Ausonius

  • Vaisselle précieuse, bijoux en or et pierres gravées, décor des demeures, vins et produits gastronomiques recherchés, parure monumentale des villes et mobilier luxueux des tombes, toutes ces manifestations du luxe se caractérisent par des matériaux coûteux, rares, travaillés par des artisans de talent. Leur possession relève de l'ostentation et du superflu. Pourtant, le seuil à partir duquel un artefact entre dans la catégorie du luxe n'est pas toujours clair : il change selon l'époque, le lieu, l'échelle. Le luxe de la parure individuelle, de la maison privée, de groupes professionnels, du prince ou de la cité ne s'expriment pas de la même manière et n'ont pas la même vocation.
    Cet ouvrage rassemble 14 communications d'un colloque qui s'est tenu au musée de l'Arles antique en 2017, autour de l'exposition sur le Luxe antique et le trésor de Berthouville. En se fondant sur des découvertes et des travaux récents, il interroge cette notion complexe du luxe à travers l'étude de grands trésors, des pratiques funéraires, des monuments, de la circulation des richesses et de leur thésaurisation.

  • Professeur émérite de l'Université Bordeaux Montaigne et premier directeur de l'Institut Ausonius, Jean-Michel Roddaz compte à un niveau international au nombre des meilleurs spécialistes de la période qui vit le passage de la République romaine au régime du prince, le Principat. Connu pour sa biographie d'Agrippa, publiée en 1984, il n'a depuis lors cessé de prolonger sa quête scientifique en approfondissant certains des thèmes développés dans son premier livre et en ouvrant également de nouvelles pistes de recherche.
    Il a consacré de nombreuses études aux figures centrales de cette période, depuis Jules César jusqu'à son fils adoptif Auguste en passant par Marc Antoine, son frère L. Antonius et Lépide, mais aussi à des acteurs secondaires de la vie politique tel L. Cornelius Balbus. Il a également élargi ses horizons géographiques au-delà de Rome en cherchant à mieux définir l'impact de la crise politique et de la naissance d'une monarchie impériale sur les sociétés provinciales ; il a fait de la péninsule Ibérique son principal champ de recherche en remontant jusqu'à la deuxième guerre punique, sans s'interdire de parcourir également l'Orient romain et en croisant sur son chemin la figure d'Hérode. Il a contribué à élaborer au fil de ses recherches une analyse si cohérente que plusieurs de ses amis et de ses élèves ont jugé nécessaire de rassembler en un seul volume les textes de vingt-huit de ses articles, répartis en deux thèmes principaux : tout d'abord l'histoire d'une « révolution » politique vue depuis Rome ; ensuite l'histoire de Rome telle qu'elle fut vécue à cette époque dans le monde provincial et par les provinciaux eux-mêmes.

  • Les Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord ont déjà consacré des colloques où les animaux étaient associés à l'histoire des châteaux, du xe jusqu'au xxie siècle. Mais, cette fois, dans cet ouvrage, ils occupent le devant de la scène et ils le méritent amplement depuis que des travaux récents leur ont donné, au sein des sociétés châtelaines, un rôle éminent, utilitaire et ludique, esthétique et symbolique. C'est pourquoi ce livre se présente à la façon d'un parcours animalier dont les allées conduisent à des lieux châtelains : les parcs avec leurs ménageries et leurs pigeonniers ; les pièces d'apparat avec leurs immenses tapisseries aux bestiaires familiers, exotiques et imaginaires ; les cabinets de curiosités si bien nommés et tellement accueillants à l'étrangeté animale, maritime et terrestre ; enfin, les bâtiments eux-mêmes, ressources inépuisables de sculptures animalières.
    Tout compte fait, c'est à une chasse aux trésors de la gent animale que vous invite cet ouvrage !

  • Le long IIIe siècle a.C. est un pont entre un monde issu des conquêtes d'Alexandre et l'arrivée des Romains sur la scène « internationale ». La partie occidentale de l'Asie Mineure est alors une région où les monarchies naissantes tentent de consolider leurs territoires. Elles développent avec les cités grecques des relations et l'on assiste à un épanouissement de la vie civique : constructions, inscriptions, monnayage connaissent alors une véritable efflorescence.
    Des dynamiques plus profondes voient les sociétés de la région se transformer sous l'effet de nouvelles normes culturelles et institutionnelles que l'on ne peut plus résumer à un simple processus d'hellénisation. L'ouvrage propose un florilège de recherches actuelles sur ces questions.

