Revue Gallia

  • Ce travail s'inscrit dans la riche série du Recueil général des mosaïques de la Gaule (quatorze volumes déjà parus), pour laquelle l'auteur avait déjà publié deux volumes sur les pavements des parties nord et sud de la province romaine de Narbonnaise, à l'est du Rhône. Il est consacré à la ville de Marseille et au territoire qui l'entoure à l'époque de sa plus grande puissance, c'est-à-dire jusqu'à Hyères sur la côte sud et jusqu'aux limites de la cité d'Arles au nord, avec un chapitre particulier pour la ville de Glanum. L'originalité de cette enquête est de mettre en lumière la part considérable que Marseille a jouée dans la naissance et l'essor de l'art des pavements en Gaule.

    On trouvera dans ce livre une large représentation de mosaïques aux techniques encore primitives, où les bétons et les mortiers composites constituent des séries comparables à celles que l'on connaît à Pompéi ou Herculanum à la fin de la République. La cité de Marseille, malgré ses vicissitudes territoriales et politiques à l'époque romaine, offre un panorama remarquable de tout l'art de la mosaïque depuis ses origines jusqu'aux réalisations les plus achevées des pavements polychromes d'époque chrétienne. La production importante de plusieurs agglomérations de son territoire, comme Glanum, ou les exemples de villae exceptionnelles (la Garanne à Berre-l'Étang, les Baumelles à Saint-Cyr-sur-Mer) permettent de mieux cerner l'essor du décor pavimentaire pendant la période romaine, où se reconnaît encore une influence grecque lointaine et des courants artistiques venus de Rome, la capitale de l'Empire ayant joué un rôle fondamental de relais pour des transferts de technologies et de répertoire géométrique.

  • Depuis son haut plateau, l'oppidum de Corent domine le pays arverne, patrie de Vercingétorix et, avant lui, des richissimes et mythiques rois celtes Bituit et Luern. Ville gauloise quasi inconnue il y a vingt ans, capitale présumée de ce territoire qui correspond à l'Auvergne actuelle, Corent a livré les structures d'un imposant sanctuaire d'un genre tout à fait nouveau.

    Prolongement et aboutissement des campagnes de fouilles et d'études, cet ouvrage présente les vestiges et le mobilier retrouvés dans le sanctuaire, en fait l'analyse et en livre les premières interprétations raisonnées. Après un exposé du contexte géographique et historiographique des fouilles, trois chapitres abordent dans l'ordre chronologique les traces d'occupation antérieures à la fondation du sanctuaire, les structures archéologiques de ses différents états d'occupation et son évolution à l'époque romaine.

    L'ensemble des mobiliers associés (métalliques, céramiques, vitreux, fauniques ou lithiques) est présenté dans un chapitre regroupant une quinzaine de contributions de spécialistes, qui apportent les éléments d'analyse nécessaires à la compréhension du site sur un plan typo-chronologique et fonctionnel.

    Un dernier chapitre de synthèse aborde successivement les caractéristiques architecturales du sanctuaire et la fonction de ses aménagements, les pratiques sacrificielles et festives, mais aussi militaires, civiques et évergétiques mises en évidence par les dépositions de mobilier, ainsi que l'identité de la ou des divinité(s) honorée(s) et des protagonistes du culte. L'analyse des interactions entre le sanctuaire et son environnement immédiat permet enfin de repositionner le site dans son contexte urbain, des origines de l'oppidum de Corent à son abandon durant l'Antiquité tardive.

