Cambourakis

  • Ce premier roman de Maria Stefanopoulou, d'une grande puissance littéraire, nous plonge dans l'histoire et la nature grecque par le biais d'une famille disloquée par les suites de l'occupation allemande. À Kalavryta en 1943, le forestier Athos est en effet emmené par la Wehrmacht, comme tous les hommes de son village, pour être fusillé. Y réchappant par miracle, il est incapable de reprendre sa vie de famille et se réfugie dans les bois. 45 ans plus tard, sa fille et sa petite-fille reviennent à Kalavryta. Sa petite-fille décide de briser le mystère et de se lancer à la recherche de son grand-père.

  • Le projet de Zeina Abirached.

    « En avril dernier, sur le site de l'INA, qui venait de mettre ses archives en ligne, je suis tombée sur un reportage sur Beyrouth en 1984. Les journalistes interviewaient les habitants d'une rue située sur la ligne de démarcation. Bloquée à cause des bombardements dans l'entrée de son appartement - l'entrée était souvent la pièce la plus sûre car la moins exposée -, une femme au regard angoissé dit une phrase qui m'a donné la chair de poule. Cette femme, c'était ma grand-mère. J'étais à Paris et tout d'un coup, sur l'écran de mon ordinateur, ma grand-mère faisait irruption et m'offrait un bout de notre mémoire. Ça m'a bouleversée, je me suis dit que c'était peut-être le moment d'écrire enfin le récit qui me travaillait depuis un moment déjà.
    -Je pense, qu'on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité ici...
    C'est la phrase qu'a dit ma grand-mère en 1984.
    C'est une phrase qui s'interroge sur la notion d'espace et de territorialité.
    C'est une phrase qui résume la raison pour laquelle beaucoup d'habitants sont restés « chez eux » malgré le danger.
    C'est aussi la première phrase mon futur album.

    Nous sommes à Beyrouth, dans les années 80, au 38 de la rue Youssef Semaani, et plus précisément, dans l'entrée de l'appartement du premier étage.
    Comme c'est la pièce la plus sûre de la maison - et donc de l'immeuble, puisque l'appartement est au premier étage - tous les voisins sont là aussi.
    Dans cette entrée il y a l'histoire de chacun des personnages, l'histoire qu'ils ont en commun, celle du microcosme qu'ils forment et l'histoire de la moitié de ville que Beyrouth était devenue.
    Dans cette entrée, il y a aussi une tenture.
    Dans cet intérieur exigu où elle est présente d'abord en toile de fond, elle matérialise petit à petit la guerre qui fait rage à l'extérieur.
    Cette tenture est le fil conducteur de l'histoire que je raconte. »

  • Kobane calling

    Zerocalcare

    Nouvelle édition augmentée du best-seller de Zerocalcare : Kobane Calling. Dans cette édition figureront les planches d'Imbroglio et des planches inédites expliquant les évolutions de la situation au Rojava.

  • La COP 21 a suscité un regain d'intérêt en France pour l'écoféminisme. Ce mouvement né dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons et dans les Suds (Inde, Afrique, Amérique Latine...) a été initié par de nombreuses femmes qui ont fait le lien entre l'exploitation des ressources naturelles et l'exploitation qu'elles subissaient en tant que femmes. Cette prise de conscience a donné lieu à des actions et à des textes « écoféministes ».
    Cette anthologie proposée par la philosophe Emilie Hache, permet de découvrir des textes inédits des principales figures de ce mouvement : Vandana Shiva, Starhawk et bien d'autres...

  • Lucide et vivifiant, Rêver l'obscur - Femmes, magie et politique c ampe l es fondements de la pensée de l'activiste californienne Starhawk, figure majeure du mouvement écoféministe initié en France par Françoise d'Eaubonne dans les années 1970. Pionnière des mouvements anti-militariste et anti-nucléaire dans les années 70, elle a participé à de nombreux mouvements de lutte - blocus contre la centrale de Diablo Canyon, bataille de Seattle, etc.
    - animant notamment des formations à l'action directe et à la non-violence. Plus de trente ans après sa parution aux États- Unis, cet essai n'a rien perdu de sa force dans un monde où l'être humain demeure coupé de la nature, coupé de ses semblables et de son propre corps.

