Motta

  • La Renaissance à Rome

    Sergio Guarino

    • Motta
    • 20 Janvier 2009

    Entre le retour des papes à Rome en 1420 et la réalisation du Jugement dernier de Michel-Ange à la chapelle Sixtine (1512), tout contribue à faire de Rome le principal foyer de la recherche artistique italienne et européenne.



    Cet ouvrage retrace l'histoire d'un siècle non pas de « peinture romaine », mais de « peinture à Rome » : durant tout le Quattrocento (XVe siècle), en effet, Rome voit passer une multitude d'artistes de provenance et de formation très variées mais qui ont en commun d'avoir été appelés par les papes à répondre à de très prestigieuses commandes. Aussi le panorama pictural romain dépasse-t-il de loin le simple contexte local pour rayonner bien au-delà des Alpes.
    C'est le pape Martin V qui initie cette période glorieuse en faisant volontairement appel à des peintres pour le moins éclectiques : aux dernières influences du gothique international avec Gentile da Fabriano succèdent les oeuvres à la fois réalistes et féériques de Pisanello, puis le style totalement nouveau de Masaccio, un artiste que Vasari qualifiera de « créateur de la peinture ».
    Mais après Martin V, tout contribue à faire de Rome le principal foyer de la recherche artistique européenne : le dynamisme de la cour papale et les nominations successives des dirigeants, les échéances des « années saintes » (jubilés), la féconde conjonction de styles différents, les personnalités d'exception de plusieurs artistes...

    Cette étude de Sergio Guarino analyse et illustre dans leur chronologie les principaux ouvrages décoratifs et les commandes isolées, sans oublier les oeuvres par la suite détruites mais dont il nous reste des dessins ou des copies. Elle met l'accent sur l'immense diversité du panorama pictural : Fra Angelico, Benozzo Gozzoli, Ghirlandaio, Melozzo da Forlì, Piero della Francesca, Mantegna, puis Botticelli, Signorelli et Pérugin qui, tous les trois, se côtoient dans la chapelle Sixtine, dont le programme décoratif a été commandé, comme beaucoup d'autres réalisations, par le pape Sixte IV.
    Parallèlement, des talents nouveaux sont déjà à l'oeuvre, depuis la dense production d'Antoniazzo Romano (unique exemple d'« atelier romain » pendant le Quattrocento) jusqu'aux propositions stupéfiantes de Filippino Lippi dans la chapelle Carafa à Santa Maria sopra Minerva en passant par le cycle de Pinturicchio dans les fastueux appartements d'Alexandre VI Borgia.
    La toute fin du XVe siècle voit d'intéressantes expérimentations dont attestent les fresques du Capitole, de Sant'Onofrio et du palais épiscopal d'Ostie. Au pape Borgia succède alors Jules II (1503-1513), dont le pontificat marque, certes, l'arrivée à Rome de nombreux peintres (Lorenzo Lotto, le Sodoma et Sebastiano Del Piombo), mais reste inévitablement dominé par les personnalités de Raphaël et de Michel-Ange, qui réalisent au Vatican deux des plus importantes entreprises picturales de tous les temps : les Stanze (salles de l'appartement de Jules II ou « chambres de Raphaël ») et la voûte de la chapelle Sixtine.
    Après l'analyse approfondie de ces deux cycles majeurs, Sergio Guarino étudie les oeuvres picturales réalisées pendant les deux pontificats médicéens - ceux de Léon X et Clément VII - aux cours desquels Raphaël joue un rôle déterminant mais pas exclusif. Après la mort précoce du maître en 1520, son atelier, sous la direction du très jeune Giulio Romano, achève les Stanze avec la salle de Constantin, pendant qu'une nouvelle génération de peintres, plus maniéristes, monte déjà sur scène (Pontormo, le Primatice, le Parmesan, Vasari.).

    L'ouvrage propose en annexe des notes, une abondante bibliographie et un index des noms des personnes.


