Gilles Havard

  • Oublions les westerns. Durant trois siècles, l'Amérique du Nord a été sillonnée, à l'échelle continentale, par des aventuriers de langue française. Coureurs de bois, trappeurs, interprètes, ces hommes, en quête de fourrures, se sont constamment mêlés aux Amérindiens.
    En partant sur la piste de dix voyageurs, natifs de la France ou du Canada, Gilles Havard fait surgir des scènes saisissantes : adoption d'un jeune Français par des Iroquois du XVIIe siècle, pirogues chargées de peaux de castor ou de bison descendant la rivière Missouri, fêtes du nouvel an empruntant aux cérémonies indiennes, retrouvailles lors des grandes haltes de caravanes... À travers ces destins hors du commun se dessine une autre histoire de la colonisation européenne, occultée par le récit américain de la conquête de l'Ouest : une histoire d'échanges, de métissages, mais aussi de violences, dont les têtes d'affiche sont des Français et des Amérindiens.
    Cet ouvrage explore une Amérique oubliée, fantôme - effacée des mémoires, absente des livres d'histoire. S'appuyant sur des récits de voyage, les archives des deux continents et les témoignages de descendants, enrichi de cartes et d'images inédites, il donne vie à un monde jusqu'ici invisible.

  • Au début du xviiie siècle, la nouvelle-france s'étendait sur près des deux tiers du continent nord-américain, de québec à la nouvelle-orléans, des forêts glacées du canada aux bayous de louisiane, en passant par les prairies du midwest.
    Un empire dont la clé de voûte fut l'alliance avec les indiens, qui permit aux français de s'implanter et de se maintenir au nez et à la barbe des anglais, plus nombreux, mais confinés sur le littoral atlantique. colons, indiens, esclaves africains composaient, surtout en louisiane, une amérique française au visage cosmopolite. cette amérique, que notre mémoire a occultée, n'a pas entièrement disparu.
    Les toponymes en témoignent : new orleans, baton rouge, saint-louis, montréal, etc., de nombreuses villes nord-américaines ont eu pour fondateurs des français. des millions d'américains, aux états-unis comme au canada, ont des noms d'origine française. archambault, bissonnette, boucher, colombe, dion, pineaux, roubideaux : imagine-t-on aujourd'hui que ces patronymes sont portés notamment par des indiens du dakota ? parmi les descendants des colons français, certains parlent toujours la langue de molière.
    Ce legs, on ne saurait le comprendre sans se glisser, au fil de la lecture, dans une pirogue ou dans un canoë à la recherche d'une histoire ignorée.

  • La Nouvelle-France, née au début du XVIIe siècle de l'immigration française, regroupa trois ensembles : la Louisiane, le Canada et les côtes de l'Atlantique Nord, autour du fleuve Saint-Laurent. Cet ouvrage les décrit spécifiquement, montrant les différences, mais aussi l'unité de cet empire, symbolisé par l'esclavage et l'alliance avec les Indiens dans la lutte contre l'Angleterre.

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