  • Echaudé par un précédent malheureux - une première version de son roman a disparu dans l'incendie de sa maison -, Arthur Bramhall pense protéger son nouveau manuscrit en l'enfouissant soigneusement au pied d'un arbre, au coeur de la forêt. Déterrant cet objet qui semble si précieux, un ours se plonge dans sa lecture... et flaire immédiatement le succès. Le livre sous le bras, il s'en va à New York, où les éditeurs les plus prestigieux vont se battre pour publier l'oeuvre de cet écrivain si singulier - un peu bourru certes, mais tellement charismatique, un nouvel Hemingway ! Devenu la coqueluche du monde des lettres sous le nom d'Hal Jam, l'ours réalise son rêve : vivre dans le monde humain, où tout semble plus simple, en premier lieu l'accès à la nourriture, principale motivation de l'animal.
    Son roman s'installe bientôt en tête des meilleurs ventes : combien de temps durera la mystification ?

  • Essai concis et incisif sur les racines historiques de l'establishment médical, Sorcières, sages-femmes et infirmières s'inscrit au coeur de la seconde vague féministe.
    Publié aux États-Unis en 1973, il est le fruit d'une indignation face aux maltraitances infligées aux femmes par le corps médical - diagnostics infondés, traitements aussi intensifs qu'hasardeux...
    Barbara Ehrenreich et Deirdre English, engagées dans le Mouvement pour la santé des femmes, s'interrogent alors sur la diabolisation des guérisseuses populaires au XVIe et au X VIIe siècle en Europe, à la mise à l'écart des sages-femmes au XIXe et à la construction du personnage de l'infirmière façon Florence Nightingale. À qui ont profité ces chasses aux « sorcières » issues des milieux populaires ? Et si, derrière cette professionnalisation forcée, se cachait une véritable monopolisation politique et économique de la médecine par les hommes de la classe dominante, reléguant peu à peu les femmes à la fonction subalterne d'infirmière docile et maternelle ?

  • Pourquoi des poétesses (Audre Lorde, Adrienne Rich, Gloria Anzaldúa & Cherríe Moraga, bell hooks, Dorothy Allison, Robin Morgan, Marge Piercy, Alice Walker, Paula Gunn Allen, Rita Mae Brown, etc.) ont-elles été des leadeuses, activistes et théoriciennes, des mouvements féministes aux Etats-Unis dans les années 1970 et 1980 ? Dans une première partie, un essai de la poétesse féministe Jan Clausen, écrit en 1982 au pic du mouvement, propose des pistes de réponse.
    Dans une deuxième partie, une anthologie bilingue de poèmes écrits entre 1969 et aujourd'hui montre la pérennité de ce lien entre poésie et féminismes aux Etats-Unis.

  • Au royaume des guerriers, le plus petit de tous les guerriers s'appelait princesse Pomme de Pin. Et elle attendait son anniversaire avec beaucoup d'impatience.

    Elle s'arrangea pour que tout le monde sût exactement ce qu'elle voulait : un grand cheval. Un cheval rapide. Un cheval puissant. Un vrai cheval de guerrier !

    Et ses parents firent de leur mieux.

    . mais ils tombèrent un peu à côté.

  • Un nouveau roman de Rhéa Galanaki, encore inédit en français, certainement l'un de ses plus importants. Elle y suit la trajectoire d'Eléni Altamura-Boukouna, la première femme peintre grecque qui, au XIXe siècle, est allée étudier en Italie. La fréquentation des écoles étant alors interdite aux femmes, Eléni se grimait en homme pendant la journée, afin de pouvoir suivre les cours, dessiner des nus et obtenir un diplôme. Son déguisement l'a aussi contrainte à se créer une autre identité, sous le nom de Personne, un double auquel elle renonçait le soir, revêtant ses vêtements de femme, mais qui la hantera tout au long de son existence. En tant qu'Eléni, elle s'est éprise d'un peintre italien renommé qui l'a forcée à se convertir au catholicisme pour l'épouser avant de l'abandonner avec leurs deux enfants. Eleni retourne alors à Athènes pour y travailler comme peintre avant de se réfugier dans la maison familiale sur l'île grecque de Spetses, où elle passe les dernières années de sa vie isolée. Rhéa Galanaki offre une oeuvre majestueusement construite, à la fois historique et poétique, interrogeant le statut de la femme, qui plus est artiste, sur fond de bouleversements politiques qui allaient dessiner les contours des nations européennes en général, grecque en particulier.

  • Vanille ou chocolat ?