  • Ce dossier dresse un bilan des ports romains fouillés à ce jour dans les Trois Gaules (Lyonnaise, Aquitaine et Belgique) et plus particulièrement dans l'Arc Atlantique et les eaux intérieures. Prenant appui sur les communications présentées dans le cadre d'un colloque organisé à Nantes en 2018, il rend compte de près d'un siècle de recherches et de découvertes reflétant l'émergence de l'archéologie portuaire dans cet espace non méditerranéen, tout en offrant une image inédite de ports antiques établis en fond d'estuaire ou sur les rives de fleuves et de rivières. La préparation de ce volume a été l'occasion de mettre plus particulièrement à l'honneur les configurations, les infrastructures, les systèmes architecturaux et les choix techniques retenus pour équiper une partie du triptyque portuaire usuel, à savoir l'espace lié aux activités de (dé)chargement, en pied de berge, et à l'espace navigable.
    Le programme de fouilles mené entre 2005 et 2016 sur le port fluvio-maritime du quartier de Saint-Lupien à Rezé (Loire-Atlantique), en bordure d'un bras disparu de la Loire, est à l'origine du colloque de Nantes et donc de ce dossier. Il a révélé des quais remarquablement conservés et construits en caissons à pans de bois et blocages de pierres. Il a également permis de rassembler de multiples données au sein des alluvions accumulées à leur pied (faune, insectes, textiles...).
    C'est cet ensemble qui a en particulier servi de point de comparaison à la présentation de plusieurs autres sites portuaires mis en évidence dans les bassins de la Seine (Aizier [Eure], Incarville [Eure], Rouen [Seine-Maritime], Blainville-sur-Orne [Calvados], Reims [Marne], Pont-Sainte-Maxence [Oise], Chelles [Seine-et-Marne], Les Mureaux [Yvelines]), de la Loire (Tours [Indre-et-Loire], Orléans [Cher], Bourges [Cher]) ou encore de la Garonne (Barzan [Charente-Maritime], Saintes [Charente-Maritime], Naintré [Vienne], Bordeaux [Gironde]).
    Afin d'en enrichir le propos et d'en prolonger la discussion, ce dossier s'achève par une ouverture chronologique (Vix [Côte-d'Or]), doublée d'une ouverture géographique, de l'autre côté de la ligne de partage des eaux, côté Rhin, Rhône et Méditerranée, avec une présentation de ports bâtis en contexte portuaire lacustre, fluvio-lacustre ou lagunaire (Besançon [Doubs], la Suisse, Irun [Pays basque, Espagne] et Narbonne [Aude]).

  • Tombes à fossé circulaire et chemins de la fin du premier âge du Fer à la Pailletrice, ZAC du Parc de l'Aéroport à Pérols (Hérault) : nouvelles données sur les pratiques funéraires protohistoriques des plaines languedociennes, par Isabelle Daveau et Bernard Dedet avec la collaboration de Sophie Martin.
    Productions, commerces et consommation du fer dans le Sud de la Gaule de la Protohistoire à la domination romaine par Gaspard Pagès.
    La viande de chien à l'âge du Fer : quels individus pour quelles consommations ? par Marie-Pierre Horard-Herbin.
    Les inhumés assis laténiens des Pierrières à Batilly-en-Gâtinais (Loiret) par Sophie Liegard et Laure Pecqueur.
    Esclaves et ministres des Lares dans la société de l'Arles antique par Nicolas Tran.
    Une marque d'atelier sur une bouteille en verre découverte à Arles par Souen Fontaine et Nicolas Tran.
    Un étang sacré à Vindinum/Le Mans (Sarthe) par Pierre Chevet, Stéphanie Raux, William Van Andringa, Christophe Loiseau, Paul-André Besombes et Sébastien Lepetz.
    Le forum et la curie d'Aregenua (Vieux, Calvados) par Karine Jardel et Jean-Yves Lelièvre avec la collaboration de Pierre Mazure.
    Pratiques religieuses dans un sanctuaire véliocasse : les Mureaux à Authevernes (Eure) par Myriam Michel avec des contributions de Yves-Marie Adrian, Jean-Marc Doyen, Alice Hanotte, Tarek Oueslati, Nicolas Roudié.
    La villa gallo-romaine de Grigy à Metz (Ier s. apr. J.-C.-Ve s. apr. J.-C.) : caractérisation fonctionnelle des structures et identification des activités artisanales par Gaël Brkojewitsch, Sandrine Marquié, Geneviève Daoulas, Guilherme Remor de Oliveira, Gaëtan Jouanin, Nicolas Garnier, Michaël Brunet, Simon Sedlbauer, Willy Tegel, Nadia Cantin et Valérie Thirion-Merle.
    Nos natura non sustinet : à propos de l'intensification agricole dans quatre terroirs du nord des Gaules par Pierre Ouzoulias.
    Un autel miniature consacré à une déesse locale chez les Rèmes par Anthony Lefebvre, Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier et William Van Andringa.

