Damien Kunik

  • Apparues au xvIe siècle pour éclairer les ruelles étroites des villes et villages japonais, les chochin, lanternes mobiles de papier et de bambou, ont occupé une place centrale dans la culture et l'artisanat japonais.
    Intégrées dans les compositions d'artistes influencés par la mode du japonisme en europe et aux États-unis à la fin du xIxe siècle, ces lanternes légères, fragiles et éphémères se démocratisent en occident dans les années 50 grâce à Isamu Noguchi qui les électrifient. vendus pour quelques dollars chez Bonniers, à New York, les créations de Noguchi connaissent un vif succès et sont commercialisées en France par la galerie Steph Simon dans les années 60.
    Rond, rectangulaire, triangulaire, polygonale, le répertoire des formes déployées par les chochin est sans limite et en fait de véritables sculptures éclairantes, blanches ou décorées de motifs peints et d'inscriptions.
    Leur usage dans le temps invite à comprendre autant la nature des fêtes et rituels qui rythment la vie au japon, le rapport particulier de ses habitants à la lumière, que la force et la pérennité de leur artisanat.
    À travers une sélection d'bjets, d'estampes et de photographies, cet ouvrage, qui accompagne l'exposition se tenant au MADD, Bordeaux, du 31 janvier 2019 au 19 mai 2019, présente la fabrication de ces objets, leur évolution et leur adoption par les designers depuis les années 1950

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