Parigramme

  • - Où l'on s'égare dans le dédale des cités, villas et impasses entourant l'îlot de « La Campagne à Paris ».
    - Où l'on découvre les constructions Art nouveau d'Hector Guimard parsemant le quartier d'Auteuil.
    - Où l'on s'imprègne du souvenir de George Sand, de Frédéric Chopin, d'Ary Scheffer et de Gustave Moreau, baignant le quartier de la Nouvelle Athènes.
    - Où l'on admire, aux alentours du parc Monceau, les hôtels des Pereire, Rothschild, Camondo et Menier, grands banquiers et industriels du Second Empire.

    Paris s'offre volontiers à qui prend le temps d'y flâner. Il suffit bien souvent de s'aventurer dans une ruelle inconnue ou de pousser une porte pour faire des découvertes. Chemin faisant, un monument, le nom d'une rue, la forme d'une impasse ajoutent au plaisir de la promenade celui de se voir révéler l'histoire des lieux.

  • Une villa palladienne, une tour du XVe siècle, un square d'acclimatation, des rats grignotant une façade, un ancien cimetière protestant, une enseigne moyenâgeuse, une pagode chinoise, un portail voyageur, des lampadaires télescopiques, un chevalier supplicié, un cadran solaire surréaliste, un ancien cabinet de lecture, un bastion dans un jardin, une pépinière fin de siècle, des stalactites dans une grotte, une arche au-dessus d'une rivière disparue, ça c'est Paris !

  • « Le Paris où j'ai vécu et que j'arpente dans mes livres n'existe plus, déclare Modiano au Nouvel Observateur en 2007. Je n'écris que pour le retrouver. Ce n'est pas de la nostalgie, je ne regrette pas du tout ce qui était avant. C'est simplement que j'ai fait de Paris ma ville intérieure, une cité onirique, intemporelle où les époques se superposent... » Ses premiers romans mettent en scène le Paris de l'Occupation, une période que l'auteur considère comme sa « nuit originelle », peuplée d'officines de marché noir, de boîtes de nuits, de gestapistes et hantée par la figure du père. Suit le Paris sombre et menaçant des années 1960 et de la fin de la guerre d'Algérie.
    Depuis, les rues de Paris ont considérablement changé. Au flou des décors s'ajoute l'absence de pesanteur des personnages : en quête de quelque chose ou de quelqu'un, ils sont souvent en fuite, évoluant dans des lieux de passage (halls, salles de cinéma, cafés, chambres d'hôtels meublés...), cherchant à se faire oublier, à « brouiller les pistes », à s'éloigner du centre pour gagner des « zones neutres » promettant « une certaine impunité » : par exemple, à Montmartre, à Auteuil, aux confins du quatorzième arrondissement...
    Grand maître des illusions et des enquêtes inabouties, géomètre expert, Modiano fait de Paris un immense jeu de piste spatial et temporel.

  • Le plein d'idées pour briser la routine et sortir des sentiers battus.
    Faire de la chute libre indoor, nager sur les toits, libérer son stress dans une bulle de flottaison, un bar à méditation ou une demolition room, explorer les sous-sols de la ville, chanter avec un grand orchestre, déclamer de la poésie...
    Une multitude d'aventures sont à vivre à Paris. À vous de jouer !

  • Avant, le dimanche, on traînait au lit, on déprimait parfois un peu et on s'ennuyait... souvent. Aujourd'hui, à Paris, les dimanches ressemblent à de jolies journées de vacances, où, en toute saison, il est possible de visiter des lieux extraordinaires, de s'adonner à un shopping décalé et de faire une pause gourmande.

    Quelques idées : prier dans un temple bouddhiste, flâner sur une île sauvage, revoir de vieux films, repenser le monde dans un café philo, se faire tirer le portrait par un photographe, se perdre dans les villas secrètes du 16e, bruncher sur les rails de la petite ceinture, monter au sommet de la capitale, ramer sur le canal de la Villette, apprendre à cuisiner chinois, bronzer le long de la Seine, emmener les enfants voir des courts-métrages ou des poupées rétros, parier aux courses...

