Ferrante Ferranti

  • Grâce à l'association de trois auteurs amoureux de l'Anatolie antique, cet ouvrage présente un choix de sites, certains connus, d'autres méconnus ou plus éloignés des sentiers touristiques, pour permettre à chacun de réaliser une plongée d'un genre nouveau dans un passé enfoui : l'histoire, l'art, le sentiment religieux et la poésie trouvent ici un paysage où se déployer... Chaque site visité apparaît comme le témoin d'une période, d'une civilisation, d'une pensée, d'une organisation politique : ce monde aux mille facettes se révèle ainsi, par étapes, dans la lumière du soleil captée par le talent de Ferrante Ferranti.

  • Le nom seul de Florence éveille la nostalgie d'une époque où sur quelques kilomètres carrés se sont trouvés réunis tant d'hommes exceptionnels, où en trois siècles éblouissants toute la modernité est née. Les plus grands bâtisseurs, les plus grands peintres, les plus grands sculpteurs, la perspective, la coupole, le théâtre à forme ovale, les premiers opéras, les lois de la pesanteur, le télescope, la banque, que ne devons-nous pas à Florence ?

    C'est le lieu du monde où la beauté du corps humain a été reconnue pour la première fois depuis l'Antiquité, adulée jusqu'à la vénération, immortalisée sous les deux espèces du David de Michel-Ange et de la Vénus de Botticelli, icônes qui ont fait le tour du monde.
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    Dominique Fernandez nous raconte la prestigieuse histoire de Florence, la prise de pouvoir et le règne des Médicis, décrit les figures de Dante, Machiavel ou Savonarole, parcourt les lieux phares comme Santa Croce ou Santa Maria Novella, visite le Dôme de Brunelleschi, les créations de Michel-Ange, les singularités des étonnants et trop méconnus peintres maniéristes...

    Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, ce livre ne nous fait perdre aucune des innombrables beautés de la « cité du lis », cette Florence encore aujourd'hui si vivante et si brillante.

  • Maîtres Invisibles de Rachid Koraïchi est une création constituée de 99 bannières en coton. L'ouvrage présente cette oeuvre inédite et exceptionnelle ainsi que son processus de fabrication.

  • « J'ai été quatre fois à Palmyre : c'était le lieu le plus enchanteur de l'Orient, à la fois par la beauté exceptionnelle des ruines et par le paysage romantique qui les entourait. Maintenant que tout est détruit, j'ai voulu me souvenir de ce que cela avait été.
    On arrivait à l'hôtel Zénobie, désuet, décati, construit dans l'enceinte du site, et d'emblée la légende de la grande reine planait sur la ville qu'elle avait portée à son apogée. Je ressuscite l'image de Zénobie qui avait osé se dresser, femme et Arabe, contre l'empereur romain Aurélien, chef de l'État le plus puissant du monde. Puis j'évoque ce qui restait du site, l'idée générale qui avait présidé à son ordonnancement, avant d'examiner en détail, mais toujours plus en amoureux qu'en érudit, les monuments qui ont subsisté, si poétiques : le théâtre, les temples, les tours funéraires. Avant de conclure par une réflexion sur l'iconoclasme, une des plus vieilles passions de l'homme, qui pousse une idéologie au pouvoir à faire table rase de celles qui l'ont précédée. » Dominique Fernandez.


    Voici Palmyre racontée et montrée par deux voyageurs passionnés qui l'ont visitée à de nombreuses reprises. Ce site inouï, détruit en 2015 par la violence de Daech, est reconstitué par les photographies de Ferrante Ferranti qui en donnent une vision exhaustive (temples, agora et théâtre, colonnades et arches, camp de Dioclétien, tombeaux), faisant ainsi oeuvre de mémoire.

    Palmyre apparaît alors dans sa splendeur, telle qu'on ne la reverra jamais.

