Armand Colin

  • Cet ouvrage offre un passionnant tour d'horizon, à travers le temps et l'espace, des bibliothèques et des collections de livres en Occident. L'auteur, spécialiste reconnu, envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles. La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, est bien l'une des interrogations de civilisations essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ?
    Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le « mouvement de Jésus », né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la « Grande Église » crée son orthodoxie, contre les « hérésies ») et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant...
    Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.

  • Idéal pour les étudiants en Master et Doctorat d'histoire, étudiants en IEP, ce manuel comprend l'histoire globale contemporaine du Moyen-Orient : culture, société, transformations économiques et sociales, débats intellectuels (Islam, place de la femme, migrations...). Une vision objective et dépassionnée à l'encontre des clichés réducteurs fréquents.

  • L'espace méditerranéen, entre Orient, Afrique et Occident connaît au Moyen Âge des changements profonds et devient un extraordinaire creuset de mouvements et d'échanges politiques, économiques et culturels. Ce manuel offre une approche synthétique de ces mondes méditerranéens en en restituant toute la diversité et la complexité.
    Depuis la naissance de l'islam au viie  siècle  jusqu'à la bataille de Lépante en 1571, qui arrête l'expansionnisme ottoman, l'ouvrage présente de façon détaillée les différentes zones géo-politiques, les grands événements et  les figures majeures de la région. 

  • Ce manuel s'adresse en priorité aux étudiants en histoire de l'art. Il explique en douze chapitres les différentes approches qui caractérisent les méthodes possibles proposées par cette discipline. Dans le cadre d'une histoire de l'art comparée, les auteurs examinent successivement les relations entre l'histoire de l'art, l'esthétique et la philosophie du langage, ses interactions avec la sémiologie, les apports récents des études anthropologiques, ou encore la manière dont la sociologie de l'art contribue à redéfinir les contours d'une histoire sociale de l'art. Sont abordées également les questions qui lient la politique et l'art, ou encore celles qui se nouent parfois avec la psychanalyse.
    À l'intérieur de chaque chapitre une « étude de cas », empruntée à différentes périodes, permet une analyse critique des outils et des concepts employés. Elle est complétée par une rubrique « pour aller plus loin » fournissant une bibliographie sélective. Vient s'ajouter une bibliographie générale renseignée par les plus récentes parutions dans le champ de l'histoire de l'art. Cet ouvrage permettra aux étudiants de disposer d'un outil de clarification et d'approfondissement de l'interdisciplinarité rencontrée durant leur cursus en histoire de l'art.

  • Ce Lexique historique de la France d'Ancien Régime, désormais classique, aborde, de manière claire et synthétique, des notions complexes et devenues bien souvent étrangères à notre temps, relevant des institutions, de la démographie, du droit, de la religion, des domaines politique, économique et social, de l'art et de la civilisation. Des définitions claires et des documents cartographiques font de cet ouvrage un outil de travail indispensable pour les étudiants d'histoire moderne et pour quiconque souhaite se familiariser avec le vocabulaire attaché à cette période. Guy Cabourdin a été Professeur d'histoire moderne à l'université de Nancy II. Georges Viard est Professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Nancy II.

  • Qu'est-ce que le premier empire colonial français et comment, sur près de trois siècles, a-t-il évolué ? Depuis la mise en place d'un projet colonial par Richelieu jusqu'aux années 1810, qui voient la prise de contrôle par l'Angleterre des derniers vestiges de possessions françaises fragilisés par l'épisode révolutionnaire, l'ouvrage montre les politiques coloniales à l'oeuvre en Amérique du Nord, aux Antilles et dans l'océan Indien.
    Cette étude présente les acteurs, privés et institutionnels, de cette entreprise coloniale, mais aussi les populations, esclaves et libres cultivateurs, négociants et Habitants, nationaux et autochtones, à l'origine du démarrage véritable de l'outre-mer français, vers le milieu du XVIIIe siècle. Dépassant la simple perspective économiste et l'approche institutionnelle et militaire, l'auteur restitue la multiplicité des points de vue des acteurs et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et signes ostentatoires d'intégration.
    Cartographie originale, documents et portraits de grandes figures accompagneront le lecteur dans cette découverte de la première vague colonisatrice de la France.
    Comment, sur près de trois siècles, l'empire colonial français a-t-il évolué ? Depuis la véritable prise en charge d'un projet colonial par Richelieu et les années 1810 qui marquent la suprématie incontestée de l'Angleterre dans le domaine maritime et sa prise de contrôle des derniers vestiges de possessions françaises, quelles ont été les politiques coloniales à l'oeuvre au sommet de l'État français, monarchique, républicain ou impérial ?

