Jean-Michel David

  • Jean-michel david il est professeur d'histoire ancienne à l'institut d'histoire romaine de l'université des sciences humaines de strasbourg.

  • L'Italie n'a pas toujours été romaine.
    Lors de la deuxième guerre punique, au 'ranima où Hannibal débouchait des Alpes, elle était encore peuplée de Ligures et de Gaulois au nord, d'Etrusques et d'Italiques au centre et au sud, de Grecs sur les côtes méridionales et en Sicile. Les Romains n'occupaient qu'un peu plus du dixième de la péninsule. Or deux siècles plus tard, sous le règne d'Auguste, l'Italie s'était unifiée et romanisée. Dans la violence, il est vrai.
    Violence tempérée d'une acculturation imposée par le développement des échanges et l'ouverture sur le monde héllénistique ; violence sanglante des guerres puniques, de la guerre sociale puis des guerres civiles qui, tout au long de la période, modifièrent le paysage humain par les pertes et les déplacements de population qu'elles entraînèrent. Le processus pourtant avait ses acteurs : les Italiens eux-mêmes : Pour maintenir leur position, leurs élites devaient obtenir de partager un pouvoir qui se concentrait à Rome entre les main: de l'aristocratie.
    Celle-ci n'y consentait pas et il fallut une guerre pour la décider. Il fallut aussi un long travail d'intégratif: et d'incorporation dans les cadres politiques renouvelés. Le résultat fut pourtant que l'unification engendra une nouvelle citoyenneté romaine, plus large, plus abstraite: universelle. Nous en sommes les héritiers.

  • A Rome, sous la République et au début de l'Empire, les magistrats ne pouvaient exercer leurs responsabilités sans leurs appariteurs. Ils étaient sa voix (hérauts ou praecones), ses huissiers (viatores), ses gardes du corps (licteurs), ses mains et sa mémoire (scribes). Ils entouraient le magistrat et effectuaient les multiples tâches qu'exigeait l'exercice du pouvoir. Ils étaient des hommes libres et des citoyens, au service de la cité qui les rémunérait et les mettait à la disposition des magistrats le temps de leurs fonctions.
    La plupart d'entre eux étaient ainsi inscrits dans des cadres officiels, des décuries, d'où chaque année était tiré le personnel nécessaire. Ils y gagnaient la reconnaissance d'une compétence et d'une certaine indépendance, d'une dignitas en quelque sorte qui leur valait de se constituer en ordres. Toutefois, les membres de l'aristocratie sénatoriale qui devaient pouvoir compter sur leur fidélité et leur dévouement veillaient à faire recruter leurs dépendants, souvent leurs affranchis. Ainsi, la position qu'ils occupaient avait-elle quelque chose d'étrange : au service à la fois, public, de la cité et, privé, de ses gouvernants.

  • "Les sculptures de Zaric nous invitent à découvrir un univers dans lequel l'homme et l'animal se métissent. Cet anthropomorphisme est mis au service d'une oeuvre qui évoque, la fragilité, l'amour, la méditation, l'espoir, le déracinement, la vanité, l'éros. Emprunt d'une force qui puise aux sources des mythologies et de l'esthétique antique, Zaric livre un miroir du monde plein d'humour grinçant et enchanteur." Pierre Starobinski

  • Depuis bien des années, aucune synthèse en français sur l'histoire du vitrail n'était disponible. Dans le pays du monde le plus riche en vitraux, cette lacune méritait d'être comblée. Ce nouvel ouvrage de synthèse s'imposait. Depuis la création en 1952 du Corpus vitrearum, les travaux de deux générations de chercheurs ont en effet considérablement fait progresser nos connaissances, tandis qu'une iconographie entièrement nouvelle, en couleur et encore très largement inédite, a été accumulée : il est temps de cueillir les fruits de plusieurs décennies d'efforts et d'en offrir l'essentiel au public des amateurs et des savants.

    Cet ouvrage propose de traverser l'histoire du vitrail depuis le Haut-Moyen Âge, beaucoup mieux connu aujourd'hui grâce à des découvertes archéologiques majeures dans l'Europe entière et à une meilleure interprétation des textes, jusqu'à ses manifestations les plus récentes, au XXIe siècle.

    L'univers du vitrail y est abordé selon des perspectives nouvelles, sous forme d'essais qui permettent de revoir nombre d'idées reçues. Le lecteur est accompagné dans cette exploration du temps par une iconographie d'exception, montrant le vitrail dans son cadre architectural ou dans les conditions privilégiées de l'observation rapprochée.

  • Conçu dans l'esprit de rendre au droit et aux idées politiques leur place dans l'histoire ancienne, l'ouvrage privilégie le lien entre structure politique et support idéologique, mécanisme de la décision et réalités sociales, organisation du droit et forme de pouvoir. Cette douzième édition traitera notamment de l'enseignement du droit, des "prudents", ces juristes-consultants qui travaillèrent de concert à l'unité dans le droit et sa jurisprudence, de l'administration locale, des constitutions impériales ou encore du droit classique.

  • Qu'est ce qui faisait qu'un homme politique romain était cru ? Ni la vérité de ce qu'il avançait, ni la haute tenue de ses propos. Mais ce qu'on appelait l'auctoritas.
    Une qualité personnelle fondée sur une éthique, qui se gagnait ou se perdait. Curieusement ce concept n'a guère été étudié. Le colloque qui s'est tenu en septembre 2018 à l'Université Paris X à l'initiative de J.-M. David et Fr.
    Hurlet a permis de combler cette lacune.
    Contributions de R. Baudry, Y. Berthelet, Cl. Bur, J.-M. David, E. Deniaux, J.
    Dubouloz, E. Famerie, Ch. Guérin, K.-J. Hölkeskamp, Fr. Hurlet, M. Jehne, Th.
    Lanfranchi, Ph. Le Doze, D. Mantovani, Fr. Pina Polo, A. Schiavone, Fr. Van Haeperen, G. Zecchini.

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