  • les marbres colorés sont aux architectures de tous les temps ce que les pierres précieuses sont à la joaillerie.
    cet ouvrage retrace l'histoire du marbre et de ses emplois, de l'époque romaine à l'âge baroque, principalement dans la péninsule italienne. la civilisation romaine s'est tout particulièrement incarnée dans ce matériau : en attestent les significations politiques, religieuses et artistiques des milliers de sculptures qui sont arrivées jusqu'à nous, comme la colonne trajane qui commémore en un long ruban de bas-relief, analogue à une bande dessinée, la geste de l'empereur et ses conquêtes (dacie et phrygie).
    or c'est précisément de ces régions lointaines que les romains ont ramené dans la péninsule les marbres les plus variés, les plus rares, et dont les couleurs, les formes et les nouvelles compositions ont fait école, jusqu'à nos jours, dans les pavements, sur les parois, dans certains arts décoratifs. auguste ne se vantait-il pas d'avoir hérité d'une rome de brique et de la transmettre de marbre aux générations futures ? vitruve lui-même codifia l'emploi de ce matériau dans son de architectura.
    puis ce fut, sous trajan et hadrien, une floraison de constructions publiques et privées, à rome et ailleurs, enrichies d'une décoration fastueuse et particulièrement colorée. durant les siècles du moyen age, saccages et réemplois se multiplièrent. ce que nous considérons aujourd'hui comme une véritable "destruction" était alors perçu comme "découverte" ou "invention" : il s'agissait de réordonner de nouveaux projets à partir d'éléments architecturaux ou décoratifs antiques.
    ce n'est qu'au xve siècle que fut redécouverte l'oeuvre de vitruve, véritable canon esthétique qui allait inspirer alberti, raphaël et michel-ange, ainsi que les écoles baroques jusqu'au plus pur style rococo avec ses marqueteries au mille couleurs et ses formes exacerbées. mais au xviiie siècle, à la naissance d'une nouvelle science appelée "archéologie", la rome antique fut décrite comme une civilisation pour ainsi dire monochrome : à l'image colorée de l'antiquité s'était substituée une vision manichéenne en noir et blanc.
    il fallut attendre quelques publications érudites du xixe siècle et bien plus tard encore, en 1971, l'ouvrage de référence marmora romana, de raniero gnoli, pour que soit reconnu le rôle fondamental du marbre joué dans les univers pleins de couleurs que furent la rome impériale et toute l'architecture italienne, ainsi que ses significations symboliques, culturelles et esthétiques.

  • Ce florilège de maisons "d'auteur", conçues et signées par des architectes et des designers attentifs aux nouveaux styles de vie, dessine un paysage new-yorkais à la fois créatif et intimiste.
    Véritable patrimoine contemporain des savoir-faire, de la diversité et de la qualité conceptuelle et technique, ces habitations traduisent une heureuse alliance entre les traditions et l'innovation, le cosmopolitisme et la vie privée, l'élégance et la sobriété.

  • Alliant la tradition et l'innovation, le cosmopolitisme et l'intimité, l'élégance et la sobriété, voici une sélection d'habitations privées réalisées à Berlin ces dernières années. Ce fl orilège de maisons «d'auteur» conçues et signées par des architectes et des designers sensibles aux nouveaux styles de vie, dessine un paysage citadin à la fois intimiste et créatif.

  • Giotto

    Francesca Flores D'Arcais

    Giotto (1266 ou 1267-1337) était, de son vivant déjà, perçu comme le refondateur de la peinture occidentale.
    Il est aujourd'hui considéré comme le véritable fondateur de la peinture moderne. c'est lui, en effet, qui s'est affranchi le premier du hiératisme byzantin, qui a introduit dans ses fresques l'espace à trois dimensions, qui a conféré le mouvement à ses personnages, qui a unifié l'éclairage des scènes et a véritablement innové dans l'emploi des couleurs.
    Après avoir été l'élève de cimabue, il a notamment participé aux décorations de la basilique saint-françois à assise, de la chapelle scrovegni à padoue et de l'église santa croce à florence.
    Toutes ses oeuvres ont profondément influencé les générations de peintres qui lui ont succédé. cet ouvrage reprend chronologiquement le cheminement créateur du peintre. il réunit une documentation iconographique complète (fresques, croix peintes, mosaïques, etc. ) qui tient compte des attributions et des restaurations les plus récentes.