    L'ouvrage montre l'organisation, la montée en puissance de la France des années 1750, les soubresauts, puis la ruine de ce projet colonial, miné par des contradictions (esclavage, créolisation, données militaires et stratégiques) qui conduisent à l'échec. L'étude s'articule autour de trois pôles (Amérique du Nord, transatlantique, océan Indien) et offre un tableau précis de la politique coloniale de la France à travers le double prisme de la métropole et de la réalité autochtone.

    L'auteur, se plaçant au-delà de la simple perspective économiste comme de l'approche institutionnelle et militaire, restitue la multiplicité des points de vue des acteurs, négociants et habitants, nationaux et autochtones, et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et ostentation des signes d'intégration.

    Citations, portraits des grandes figures du monde colonial, cartographie originale font de ce livre un usuel indispensable pour connaître ce premier contact de la France avec la colonisation.

  • Un grand classique pour comprendre l'histoire de la Grèce antique, depuis l'époque mycénienne jusqu'à l'époque hellénistique et la soumission des monarchies helléniques par Rome. Il présente et analyse, dans un déroulement chronologique précis, civilisation, systèmes politiques, évolutions et "révolutions" de la société grecque, mais aussi faits artistiques et philosophiques.
    Largement illustré de figures et de cartes, ce Précis offre une lecture détaillée et claire d'un univers riche et complexe, au coeur de notre histoire commune.

  • 2e édition
    libération de la tutelle perse pour les uns, changement de maître pour les autres : la conquête d'alexandre modifie profondément la situation politique de l'anatolie à partir de 334 av. j.-c. la mise en place de nouveaux états après sa mort, l'émergence de royaumes indigènes hellénisés au nord et à l'est, le maintien de rares cités indépendantes, les invasions galates constituent autant de source de conflits, au point que la guerre paraît omniprésente dans l'histoire de l'anatolie hellénistique. mais les bouleversements politiques ne signent pas la mort de la cité grecque, qui parvient le plus souvent à trouver sa place dans le concerts des états hégémoniques : mais le modèle civique reste suffisamment enviable pour que de nombreuses communautés indigènes cherchent à obtenir des rois le statut privilégié de polis. l'irruption de rome dans les affaires d'asie mineure au début du iie siècle, modifie encore une fois la situation. le cycle d'exploitation qui s'ouvre après la création de la province d'asie entraîne des violences sans fin (guerres de mithridate) qui laissent les cités exsangues à la veille de la bataille d'actium en 31 av. j.-c.
    maurice sartre, professeur d'histoire ancienne à l'université de tours, membre senior de l'institut universitaire de france, est spécialiste de l'histoire de la méditerranée orientale aux époques hellénistique et impériale. il y a consacré plusieurs ouvrages : l'orient romain (seuil, 1991), l'asie mineure et l'anatolie d'alexandre à dioclétien (armand colin, 1995) et d'alexandre à zénobie. histoire du levant (fayard, 2001).

  • Cette ample synthèse sur la guerre, terrestre et maritime, dans la société grecque en présente tous les aspects : politiques et sociaux, techniques et stratégiques, mais également religieux et culturels. Elle s'appuie sur les sources antiques (littérature, poésie, peinture et sculpture...), mais aussi sur les recherches qui mettent en relation les temps anciens avec les périodes plus récentes, en termes d'histoire culturelle, de réception, d'héritage, de mémoire collective.
    Outre la place de la guerre dans le monde grec, les institutions et l'idéologie civique,  sa gestion et les moyens mis en oeuvre, seront abordés les "revers de la guerre" : violence, destructions et pillages, traitement des prisonniers, souffrances psychologiques et "guerre au féminin".
       