  • Cinquante-troisième volume de la collection de l'Atlas historique des villes de France, l'Atlas historique de Périgueux relève d'un programme Région intitulé : « Les villes-têtes de l'Aquitaine : approches historique, cartographique et comparative », et visant à la réalisation des atlas historiques (selon le modèle établi pour celui de Bordeaux en 2009) de cinq villes de rang urbain supérieur à l'échelle régionale (Agen, Bayonne, Mont-de-Marsan, Pau, Périgueux), ainsi que d'un 6 e volume d'analyse spatiale comparative. Quatrième à paraître de la série, l'Atlas historique de Périgueux, élaboré par une équipe scientifique de 27 intervenants, renouvelle profondément les connaissances sur la ville. À partir des données archéologiques et d'une étude des archives, la formation de l'espace urbain des origines protohistoriques à nos jours y est retracée selon trois perspectives complémentaires : le Plan historique, établi à partir des cadastres de 1811- 1817, la restitue cartographiquement, alors que deux tomes de commentaires en donnent les clés de lecture, tant d'un point de vue global et diachronique (t.1 : Notice générale) qu'à l'échelle de chacun des monuments (t. 2 : Sites et monuments). Le passage de la Protohistoire à l'époque gallo-romaine en ressort plus complexe, sans rien ôter de la grandeur de la cité antique et de ses monuments. La grande richesse du Moyen Âge à Périgueux est confirmée par l'étude des nombreux édifices qui structurent l'agglomération, tandis que des tensions se font jour entre les deux pôles constitutifs de la ville, la Cité et le Puy-Saint-Front, jusqu'à un basculement au profit du Puy. Après un moment faste à la Renaissance où s'épanouissent des élites cultivées, la ville subit les guerres de Religion et leurs séquelles. Désignée comme Préfecture, elle ne retrouve véritablement une dynamique de croissance qu'avec le chemin de fer.

  • Quatre-vingts ans après la dernière biographie scientifique sur Catilina, ce livre se propose, sinon de réhabiliter ce personnage, au moins de rétablir la part de vérité que sa « légende noire » a jusqu'à présent largement occultée. A partir d'une documentation fragmentaire (livres, discours, lettres, pamphlets...) et jusque-là sous-exploitée, l'auteur démontre, contre l'autorité de Cicéron et de Salluste, que l'opinion des contemporains sur la « conjuration de Catilina » ne fut pas unanimement négative, mais que l'affaire fut récupérée et déformée par des propagandistes de talent.
    Catilina, le faux populiste est donc la reconstitution passionnante des étapes d'un parcours hors du commun, et le portrait, inattendu et saisissant, d'un homme et d'un politicien bien éloigné du « monstre » forgé par la tradition littéraire et historiographique.

  • Ce volume, rassemblant les travaux d'une équipe d'experts internationaux, examine le rôle privilégié de la cité dans la toile des relations sociales, culturelles, religieuses et diplomatiques qui ont façonné l'oecoumène gréco-romaine depuis l'avènement d'Alexandre le Grand. En pensant l'articulation entre mobilité et réseaux, les auteurs se sont notamment interrogés sur les cadres, les mécanismes et les conséquences de la connectivité. La mobilité spontanée ou institutionnalisée des acteurs de la connectivité - marins, marchands, artisans, militaires, lettrés, athlètes et pèlerins, mais aussi proxènes, ambassadeurs, juges et arbitres, fonctionnaires et dignitaires au service de dynastes et rois - a eu des effets incommensurables tant sur les cités que sur les partenaires de celles-ci qui n'étaient pas Hellènes ou avaient adopté d'autres formes de vie collective que la cité. Les relations paritaires ou hiérarchiques entre cités ont été transformées, à diverses échelles et selon les époques, par les échanges promus dans le cadre des cités. La culture politique de ces dernières a progressivement modelé de larges secteurs du monde méditerranéen et pontique, tout en favorisant la construction de la mémoire collective qui a mené à la reconfiguration des identités locales.

  • À l'initiative de César puis de Néron, tous deux très novateurs dans le domaine de la politique-spectacle, on a vu apparaître, associés aux combats de gladiateurs et aux chasses qui représentaient le programme traditionnel des munera, différents types de mises en scène de thème historique ou mythologique. En effet, la naumachie et la bataille terrestre présentées par César en 46 a.C. associaient à des principes proches de la gladiature des références à l'histoire militaire du monde grec, selon un principe repris par Auguste et ses successeurs pour les naumachies, mais non pour les combats par troupes terrestres, plus proches désormais du modèle de l'iconographie triomphale romaine. Quant aux spectacles de thèmes mythologiques, apparus sous Néron et rapidement désignés sous le terme de pyrrhiques, ils reconstituaient dans l'arène la mort de personnages coupables d'hybris comme Icare ou Actéon, les exploits des héros tueurs de monstres, tels Hercule, ou évoquaient des figures symbolisant la puissance et l'éternité de Rome comme ses parentes, Mars et Vénus. Cet ouvrage associe aux sources écrites sur ces divers spectacles une documentation iconographique dont la compilation n'avait jamais été réalisée. L'ensemble révèle la récurrence dans les arènes romaines et provinciales, jusque dans l'empire tardif, d'un petit nombre de thèmes mythologiques. Or, ces derniers jouissaient tous préalablement d'une popularité particulière dans les spectacles scéniques et surtout dans l'art romains.