  • Ateliers d'écriture, clubs de lecture, rencontres littéraires, bookcrossing et autres expériences...
    Assister à des lectures de textes classiques ou contemporains dans des lieux chaleureux, rencontrer ses auteurs favoris, échanger entre passionnés, se promener dans la capitale sur les traces des plus grands poètes, danser sur les mots, voyager à travers les littératures du monde... Vivre son amour des livres est une joie sans cesse renouvelée à Paris, la ville où vibrent intensément les mots.

  • Les meilleurs restos exotiques de la capitale.
    Où déguster le meilleur pad thaï, la pizza napolitaine la plus subtile, le couscous le plus généreux ? Où trouver le shawarma le plus fondant, le poulet yassa le_plus savoureux, le bobun le plus gourmand ? Vanessa Besnard a parcouru la capitale en quête de plats étrangers emblématiques et des cantines qui en ont le secret.
    Asie, Amérique, Europe, Moyen-Orient, embarquez pour un tour du monde des saveurs sans sortir de Paris !

  • Astronomie, codage, comédie musicale, couture, équitation, hip-hop, jardinage... Des activités pour tous les goûts et tous les talents.
    Réaliser un film, préparer des gâteaux peu ordinaires, graffer, pratiquer le yoga, faire du ski nautique ou des randonnées à roller... les petits Parisiens ont la chance de pouvoir s'essayer à une multitude d'activités.
    Finies les séances télé-canapé du mercredi, des week-ends et des vacances, et vive les ateliers créatifs !

  • Atlas du Paris antique

    Didier Busson

    L'existence de la Lutèce gauloise est révélée dans La Guerre des Gaules lorsque César mentionne cette place forte que les Parisii préférèrent détruire plutôt que la livrer au conquérant romain. Où se trouvait-elle exactement ? Dans l'île de la Cité où un certain romantisme municipal a toujours voulu la situer bien que peu de vestiges y aient été trouvés ?
    Ou ailleurs, à Nanterre ?
    Toujours est-il qu'une ville nouvelle s'implante dès le Haut-Empire sur les pentes de la Montagne Sainte-Geneviève, selon un quadrillage structuré autour de l'axe principal d'un cardo (actuelles rues Saint-Jacques, du Petit-Pont, de la Cité et Saint-Martin). Abandonnée au milieu du iiie siècle, elle migrera à partir du ive siècle vers l'île de la Cité, détruisant au besoin les monuments de la rive gauche pour en récupérer les matériaux et construire l'enceinte, un édifice militaire à l'origine du palais royal médiéval, la basilique et les thermes de la nouvelle Lutèce.
    Les vestiges de ces occupations successives - y compris excentrées, comme à Montmartre - n'ont pas manqué de frapper les esprits érudits dès le Moyen Âge ou la Renaissance, mais c'est essentiellement à partir des grands travaux haussmanniens que la ville antique a été redécouverte. De nombreuses fouilles ont été conduites depuis, qui précisent les contours et l'organisation de la cité disparue.
    Recouverte par tous les âges de la ville, la Lutèce gallo-romaine en oriente pourtant durablement le développement.
    Cet atlas richement illustré donne à voir la naissance de la capitale des Gaules à travers notamment les différents vestiges subsistant dans Paris.

  • De l'appartement familial des Quatre Cents Coups au Gaumont-Palace aperçu dans Domicile conjugal et au théâtre Saint-Georges du Dernier Métro, François Truffaut a utilisé dans ses films de nombreux décors de son quartier d'enfance, entre Pigalle et la place de Clichy. Le réalisateur ne s'aventure qu'exceptionnellement sur la rive gauche, dont l'existence n'est guère attestée que par de lointaines apparitions de la tour Eiffel.

    Si l'oeuvre de Truffaut est plus poétique que documentaire, elle offre cependant au spectateur d'aujourd'hui de contempler un Paris où les portes cochères ne sont pas encore condamnées par des digicodes, un Paris où le téléphone se trouve au café d'en bas, un Paris où le laitier dépose ses bouteilles à l'aube devant le rideau de fer des crèmeries... Un Paris dont le cinéma est le dernier refuge.