  • «Peu de vestiges debout, donc, de l'Algérie romaine ; des ruines à ras de terre ; et pourtant, de ce passé mutilé, la suggestion reste immense. «La ruine fait le monument» disait Victor Hugo. Un fragment de colonne renversé, une inscription sur une dalle, un arc au bout d'une allée suffisent à l'imagination pour qu'elle ressuscite la gloire de ces sites dont le décor naturel est resté intact ; et c'est cette alliance d'un paysage superbe, de montagne ou de mer, et de ces décombres tragiques, qui fait la grandeur de ces espaces à la fois vides et peuplés, désertés mais présents, blessés mais immenses.» Dominique Fernandez, introduction à l'Algérie antique Les publications consacrées à l'histoire de l'Algérie antique sont à la fois peu nombreuses et extrêmement spécialisées. Or la connaissance de cette période, souvent ignorée du public non averti, est capitale pour comprendre le développement futur du pays. Dans le sillage du livre de Gabriel Camps, Les Berbères, cet ouvrage cherche à replacer l'Algérie dans une histoire «longue», qui ne serait pas seulement celle de la conquête arabe ou de la colonisation française. À l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, il s'agit de dépassionner les débats et de réaffirmer l'attachement du peuple algérien à une identité complexe, multiforme et faite de sédiments divers.
    Après avoir sillonné les rives de la Méditerranée et découvert les plus belles ruines antiques, qui illustrent l'Imaginaire des Ruines (Actes Sud, 2009), et après l'expérience des Ancêtres liés aux étoiles (Actes Sud, 2009), qui scellait la découverte de l'Algérie aux côtés de Rachid Koraïchi, Ferrante Ferranti a pris la mesure d'un patrimoine antique algérien aussi exceptionnel que méconnu. L'idée de ce travail est donc née du désir de faire découvrir au lecteur cet autre visage de l'Algérie, à travers des photographies et des textes inédits. Dans une introduction à la fois littéraire et poétique, Dominique Fernandez, particulièrement familier avec l'histoire de la Méditerranée, invite le lecteur à déambuler au gré des sites, allant d'une mosaïque à une autre, s'arrêtant dans un forum, admirant un arc de triomphe, rêvant au pied d'une colonne. Rassuré par ce texte sous forme de promenade, le lecteur peut alors aborder les notices de Sabah Ferdi (archéologue, ancienne conservatrice du site de Tipasa), plus techniques et explicitement didactiques. Le fil conducteur de l'ouvrage est de parcourir les sites en partant du centre de l'Algérie et en se dirigeant vers l'Orient - Tipasa, Cherchel, Djemila, Timgad et Lambèse, Madaure, Khemissa, Tiddis, Hippone -, véritable traversée des ruines algériennes illustrée d'images saisissantes.

  • Conçu comme une confrontation imaginaire entre l'oeuvre de Jean-Baptiste Piranèse, célèbre graveur du XVIIIe siècle, les photographies de Ferrante Ferranti et les sculptures de Patrice Alexandre, Imaginaire des ruines propose une réflexion sur la place de la ruine dans l'art. C'est ainsi une véritable esthétique des ruines que Ferrante Ferranti, Dominique Fernandez et Patrice Alexandre nous permettent de redécouvrir aujourd'hui, à travers une exploration des grands lieux de l'architecture et la confrontation de leurs univers créatifs avec celui de Piranèse. Ils nous offrent, par leurs travaux respectifs, la possibilité de retrouver l'émerveillement de toute une époque devant le spectacle des ruines. Et avant tout, c'est un hommage qu'ils rendent à Piranèse, grand visionnaire de son temps, lui qui fut envoûté par cette magie au point de passer sa vie à les reproduire sous leur aspect réel et imaginaire. Photographies, mots et sculptures produisent des résonances contemporaines et poétiques de l'architecture de l'artiste vénitien.

  • La Sibérie loin des clichés éculés, étendues désertiques, izbas misérables : de Moscou  à Vladivostock, une succession de sublimes paysages, d'impressionnantes  et modernes agglomérations qui portent,  partout, les traces de l'histoire russe.