  • Les renouvellements récents de l'historiographie ont multiplié les perspectives d'analyse sur le rôle et la place de l'écrit dans la pensée et l'exercice du pouvoir au Moyen Âge. Pour des sociétés et des cultures de l'oralité et du geste, l'écrit est en effet à la fois un instrument du/de pouvoir, un acte de pouvoir, une expression du pouvoir. En mettant l'accent sur les écritures du pouvoir, ces treize études questionnent les pratiques, leurs formes autant que leurs sens, au sein des cultures et des expériences politiques en péninsule Ibérique et au Maghreb. L'approche pluridisciplinaire - histoire, numismatique, diplomatique, épigraphie, histoire de l'art, de la littérature, du droit...- croisée à des échelles d'analyse variables dans l'espace et dans le temps, permet d'éclairer la production, la réception, la conservation, mais aussi la transformation et la circulation des textes et des écritures qui servent, expriment, monumentalisent le pouvoir, de part et d'autre des frontières et du détroit de Gibraltar, des Pyrénées au Sahara et dans le bassin méditerranéen occidental...

  • Ce premier volume des Suppléments à la Bibliotheca Isiaca livre les résultats de vingt années d'enquête de part et d'autre de la Méditerranée, à la recherche du mobilier cultuel issu des fouilles menées il y a plus d'un siècle à Carthage, au pied de la colline de Byrsa, sur le site du Serapeum de la colonie romaine.
    Outre la localisation précise du sanctuaire, et celle de l'Iseum voisin, les auteurs publient près de 80 monuments, pour la plupart quasi-inédits, dispersés aujourd'hui dans quatre collections muséales.
    La richesse de l'iconographie réunie, le caractère exceptionnel de certaines statues en ronde-bosse et bas-reliefs place désormais le Serapeum au premier plan des sanctuaires isiaques du monde gréco-romain. Plus aucune étude sur le sujet ne pourra se faire sans s'y référer.

  • Tentant en diable, ce titre prend toute sa place au sein des Rencontres d'histoire et d'archéologie du Périgord dédiées à l'étude des châteaux européens dans la longue durée de leurs vie et survie millénaires, du X e au XXI e siècles. Le choix de ce thème laissait présager une quête spirituelle capable de l'emporter sur les préoccupations défensives et offensives des bâtisseurs de châteaux, mais c'était sans compter sur l'implantation et la multiplication des chapelles castrales qui occupent une place de choix dans cet ouvrage et témoignent de l'emprise du sentiment religieux sur la vie quotidienne des châtelains et de leurs familles.
    Par contre, point de traces aussi marquantes de la présence du diable, mais l'on sait que celui-ci se loge dans les détails et ceux-ci ne manquent pas dans cet ouvrage tantôt pour conjurer la peur du Mal, tantôt pour ne pas résister à sa tentation... A la façon de Martin Luther jetant son encrier à la tête du diable qui ne cesse de l'importuner au château de la Warburg où l'Electeur de Saxe le retient prisonnier pour mieux le protéger des menaces du monde extérieur depuis son excommunication et sa mise au ban de l'Empire.

  • Ce huitième volume de Pictor est consacré aux actes du colloque qui s'est tenu au musée départemental Arles antique en 2017. Au fil des trente-trois articles regroupés ici et richement illustrés, le lecteur découvrira les dernières découvertes et recherches touchant à l'archéologie de la peinture murale antique. L'actualité offre un parcours de plusieurs siècles à travers la Gaule et les provinces occidentales de l'empire, depuis Arles et les spectaculaires découvertes du site de la Verrerie ; Murviel-lès-Montpellier, Martigues, Panossas, Bordeaux, Bourges et Annecy-le-Vieux, aux décors souvent expliqués pour la première fois, au-delà des Alpes, en Italie, mais aussi en Suisse, au Luxembourg, en Espagne ou au Portugal.
    Quelques études iconographiques permettent aussi de mieux cerner le sens d'images aussi complexes qu'énigmatiques (images d'offrande, scènes de la rencontre amoureuse,...), tandis que d'autres présentations sont l'occasion de réexaminer des découvertes anciennes à la lumière des méthodes ou de connaissances plus actuelles.

  • Qu'est ce qui faisait qu'un homme politique romain était cru ? Ni la vérité de ce qu'il avançait, ni la haute tenue de ses propos. Mais ce qu'on appelait l'auctoritas.
    Une qualité personnelle fondée sur une éthique, qui se gagnait ou se perdait. Curieusement ce concept n'a guère été étudié. Le colloque qui s'est tenu en septembre 2018 à l'Université Paris X à l'initiative de J.-M. David et Fr.
    Hurlet a permis de combler cette lacune.
    Contributions de R. Baudry, Y. Berthelet, Cl. Bur, J.-M. David, E. Deniaux, J.
    Dubouloz, E. Famerie, Ch. Guérin, K.-J. Hölkeskamp, Fr. Hurlet, M. Jehne, Th.
    Lanfranchi, Ph. Le Doze, D. Mantovani, Fr. Pina Polo, A. Schiavone, Fr. Van Haeperen, G. Zecchini.

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