  • Ce dossier ambitionne de renouveler la documentation sur les stations routières en Gaule romaine et dans les provinces voisines. Le sujet, qui intéresse autant l'histoire politique que l'histoire économique, méritait en effet un nouvel éclairage, à la lumière de données archéologiques récentes qui concernent une période comprise entre la fin de l'époque républicaine et l'Antiquité tardive. Les vocables employés dans les sources écrites pour désigner des établissements d'accueil des voyageurs, si difficiles à cerner soient-ils, sont mis à l'épreuve des faits archéologiques par les chercheurs. L'étude circonstanciée de l'architecture des établissements de bord de route, avec la mise en évidence de modèles architecturaux susceptibles de ressortir, pour certains, d'une politique d'équipement routier de l'État romain, constitue l'essentiel des contributions présentées dans ce dossier. Des recherches micro-régionales démontrent par ailleurs la fréquence et la variété des établissements d'accueil des voyageurs le long des routes des Gaules.

  • Hommages à Christian Goudineau (1939-2018).

  • Ce dossier réunit dix études relatives à des monuments funéraires découverts dans les provinces romaines des Gaules et des Germanies. Deux d'entre eux, démantelés, remployés et issus de découvertes anciennes, font l'objet de relectures permettant d'en proposer des restitutions. Les huit autres, inédits pour l'essentiel, ont été exhumés à l'occasion de fouilles récentes, préventives ou programmées, et s'échelonnent entre la fin du Ier s. av. J.-C. et les IIIe-IVe s. apr. J.-C. L'ensemble, précédé par une introduction qui fixe les cadres généraux, permet de discuter de la forme, de la localisation et de l'interprétation de ces constructions élevées par des membres de l'élite et destinées à ancrer leur mémoire dans le paysage des cités. En guise d'épilogue, le devenir de ces édifices ainsi que leur postériorité sont examinés.

  • La question de l'alimentation à l'époque romaine est une problématique centrale qui intéresse à la fois les archéologues, les historiens et les anthropologues. Les espaces culinaires constituent des objets d'étude particulièrement précieux qui, au sein des domus urbaines ou bien des villae et établissements ruraux, renseignent de façon pertinente sur les pratiques alimentaires et les questions d'acculturation. Comment sont organisés ces espaces spécialisés ? Quels sont les aménagements bâtis mis en oeuvre ? Livrent-ils des mobiliers ou des paléorestes spécifiques et ces derniers sont-ils discriminants pour caractériser des activités de préparation culinaire ? Fruit d'une table ronde tenue en octobre 2011 à Aspiran (Hérault), ce dossier propose d'aborder à travers une série d'études de cas bien documentées, toutes les facettes d'une recherche faisant appel à une grande variété d'analyses. L'aire géographique considérée s'étend du sud de l'Italie, jusqu'au nord-est des Gaules et permet, notamment, de mettre en exergue l'existence de transferts techniques.

  • Gallia Préhistoire publie chaque année des articles présentant à la communauté scientifique et à un public de passionnés les résultats des dernières recherches dans le domaine de la Préhistoire.
    Son champ chronologique couvre toute la Préhistoire depuis le Paléolithique inférieur jusqu'à la fin de l'âge du Bronze. Chacun des articles, signé par les meilleurs spécialistes, fait l'objet d'une sévère sélection et d'une écriture rigoureuse, gage de qualité pour le lecteur.

  • La viticulture lyonnaise et ses marges : nouvelles données, par Matthieu POUX, Jean-Pierre BRUN, Marie-Laure HERVE-MONTEIL (dir.).
    L'extension de la viticulture en Gaule tempérée a été plus précoce et plus large que les sources antiques laissaient supposer. L'archéologie a permis la découverte de nombreux vestiges dans les Trois Gaules et les Germanies : trous de plantation de vignes, indices polliniques et carpologiques, vestiges de pressoirs, présences d'outils de vigneron, ateliers d'amphores vinaires. On retrouve ainsi des plantations de vignes dès le début du Ier s. apr. J.-C. partout où le terrain était favorable. Les vignobles produisant pour des marchés locaux ou régionaux se développent et semblent se maintenir jusqu'à l'Antiquité tardive. La culture du vin joua ainsi un rôle de vecteur pour la culture romaine au même titre que la religion ou l'urbanisme.

