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  • Avec la chute du Nouvel Empire vers 1069 av. J.-C., l'Égypte entre dans la dernière période de son histoire ancienne, avant l'arrivée d'Alexandre et la période grecque. Ces sept cents ans sont marqués par des crises importantes (présence libyenne et koushite, invasions assyriennes et perses), mais aussi par une résilience de l'État pharaonique et de sa culture.
    Après une phase de décentralisation puis d'éclatement pendant la Troisième Période intermédiaire (1069-655 av. J.-C.), le pays est réunifié et réformé par les pharaons de la dynastie saïte, qui introduit l'Époque tardive (655-332 av. J.-C.). L'Égypte retrouve alors une grande prospérité tandis que se perpétue la renaissance culturelle initiée pendant les années de division. Le pays attise cependant les convoitises des empires d'Asie, babylonien puis perse, ce dernier mettant fin à la dernière dynastie autochtone en 342. Cet ouvrage fournit, en sus des grandes étapes d'histoire politique de l'Égypte tardive, un état des lieux des mutations sociales, culturelles et économiques du pays, en cohérence avec les évolutions méthodologiques de l'égyptologie.

  • Ce premier volume est consacré à la période fondatrice, de l'inauguration de la capitale de Constantin sur le site de l'antique Byzance en 330 aux débuts de la conquête arabe au milieu du VIIe siècle qui détermine les limites territoriales réduites de l'empire mésobyzantin.
    Depuis 30 ans les perspectives et données ont été bouleversées par les nombreuses découvertes archéologiques et épigraphiques. Ce volume leur accorde la place nécessaire en particulier pour ce qui concerne l'économie et la vie des provinces.

  • Cet ouvrage articule la présentation de la recherche des trente dernières années autour de l'interrogation actuelle sur les origines de la nouvelle religion et sur les rapports qu'entretient le monde musulman avec les mondes non musulmans. L'effervescence de l'Arabie, le dur conflit perso-byzantin et les multiples remises en cause des doctrines religieuses témoignent de l'éclatement du Moyen-Orient au VIIe siècle. Le succès de l'Islam, unifiant en un siècle un espace immense de l'Atlantique au centre de l'Asie, noyant la variété des cultures et des ethnies sous un projet musulman, n'en fut que plus étonnant. La culture matérielle s'enrichit de nouvelles techniques agraires, d'un artisanat varié au goût sûr, de villes nombreuses au service de marchands voyageurs, également hommes de lettres, juristes et théologiens. Dans un second temps, et alors que la domination islamique était généralement acceptée, la diversité provinciale réapparut ; les héritages anciens et les contacts lointains, assimilés dans un esprit nouveau, donnèrent naissance à une culture intellectuelle riche et diverse. Au-delà de cette réussite, dès le IVe-Xe siècle, des fragilités et des dangers de faille se profilaient. L'ouvrage met donc également en relief les contradictions et les limites de cette civilisation.

  • Entre offensive turque et désunion des Occidentaux, la disparition progressive de l'empire grec successeur de l'empire romain d'Orient, la fragmentation des États voisins des Balkans inspirés par son modèle, jusqu'à la chute de Constantinople et sa transformation en Istanbul, capitale de l'empire ottoman.

  • La collection "Nouvelle Clio", fondée par Robert Boutruche et Paul Lemerle, est aujourd'hui dirigée par Jean Delumeau, membre de l'Institut, professeur honoraire au Collège de France, et Claude Lepelley, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre. Les livres de cette collection sont non seulement des manuels d'histoire destinés aux étudiants mais aussi des ouvrages de références pour les universitaires, historiens ou littéraires


  • Les « relations internationales » à l'époque médiévale ont constitué un champ de recherches privilégié au XIXe siècle et jusqu'aux premières décennies du siècle suivant. Inspirés par la conception positiviste de l'époque d'une histoire fondamentalement événementielle et institutionnelle, ces travaux ont néanmoins connu, tout particulièrement en France, un discrédit de plus en plus profond au cours du XXe siècle. Ces dernières années cependant, à l'étranger comme en France, l'histoire des « relations internationales » et de la diplomatie a été l'objet de nouvelles études majeures, qui rompent radicalement avec les conceptions qui présidaient à la rédaction des ouvrages anciens.
    Ils adoptent une perspective d'anthropologie politique, écrivent à nouveaux frais l'histoire des relations entre rois, princes et puissants à la lumière des acquis de l'historiographie de la résolution des conflits, éclairent le fonctionnement concret du travail des ambassadeurs et montrent le caractère décisif qu'il a eu pour la pratique des « relations internationales ». Le nombre et l'importance de ces publications nécessitaient qu'un ouvrage d'ensemble fasse une synthèse des études déjà publiées, afin d'éclairer les nouvelles pistes ouvertes Pagination : 1200 pages par ce champ de recherches.

