Sciences humaines & sociales

  • L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire « mondial ».
    Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Écosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ?
    Le succès de la domination romaine tient pour une bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée.
    Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs.
    Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde.
    L'ouvrage retrace cette histoire et restitue la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit - plus tard - de modèle à bien d'autres empires.

  • Depuis la publication par Otto Hirschfeld, en 1888, du tome XII du Corpus Inscriptionum Latinarum et du supplément qu'Émile Espérandieu lui ajouta en 1929, les découvertes épigraphiques se sont multipliées sur le sol de la province romaine de Narbonnaise. Des prospections ont permis de retrouver des inscriptions que l'on croyait perdues du temps d'O. Hirschfeld. De nouvelles lectures ont amélioré certaines leçons du CIL.

    Dirigée à l'origine par Jacques Gascou, la collection des Inscriptions latines de Narbonnaise s'est donné pour objectif de publier, cité par cité, toutes les inscriptions latines connues à ce jour (à l'exception des inscriptions chrétiennes et des textes de l'instrumentum), en les accompagnant systématiquement de photographies ou de dessins et en leur adjoignant un substantiel commentaire onomastique et historique.

    Ce volume, consacré à la cité de Valence (ILN, tome VIII ), comprend quatre-vingt-cinq inscriptions provenant du territoire de l'ancienne colonie, qui s'étendait sur les deux rives du Rhône et sur une grande partie des actuels départements de la Drôme et de l'Ardèche. Les cinquante-six inscriptions découvertes à Valence illustrent la prééminence du centre urbain, mais l'épigraphie témoigne également du développement de la petite agglomération installée à Soyons, sur la rive droite du fleuve. Le corpus se compose de dédicaces aux divinités, d'hommages aux empereurs ou à de hauts personnages, de bornes milliaires et surtout de nombreuses épitaphes.

    Il est précédé d'une longue introduction où sont étudiées les limites du territoire et l'histoire de la cité, de la conquête romaine au III e siècle.
    Le réexamen des sources permet de formuler des hypothèses nouvelles sur le statut originel et sur la date de fondation de la colonie de Valence.

    Des discussions approfondies traitent des institutions municipales, de la société, de la présence de Lyonnais sur le territoire valentinois, des cultes, mais également de la provenance des textes, de la typologie des monuments inscrits et de l'historique des recherches épigraphiques.

    Des cartes, des tableaux, des indices très détaillés et des tables de concordance complètent ce recueil.

  • En se fondant sur un corpus varié de plus de quatre-vingts inscriptions (dédicaces aux, dieux, évergétisme, épitaphes...) découvertes dans les provinces occidentales de l'empire romain (péninsule Ibérique, Bretagne, Gaules, Germanies), l'auteur, avec la collaboration de Patrice Faure pour les médecins de statut militaire, a réalisé une étude fouillée des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, infirmiers et « pharmaciens ») de l'Occident romain. La première partie est consacrée à l'analyse du statut juridique, de l'origine géographique et sociale, de la dénomination, des croyances, de la participation à la vie publique et de la vie privée de ces six femmes et de ces soixante-neuf hommes, dont la profession était manifestement rentable. Toutefois, en dépit de leur apparente aisance financière, ces hommes et ces femmes n'ont guère joué de rôle dans la vie publique de leur cité. La seconde partie présente la documentation utilisée. C'est un véritable corpus épigraphique : description du support, texte en capitales et en minuscules, apparat critique, traduction, photographie ou dessin, commentaire aussi complet que possible. Une grande place a été accordée à l'étude de la dénomination pour tenter d'apprécier le degré de latinisation des médecins d'Occident.

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