  • Combien d'arbres et de fleurs considérés d'ordinaire comme typiques du paysage méditerranéen ont été en réalité importés au cours des siècles !
    Ainsi la vigne, originaire du caucase, est-elle arrivée dans le bassin oriental de la méditerranée dès l'âge de bronze, mais n'en atteint la partie occidentale qu'à l'âge du fer.
    Le pin parasol, venu d'orient, ne s'est vraiment diffusé, lui, qu'à l'époque romaine. les agaves nous sont venus du mexique, les eucalyptus d'australie. et pourtant, aujourd'hui encore, nous continuons de regarder le paysage méditerranéen comme une donnée naturelle et intemporelle.
    Les deux auteurs de ce livre dissipent cette illusion et révèlent le perpétuel remaniement du paysage végétal adopté et modifié par l'homme.
    Puis ils retracent le véritable cheminement d'une centaine d'essences caractéristiques dans l'aire méditerranéenne.
    Mosaïques, sculptures, peintures et gravures témoignent également de l'histoire botanique méditerranéenne, oú se lit aussi l'état des civilisations. le lecteur trouvera donc ici de nombreuses reproductions d'oeuvres rarement données à voir et parfois contemporaines de la première apparition du végétal en méditerranée.

  • Ce florilège de maisons «d'auteur» conçues et signées par des architectes et des designers attentifs aux nouveaux styles de vie, dessine un paysage parisien à la fois créatif et intimiste. Véritable patrimoine contemporain des savoir-faire, de la diversité et de la qualité conceptuelle et technique, ces habitations traduisent une heureuse alliance entre les traditions et l'innovation, le cosmopolitisme et la vie privée, l'élégance et la sobriété.

  • La "cave", édifice dédié à toutes les étapes de la production du vin, depuis l'arrivée du raisin jusqu'au conditionnement des fûts et des bouteilles, est un thème architectural auquel n'ont pas manqué de se confronter les plus grands architectes du monde entier.
    Premier ouvrage consacré à une typologie architecturale aussi actuelle que stimulante. caves présente quelques-unes des plus récentes réalisations, ainsi que quelques projets en cours de construction, tous commandés pour des producteurs prestigieux. la passion du vin et son commerce se développant à l'échelle du monde entier, les producteurs de grands vins cherchent à conforter leur position par une image certes originale, mais toujours très attentive à l'enracinement dans un terroir et aux traditions agricoles.

    /> Cette association de deux disciplines exigeantes - la création architecturale et la création vinicole - n'a d'autre but que d'offrir les meilleures conditions pour l'élaboration du vin : fonctionnalité des matériaux et des espaces, conditions thermiques, identification par rapport au paysage environnant, etc. autant de contraintes qui rencontrent une grande faveur auprès des architectes contemporains, souvent privés du matériau traditionnel qu'est la pierre.
    Toutes ces réalisations mettent en évidence une architecture ordonnée, faite de grands volumes instituant un rapport structurel avec le paysage et le territoire. ces compositions, toujours brillantes, sont parfois très spectaculaires. a travers un panorama prestigieux et très illustré d'architectures toujours inédites, cet ouvrage propose un voyage à travers les régions du monde connues pour l'excellence de leurs vins depuis la france jusqu'en californie, en passant par l'italie, l'espagne, le chili, l'australie.

  • Lofts

    Giovanni Polazzi

    • Motta
    • 9 Septembre 2003

    Transformer des bâtiments industriels ou commerciaux de jadis en appartements, parfois en bureaux ou en hôtels, toujours vastes et lumineux, souvent originaux, implique la dénaturation des structures d'origine et la résolution de problèmes bien spécifiques : nouvelle fonctionnalité des surfaces et des volumes, contrôle de la répartition de la lumière et de la bonne dispersion de la chaleur, conformité aux normes...

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