  • La collection "Nouvelle Clio", fondée par Robert Boutruche et Paul Lemerle, est aujourd'hui dirigée par Jean Delumeau, membre de l'Institut, professeur honoraire au Collège de France, et Claude Lepelley, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre. Les livres de cette collection sont non seulement des manuels d'histoire destinés aux étudiants mais aussi des ouvrages de références pour les universitaires, historiens ou littéraires

  • La Russie actuelle est issue de la Rus', pays qui doit son nom aux Rhôs. Arrivés sur les rives du lac Ladoga vers 730, ces Vikings rassemblent les tribus baltes, slaves et finnoises de l'Europe orientale. Entre 980 et 988, un de leurs princes, Vladimir de Kiev, fonde la dynastie qui règne sur cet espace jusqu'au début du XVIIe siècle et lui donne sa religion, le christianisme orthodoxe. Le " joug mongol " (1237-1480) provoque une série de recompositions, mais l'héritage de la Rus' est revendiqué par les princes de Moscou quand ils constituent une nouvelle puissance, à la fin du XVe siècle. Ivan le Terrible, le premier tsar russe (1547), se voit comme le descendant direct de Vladimir. L'État russe affiche de nouvelles ambitions, traverse des crises et change de dynastie, avec l'avènement des Romanov. Pourtant, jusqu'au règne personnel de Pierre le Grand, il demeure très lié à son passé médiéval.
    Pierre Gonneau est professeur à l'Université Paris-Sorbonne et directeur d'études à l'École pratique des hautes études. Il a publié plusieurs travaux sur la culture russe médiévale, en particulier sur les figures de Serge de Radonège et d'André Roublev.
    Aleksandr Lavrov est professeur à l'Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis. Il a travaillé notamment sur les XVIIe et XVIIIe siècles en Russie, et plus particulièrement sur la régence de la tsarine Sophie, demi-soeur de Pierre le Grand, ainsi que sur les rapports entre religion officielle, religion populaire et pratiques magiques.

  • L´explosion des données archéologiques nous permet d´établir aujourd´hui une véritable histoire des popu-lations de l´âge du Fer européen, dont la culture possède déjà ses principales caractéristiques plusieurs siècles avant que les auteurs grecs ne la désignent comme celtique. Les textes classiques comme les rares inscriptions gauloises sont ici confrontés aux témoignages matériels pour reconstituer aussi bien l´évolution de leur mode de vie et de leur culture que leurs échanges avec les peuples de la Méditerranée. Au début de l´âge du Fer le développement d´une société hiérarchisée se manifeste par de riches sépultures et des agglomérations dans lesquelles coexistent groupes aristocratiques et milieux artisanaux prospères. Les générations suivantes créent à partir du IVe siècle une culture originale qu´ils diffusent dans une partie de l´Italie et des Balkans : l´habitat est dispersé dans des campagnes intensivement exploitées, un art abstrait habille le bois et le métal, le pouvoir, plus largement réparti qu´auparavant, reste toutefois dominé par une aristocrate guerrière. Mais, dès le IIIe siècle, le développement de l´artisanat et du commerce concentrés dans de vastes villes de hauteur prépare l´intégration des Celtes dans l´Empire romain. La synthèse présentée ici met en évidence à la fois l´homogénéité spatiale de la culture celtique et son évolution chronologique marquée par des succès ou par des revers politiques, et surtout par des choix culturels et économiques originaux.

  • Du début de l'époque néolithique (VIIIe millénaire avant J.-C.) à la fin de l'Âge du Bronze (milieu du XIe siècle avant J.-C.), les civilisations égéennes manifestent leur originalité dans un cadre naturel exceptionnel. Des découvertes parfois spectaculaires - que l'on songe à Théra (Santorin) - ont renouvelé notre vision du monde égéen préhistorique et protohistorique. Autrefois réduite à quelques coups de projecteur - Troie, Cnossos, Mycènes -, cette vision embrasse aujourd'hui un espace géographique élargi, de l'Anatolie à l'Illyrie, de la Crète aux Balkans, et révèle un développement historique continu. Il ne s'agit plus seulement de céramique ou de fresques : l'habitat, la vie quotidienne, l'économie, trop longtemps négligés, retrouvent la place qui est naturellement la leur ; les écritures et les langues font revivre les hommes. Les auteurs, eux-mêmes engagés dans des travaux sur le terrain, exploitent les résultats de tous les types d'investigations. L'ouvrage présente un panorama de l'ensemble des questions et illustre, par-dessus tout, la volonté d'inscrire l'archéologie du monde égéen dans une perspective historique. Cette deuxième édition, entièrement mise à jour, tient compte des découvertes, des recherches et des théories développées depuis une quinzaine d'années. Elle propose en outre un point de vue inédit sur l'histoire de l'archéologie égéenne.