  • Victorine Meurent, Emma Dobigny, Joanna Hiffernan, Gabrielle Renard, Fernande Olivier, Kiki de Montparnasse...
    On les connaît pour les avoir vues sur les tableaux des plus grands mais de leur vie dans l'ombre on ne sait souvent que peu de choses, sinon rien. Qui sont-elles ? D'où viennent-elles ?
    Que deviennent-elles après avoir pris la lumière sous le pinceau des maîtres ?
    À travers une douzaine de portraits qui sont autant d'histoires singulières, Olivier Renault éclaire l'âpreté, l'humilité et la grandeur du métier de modèle. Rémunérées pour leurs poses, les modèles se distinguent des sujets croqués à leur insu comme de celles et de ceux qui commandent, fut-ce à répétition, leur portrait.
    On ne saurait non plus les assimiler à des muses ou à des égéries même si un dialogue fécond se noue parfois dans le secret des ateliers. Supports plastiques de la création, les modèles féminins sont aussi celui de nombreux fantasmes, l'alcôve n'étant guère éloignée du chevalet et le mouvement moderne débarrassant le nu des alibis mythologiques dont la peinture devait jusqu'alors s'habiller.

  • Le Paris de Barbara

    Gilles Schlesser

    La gare de Lyon, le métro Rome, Drouot... Barbara a chanté et vécu Paris, passionnément, avant de se retirer à Précy. Après une enfance aux Batignolles et une adolescence rue Vitruve, elle se forge un prénom sur la rive gauche - chez Moineau, à L'Écluse, à Bobino -, puis sur la rive droite, de l'Olympia à Pantin.
    Ce livre est un voyage intimiste dans les pas de celle que Brel appelait « la grande » : ses jours, ses nuits, ses lieux de vie et de travail, ses amis, ses amours... Suivons-la dans la capitale : « Nous irons voir ensemble les jardins refleuris et déambulerons dans les rues de Paris ».

  • Faire un pas de côté, sortir des sentiers battus et rebattus du tourisme de masse, tel est l'objectif de ce guide invitant à défricher de nouveaux territoires.
    Il s'agit en effet de présenter un Paris de tranches de vies, permettant au lecteur de prendre la température d'une ville en évolution et en transition écologique, architecturale, urbaine... et surtout, en expansion spatiale. C'est dans des quartiers demeurés longtemps hors du scope des visiteurs que se multiplient aujourd'hui les initiatives émergentes.
    Ces dix promenades nous incitent à décentrer notre vision géographique de Paris en opérant une légère translation vers l'Est. C'est sur ce versant que de nouvelles centralités s'affirment.

    10 itinéraires : De la gare du Nord à Saint-Ouen / De la gare de l'Est à Aubervilliers / De la rotonde de la Villette à Pantin / Du Colonel Fabien au Pré Saint-Gervais / De Goncourt aux Lilas / De Charonne à Montreuil / D'Oberkampf à Bagnolet / De la gare de Lyon à Vincennes / D'Austerlitz à Ivry / Des Gobelins à Gentilly

  • Couloirs aux plafonds de verre taillés dans le tissu urbain, les passages couverts parisiens connaissent leur apogée sous la Restauration. Ils sont les héritiers architecturaux du souk oriental dont ils reprennent les coupoles et la juxtaposition des boutiques mais aussi du cloître monastique dont les arcatures rythmant la déambulation donnent le modèle de la répétition régulière des travées commerciales.
    Les galeries parisiennes présentent l'immense avantage, dans une ville largement dépourvue de trottoirs et d'égouts, de permettre un cheminement à l'abri des intempéries et des voitures. Ces raccourcis commodes deviennent vite des lieux d'attraction et s'offrent, selon l'expression de Walter Benjamin, en « rues lascives du commerce ».

