Flammarion

  • Ce livre entend montrer la signification de l'art dans l'Europe du Moyen Age et les relations qui le lient à l'ensemble de la société et de la culture.
    De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d'oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors une masse épaisse de brutalité, de terreur et de misère. Afin qu'on ne l'oublie pas, des textes qui révèlent cette part tragique sont placés en contrepoint d'un discours général sur le monastère, la cathédrale et le palais.

  • La doctrine cistercienne est définie par saint Bernard au XIIe siècle et l'abbaye Notre-Dame de Cîteaux en est le manifeste. L'exigence morale et la rigueur influencent la création artistique et l'architecture en élaborant des principes à l'oeuvre pour la création de nombreux monastères et couvents dans la chrétienté occidentale.

  • Au XIIIe siècle, la chevalerie forme, dans l'ensemble de l'Occident, un corps bien délimité et qui s'établit véritablement au centre de l'édifice social. Elle s'est appropriée la supériorité et l'excellence qui s'attachaient naguère à la notion de noblesse. En elle s'incarnent les valeurs maîtresses d'une culture. Comment se sont forgés les modèles, les images, les représentations mentales qui donnèrent à ce corps son armature et qui l'installèrent dans cette position éminente ? Comment l'idée de noblesse vint-elle finalement se conjoindre à l'idée de chevalerie ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre ces articles de Georges Duby, en même temps qu'à une interrogation plus générale : qu'est-ce que la féodalité ?

  • Seigneurs et paysans

    Georges Duby

    La France du Moyen Age est immense et diverse. D'un pays à l'autre, parfois d'un canton à l'autre, ni la densité de la population, ni l'état des techniques de production ne sont semblables. Seules cependant, l'universelle présence du grand domaine est un trait fondamental de l'économie rurale.
    Les articles ici rassemblés nous restituent au plus près la démarche de l'historien. De Cluny aux Alpes du Sud, du Mâconnais aux villes provençales, Georges Duby dévoile, exploite la richesse des textes et interprète ou déplore le silence des sources.
    Il nous retrace la vie des seigneuries, les bourgs aux pouvoirs partagés, l'effort des moines paysans, la diversité même de l'économie du Moyen Age.
    On complètera la lecture de ce volume avec celle de La Société chevaleresque (Hommes et structures du Moyen Age I).

  • Mâle moyen âge

    Georges Duby

    Que savons-nous de l'amour au Moyen Age? Peu de choses en vérité, qui ne tiennent du mythe.
    La place faite au mariage clans l'organisation de la société féodale par les pratiques de l'alliance et la morale aristocratique explique que l'amour courtois soit situé hors du champ matrimonial. La fine amour des poèmes est un jeu dont le terrain n'est pas celui des obligations et des dettes, mais des aventures et de la liberté. Pourtant c'est encore un jeu d'hommes, spécifiquement masculin. Le seigneur, de loin, dissimulé, gouverne l'enchaînement de ses péripéties.
    Les femmes n'y furent jamais que vies figurantes. Des leurres. locus les poèmes de l'amour courtois ont été chantés par les hommes, et le désir qu'ils célèbrent fut toujours un désir masculin. Le Moyen Age est macle, résolument. La tonne des relations parentales, les structures de la féodalité l'expliquent abondamment. Tels sont les thèmes dominants de ces essais, jalons de l'exploration passionnante d'un territoire mal connu.

  • De toutes les civilisations du monde, aucune peut-être n'apparaît plus foncièrement rustique que ne le fut la civilisation médiévale. Formée sur l'effondrement du décor urbain que Rome avait un moment planté sur fond de campagnes, de pâtures et de forêts, elle a grandi avec la ruralisation complète de la société et de la culture citadine. Elle s'est désintégrée à son tour, à mesure que les villes et leur bourgeoisie prirent de la vigueur et se dégagèrent de leur environnement champêtre. Or, paradoxalement, de cet univers, on connaissait mieux moines et prêtres, guerriers et marchands que le monde des campagnes, demeuré dans l'ombre.
    Ce grand livre de Georges Duby a établi pour la première fois une ample synthèse de notre connaissance du monde rural au Moyen Age.
    Ce premier volume est consacré à l'occupation de la terre, aux travaux des champs et à l'économie "seigneuriale", tels qu'ils se définissent dans la société carolingienne (IXe-Xe siècle), et il s'attache ensuite à l'époque suivante de régression et d'expansion qui culmine avec l'apogée du XIIIe siècle.

  • Ce second volume de L'Economie rurale et la vie des campagnes dans l'Occident médiéval étudie tout d'abord "la seigneurie et l'économie rurale" (XIe-XIIIe siècle). Georges Duby analyse la formation de la puissance seigneuriale et les rapports des paysans avec cette puissance. Il porte une attention particulière au XIIIe siècle, pendant lequel il suit l'évolution de la rente seigneuriale, l'exploitation des paysans et la mise en valeur du domaine.
    Le livre s'achève sur la mutation du XIVe siècle, siècle de crise, de famine et d'épidémie, entraînant une détérioration de la condition des paysans qui ne prendra fin qu'au milieu du XVe siècle.

empty