Geneviève Bührer-Thierry

  • Période fondatrice d'une « Europe » qui trouve ses racines dans l'action politique et stratégique de Charlemagne, l'ère carolingienne fascine et interroge les Européens modernes que nous sommes. Ce sont les dimensions européennes de l'empire carolingien qui sont ici étudiées et expliquées. Cette synthèse renouvelée d'une époque et d'un espace en pleine mutation, complémentaire de tout cours sur la période, offre autant un rappel des événements, une description des différentes parties de l'empire qu'une réflexion sur les éléments qui font alors l'unité de l'Europe : christianisme, culture des élites et réseaux formés par les familles de l'aristocratie.

    Elle dégage également plusieurs thématiques qui s'imposent aujourd'hui dans la recherche européenne sur le haut Moyen Âge, notamment le rôle des femmes et la gestion de l'espace.

  • Nouvelle présentation À l'aube du IXe siècle, une grande partie de l'Europe occidentale est sous la domination d'une puissante famille de l'aristocratie franque qui a réussi à s'emparer de la royauté : les Carolingiens. Charlemagne fait partie de ceux qu'on considère comme les précurseurs de la construction européenne. Pourtant, l'Europe carolingienne est bien différente de celle que nous connaissons aujourd'hui. Cet ouvrage a pour but de s'interroger sur les dimensions européennes de l'Empire carolingien. Il offre à la fois une synthèse des événements, une description des différentes parties de l'Empire et une réflexion sur les domaines qui font l'unité de l'Europe à l'époque carolingienne : le christianisme, la culture des élites et les réseaux formés par les familles de l'aristocratie. Enfin, il permet d'entrer en contact avec des textes variés et représentatifs de l'époque et de s'initier à l'exercice du commentaire de document.

    Geneviève Bührer-Thierry, agrégée d'histoire, maître de conférences à l'université de Marne-La-Vallée.
    Analyse et synthèse : Charles Martel et l'extension de la puissance des Carolingiens (714-741). Pépin le Bref, le fondateur de la dynastie (741-768). Charlemagne et la construction de l'Empire carolingien (768-814). Louis le Pieux ou comment conserver l'Empire chrétien (814-840). Les fils de Louis le Pieux et l'émergence de royaumes spécifiques (840-877). Les derniers Carolingiens face à la montée en puissance de l'aristocratie (877-888). Une Europe chrétienne. Une première culture européenne. Une Europe de l'aristocratie. Entre Loire et Rhin : le centre politique et économique de l'Europe carolingienne. Royaumes périphériques, marches et frontières. Documents et méthodes : La propagande carolingienne : l'invention des rois fainéants. L'Empire carolingien en paix. Un programme de réforme institutionnelle à la fin du règne de Charlemagne. Monastères et immunité dans l'Empire carolingien. Le règlement de la succession de Louis le Pieux. Le régime de la confraternité. La politique de christianisation à l'Est. La fin de l'Empire carolingien. Repères et outils : chronologie. Généalogie des Carolingiens. Glossaire. Bibliographie. Index.

  • Période fondatrice d'une « Europe » qui trouve ses racines dans l'action politique et stratégique de Charlemagne, l'ère carolingienne fascine et interroge les Européens modernes que nous sommes. Ce sont les dimensions européennes de l'empire carolingien qui sont ici étudiées et expliquées. Cette synthèse renouvelée d'une époque et d'un espace en pleine mutation, complémentaire de tout cours sur la période, offre autant un rappel des événements, une description des différentes parties de l'empire qu'une réflexion sur les éléments qui font alors l'unité de l'Europe : christianisme, culture des élites et réseaux formés par les familles de l'aristocratie.
    Elle dégage également plusieurs thématiques qui s'imposent aujourd'hui dans la recherche européenne sur le haut Moyen Âge, notamment le rôle des femmes et la gestion de l'espace.

  • L'histoire a longtemps juxtaposé des images simples pour définir les quatre siècles écoulés de 481 à 888 : aux Mérovingiens sanguinaires, incultes et incapables - à l'exception de Clovis - succédaient des Carolingiens glorieux, conquérants et propagateurs actifs de la foi chrétienne. Les recherches des dernières décennies, fondées sur une réévaluation des sources écrites et sur les progrès de l'archéologie, ont libéré cette période du carcan des idées reçues.
    Si les premiers Carolingiens rassemblent sous leur sceptre presque toute l'Europe occidentale, cette construction brillante se révèle d'une extrême fragilité : en effet, la puissance effective ne vaut que sur une échelle territoriale étroite et le pouvoir central est obligé de collaborer avec les aristocraties locales. Quand apparaît le nom de « Francie », il recouvre une mosaïque de communautés régionales très diverses.
    Ainsi les auteurs de cet ouvrage ramènent-ils les faits aux réalités de l'époque, rejetant les anachronismes et les outrances, négatives ou positives. Ils mettent en scène une société étrangère à la nôtre par ses hiérarchies, ses caractères anthropologiques et ses institutions.
    Cette histoire renouvelée possède un attrait majeur : au-delà des représentations traditionnelles, elle s'efforce d'atteindre le réel.

  • L'épopée de Charlemagne est celle d'un fils de grand seigneur parvenant au sommet du pouvoir en Europe en construisant un nouveau système politique, dont il occupe la place la plus élevée. Chrétien convaincu, il poursuit constamment un objectif affiché comme religieux : promouvoir partout et le plus loin possible la société chrétienne, par tous les moyens (militaires, culturels, administratifs, etc.), se plaçant d'autorité comme le protecteur de la papauté. Conquérant charismatique et homme politique sachant s'entourer des grands intellectuels de son époque, il incarne un moment unique de l'Europe dont l'apogée est le sacre impérial.

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