  • REVUE GALLIA N.68.2

    Revue Gallia

    Gallia, revue historique de l'archéologie nationale, présente deux volumes en 2011, suivant une formule inaugurée en 2009.
    Dans ce Gallia 68-2, qui témoigne de la vitalité de la recherche archéologique française en France et dans son environnement proche. On notera en particulier l'article de Jean Krier, consacré à l'épigraphie, qui renouvelle et enrichit la connaissance de l'important vicus romain de Dalheim, au Luxembourg, à partir des inscriptions inédites découvertes sur le site.

  • En bref Un volume thématique sur les découvertes archéologiques du suburbium de Lyon.
    Le livre Dans l'Antiquité, le territoire situé sur la rive gauche du Rhône à Lyon est un espace suburbain à l'interface de deux Cités (Lyon, cité des Allobroges et Feurs cité des Ségusiaves), émaillé de monuments funéraires et de voies de circulation.
    Cette partie de la couronne urbaine lyonnaise, qui correspond essentiellement au VIIe arrondissement, a livré très tôt des vestiges d'importants monuments funéraires. La voie d'Italie, construite au milieu du Iers., y passait et un pont devait y franchir le Rhône.
    Les fouilles préventives et programmées de ces vingt dernières années ont mis au jour une masse impressionnante de données archéologiques (fossés, voies, vestiges d'activités domestiques et funéraires). L'ensemble de la documentation est ici rassemblé de manière exhaustive et méthodique.

    Les auteurs Sous la direction de FrédériqueLAIZOT Auteurs: FrédériqueLAIZOT, FrançoisBERARD, Christine BONNET, Christian CECILLON et OdileRANC.
    Avec la collaboration de:
    ThierryARGANT,Jean-LucGISCLON, LionelORENGO, GhislaineMACABEO, LaurenceTRANOY, SouenFONTAINE, MichèleMONIN et Michèle RAHATSÖZ.


    Arguments - Un ouvrage patrimonial pour les Lyonnais.
    - Une synthèse exemplaire.

  • Il est un fragment d'histoire encore mal cerné et mal expliqué, celui de l'évolution des lieux de culte païen de l'Occident romain du IIIe au Ve siècle apr. J.-C. Tout a été dit ou presque, à partir des sources disponibles, sur la restauration de l'État impérial et des cités de l'Antiquité tardive après la crise du IIIe siècle, sur la lente intégration des communautés chrétiennes dans le paysage des cités et la continuité du paganisme jusqu'à sa quasi destruction sous Théodose à la fin du IVe siècle. Cependant, dans le tableau des mutations en oeuvre à partir du IIIe siècle, l'évolution des systèmes religieux mis en place par les cités d'Occident à partir de l'époque augustéenne reste, pour une grande part, mystérieuse. La faute en incombe en premier lieu à la disparition des documents épigraphiques après 250, mal relayés par des textes provenant d'auteurs chrétiens ou païens, souvent rhétoriques et surtout polémiques.

    Que sont alors devenus les grands sanctuaires civiques construits et restaurés à grand frais aux Ier et IIe siècles par les élites locales ? Qu'est-il advenu des grandes fêtes civiques et des sacrifices donnés en l'honneur des divinités municipales à partir de l'effondrement de l'État romain au IIIe siècle et de sa restauration à partir de Dioclétien ? Le silence quasi total des sources écrites sur la vie dans les sanctuaires des Gaules et des régions voisines aux IIIe et IVe siècles imposait de prendre en compte les données archéologiques. C'est ce que propose ce dossier nourri de résultats tirés des fouilles récentes avec deux constats majeurs qui amènent à revoir l'histoire du polythéisme tardif : l'abandon de nombreux grands sanctuaires civiques dès la seconde moitié du IIIe siècle et l'avènement d'un autre paganisme au IVe siècle.

