Arts et spectacles

  • Apparu au XIIe siècle sur les champs de bataille et de tournoi pour servir de signes de reconnaissance aux combattants, l'usage des armoiries se diffuse rapidement dans la classe seigneuriale. Par la suite, il s'étend progressivement aux femmes, aux prélats, aux bourgeois et même, dans certaines régions, aux artisans et paysans. A la fin du Moyen-Age, toute la société européenne fait ou peut faire usage d'armoiries. A la fois signes d'identité, marques de possession et ornements décoratifs, celles-ci prennent place sur de nombreux objets, oeuvres d'art, édifices et monuments. Dès le XIIIè siècle, les églises elles-mêmes deviennent de véritables " musées d'armoiries ". Partout, la représentation de ces dernières, rigoureusement codée, donne naissance à un art original : l'art héraldique, dont l'apogée se situe au XVe siècle. L'ouvrage de Michel Pastoureau retrace cette histoire sociale et artistique des armoiries au Moyen Age. Il présente les principales règles du blason, montre comment l'image héraldique n'est en rien une image comme un autre et s'attarde sur la signification des figures et des couleurs. C'est pour lui l'occasion de corriger un certain nombre d'idées reçues et de mettre en valeur l'influence que les armoiries ont exercée dans la longue durée. Aujourd'hui encore, la plupart des drapeaux, des logos, des insignes militaires, des emblèmes sportifs et même des panneaux du code de la route apparaissent comme les héritiers des armoiries médiévales.

  • La collection Tout l'art - Les Essentiels offre, aux amateurs, aux étudiants et aux chercheurs les repères didactiques nécessaires à la compréhension de la création artistique, en rééditant dans un format accessible, les textes fondateurs et indispensables de la collection Tout l'art.Que désigne l'expression Ecce Homo, à quoi correspond la Chandeleur ou la Pentecôte, comment identifier saint Vincent. Ce guide iconographique est un outil indispensable, à la structure claire, pour comprendre et reconnaitre les principales représentations religieuses de la tradition occidentale. S'y ajoute une série de notices transversales - sur la symbolique et l'iconographie des nombres, des animaux et des végétaux.

  • Le cochon

    Michel Pastoureau

    Le cochon est l'animal biologiquement le plus proche de l'homme. Un cousin, symbole de goinfrerie et de saleté mais aussi de courage et de prospérité... Domestiqué vers le VIIe millénaire, le porc est source de richesse : sa chair est synonyme de ripailles, son sang et ses boyaux finissent en boudins et saucisses, sa graisse en chandelles, son cuir et ses tendons deviennent les cordes d'instruments de musique, ses soies, des brosses et des pinceaux. Dans cette histoire sociale et culturelle, Michel Pastoureau évoque les temps forts de la vie des campagnes que sont la Tue-Cochon et la fête de la Saint-Cochon, l'élevage traditionnel et industriel, les tabous religieux qui pèsent sur la consommation du porc et les relations ambivalentes et passionnelles entre l'homme et le cochon.

  • Ce n'est pas un hasard si nous voyons rouge, rions jaune, devenons verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge. Les couleurs ne sont pas anodines. Elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements, notre langage, notre imaginaire. Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l'évolution des mentalités.
    L'art, la peinture, la décoration, l'architecture, la publicité, nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures, tout est régi par ce code non écrit.

    Nouvelle édition illustrée du Petit livre des couleurs.

  • Cet ouvrage répertorie et explique les principales figures religieuses de la tradition judéo-chrétienne. Pour chaque saint ou personnage biblique sont indiqués l'iconographie, les attributs permettant de l'identifier, sa qualité (apôtre, prophète, etc.), ainsi que les différentes formes de son nom.

  • L'art roman est à la mode : notre oeil moderne est davantage séduit par l'imagerie des églises romanes que par celle des églises gothiques. Mais cette préférence ne s'accompagne pas toujours du savoir qui permettrait d'en comprendre les significations. En s'intéressant aux tympans et aux portails les auteurs montrent comment le décor sculpté n'a rien d'ésotérique. Il a un rôle d'enseignement, à la fois théologique et moral, et est également mis en relation avec les rituels liturgiques (prières, chants, lectures, processions) qui se déroulent aux portes des églises.

  • Une histoire de la licorne, de ses représentations et de sa symbolique depuis l'Antiquité soulignant l'abandon de son aspect hybride et monstrueux au Moyen Age. Les auteurs analysent en particulier la tenture de la Dame à la licorne du musée de Cluny.