  • Itinerrances est une monographie consacrée au photographe Ferrante Ferranti. En écho à l'exposition présentée cet été à la Maison européenne de la photographie, cet ouvrage comprend trois parties.
    La première - «Pierres sauvages, pierres vivantes» -, éclairée par un texte de Dominique Fernandez, raconte la naissance du regard chez un architecte qui se plaît à jouer avec les ombres et les lumières, «inventeur d'un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes». Ici, Ferrante Ferranti rend hommage à l'architecte Fernand Pouillon et au photographe Lucien Hervé, aux sculpteurs et graveurs antiques, à Michel-Ange, au Bernin, à Piranèse.
    La deuxième partie - «Errances» - retrace les dérives enchantées de ses voyages - au cours desquels l'accompagne parfois l'auteur Élisabeth Foch (Birmanie, Éthiopie ou Japon) - et dépeint la diversité de ce qu'il découvre. De nombreux clichés d'enfants et de paysages naissent de ces rencontres.
    La dernière partie - «Empreintes du sacré» - est introduite par une photographie de la chambre des étendards prise au sein du mausolée des ancêtres de Rachid Koraichi, plasticien avec qui Sylvie Germain a composé Les Sept Dormants (Actes Sud, 2004).
    Par le biais de la photographie, Ferrante Ferranti exprime son intérêt pour les chemins de pèlerinage des nouveaux Mondes - le christianisme évangélisateur à la conquête du Pérou, de la Bolivie, du Mexique et même de l'Inde -, puis aborde la Passion du Christ.
    Il présente des images (imagenes/icônes) comme des ex-voto. La Semaine sainte est traitée tel un chemin de croix mettant l'accent sur l'humanité et la compassion. Les formats carrés (6 x 6 cm) sont des portraits - saintes Faces -, des Christs sculptés au Brésil par l'Aleijadinho, le métis infirme. Leur font face des images de lieux, de rituels, réalisées partout dans le monde, du mont Athos à l'Inde, en passant par Ispahan, l'Éthiopie copte et musulmane, Bali ou Jérusalem.
    Ferrante Ferranti, outre quelques commentaires de photographies isolées, rend hommage dans une postface à ses maîtres, par exemple le cinéaste Andrei Tarkovski ou le photographe Herbert List.

  • Après Homère et Braudel, une Méditerranée toujours renouvelée... Cet ouvrage comme testament artistique en mots et en images de maints périples en Méditerranée des deux auteurs.

  • Qu'on la vénère ou qu'on la critique, l'Académie française demeure une institution bien vivante. Depuis sa création en 1637 par Richelieu pour fixer les règles de la langue française, sa riche histoire est ponctuée par les élections de ses membres toujours abondamment commentées. Car si la « Vieille Dame » sut accueillir Corneille, Voltaire ou Hugo, elle rejeta tout de même Balzac et Zola.

    C'est cette histoire que raconte Dominique Fernandez, académicien lui-même, dans un texte passionnant qui n'omet rien, réussites comme échecs, et invite à connaître de l'intérieur l'activité des « Immortels », notamment la rédaction de leur fameux Dictionnaire.

    L'Académie française est aussi l'un des plus beaux lieux de Paris, situé quai Conti, dans l'ancien collège des Quatre-Nations construit par Mazarin. Les photographies de Ferrante Ferranti en font découvrir les multiples facettes - salle des séances, bibliothèque, salons, tableaux, marbres, collections - et décryptent les détails de sa somptueuse architecture, permettant ainsi au lecteur, à son tour, d'être « reçu sous la Coupole ».

  • Au sud de Terracina, à mi-chemin de Rome et de Naples, commence un autre monde.
    L'univers napolitain, immuable à travers les siècles. La napolitude. L'antique royaume des Deux-Siciles, préservé de toute contamination, parce qu'il est fait de la contamination d'éléments hétéroclites, de l'amalgame de pays et de continents disparates. Où sommes-nous ? En Italie ? En Europe ? Nous touchons à la Grèce, par la sagesse malicieuse des habitants, à l'Espagne, par l'arrogante splendeur des palais, à l'Orient, par la magie des crépuscules, à l'Afrique, par le grouillement des marchés ; et, par le chaos de la circulation, le gigantisme des escaliers, la profusion et l'extravagance des ornements superflus, nous sommes dans l'excès, la démesure, le délire, le gâchis.
    Première chose à retenir : Naples forme une nation à part, un État dans l'État ; une tribu qui a ses coutumes et ses lois, et qui ne changera jamais. Naples n'a pas changé. En cinquante ans, je ne l'ai pas vue changer. À l'heure où la mondialisation transforme Venise, Florence, Rome en réserves du tourisme international et banalise les plus beaux décors urbains, Naples résiste, Naples garde son caractère intact, Naples reste elle-même, avec ses défauts et ses qualités [. ].
    Tout le mal qu'on dit de Naples est vrai, tout le mal qu'on en dit est cliché, lieu commun, banalité, fausseté : tel est le paradoxe qui rend cette ville entre toutes mystérieuse.
    Dominique Fernandez.

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