    Jason Shiga

    OEuvre hors norme, défiant nos habitudes de lecture, Vanille ou Chocolat ? pousse à l'extrême l'idée du « livre dont vous êtes le héros ». Le lecteur suit les pas - et les choix - du petit Jimmy, confronté à un banal dilemme initial : quel parfum choisir pour sa glace, vanille ou chocolat ? Cette décision précipite un ensemble de conséquences des plus inattendues, qui peuvent aller jusqu'à la pure et simple fin du monde. Jimmy va rencontrer un savant fou, créateur de trois inventions diversement diaboliques - une machine à remonter le temps, un casque permettant de lire dans la mémoire récente de celui qui le porte, un « Killitron » enfin, engin d'anéantissement apocalyptique. Inventions qui permettent de décupler les potentialités narratives en jouant sur les paradoxes temporels, les répétitions, les allers-retours. Au final, Vanille ou Chocolat ? présente 3856 possibilités d'histoires - un record absolu.
    L'objet est constitué de 80 pages dotées de un à trois onglets, à travers lesquelles on circule en suivant un réseau de « tubes » colorés reliant les cases entre elles : le dispositif interdit tout parcours linéaire. Des codes secrets viennent encore corser l'affaire.
    Au final, Vanille ou Chocolat ? propose une expérience de lecture pleine de surprises, terriblement excitante, et véritablement plaisante, grâce à l'humour si particulier de Jason Shiga.

  • Avec De la marge au centre, son deuxième essai paru aux États-Unis en 1984, bell hooks poursuit la réflexion initiée dans Ne suis-je pas une femme? Étudiant les succès et les manquements des mouvements féministes qui ont traversé le XXe siècle, elle constate l'échec de la création d'un féminisme de masse qui s'adresserait à toutes. Elle s'attache ainsi, dans un style toujours accessible, à bouleverser les représentations habituelles de la pensée féministe majoritaire en plaçant au centre de sa réflexion les femmes noires et/ou des milieux populaires, insistant sur le besoin profond d'une approche révolutionnaire de ces questionnements.
    Cet ouvrage percutant a imposé bell hooks comme l'une des voix les plus influentes et stimulantes de la scène féministe.

  • Nouvelle édition au format de poche, sans les illustrations, de ce texte marquant de Gertrude Stein dont la traduction française a paru en 2016 aux éditions Cambourakis. Ce petit «Livre de lecture»« »propose une vingtaine de leçons facétieuses, potentiellement destinées à un public enfantin, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et proposent un concentré de l'écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. 

  • 150 NOUVEAUX VINS NATURELS EXQUIS À 15 EUROS MAXI.
    Deuxième volume, proposant uniquement de nouvelles cuvées, du premier guide de vins naturels dont toutes les bouteilles présentées sont à moins de 15 euros. Composé par deux journalistes parmi les plus grands spécialistes du vin naturel en France, avec une volonté de faire découvrir et de démocratiser l'accès au vin naturel souvent associé à un prix élevé et un état d'esprit guindé, cet ouvrage sérieux mais ludique - dont le style emprunte souvent au gonzo journalisme - propose une sélection de 150 nouvelles cuvées entre 7 et 15 euros, classées par ordre de prix croissant.

  • Marie Curie

    Alice Milani

    Biopic dessiné de Marie Curie. Depuis sa Pologne natale jusqu'à la Sorbonne où elle est venue étudier la physique et a rencontré Pierre Curie, jusqu'à leurs découvertes communes qui ont révolutionné l'histoire de cette science, c'est toute la vie de cette scientifique et de la femme derrière elle (déjouant les conventions de l'époque) qui nous est livrée. Lauréate de deux prix Nobel, elle a en effet imposé la présence des femmes dans les milieux scientifiques de l'époque, encore très conservateurs. Un dévouement qui lui a valu de nombreux sacrifices. Une trajectoire hors-norme qui nous est dévoilée tant sur le plan public que sur le plan plus intime.

  • Première traduction d'une autrice grecque reconnue dans son pays pour ses albums et d'une illustratrice déjà saluée pour son travail. Un tout petit garçon habite une cabane dans un arbre, au milieu d'un jardin merveilleux. Au fil des saisons, les couleurs et les formes de la nature changent. Chaque page offre une nouvelle rencontre: un groupe d'hirondelles, une fraise des bois, un âne enneigé. Une invitation au voyage et à la découverte des saisons magnifiquement illustrée, rappelant le Japon traditionnel.

  • Mrs Reynolds

    Gertrude Stein

    Un nouvel ouvrage de Gertrude Stein, encore inédit en français, préfacé par Jacques Roubaud. Composé de 1940 à 1943, «Mrs. Reynolds» est le dernier roman de Gertrude Stein. Plus narratif que ses ouvrages initiaux, il se déroule en pleine Seconde guerre mondiale, dans une petite ville de France en zone libre. On y suit cette femme sans prénom, vaquant à ses occupations de villageoise soumise aux desseins de la météorologie, de l'astrologie et de la prophétie. Entre autres voisins, deux personnages, Angel Harper et Joseph Lane : derrière ces patronymes, on reconnaît facilement Adolf Hitler et Joseph Staline. Ceux-ci sont présentés tantôt comme deux personnages sans relief particulier, pris par un quotidien proche de celui des villageois qu'ils côtoient , tantôt comme des personnalités à part, dont le destin futur de dictateur plane comme une ombre sur l'Histoire et le destin des nations. Si le roman n'a en soi aucune volonté d'affirmer un positionnement idéologique précis, il laisse en revanche parfaitement percevoir le climat de profonde inquiétude qui marque cette époque. L'histoire y est introduite sous la forme d'un présent continu, qui fait la trame des vies, et en donne la tonalité.

