Bon

  • Picasso ; bleu et rose

    Laurent Le Bon

    • Hazan
    • 19 Septembre 2018

    Catalogue officiel de l'exposition Picasso bleu et rose au musée d'Orsay du 18 septembre 2018 au 6 janvier 2019. Le musée d'Orsay et le musée national Picasso-Paris organisent une manifestation exceptionnelle consacrée aux périodes bleue et rose de Pablo Picasso. Pour la toute première fois en France , cette période essentielle de la carrière de l'artiste est traitée dans son ensemble. Cet ouvrage propose une lecture renouvelée des années 1900 - 1906 de Picasso, en réunissant des chefs d'oeuvres, pour certains jamais présentés en France, ainsi qu'un ensemble important de peintures, de dessins, et la totalité de la production sculptée et gravée de l'artiste.
    La présentation de cette exposition au musée d'Orsay manifeste la volonté d'inscrire le jeune Picasso dans son époque. Ses différentes productions sont ainsi remises en contexte avec le travail de ses contemporains ou prédécesseurs, espagnols et français (Casas, Nonell, Casagemas, Steinlen, Degas, Toulouse-Lautrec ou Gauguin). Cette exposition sera ensuite présentée à la Fondation Beyeler à Bâle du 3 février au 26 mai 2019.

  • Qui est Homo sapiens ? Quand est-il apparu ?
    Comment vivait-il ? Quels ont été ses rapports avec ses contemporains dont Néandertal ? Pourquoi cet hominidé, dont nous sommes les seuls représentants, a-t-il survécu jusqu'aujourd'hui quand les autres se sont tous progressivement éteints ?
    Descendant d'Erectus, né en Afrique, Homo sapiens a commencé à migrer vers le Proche-Orient il y a plus de 100 000 ans pour essaimer vers l'Europe et l'Asie, jusqu'à atteindre l'Australie vers - 50 000 ans et très rapidement l'ensemble de la planète. Mais que sait-on d'autre sur lui ?
    En dix chapitres qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres, et qui mettent en scène le travail de l'archéologue, François Bon répond à toutes ces questions et à bien d'autres encore en nous plongeant en des temps préhistoriques pour mieux saisir la spécificité de l'espèce Sapiens au sein de la lignée des hominidés et les raisons de son succès.

  • " Après avoir franchi la dernière des chaînes de montagnes, nous nous trouvâmes au-dessus de la vallée où s'élèvent, dans un espace restreint, la capitale et les plus importantes cités du pays. Elle offrait un aspect d'une fertilité incomparable. Les pentes que nous descendions, en traversant, par endroits, des cours d'eau rapides, étaient couvertes des plus beaux arbres ; les villages dissimulés sous cette végétation exubérante ne se révélaient qu'à notre approche. Avec ses petits temples, ses maisons de bois toutes sculptées, chacun d'eux semblait une réunion de pagodes. Nous entrâmes à Kathmandou avec l'escorte envoyée à notre rencontre par le résident. Une foule nombreuse s'était massée dans les rues pour assister à notre arrivée, qui était annoncée depuis longtemps. Je pus juger quel événement c'était dans le pays, et aussi me rendre compte dès l'abord de l'âpre et gênante curiosité qui distingue les Népalais. Désirant nous rendre à la résidence, il nous fallut traverser toute la ville. Notre escorte faisait de son mieux pour écarter les spectateurs qui nous pressaient de tous côtés, mais elle y perdait sa peine et ses coups de bâton. "

  • Il y a longtemps que la Préhistoire est entrée dans notre imaginaire collectif. Entre mythe et réalité, elle incarne un passé lointain, plus ou moins sauvage, parfois émouvant ou cruel, où l'homme est libre ou, au contraire, selon les récits, subit une nature à laquelle il appartient. Que savons-nous de ce temps, où des peuples de chasseurs nomades occupaient le monde sans partage? Souvent, son évocation cède à la caricature: on rassemble plusieurs centaines de milliers d'années, unifiant en un seul portrait des milliers d'hommes. Et l'on décrit ces premiers âges comme la lente gestation d'un monde, devant inéluctablement parvenir au nôtre. Rarement, la Préhistoire est abordée comme une période à part entière, mettant en scène des hommes et des sociétés complexes et largement différenciés. C'est cette voie inédite qui est ici privilégiée, au travers d'une interrogation centrée sur les sociétés d'Homo sapiens. En analysant l'avènement de l'art, la construction sociale de ces peuples ou encore leur relation à la nature qui les entoure, à la mort aussi, cet ouvrage tente de montrer que ce monde préhistorique, à la fois proche et lointain, participe pleinement aux réflexions que l'on peut mener sur la définition d'une société humaine.