  • Précieusement conservé à la bibliothèque de l'Arsenal au titre de trésor national, le Grand Armorial équestre de la Toison d'or est l'un des manuscrits enluminés les plus spectaculaires de la fin du Moyen Âge. Peint à la gouache sur papier à Lille en 1435-1438, il représente les chevaliers de l'ordre de la Toison d'or, fondé par le duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1430, et des personnages importants du temps. Rois, ducs, comtes et princes de l'Église y sont figurés en grande tenue héraldique, dans un costume à la fois militaire et civil en tout point extraordinaire. L'ensemble des 79 portraits équestres est accompagné de 950 armoiries collectées dans toute l'Europe par différents hérauts d'armes venus participer en 1435 à la grande paix d'Arras.

    Reproduit ici à l'identique, ce manuscrit exceptionnel est enrichi d'une présentation de l'historien Michel Pastoureau, spécialiste des armoiries, des couleurs et du bestiaire médiéval, et d'un entretien croisé entre le médiéviste et l'artiste Jean-Charles de Castelbajac, créateur iconoclaste passionné d'histoire et d'art contemporain, ainsi que de nombreux dessins inédits de sa main.

  • Décrite pour la première fois cinq siècles avant notre ère, la licorne a longtemps intrigué les zoologues, attiré les voyageurs, séduit les artistes et fait rêver les poètes. Mais cet animal composite, qui emprunte une partie de son anatomie au cerf, au bouc, à la jument, voire à l'âne, au lion ou à l'éléphant, existe-t-il vraiment ? Jusqu'au début de l'époque moderne, les plus hautes autorités du savoir occidental Aristote, Pline, la Bible, les bestiaires ont répondu par l'affirmative ; et les images et les oeuvres d'art ont été nombreuses à la mettre en scène.
    Les premiers doutes apparaissent au XVIe siècle, mais ce n'est qu'à l'époque des Lumières que la licorne disparaît des manuels de zoologie. Désormais, seuls les artistes et les poètes lui restent fidèles et en font même, aux XIXe et XXe siècles, l'animal vedette de leur bestiaire onirique et symbolique. La nouvelle présentation au musée de Cluny, à Paris, des célèbres tapisseries de La Dame à la licorne fournit l'occasion de faire le point sur l'histoire de cette créature indomptable, symbole de pureté et de virginité, dont la corne merveilleuse a pour vertu d'annihiler les effets du poison et d'éloigner les forces du mal.

  • Notre drapeau tricolore est l'emblème de deux révolutions, politique et esthétique, toutes deux de portée universelle. Si l'idéal républicain a, en effet, fait rêver le monde depuis Paris, la peinture moderne avec ses trois moments, impressionnisme, fauvisme, cubisme, nés tous trois à Paris, a fait quant à elle la renommée des musées du monde. L'insistance avec laquelle les plus grands noms de l'art moderne en firent le sujet de leurs tableaux mérite d'être soulignée. Plus de 120 toiles chantent les couleurs de notre République, sous les pinceaux de nos plus grands peintres tels Boudin, Manet, Monet, Renoir, Sisley, Caillebotte, Pissarro, Van Gogh, Seurat, Maximilien Luce, le Douanier Rousseau, Maurice Denis, Derain, Dufy, Léger, Picasso, Roger de La Fresnaye, Utrillo, Lapicque, Braque, Poliakoff, et d'autres encore. En introduction, Michel Pastoureau traite de l'origine incertaine du drapeau tricolore et Pascal Ory de l'histoire mouvementée de son enracinement. Quant à Jérôme Serri, qui a aussi rédigé l'ensemble des commentaires sur les oeuvres, il nous fait découvrir comment notre emblème national symbolise une révolution esthétique.

  • Frank Horvat et Michel Pastoureau décryptent, visuellement et symboliquement, les sculptures des XIe et XIIe siècles des églises françaises. Les photographies de Frank Horvat nous révèlent le caractère à la fois élémentaire et expressif de ces figures souvent négligées par les archéologues et historiens français.

    Pourtant, l'église romane, « temple de l'image » pour Michel Pastoureau, n'est pas dénuée de singularité. Contrairement à l'Antiquité classique, le décor sculpté de fort relief n'est pas incrusté à la forme architecturale, il semble sortir de cette forme dont il constitue le prolongement. Faites de bois, de pierre, d'os ou encore d'ivoire, les sculptures se trouvent aussi bien sur les voûtes que sur les chapiteaux ou les portes.

    Outre leur qualité esthétique, ces figures ou images constituent un document historique sur la foi, la vie et l'imaginaire du Moyen Âge.

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