  • Figures de soldats romains ? S'y mêle la fascination pour cet implacable outil de conquête et de civilisation, auquel l'Europe notamment doit largement ses contours. Afin de restituer la réalité de l'armée romaine, cet ouvrage, essentiellement chronologique, analyse l'évolution des institutions militaires romaines mais s'attache aussi à donner corps à ce que fut véritablement cette armée, en décrivant très précisément le quotidien du soldat.
    Il s'appuie sur une documentation enrichie de nouvelles découvertes épigraphiques, papyrologiques, archéologiques ou numismatiques. Dès lors apparaît un univers à part entière, dont les transformations au fi l du temps suivent étroitement les mutations de la société romaine et l'évolution des rapports existant entre Rome et le monde extérieur. Et se dégage une image du soldat qui, au-delà d'un instrument de conquête, a également contribué à la diff usion du mode de vie romain, à la bonne marche de l'administration de l'Empire, mais aussi à la circulation des idées et des croyances. Pierre Cosme est professeur d'Histoire ancienne à l'Université de Rouen.
    Il a publié, entre autres, Auguste (Perrin), L'État romain entre éclatement et continuité : 192-325 (Seli Arslan), Les empereurs romains (PUF) et L'année des quatre empereurs (Fayard).

  • Loin d'imposer une vision figée et réductrice de la condition féminine, cet ouvrage offre une étude précise et vivante du sujet, dégage de belles figures, célèbres ou anonymes, et dessine une image toujours plus nette des Françaises des temps modernes.
    S'inscrivant dans la problématique des recherches récentes sur l'histoire des femmes et du genre, il examine la place et le rôle des femmes ainsi que leurs relations avec les hommes, dans les sphères familiale, sociale, économique, politique, religieuse, culturelle. Si les Françaises semblent être réduites à l'état d'épouse et mère, surgit une réalité plus complexe, faite de résistances, d'arrangements, d'échappées individuelles et collectives.
    En s'intéressant aux événements et mutations qui, de la Réforme protestante à la Révolution française, ont marqué la France des XVIe-XVIIIe siècles, l'auteur rappelle que les femmes y ont participé, que l'Histoire est mixte, que les représentations et les rapports hommes-femmes ne sont pas immobiles et que, lentement et non sans mal, l'idée d'égalité chemine au cours de ces trois siècles.

  • Foyer de création artistique et littéraire, creuset de nouvelles pratiques religieuses, terre de vestiges antiques, l'Italie est à l'époque moderne une source d'inspiration et un objet d'admiration pour l'Europe entière. Elle devient alors à la fois la caisse de résonance de multiples ambitions étrangères et un laboratoire politique et social original, au moment où ses transformations économiques mettent en place un système de production dans lequel se décèlent déjà les contrastes entre le Nord et le Sud.
    Adoptant une perspective chronologique et thématique large, ce manuel entend proposer une grande synthèse sur quatre siècles d'histoire de l'Italie et souligner toute la richesse de cette période en présentant les plus récents renouvellements historiographiques. Il met en lumière la situation originale d'une Italie moderne qui, morcelée en de multiples États et inexistante sur le plan politique, voit pourtant se développer une identité géographique, symbolique et culturelle spécifique dont l'existence précède le projet d'un État unitaire.

  • S'appuyant sur la documentation papyrologique grecque, l'épigraphie et les sources littéraires, cette étude présente la conquête d'Alexandre (332 av. n.è.) jusqu'à l'édit de Caracalla (212) qui donna la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire romain. Elle s'intéresse à la vie des hommes et femmes dans l'Egypte grecque dans une double perspective anthropologique et juridique.

  • De la découverte des produits du Nouveau Monde à la naissance du restaurant, l'alimentation en Europe connaît de profondes transformations entre le XVIº et le XIXº siècle. C'est pendant cette période que la culture alimentaire européenne, c'est-à-dire l'ensemble des valeurs et des pratiques liées à l'alimentation et partagées par une large partie de la population, change grâce à l'essor de la circulation des produits et des modes, aux progrès de l'agriculture, à la libération de la gourmandise et aux nouveaux besoins de consommation. Cet ouvrage s'intéresse donc à une histoire en mouvement, où l'échange joue un rôle fondamental dans la construction et la diversification de la culture alimentaire à partir du XVIº siècle. En adoptant une perspective européenne et en mobilisant une historiographie variée, il propose une large synthèse sur l'alimentation à l'époque moderne et ouvre de nouvelles perspectives. Entre consommations et imaginaire, ce parcours historique à travers la diversité du boire et du manger permet de mieux comprendre, en s'intéressant à ses racines, l'alimentation d'aujourd'hui.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce, la plus célébrée aussi. Elle a exercé une véritable fascination sur les siècles suivants grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Cette fascination n'est pas allée sans distorsions des réalités contemporaines, moins aisées à comprendre qu'il n'y paraît au premier abord. L'importance et le poids d'Athènes durant ces deux siècles a en effet occulté la diversité du reste du monde grec, tandis que l'appropriation par les civilisations occidentales du « miracle grec » a contribué à donner à cette période l'image d'un apogée dans tous les secteurs de la civilisation.
    De fait, de Marathon à Chéronée, de Miltiade à Démosthène en passant par Périclès, Hérodote, Thucydide, Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Phidias, Praxitèle, Platon ou Aristote, c'est Athènes qui semble fournir le fil conducteur à l'histoire, donner le ton à la civilisation du temps et préciser le cadre d'un éternel grec, dans ses réussites comme dans ses échecs.
    Mais Athènes n'est pas la Grèce et la vision idyllique d'un monde est ici discutée et partiellement remise en cause, au travers des événements, mais aussi des grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui demeure extraordinaire.

