Marc Augé

  •  Quoi de plus familier que le métro ? Comment le regard ethnologique, accoutumé à nous rapporter les pratiques lointaines pourrait-il éclairer ce qui s'y joue ? Tel a pourtant été le pari de Marc Augé dans cet ouvrage qui révèle tout ce que le métro recèle de conventions, de rites et d'institutions.  Mais c'est aussi l'occasion d'une présentation buissonnière des principaux thèmes classiques de l'anthropologie, depuis le « fait social total » de Marcel Mauss, jusqu'à la question du symbolique, en passant par le problème de l'« individu moyen ». Le livre inaugural d'une « ethnologie du proche », devenu un classique.  Remise en vente avec nouvelle couverture. Ce livre a été publié dans la collection « bibliothèque du XXe siècle » chez Hachette Littératures en 1986 et en Pluriel en 2002.

  • éloge du bistrot parisien

    Marc Augé

    • Payot
    • 25 Mars 2015

    Aucune ville au monde ne compte autant de bistrots au kilomètre carré que Paris. Ils sont une composante du spectacle de la rue. Avec le temps, les bistrots changent, comme la ville, dans le regard de celui qui vieillit. Résister à cette sensation, c'est continuer à vivre : telle est la leçon des bistrots parisiens, dont beaucoup sont nommés et décrits. Derrière les silhouettes de tel garçon de café, de telle serveuse ou de tel consommateur c'est la vie de Paris qu'on peut cerner comme sur une photo. L'éloge du bistrot, c'est l'éloge du paysage urbain auquel il participe, des « relations de surface » qui s'y tissent, de sa temporalité qui lui est propre (ex : happy hours, ouverture permanente, etc.). Le bistrot est un attrape souvenirs. Aller d'un bistrot à l'autre, c'est souvent voyager dans son passé. Dans ce livre, l'auteur évoque donc des souvenirs, rencontres ou expériences, mais aussi des références littéraires.

  • Il y a dans une vie des bonheurs soudains qui surgissent alors que le contexte ne semblait pas s'y prêter, mais qui existent malgré tout et qui tiennent bon, contre vents et marées, au point d'imprégner durablement la mémoire. Ces bonheurs sont des révélateurs : c'est lorsqu'ils disparaissent que leur nécessité s'impose à nous. Cloués sur un lit d'hôpital, nous mesurons le prix de la moindre promenade en ville. Ce sont des bonheurs modestes mais intenses : bonheurs de la rencontre - d'un visage, d'un paysage, d'un livre, d'un film ou d'un refrain, d'une altérité reçue et réinventée. Ils nous disent quelque chose du lien social et de la solitude, du passé et de l'avenir, de la relation aux autres, du corps et des sens, du rapport à l'espace et au temps, autrement dit de la constitution symbolique de l'être humain.
    Dans ce livre, Marc Augé, l'un des plus grands anthropologues contemporains, analyse la nécessité pour l'homme de ces « bonheurs malgré tout ». Son récit, nourri d'exemples personnels, esquisse au fil des pages un autoportrait anachronique, un journal de bord sans ordre qui instaure un dialogue avec le lecteur et le prend à témoin comme au fil d' une conversation.

  • Un regard inspiré sur les statues de Paris qui ornent les façades des musées (Trocadéro, musée d'Art moderne), les jardins et les places, les arcs de triomphe. Le photographe en révèle la sensualité, parfois l'incongruité, la véhémence ou la discrète poésie, qui échappent souvent au regard distrait des passants. Dans la veine de Paris retraversé ou de Venise d'eau et de pierre, le texte de Marc Augé, anthropologue et romancier, souligne la beauté méconnue de ces corps dévoilés, de ces rêves de pierre, figés au coeur de la ville, à l'ombre des grands maîtres.

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