Pu De Vincennes

  • Réflexions d'historiens et d'archéologues sur une question largement ignorée de l'historiographie habituelle : celle des latrines, lieux d'aisances et autres commodités.

    Rarement abordée par les chercheurs, parce que jugée trop scabreuse ou relevant d'une trop grande intimité, la question des latrines et de l'élimination des déchets physiologiques est pourtant au centre du quotidien. Son impact sur l'organisation sociale, en particulier en milieu urbain, est loin d'être négligeable. Dans le monde islamique, elle fait partie des préoccupations relevant de la pratique religieuse. L'intensification actuelle du problème, sous l'effet de l'augmentation rapide de la population mondiale impose de comprendre comment celui-ci était posé et résolu dans le passé.

  • L'histoire de la royauté ne peut s'écrire et s'inscrire que dans la longue durée. Du début du Moyen Âge jusqu'au « Siècle de Louis XIV », l'État ne cesse de s'identifier à la personne physique du prince. La mort d'un souverain est donc synonyme, le plus souvent, de traumatisme, car elle met en question la survie même du pouvoir qu'il incarne.
    Les onze études réunies dans ce livre abordent de nombreuses problématiques d'une histoire politique et culturelle renouvelée : le corps du prince, dans sa double dimension de « simple corps » et de corps souverain ; les apports de l'archéologie et de la culture matérielle ; le cérémonial complexe des funérailles et les apparats souvent spectaculaires qui les accompagnent et leur donnent sens ; la « médiatisation » de la mort du souverain à travers la circulation de l'information, par les textes mais aussi par l'image et la caricature ; la commémoration du souverain après sa mort ; sans oublier les bouleversements politiques multiples provoqués par la disparition du souverain.

  • On a beaucoup traduit au Moyen Âge, et l'originalité de ce numéro est de réunir des historiens et des littéraires autour d'un problème qui se pose à eux avec la même force :
    Comment traduisait-on au Moyen Âge ? et comment traduire le Moyen Âge aujourd'hui ?
    Histoire et littérature sont parfois pensées comme deux domaines étanches. Or deux occupations leur sont aussi communes qu'essentielles, à savoir l'édition et la traduction, puisque sans texte scientifiquement établi il n'est ni reconstitution du passé ni herméneutique solide possible, et que sans traduction, il n'est pas non plus de compréhension assurée des témoignages venus des mondes anciens. L'originalité de ce numéro coordonné par une chercheuse ayant reçu une double formation en Lettres et en Histoire est donc de faire dialoguer des spécialistes de littérature et d'histoire du Moyen Âge autour d'un même objet : la traduction.

  • Si plusieurs monographies illustrées existent sur les Folies-Bergère, comme sur d'autres music-halls parisiens, de même que des biographies de célébrités telles que Joséphine Baker, Mistinguett ou Maurice Chevalier, l'ouvrage se propose de retracer l'histoire du lieu comme emblème du fonctionnement music-hallien. Les artistes recensés, majoritairement oubliés en dépit de leur grande notoriété à l'époque, ont tous en commun une forme d'altérité, qui constitue, selon nous, le fil directeur de la construction spectaculaire music-hallienne. Cette étrangeté permet d'aborder ensemble les numéros dits de « curiosités », ceux des clowns, dompteurs, acrobates, chanteurs ou danseurs, ordinairement étudiés en fonction de leur discipline particulière, par des recherches émanant de l'histoire du corps, de la danse, du cirque, du théâtre ou de la musique. Il s'agit ici de souligner la façon dont le music-hall met à profit l'engouement du public pour la différence, voire l'exotisme, dans une création spectaculaire hétérogène et fragmentée, mais dont le dénominateur semble être, incontestablement, le goût de l'altérité. Quitte, parfois, à construire de toutes pièces une légende préparant le numéro de l'artiste, telle celle de Mata-Hari, qui en demeure l'exemple le plus célèbre. Pour ce faire, une étude de la presse contemporaine, généraliste et spécialisée, ainsi que des archives (programmes, affiches), offrent un angle d'analyse de la réception des numéros et des artistes, notamment du sentiment d'étrangeté qui en émane.

