Belles Lettres

  • La correspondance de Marcus Tullius Cicéron est l'une des plus abondantes que l'Antiquité nous ait léguées : près d'un millier de lettres qui représentent un formidable témoignage à la fois historique, politique, social et personnel, celui d'un citoyen qui se trouvait au coeur des intrigues au dernier siècle de la République romaine. Elles nous entraînent dans les coulisses du pouvoir.

    Elles nous brossent surtout le portrait d'un homme, avec ses forces et ses faiblesses, ses erreurs et ses doutes, ses incertitudes et ses contradictions. Elles permettent d'humaniser une figure tutélaire qui laisse percer, au fil des pages, ses soucis d'homme, ses défauts, ses humeurs, son manque de courage, son égoïsme, ses sentiments intimes. Était-il toujours sincère ? Certes, non. Le mensonge, la duplicité, la clabauderie, le goût très romain du trait qui assassine sa cible sont partout présents... Elles révèlent encore un homme de lettres qui goûte certains plaisirs plus que de raison et plus fort que sa fortune ne le lui permet, tout cela en contradiction avec les beaux principes énoncés dans ses traités de philosophie. Qui eût imaginé Cicéron gourmand jusqu'à s'en rendre malade, ou amateur du plaisir de la conversation avec « un petit coup dans le nez », comme il l'écrit lui-même. « Que de plaisanteries qui sont mises dans la correspondance paraîtraient déplacées si on les rendait publiques », reconnaît-il dans l'une de ses missives.

    La correspondance n'offre pas à lire la Vérité, mais bien plutôt la vérité d'un homme qui fut l'une des plus grandes figures de cette République agonisante et à qui nous devons les fondements d'une pensée proprement romaine ainsi que l'élaboration d'une philosophie de l'histoire qui a nourri pour des siècles notre civilisation. Cicéron fut, en son temps, le plus grand défenseur de la liberté, cette libertas au nom de laquelle il luttait contre le pouvoir du tyran, qu'il se nommât César, Pompée, Antoine ou Octave. Le coeur de son engagement.

    Cette édition, qui s'appuie sur la traduction de la Collection des Universités de France, est la première à présenter l'intégrale de la correspondance de Cicéron.

  • Fruit d'un travail collectif de plusieurs années faisant intervenir historiens, archéologues et spécialistes de littérature, cette nouvelle traduction des oeuvres complètes de César, unique en son genre, est un véritable tour de force.
    D'abord parce qu'elle rend à César ce qui est à César l'écrivain, c'est-à-dire son incomparable prose, élégante, rapide, fulgurante parfois, qui fait que le lecteur est tenu en haleine de bout en bout.
    Ensuite parce qu'elle rend à César ce qui est à César le politique, conquérant et tyran génial - sans doute l'homme d'Etat le plus connu de tous les temps jusqu'à aujourd'hui- en éclairant de manière simple et savante les enjeux historiques.
    Enrichie de notes, de cartes et de riches introductions, cette édition jette sur La Guerre des Gaules et La Guerre Civile un regard neuf et passionnant.
    [Le Livre VIII de la Guerre des Gaules ayant été écrit par un général de César, la traduction n'est pas nouvelle, elle est issue du volume traduit par Léopold-Albert Constans dans la Collection des Universités de France, 1926.]

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