  • C'est une peinture rupestre cachée dans un abri rocheux d'Afrique du Sud.
    À notre gauche, les assaillants, qui s'enfuient après leur forfait; à notre droite, les victimes, qui, passé la panique des premiers instants, se sont ressaisies et poursuivent leurs agresseurs en brandissant lances et boucliers. L'affaire paraît élémentaire: des chasseurs-cueilleurs bushmen viennent de fondre sur un village d'agriculteurs bantous et ont volé leurs vaches. Mais voici qu'à la fin du XIXe siècle, un deuxième vol est commis, cette fois sur la peinture elle-même: Frédéric Christol, missionnaire protestant français, l'un des premiers à avoir posé son regard sur l'oeuvre, s'emploie à y prélever des blocs avec des figures de vaches pour les envoyer à des musées européens et attester ainsi de la présence d'un art pariétal à l'autre bout du monde.
    Depuis sa découverte il y a un siècle et demi, cette fameuse peinture de " Christol Cave " a fasciné experts en art rupestre, ethnologues et préhistoriens. Tous y ont lu un témoignage si accablant contre les "Bushmen", les derniers chasseurs-cueilleurs de cette partie du monde, que l'image en est venue à incarner le "choc" entre chasseurs de la préhistoire et agriculteurs des premières civilisations.
    Et pourtant, est-ce bien un "vol de vaches" que l'on voit à l'image? Les commentateurs successifs n'ont-ils pas vu seulement ce que leur raison voulait voir? L'enquête est à refaire. Mais est-il possible de reconstituer le document d'origine, la pièce essentielle du dossier, malgré les nombreuses déprédations que la peinture a subies? A l'aide de nombreux documents d'archives et en mobilisant les techniques scientifiques les plus performantes, les auteurs parviennent à redonner vie à l'image presque disparue.
    Jusqu'à certains détails qui n'avaient jamais été vus ou compris... Et si les voleurs n'étaient pas ceux que l'on croit? Pour la première fois, une image rupestre est ici considérée comme un document d'histoire sur la société qui l'a créée mais aussi sur celles qui l'ont interprétée.

  • L'exposition « 1917 » questionne la création artistique en temps de guerre, à l'échelle de cette « année impossible » au cours de laquelle le monde s'enlise dans un conflit dévastateur. L'année 1917 se caractérise par une extrême diversité de productions culturelles et artistiques, dont l'exposition entend rendre compte en illustrant la variété de situations des artistes par rapport au front et la grande variété des thèmes abordés et des médiums utilisés.
    Aux côtés d'artistes majeurs, dont les oeuvres sont plus ou moins directement inspirées par les événements, s'expriment également des amateurs qui éprouvent le besoin de réagir aux épreuves du conflit par une activité de création - ainsi de « l'art des tranchées ».
    Il faut en outre compter avec les artistes missionnés sur le front pour enregistrer les faits et rapporter des images du conflit, ainsi qu'avec la somme d'individus qui s'improvisent comme témoins visuels pour léguer à la postérité une mémoire du conflit.
    Le catalogue propose une approche du sujet complémentaire de celle développée dans l'exposition. Tandis que le parcours de celle-ci est entièrement thématisé, les trois parties du catalogue déclinent successivement une série d'essais généraux, un dictionnaire et un journal de l'année.
    La couverture du catalogue s'inspire du razzle-dazzle, nouveau concept de camouflage adopté par les grandes marines en 1917, auquel une salle entière est dédiée au sein de l'exposition au Centre Pompidou-Metz. Basé sur les illusions d'optiques créées par des peintures colorées de formes géométriques inspirées par le cubisme et le futurisme, son objectif était moins de cacher le navire que de tromper les torpilles ennemies, en créant de faux effets de perspective pour rendre difficile le calcul de sa position et de sa vitesse. Les couleurs adoptées pour la couverture du catalogue rappellent celles qui caractérisaient les peintures recouvrant les navires français de l'époque.

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