  • Il y a beaucoup moins d'images qu'on ne le dit généralement si l'on veut bien admettre qu'une image est moins ce qu'on perçoit que ce qui fait voir et donne à penser. Les oeuvres mises en constellation, plutôt qu'en série, dans ce livre n'ont rien d'autre en commun que d'intriguer le regard par un détail singulier qui en signe l'exception. D'une mise au point troublante ou d'une focalisation étrange naît une contrariété visible ou audible qui conduit à interroger ce que l'on voit ou entend. Aucune des oeuvres présentées n'est équivalente à une autre, chacune est approchée dans son exemplarité et sous un angle particulier qui tente d'en enregistrer l'opération propre. Le nom commun et le titre associés à chacune d'entre elles n'entend pas les définir et en finir avec elles, ils leur font écho et en prolongent les effets.

  • " Un propos original et inédit sur la question du théâtre antique.

    Comment objets et autres éléments relevant de la mise en scène participent-ils pleinement à l'action dramatique dans le théâtre de l'Antiquité gréco-romaine ?

    En traitant de masques connus ou inédits, en s'intéressant de près aux vêtements-pièges, machines, cruches à eau, instruments de barbier, ou encore aux portes utilisés dans la tragédie, la comédie, le mime et la pantomime, les auteurs de cet ouvrage contribuent à porter un regard nouveau sur la scénographie des tragédies et comédies gréco-romaines.

    Auteurs étudiés : Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Platon, Plaute.
    "

  • L'histoire économique est en déshérence. Médiévales la revisite sous l'angle du travail. Paris s'y prête très bien, car les statuts de ses corporations ont longtemps servi de modèle pour penser l'économie urbaine médiévale.

  • De nombreux processus d'innovations documentaires sont à l'oeuvre aux XIVe et XVe siècles dans les sociétés occidentales. Après avoir mis en lumière un moment charnière aux XIIe-XIIIe siècles (le « tournant pragmatique »), les historiens s'attardent désormais aux évolutions des formes l'écrit qui ont facilité l'essor de l'imprimerie et la construction des États modernes.

    Dans les derniers siècles du Moyen Âge, de nouvelles pratiques administratives se développent pour accompagner le changement de mentalité d'une société de l'oral à une société de l'écrit. Du pays de Galles au Bordelais, en passant par les villes du Nord de la France, tous les secteurs de la société sont touchés : institutions urbaines, princières, monastiques, ou simples particuliers produisent de nouveaux types d'outils documentaires nés de la combinaison de techniques d'enregistrement et de compilation, nourris d'emprunts et d'expériences passées. L'étude des mécanismes de ces transformations, qui font suite à la « révolution documentaire », révèle l'institutionnalisation progressive de l'administration et la rationalisation pragmatique de l'ordinaire.

  • Louis XIV utilisa massivement l'art à des fins de propagande politique, suscitant à cet égard, tant en France qu'à l'étranger, des critiques et des attaques aussi véhémentes que tenaces.

    Louis XIV est le roi-soleil. Le succès de ce logo ne s'est jamais démenti, et de nos jours moins que jamais. Du vivant du roi cependant, il fut l'objet de contreverses par ses ennemis au point de produire un contre-effet, et connut même une certaine défaveur.
    L'ouvrage d'Hendrik Ziegler, richement illustré (médailles, monuments parisiens de la place des victoires, et de la place Vendôme), s'attache à mettre en évidence le jeu des influences réciproques entre la production des images du roi et leur réception par les contemporains, en l'occurence ses ennemis. Ainsi, les productions artistiques ne sont pas seulement l'illustration de processus historiques, elles sont des instruments et des acteurs des phénomènes sociopolitiques.

  • Vincennes, cet enfant terrible de Mai 68, est sans doute une des universités françaises les plus connues, tant en France qu'à l'étranger.
    Et c'est notamment à une histoire des premiers pas de cette institution hautement paradoxale, car foncièrement anti institutionnelle, que se livre cet ouvrage. C'est donc à une véritable exploration de l'inconscient académique qu'invite cet ouvrage qui, rompant avec la vision politique ordinairement de mise quand on pense l'histoire de l'université française d'après 68, dévoile quelques-uns des enjeux académiques, intellectuels et pédagogiques sous-jacents à cette formidable expérience collective.

  • " Ce numéro interroge les périodisations de l'histoire de l'Égypte médiévale depuis la conquête arabe jusqu'à la l'époque ottomane. Des aspects comme l'islamisation et l'arabisation du pays, les moments de transitions et ruptures entre les époques abbasside, mamelouke, et ottomane sont traités ici. Les propos sont illustrés dans des perspectives aussi différentes que le système judiciaire des premiers siècles de l'hégire, l'administration, la culture équestre ou la littérature des Contes des Mille et Une Nuits... "

  • Les meilleurs spécialistes français et étrangers abordent les rapports complexes, entre les idéaux réformateurs à l'oeuvre dans l'église médiévale, et l'écriture hagiographique, entre le VIe et le XIIIe siècle.

