Christophe Pebarthe

  • Les historiens ont longtemps affirmé qu'il n'était pas possible d'appliquer au monde antique une analyse centrée autour de la notion de marché.
    Réservée aux époques ultérieures, celle-ci serait anachronique. depuis une trentaine d'années, de nombreux travaux ont montré qu'il n'en était rien. l'économie des cités grecques ne méconnaît pas le marché comme institution économique. dans cette perspective, en raison de l'abondance des sources et de leur diversité, athènes à l'époque classique apparaît comme un terrain d'étude privilégié pour décrire la naissance et le fonctionnement d'une économie de marché.
    L'étape initiale de cette histoire est constituée par les premières frappes monétaires athéniennes. c'est à partir de la monnaie que les athéniens parviennent ensuite à construire un marché à l'échelle du monde égéen, garantissant l'approvisionnement de la cité et, plus généralement, l'abondance. cette construction résulte de décisions prises par l'assemblée des citoyens qui s'inscrivent toujours dans le cadre marchand de l'économie.
    Dans l'athènes classique, le marché se trouve au coeur même du politique. la cité athénienne est donc aussi une démocratie de marché.

  • Au-delà de toutes les remises en cause, la famille se présente le plus souvent comme une évidence, parce que naturelle et universelle. Elle a pourtant une histoire. Elle né se résume pas au couple avec ou sans enfants. Et surtout, elle ne peut pas être cernée sans être replacée dans la société tout entière qui est son cadre. Telle est la perspective adoptée par cet ouvrage qui cherche à faire apparaître ce qu'ont pu être la famille, comme norme, et les familles dans leur diversité dans le monde grec et dans la Rome antique.
    Rassemblant des articles écrits par des spécialistes, ce livre présente aussi bien un état de la question qu'un aperçu des problèmes qui se cachent derrière la familiarité spontanée que suscite de prime abord la famille.

  • Le monde de l'itinérance en méditerranée de l'antiquité à l'époque moderne Les travaux sur la circulation des personnes ont souvent privilégié l'immigration ; les études réunies dans ce volume concernent son avers, l'émigration, ainsi que l'itinérance qui constitue le mode de vie de populations entières. Il s'agit plus précisément, en suivant le mouvement des hommes, d'examiner les procédures mises en place pour l'encadrer et les logiques qui les sous-tendent, et d'en explorer les représentations dans les sociétés du passé. L'émigration et l'itinérance sont des laboratoires exceptionnels pour analyser les modes de gestion des flux migratoires, parce qu'elles semblent mettre en question les structures sociales et les institutions, construites du point de vue des populations stables. Cet ouvrage montre les complémentarités bien réelles de la sédentarité et du mouvement et invite à réfléchir sur les conditions de possibilité de la liberté de circuler.

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