Joseph Gies

  • Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un château médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones.
    À partir du remarquable château de Chepstow, à la frontière de l'Angleterre et du Pays de Galles, mais aussi des plus admirables châteaux forts français, les grands médiévistes Frances et Joseph Gies nous offrent un portrait saisissant de ce qu'était la vie quotidienne de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le château fort. Les Gies ont le don de rendre à la vie les hommes et les femmes qui vivaient dans et autour du château, le seigneur et la dame, les chevaliers et les soldats, les serviteurs et les paysans, les troubadours et les jongleurs.
    Nous y découvrons comment les seigneurs et les serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs loisirs et leurs occupations, leurs codes de conduite sexuelle, leurs principes d'ordre et de solidarité. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'honneur dans la culture médiévale, le processus d'initiation auquel se soumettaient les chevaliers, l'importance des fêtes religieuses et des liens personnels, et pourquoi le château fort était autant un rempart contre les violences qu'une source de conflit et un enjeu de pouvoir.
    Remarquablement documenté, et aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un château médiéval est l'ouvrage de référence pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette époque fascinante.

  • C'est à cette question que s'attachent à répondre Frances et Joseph Gies, dans leur ouvrage, devenu un classique. Ce livre est d'autant plus passionnant pour un lectorat français que les deux historiens nous emmènent en 1250 dans la cité de Troyes, qui était à l'époque, outre la capitale de la Champagne, un des plus importants rendez-vous commerçants d'Europe. Deux foires s'y tenaient chaque année, attirant des marchands venus de Flandre et d'Allemagne, d'Espagne et d'Italie, et de plus loin encore.
    Les Gies nous invitent à visiter la maison d'un bourgeois, à suivre les occupations de son épouse, à assister à la naissance et à l'éducation de leurs enfants, à nous rendre à un mariage et à un enterrement. Ils nous font pénétrer dans les ateliers et les commerces de l'époque, nous accompagnent chez le médecin, battent avec nous le pavé de l'église et de la cathédrale. Puis nous voilà dans la peau d'un étudiant, prenant des notes en latin sur une tablette enduite de cire, nous plongeant dans un livre de Chrétien de Troyes ou de Rutebeuf, deux grands écrivains locaux, ou applaudissant à un théâtre d'un genre nouveau qui sort des murs des églises. Mais les Gies nous rappellent aussi que la vie au Moyen Âge, même dans une ville riche comme Troyes, était souvent accablée de fléaux : la famine, la peste, l'inondation, l'incendie et bien sûr la guerre. Aussi l'ouvrage se ferme-t-il sur une description passionnante du gouvernement de la ville et des relations politiques entre Troyes, les comtes de Champagne et le royaume de France.

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