  • Ce livre témoigne de l'intérêt renouvelé des historiens pour un champ d'investigation longtemps laissé aux seuls historiens de l'art.
    Médiévistes et modernistes proposent une réflexion sur le statut de l'image, de la relation au texte, tout en s'intéressant aux processus de fabrication et à la réception des images, dans un parcours qui nous mène de l'image du pouvoir au pouvoir de l'image, du Moyen Âge au siècle des Lumières.

  • "Mesurer juste ou à peu près - l'acte peut avoir été dicté par des impératifs pratiques, des contingences matérielles ou encore des considérations politiques et avoir des incidences qui ne le sont pas moins.
    Ce sont les multiples relations qui se nouent autour de cet acte simple et quotidien, opéré dans les sphères les plus variées (médecine, travaux publics, commerce) à des époques et dans des espaces différents - de l'Europe latine au monde byzantin ; du monde musulman au Nouveau Monde - qui sont ici inventoriées, interrogées et discutées par des historiens qui en commentent les enjeux et en dégagent les implications épistémologiques."

  • Le couple : une définition difficile, des réalités multiples.
    Que représente ce couple dans la réalité quotidienne et dans la perception que l'on en avait, ainsi que les évolutions qui affectent l'une et l'autre, à une époque marquée par le rôle déterminant des groupements de parenté larges ?
    Comment un homme et une femme, mariés légitimement sans s'être choisis, vivent-ils et agissent ensemble, ce qui ne signifie pas forcément de la même manière ? Sont-ils envisagés en tant que communauté solidaire, ce qui ne signifie pas égalitaire ? Comment le couple s'inscrit-il dans les groupements de parenté larges et quelles sont les conséquences sur ce plan de la transformation progressive, aux Xe-XIe siècles, des Sippen (alliances en dehors des liens du sang) en lignages ? Le couple correspond-il à la même réalité et est-il perçu de manière identique à tous les échelons de la société et dans tous les espaces ?

  • A plat, vendu sous tube protecteur.

    1 autre édition :

  • Ce travail collectif regroupant historiens, géographes et informaticiens, témoigne des profonds renouvellements de l'histoire médiévale et moderne de Paris grâce à l'analyse spatiale. Le plus ancien plan parcellaire de Paris (plans Vasserot 1810-1836) a été reconstitué dans un système d'information géographique, permettant ainsi d'analyser la morphologie urbaine et de la croiser avec diverses emprises sociales : localisation des enceintes, densités socio-économiques, spatialités du pouvoir seigneurial et royal, présence de la noblesse à Paris sont autant de dimensions de la fabrique de la ville bénéficiant d'un Éclairage nouveau.
    Ouvrage unique en son genre, richement illustré, Paris de parcelles en pixels est la synthèse d'une expérience unique et inédite jusqu'à aujourd'hui.

  • « Dans l'Angleterre du XIVe-XVe sie`cle, les interactions multilingues entre anglais, anglo- normand, latin et diverses langues hybrides sont la norme pluto^t que l'exception : cela est vrai pour les marchands e´changeant leurs biens, pour les diplomates transportant des informations, pour les pre´dicateurs, pour les travailleurs et les intendants des domaines ruraux, pour les agents et les allie´s de Richard II ou d'Henri IV, pour les poe`tes de cour ou les compilateurs de collections de recettes me´dicales. Bien souvent, les gens parlaient, entendaient, e´crivaient, lisaient a` travers les langues : cela vaut pour la communication et pour la parodie, pour l'expression et pour la re´sistance. L'anglais, l'anglo-normand et le latin e´taient alors des langues vivantes... » Mark Amsler (Université d'Auckland)
    />

  • L'intersection entre science et technique est-elle, pour le Moyen Âge, scientifiquement pertinente ? La question mérite d'être posée. En effet, quels rapports établir entre pensée technique et pensée scientifique, qui sont souvent étudiées indépendamment l'une de l'autre ou, au mieux, selon un modèle historiographique hérité du XIXe siècle faisant de la technique une simple application de la science ? Ce volume, réunissant les recherches d'historiens des techniques et des historiens des sciences, propose un examen attentif des modalités de ce croisement, au travers du contexte et des démarches spécifiques de chaque cas considéré. Ensemble, les études réunies ici jettent un éclairage nouveau sur des liens beaucoup plus profonds qu'il n'a souvent été imaginé.

empty