  • Dès le milieu du IVe millénaire se développe en basse Mésopotamie, un système d'écriture sur argile et sur pierres qui nous renseigne sur l'évolution des sociétés archaïques. Ces documents nous révèlent l'hitoire des pays de Sumer et d'Akkad, puis par l'adoption de cette écriture dans les pays voisins, toute l'histoire du Proche-Orient antique. Cet ouvrage est rédigé à partir d'une importante documentation présentée au début du volume, les incertitudes encore existantes sont également exposées.
    Table des matières Introduction : La recherche assyriologique Première partie : LES INSTRUMENTS DE LA RECHERCHE Bibliographie Deuxième partie : LES CONNAISSANCES Chapitre I -- La naissance de la civilisation urbaine Chapitre II -- Sumer Chapitre III -- Akkad Chapitre IV -- L'Empire d'Ur et son héritage Chapitre V -- A la recherche de l'unité Chapitre VI -- Les siècles obscurs Chapitre VII -- Suppilulismua et son temps Chapitre VIII -- L'évolution de l'Empire hittite Chapitre IX -- La lutte de Babylone contre Assur Conclusion : L'invasion des "peuples de la mer" Troisième partie : PROBLEMES ET DIRECTIONS DE RECHERCHES Chapitre I -- Le problème chronologique Chapitre II -- Les sociétés archaïques Chapitre III -- L'administration des royaumes Chapitre IV -- Prix, salaires, niveaux de vie Chapitre V -- Les conceptions religieuses sumériennes Chapitre VI -- Problèmes de l'histoire hittite Chapitre VII -- Les Etats issus des grandes invasions Tableaux chronologiques -- Cartes -- Index

  • De Pierre le Grand à Nicolas II, la Russie s'affirme comme un des acteurs majeurs du concert des nations européennes, empire multiethnique et multiconfessionnel à cheval sur deux continents et objet d'une quête identitaire entre nationalisme, spiritualité orthodoxe et mystique révolutionnaire. Pierre le Grand projette son empire sur la scène internationale et le remodèle, dans une transformation qui s'apparente à une réinvention complète du peuple russe.
    Puis, sous le sceptre de quatre impératrices, la Russie se porte à la tête des nations civilisées, tandis qu'au XIXe siècle, au contraire, le trône est occupé par des empereurs affichant un style de gouvernement masculin. Sous Alexandre Ier, le rayonnement du pays atteint son apogée avec la victoire remportée sur Napoléon, avant que son successeur, Nicolas Ier, s'attire une hostilité quasi générale dans son rôle de " gendarme de l'Europe ".
    La défaite de Crimée (1855) ouvre enfin une période de tension extrême. L'alliance avec la France, scellée à la veille du XXe siècle, ainsi que les défis logistiques et militaires auxquels la Russie est confrontée l'amènent au grand tournant d'octobre 1917.

  • Pluriel et ancré dans son histoire, le judaïsme n'en obéit pas moins à une loi, la torah, dont le développement est soumis aux époques et aux territoires qu'elle traverse. Les huit siècles couverts ici sont ceux du glissement du judaïsme des prêtres à celui des chrétiens et des rabbins, du judaïsme de Palestine à celui de la Diaspora. À la suite notamment de l'échec des révoltes contre Rome, il a fallu à ce peuple forgé dans la déportation, qui ne reconnaît d'autre dieu que le sien, affirmer mais aussi - bien plus qu'on ne le croit - adapter son identité.
    Dans cette somme sur le judaïsme ancien, nouant les histoires politique et religieuse, il apparaît évident que l'évolution de la religion judéenne - juive -, mais aussi de la culture et de la société qui en découlent, n'est pas le produit d'une autarcie. Le judaïsme s'est moulé dans son époque, a évolué avec elle et les civilisations qui l'ont faite. Cette histoire antique y est décryptée dans une étude qui fera date pour tous ceux qui cherchent à comprendre réellement les racines d'un judaïsme bien moins figé que l'historiographie ne l'a laissé transparaître jusqu'ici.

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