  • Désormais classique, La France médiévale répond à quelques questions essentielles : comment les hommes sontils organisés dans la société ? Quelles en sont les structures politiques et comment se prolongent-elles en des structures administratives, juridiques, financières ? Quelle place y tient l'Église, à travers ses structures et ses relations avec le pouvoir civil ?
    Car il ne s'agit pas ici d'aborder sous le seul jour du droit des institutions françaises qui, du IXe au XVe siècle, ont connu des mutations fondamentales. Intimement liées aux évolutions de la société tout entière, à celles des penseurs et des dirigeants, comme aux mouvements des idées, les institutions suivent pas à pas la structuration politique du royaume de France et l'affirmation d'une civilisation française.
    /> L'histoire des institutions françaises - qui ne sont, en fait, qu'une forme d'une civilisation qui a ses racines jusque dans l'Antiquité gréco-romaine - peut se répartir en deux périodes : la première, qui s'étend jusqu'au milieu du XIIIe siècle, est avant tout marquée par la féodalité, d'abord anarchique puis plus structurée, pour aboutir enfin à la seconde, qui voit la croissance de l'autorité du roi de France et la naissance des institutions monarchiques qui sont à l'origine de l'État des temps modernes.

  • Textes tirés des ouvres des auteurs anciens, inscriptions, papyrus, ostraca et monnaies - traduits et présentés, dont beaucoup sont issus de découvertes récentes. À travers eux, la parole est donnée à tous les habitants de l'Empire, hommes et femmes, provinciaux des villes et des campagnes, d'Orient et d'Occident, notables et petites gens, mais aussi aux responsables et aux agents du pouvoir romain, au Sénat, à l'empereur lui-même, aux dignitaires comme à la foule subalterne des soldats et des fonctionnaires de cette immense machine.
    Ainsi sont évoqués tous les aspects de la relation singulière établie entre Rome et les différentes communautés provinciales, depuis la conquête et l'intégration jusqu'à la romanisation, voire l'assimilation, et la participation des populations locales à la gestion de l'Empire. Au bout du compte, c'est un système original d'impérialité qui apparaît au fil de ces pages dans lequel l'hégémonie volontiers brutale du centre était tempérée par l'association des périphéries à un destin commun. Guillaume Flamerie de Lachapelle est maître de conférences de latin à l'Université de Bordeaux 3. Jérôme France est professeur d'histoire ancienne à l'Université de Bordeaux 3 et membre senior de l'Institut universitaire de France.Jocelyne Nelis-Clément est chargée de recherches au CNRS. Tous trois sont rattachés à l'Institut Ausonius (UMR 5607 Université de Bordeaux 3 - CNRS).

  • Découvrez Précis d'histoire romaine - 3e édition, le livre de Marcel Bordet. Cet ouvrage propose une initiation au monde romain, de la fondation de 1'Urbs à la disparition de l'Empire en Occident en 476. L'auteur dégage les lignes essentielles du récit des événements, bannissant l'anecdotique au profit de développements clairs qui veulent, non pas accumuler des informations, mais expliquer les faits et parfois discuter certaines interprétations. L'accent est mis sur l'évolution des institutions qui, nées dans la Cité, surent s'adapter au gouvernement du monde, et sur leur contexte économique, social et culturel. La netteté du style délivré des expressions trop techniques, la concision, les annexes (chronologie, tableaux généalogiques, orientation bibliographique) font de cet ouvrage une introduction indispensable aux études de l'Antiquité romaine. La bibliographie a été mise à jour par Jérôme France, professeur d'histoire romaine à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3.

