héritage toujours vivant où tabous, mémoires, identitarisme et troubles sociétaux n'en finissent pas de faire (re)vivre cette France colonisatrice.
    Afin de nourrir ces discussions et d'en apporter un écho, des parties thématiques confrontent les faits, leurs effets matériels, humains et culturels au cours de l'Histoire, et les héritages transmis au temps présent. Une large bibliographie est reliée à chaque chapitre, ce qui facilite son utilisation.

  • Quand l'Espagne et le Portugal régnaient sur l'Amérique.

    - Analyse globale du continent sud-américain du XVe au XVIIIe siècle.
    - Histoire de la construction de l'Amérique du Sud espagnole et portugaise.
    - Apport des post-colonial studies.

    Des premières découvertes espagnoles et portugaises du XV e siècle à la fin du XVIII e siècle, cet ouvrage dresse le tableau de l'Amérique ibérique et de la société coloniale qui y est née. Après la morbidité de la conquête et des deux premiers siècles de la colonisation, des conditions démographiques favorables s'imposent, entre autres avec la présence toujours plus importante d'une main-d'oeuvre esclave afro-américaine, qui permettent l'affirmation d'une nouvelle Amérique, métissée et urbaine.
    L'auteur explore sur trois siècles le monde colonial à travers les stratégies et les comportements des acteurs sociaux, les cadres d'activité et de vie, les courants religieux et philosophiques, les orientations économiques ainsi que la montée de l'opposition entre Créoles et Péninsulaires. Enfin, il interroge les révoltes, qui fleurissent au XVIIIe siècle, prémices des grands élans indépendantistes, et marquées par une grande diversité de natures et de motivations, comme aussi le poids de la révolution française qui va peser très lourd dans les ambiguïtés politiques des élites de l'Amérique ibérique et sapera les fondements de l'ordre colonial.

  • L'ouvrage Lire le manuscrit médiéval, présenté dans une édition mise à jour, se propose de guider tous ceux qui étudient les sources médiévales à partir des documents originaux. Il s'attache plus particulièrement à la forme de livre manuscrit qui s'est imposée vers le IVe siècle de notre ère dans l'ensemble du bassin méditerranéen et qui demeure le modèle des livres imprimés actuels, à savoir le codex.
    Divisé en neuf chapitres, il suit les différentes étapes de l'existence du manuscrit, de sa confection jusqu'à sa destinée entre les mains de possesseurs successifs. Le manuscrit se trouve ainsi étudié dans son ensemble, comme objet matériel, support de textes et témoin historique.
    L'ouvrage reflète l'activité de l'Institut de Recherche et d'Histoire des Textes (CNRS), consacrée, de l'Antiquité tardive à la Renaissance, aux manuscrits et aux débuts du livre imprimé, et qui s'ordonne autour de cinq grands pôles linguistiques (hébreu, grec, latin, arabe et langues romanes). Les auteurs entendent ainsi faire partager au lecteur, néophyte ou spécialiste, l'expérience acquise.
    À la croisée de plusieurs disciplines, qui relèvent toutes de l'histoire, l'ouvrage est destiné à un large public : étudiants de l'enseignement supérieur, philologues éditeurs de textes, conservateurs de bibliothèques et restaurateurs de livres, historiens de l'art et des techniques, historiens des idées et des cultures.

  • Ce manuel d'archéologie, unique, est un "tout en un" à l'usage de l'étudiant, et du professionnel en archéologie. Après les rappels qui s'imposent sur l'histoire de la discipline et les grandes conceptions et écoles qui ont assuré son développement, l'auteur présente les tenants et aboutissants de l'archéologie de terrain (les "fouilles", la conservation des sites, etc.) puis ceux du travail en laboratoire (nettoyage et conservation des momies, etc.). une dernière partie met en valeur la contribution, spécifique et substantielle, de l'archéologie à la connaissance des sociétés disparues.
    Ces propositions de formalisation, de méthodes et de techniques permettront à l'archéologue d'aborder de la meilleure façon le travail sur le terrain comme en laboratoire.
    Ce manuel se veut enfin un ouvrage de référence, à portée de main, pour l'étudiant comme pour le professionnel de l'archéologie programmée ou de l'archéologie préventive.

  • La géomorphologie, science qui étudie les formes du relief terrestre, a connu de fortes évolutions ces dernières décennies. Faisant désormais la synthèse entre l´approche des géosciences et celle des sciences sociales, elle est devenue une composante majeure de la compréhension de l´environnement et une science applicable, notamment dans le domaine de la gestion des milieux et des risques naturels.
    Ce manuel propose une présentation renouvelée et inédite de la discipline. Après un rappel des concepts fondamentaux et méthodes spécifiques qui ont donné naissance à la géomorphologie moderne, les grandes dynamiques de la surface de la Terre sont analysées, en prenant pour cadre de référence l´unité topographique et hydrographique du bassin versant, où se développent en relais les différents processus géomorphologiques : décomposition des roches, mouvements de terrain, prise en charge des sédiments et solutés par les eaux courantes.
    Chaque chapitre, abondamment illustré, est assorti d´études de cas variées, issues des nombreuses pratiques de terrain effectuées par les auteurs dans le monde entier.

  • Qu'est-ce que le premier empire colonial français et comment, sur près de trois siècles, a-t-il évolué ? Depuis la mise en place d'un projet colonial par Richelieu jusqu'aux années 1810, qui voient la prise de contrôle par l'Angleterre des derniers vestiges de possessions françaises fragilisés par l'épisode révolutionnaire, l'ouvrage montre les politiques coloniales à l'oeuvre en Amérique du Nord, aux Antilles et dans l'océan Indien.
    Cette étude présente les acteurs, privés et institutionnels, de cette entreprise coloniale, mais aussi les populations, esclaves et libres cultivateurs, négociants et Habitants, nationaux et autochtones, à l'origine du démarrage véritable de l'outre-mer français, vers le milieu du XVIIIe siècle. Dépassant la simple perspective économiste et l'approche institutionnelle et militaire, l'auteur restitue la multiplicité des points de vue des acteurs et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et signes ostentatoires d'intégration.
    Cartographie originale, documents et portraits de grandes figures accompagneront le lecteur dans cette découverte de la première vague colonisatrice de la France.
    Comment, sur près de trois siècles, l'empire colonial français a-t-il évolué ? Depuis la véritable prise en charge d'un projet colonial par Richelieu et les années 1810 qui marquent la suprématie incontestée de l'Angleterre dans le domaine maritime et sa prise de contrôle des derniers vestiges de possessions françaises, quelles ont été les politiques coloniales à l'oeuvre au sommet de l'État français, monarchique, républicain ou impérial ?

    L'ouvrage montre l'organisation, la montée en puissance de la France des années 1750, les soubresauts, puis la ruine de ce projet colonial, miné par des contradictions (esclavage, créolisation, données militaires et stratégiques) qui conduisent à l'échec. L'étude s'articule autour de trois pôles (Amérique du Nord, transatlantique, océan Indien) et offre un tableau précis de la politique coloniale de la France à travers le double prisme de la métropole et de la réalité autochtone.

    L'auteur, se plaçant au-delà de la simple perspective économiste comme de l'approche institutionnelle et militaire, restitue la multiplicité des points de vue des acteurs, négociants et habitants, nationaux et autochtones, et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et ostentation des signes d'intégration.

    Citations, portraits des grandes figures du monde colonial, cartographie originale font de ce livre un usuel indispensable pour connaître ce premier contact de la France avec la colonisation.

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