    La grande refonte haussmannienne de Paris sera fatale à beaucoup de passages, emportés par les percements des larges avenues et des boulevards. Les intérêts se déplacent, tout comme changent les formes du commerce... faisant de la vingtaine de galeries couvertes encore accessibles des parenthèses désuètes au coeur de la ville.

  • Pépites architecturales, cafés conviviaux, initiatives solidaires, éco-quartiers innovants, murs de street-art, promenades écologiques : à travers les 14e, 16e ou 17e arrondissements, de Montrouge à Clichy en passant par Boulogne ou La Défense, ces dix itinéraires invitent les explorateurs urbains à partir à la découverte des territoires où Paris se réinvente.

    1/ De la gare du Nord à Saint-Ouen.
    1/ De Port-Royal à Montrouge.
    2/ De Notre-Dame-des-Champs à Malakoff.
    3/ De Montparnasse à Vanves.
    4/ De La Motte-Picquet-Grenelle à Issy-les-Moulineaux.
    5/ De Charles-Michels à l'île Seguin.
    6/ De Passy à Boulogne.
    7/ D'Alma-Marceau au Bois de Boulogne.
    8/ De Villiers à Neuilly et à La Défense.
    9/ De Liège à Clichy.
    10/ De Saint-Georges à Saint-Ouen.

  • À l'origine de cet ouvrage, se trouve une étude au rayon laser menée en 2010 dans la cathédrale par l'universitaire américain Andrew Tallon - disparu l'an dernier. Le relevé de plus d'un milliard de points de données a permis d'établir la carte spatiale du monument avec une marge d'erreur inférieure à 5 mm. À l'heure de la reconstruction, cette modélisation en 3D, d'une précision inégalée, pourra être utile aux équipes qui auront la charge de rendre à Notre-Dame sa splendeur.

    Chef-d'oeuvre de l'art gothique, Notre-Dame de Paris est un monument pionnier. Les innovations qui ont permis son édification - allègement inouï des structures, maîtrise sans précédent du travail de la pierre, hiérarchisation des espaces - ont d'emblée fait de la cathédrale une référence architecturale de premier plan. Ce gigantesque chantier n'a pas été mené en un jour et a été inlassablement repris au fil des siècles, modelant et remodelant l'édifice au gré des soubresauts de l'Histoire et de l'évolution des pratiques religieuses.

  • C'est à pied que l'on découvre le mieux Paris. Au fil de ces dix itinéraires, le marcheur visitera les sites incontournables et s'aventurera dans des quartiers moins connus. Il arpentera ainsi l'axe monumental filant du Louvre à l'Arc de triomphe, flânera en bord de Seine et dans ses îles, sur la butte Montmartre, dans le Marais, à Saint-Germain-des-Prés, songera au Paris des expositions universelles entre tour Eiffel et palais de Chaillot, prendra des chemins de traverse dans les passages couverts ou dans les quartiers branchés du nord-est... et ajoutera au plaisir de la promenade celui de se voir révéler l'âme des lieux.

  • Le brutalisme est un style architectural apparu dans les années 1950 qui s'inspire notamment des réalisations de Le Corbusier, en particulier de la Cité radieuse de Marseille (1952). Le terme même désignant le mouvement dérive de l'utilisation du béton « brut de décoffrage », sans ornements ni fioritures. Par la suite, d'autres matériaux, comme le métal, la pierre ou le verre ont pu être intégrés à des constructions se réclamant du même mouvement. Les édifices sont généralement massifs, anguleux et présentent des structures répétitives. Des éléments techniques habituellement dissimulés sont volontiers exposés.
    Prospérant à Paris et dans sa périphérie jusqu'à la fin des années 1970, le brutalisme a connu une désaffection au tournant du siècle avant de susciter un regain d'intérêt aujourd'hui.
    L'ouvrage présente une centaine de réalisations - immeubles de logements, bâtiments publics, équipements sportifs, ensembles industriels... - offrant autant de contrepoints dans un paysage à dominante hausmannienne.