  • La réédition de la novella la plus connue et la plus représentative de l'oeuvre de Kafu Nagaï, l'un des écrivains les plus anticonventionnels de sa génération, chantre du quartier des plaisirs de Tokyo.

  • Réédition de ce bijou littéraire oublié de la littérature roumaine écrit directement en français par son auteur, un des plus grands poètes roumains. Une réflexion profondément littéraire en forme de digression sur l'amour, la nature, les grands et petits riens du quotidien que l'auteur nous incite à (ré)observer pour en apprendre à déceler les bons côtés de la vie, sans mièvrerie aucune. Un livre de chevet à lire et à relire.

  • À la manière du Je me souviens de Perec, Zeina Abirached évoque des scènes de son enfance et de son adolescence à Beyrouth, dans un Liban en guerre, jusqu'à son départ pour Paris en 2006. Si, dans cette mosaïque de souvenirs, la mémoire est marquée par la peur constante, les privations et la dureté de la vie, elle est aussi celle des moments heureux où l'on arrive à oublier la guerre. Par un constant décalage du regard vers ce qui permet de continuer à vivre, Zeina Abirached mêle au récit des difficultés du quotidien celui des jeux de l'enfance, évoquant avec humour la cueillette d'éclats d'obus par son petit frère, ou le sadisme d'un coiffeur qui l'amocha durant toute son adolescence. On retrouve dans Je me souviens la tension, caractéristique de l'oeuvre de Zeina Abirached, entre un dehors hostile où la guerre fait rage et l'espace familier d'une intimité protectrice.
    Ce quatrième opus est sans doute celui qui s'ouvre le plus vers le monde extérieur, la distance et l'humour créant de salutaires espaces de liberté.

  • Réédition au format de poche de ce recueil de textes d'anticipation, entre essai et fiction, qui invite à imaginer de nouvelles formes de futurs partagés. 2011, les printemps arabes ont donné le ton à d'autres révoltes. Un mouvement mondialisé s'étend, c'est l'Haraka. Les productions industrielles, les États et toutes les hiérarchies vacillent. Des dynamiques populaires s'entrechoquent pour répondre aux nécessités de la survie et dessiner un futur habitable. 2021, les communes libres s'épanouissent sur les ruines du système. Comment vivre avec l'héritage de l'Antémonde ? Comment faire le tri des objets et des savoirs d'une époque aux traces tenaces ? Les haraks dessinent leur quotidien en fonction de leurs ressources et de leurs rêves. Des dynamos aux rites funéraires, des nouilles instantanées aux assemblées, la routine collective s'élabore pour bâtir un monde qui s'espère sans dominations.

  • Un album ludique et tendre fruit de la collaboration entre une autrice déjà connue dans le milieu de la poésie et de la littérature et une illustratrice remarquée pour son premier album. L'ours en question, très soucieux de son apparence, aime à parader en haut de sa montagne. Un jour, il chute dans un ruisseau et se blesse, enlaidissant sa belle silhouette. Heureusement la petite Kaori voit le sent s'écouler dans l'eau et part à sa recherche pour lui prêter main-forte. Grâce à son fil d'or, elle recoud ses plaies. L'ours n'est plus aussi "neuf" qu'avant mais il brille désormais de mille feux. Un magnifique ouvrage sur l'entraide, une invitation à aimer les choses et les êtres, avec leur histoire et leurs imperfections.

  • Mais que font les animaux, les enfants et même les lecteurs une fois la nuit tombée? Dans ce nouvel album superbement illustré par Mari Kanstad Johnsen, l'imagination des enfants est sans cesse stimulée grâce à la présence d'animaux, notamment nocturnes et leurs activités insolites. Un album parfait pour accompagner le coucher des tout-petits. À partir de 4 ans.

  • Réédition revue et augmentée du livre de Camille Ducellier intialement paru en 2011. Cette édition sera enrichie d'une préface de Starhawk. Le guide pratique du féminisme divinatoire est un grimoire politique dans lequel théorie et pratique se mêlent pour faire jaillir un synchrétisme ouvert et joyeux. Le féminisme divinatoire est un croisement, une double hérésie pour brouiller les pistes. Un regard sur deux sensibilités culturelles qui évitent les contacts et se manquent de peu en France : un point de vue féministe radical et une clairvoyance spirituelle.

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