  • Désormais classique, La France médiévale est le fruit de vingt années d'enseignement supérieur et d'une recherche d'incidence réciproque des facteurs politique, économique, social, intellectuel, dans une optique de science politique. Il s'efforce de répondre à quelques questions essentielles : Comment les hommes sont-ils organisés dans la société ? Quelles en sont les structures politiques et comment se prolongent-elles en des structures administratives, juridiques, financières ? Quelle place y tient l'Eglise, à travers ses structures et ses relations avec le pouvoir civil ? Car il ne s'agit pas ici d'aborder sous le seul jour du droit des institutions françaises qui, du IXe au XVe siècle, ont connu des mutations fondamentales. Intimement liées aux évolutions de la société tout entière, à celles des penseurs et des dirigeants, comme aux mouvements des idées, les institutions suivent pas à pas la structuration politique du royaume de France et l'affirmation d'une civilisation française. L'histoire des institutions françaises - qui ne sont, en fait, qu'une forme d'une civilisation qui a ses racines jusque dans l'Antiquité gréco-romaine - peut se répartir en deux périodes : la première, qui s'étend jusqu'au milieu du XIIIe siècle, est avant tout marquée par la féodalité, d'abord anarchique, puis plus structurée, pour aboutir enfin à la seconde, qui voit la croissance de l'autorité du roi de France et la naissance des institutions monarchiques qui sont à l'origine de l'Etat des temps modernes. Un index, des schémas et des cartes sont complétés par une importante orientation bibliographique, mise à jour dans cette nouvelle édition.

  • Ce lexique répond à l'attente des étudiants et des professeurs, pour lesquels l'étude approfondie du Moyen Âge passe par la maîtrise de la terminologie spécifique de cette période de l'histoire. L'ouvrage contient 850 définitions qui englobent, de l'Occident chrétien au monde byzantin et musulman, tous les domaines de l'histoire institutionnelle, économique, sociale, religieuse et culturelle.  René FÉDOU, spécialiste de l'histoire des institutions et des sociétés, historien du Lyon médiéval, a enseigné l'histoire de Moyen Âge aux universités de Nancy et de Lyon. Réjane Brondy, Nicole Gonthier, Jean Jourdan, René Verdier, Marie-Claude Verguet, Michèle Bonnet, Émilie Dumas, Élisabeth Garcia, Évelyne Janet-Vendroux

  • Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l'Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l'occupent.
    L'Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits. Appuyée par les différentes royautés, son action missionnaire est efficace : saint Colomban ou saint Boniface illustrent ainsi cette période.
    À partir du VIIIe siècle, l'heure est à la réforme de l'Église institution afin d'assurer celle de la société tout entière : c'est le but que se fixe Charlemagne et que ses descendants ont tenté de remplir. Le mouvement de rénovation donne lieu à une profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident.
    Malgré l'échec politique des Carolingiens, les programmes élaborés au Xe siècle ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d'autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en oeuvre. Le mouvement monastique assure à l'Église les moyens de son action, tandis que la papauté, avec l'appui des empereurs germaniques, ouvre la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

  • Entre le XIIIe et le XVe siècle, la société occidentale puise dans le christianisme ses représentations de l'homme et du monde. Histoire de la vie religieuse, de ses réalités institutionnelles et sociales (structures familiales, éducatives et caritatives) comme de la spiritualité et des pratiques de dévotion, l'ouvrage présente l'évolution de l'Église et de son insertion dans la société, à la lumière des recherches qui, depuis plus de trente ans, en ont renouvelé la connaissance.
    La période voit naître un appareil de gouvernement centralisé d'une ampleur sans précédent qui culmine sous la papauté d'Avignon, avant de devoir composer avec l'émergence des Églises nationales. Revers de ce mouvement unitaire, l'exclusion des dissidents, juifs et musulmans s'accentue.
    Loin d'être figées, les formes de la vie religieuse se transforment au gré de l'appropriation du message chrétien par les fidèles, clercs et laïcs : vitalité des pratiques et des cultes ; diversité des mouvements réguliers ; aspirations aux expériences spirituelles et mystiques, notamment chez les femmes. Travaillée par un profond mouvement de réforme qui se manifeste, au XVe siècle, dans l'administration des diocèses ou le renouveau des ordres religieux, l'Église qu'ébranle la Réforme protestante n'est en rien décadente.

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