  • Le vêtement distingue en même temps qu'il signe une appartenance. Il est donc à la fois l'expression d'une personnalité et celle des codes partagés par un groupe social, culturel ou générationnel. De groupes sociaux et d'engagements, Paris n'en a pas manqué au cours de son histoire. Les classes se sont ainsi reconnues à leur vestiaire et les révolutions ont souvent suscité leurs propres modes. Quand tout doit changer... on commence par changer de tenue !
    La roue de l'histoire du vêtement ne cesse donc de tourner mais pas toujours sur le même axe si on considère la fréquence des transferts.
    D'abord entre les vestiaires des deux sexes. Souvent pour des raisons techniques, militaires, professionnelles ou sportives, l'homme mène la danse : son vêtement évolue en obéissant à des contraintes pratiques, lesquelles deviennent rapidement des codes sociaux puis esthétiques, jusqu'à être adoptés et déclinés au féminin. Qu'il s'agisse de corsetage, de hauts talons ou de culotte, c'est bien la virilité que ces éléments ont exprimée en premier lieu, avant de devenir des symboles de féminité.
    Au petit jeu des emprunts et des échanges, nombreux sont les habits détournés de leur fonction première. Au xive siècle, les structures vestimentaires nécessaires au port de l'armure deviennent ainsi des tenues à part entière, très en vogue à la cour. Plus près de nous, le manteau des tranchées conçu pour les militaires par Thomas Burberry est féminisé et urbanisé par Yves Saint Laurent. Et la salopette de l'ouvrier est revue et corrigée par Jean Paul Gaultier.

  • La beauté de Paris tient à ses immeubles autant qu'à ses monuments et ses hôtels particuliers. Le promeneur perçoit bien la variété de ce paysage urbain, mais il manque parfois de repères pour en lire les ordonnances et les motifs : riches portails, balcons filants, bow-windows opulents, consoles ornées, mascarons moqueurs et cariatides souriantes.
    Cet ouvrage propose de nombreuses clés de lecture à l'usage du piéton de Paris pour lui permettre de mieux voir, de mieux comprendre et de mieux aimer ces façades qui se saluent d'un trottoir à l'autre, d'un siècle à l'autre.

  • Rêver devant les Nymphéas ou d'étranges sarcophages au Louvre... Méditer devant des bouddhas millénaires ou des poupées vaudoues... Admirer la chambre de Victor Hugo... S'interroger devant les mystères de l'évolution et des étoiles... Découvrir l'histoire de la Résistance ou celle du monde arabe...

    Afrique, cinéma, Égypte, histoire, impressionnisme, Moyen Âge, musique, sculpture : toutes les passions sont à assouvir dans les petits et les grands musées de la capitale.

  • Où se régaler, à l'heure du goûter, de délicieux choux à la crème ou d'une mousse au chocolat aérienne ? Où bruncher copieusement avec des enfants remuants, entre amis au soleil ou en amoureux sous les ors d'un palace ?
    Dans la grande tradition française ou à l'américaine, dans un luxe discret ou à la bonne franquette, avec fantaisie ou élégance, voici 120 adresses authentiques pour (se) faire plaisir à coup sûr.

  • Paris occulte

    Bertrand Matot

    Si Paris a toujours dialogué avec les forces de l'esprit, c'est au milieu du XIXe siècle que la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite. Dans les salons de la bonne société et jusqu'au palais des Tuileries - où Napoléon III tente d'entrer en contact avec son oncle -, on fait danser les tables pour communiquer avec l'au-delà et les fantômes. Tandis que les alchimistes s'enferment dans leurs cabinets, écrivains ésotériques, artistes médiums, photographes spirites, magnétiseurs et féministes spiritualistes se passionnent pour le surnaturel. Parallèlement, des savants émérites auscultent des spectres dans leurs laboratoires et des personnages étranges s'adonnent à des messes noires. De la Grande Guerre à l'Occupation, la vogue occultiste s'enrichit d'un cortège de personnalités extraordinaires mues par un désir de magie et de mysticisme. Les visions des mages continuent de prospérer dans la littérature, l'art, la presse et la politique : astrologues, voyantes, fakirs, devins et oracles deviennent les gourous des temps modernes.

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