  • Si les quelques lignes de Dion Cassius et Tite-Live sur les années 15-12 av. J.-C. laissaient deviner une intervention décisive d'Auguste dans l'organisation des cités de la Gaule Chevelue conquise par César, ponctuée par la fondation, déterminante d'un point de vue politique, de l'autel du confluent à Lyon, il manquait encore un bilan archéologique récent sur la mise en place des villes chefs-lieux, corollaire inévitable de la formation des cités. Selon quels rythmes, quelles modalités, quels projets urbanistiques, les villes capitales de cités furent-elles créées ? Quels en furent les acteurs, humains et divins ? Peut-on déterminer les implications de chacun des partis, romain et local, et l'importance de l'héritage protohistorique ? Le modèle urbanistique de la ville méditerranéenne adapté aux contextes historiques gaulois répond-il à une réalité archéologique ou à un « Idealtyp » ? Ce volume présente une enquête archéologique large, fondée sur l'étude de dix-huit capitales de cités, d'Auch/ Elimberris en Aquitaine césarienne à la Nimègue des Bataves aux limites de l'Empire, et intégrant les résultats les plus récents des chantiers urbains. Sont ainsi dévoilées les premières traces de l'urbanisme des villes romaines de Gaule intérieure (ornières, fossés, alignements de trous de piquet, fosses d'extraction des matériaux), de même qu'est mis en évidence le rythme saccadé du développement des projets urbanistiques, avec des accélérations témoignant sans aucun doute de situations de négociations où les programmes développés à l'échelon local ont répondu à une volonté pressante du pouvoir romain. Ces dossiers archéologiques, inédits pour une grande part, permettent de proposer une synthèse en deux parties sur un processus historique fondamental qui marque l'avènement de la civilisation municipale en Gaule.

  • Le dépôt bimétallique du vie s. av. J.-C. de Tavers (Loiret) : présentation liminaire / Pierre-Yves Milcent, Christian Cribellier et Arthur Tramon.

    Nouvelles données sur l'agglomération antique d'Epomanduodurum (Mandeure et Mathay, Doubs) / Sous la direction de Philippe Barral.

    Topographie, urbanisme et gestion des réseaux d'eau à Autun/Augustodunum (Saône-et-Loire) : une nouvelle image de la capitale de cité / Laetitia Borau.

    Le sanctuaire suburbain de la Genetoye à Autun/Augustodunum (Saône-et-Loire) : apport de l'approche combinée de données spatialisées à la restitution du théâtre antique du Haut du Verger / Gilles Bossuet, Antoine Louis, Filipe Ferreira, Yannick Labaune et Clément Laplaige.

    La villa gallo-romaine d'Entre Deux Cours à Laquenexy (Moselle) : bilan de trois opérations de fouille préventive et d'une campagne de prospection géophysique / Gaël Brkojewitsch, Sébastien Jeandemange, Guillaume Asselin, Valentina Bellavia, Pierre Caillat, Amélie Corsiez, Laurent Forelle, Sophie Galland, Linda Herveux, Marc Leroy, Sandrine Marquié, Paul Merluzzo, Alexia Morel, Cécile Pillard-Jude, Ludovic Trommenschlager, Julian Wiethold.

    Un grand domaine aristocratique de la cité des Viromanduens : la villa de la Mare aux Canards à Noyon (Oise) / Marjolaine de Muylder, Guillaume Aubazac, Frédéric Broes, Stéphane Dubois, Bastien Dubuis, Caroline Font et Alexia Morel.

    Hercule, le lion et le cheval : les bronzes romains du puits 269 de Châteaumeillant/Mediolanum (Cher) / Sophie Krausz et Gérard Coulon.

    Des éléments de charronnerie gallo-romaine à Châteaumeillant (Cher) / Alicia Torrado Alonso.

    Un casque romain à Sainte-Colombe (Rhône) / Daniel Frascone.

    Les marques sur les récipients en verre découverts en Gaule : indices de production et de relations commerciales (milieu du ier s.- ve s. apr. J.-C.) / Danièle Foy.

    Ibère, grec et latin à Toulouse (Haute-Garonne) à la fin du iie s. av. J.-C. : nouvelles inscriptions sur céramique du site de la ZAC Niel / Pierre Moret, Coline Ruiz Darasse et Guillaume Verrier.

    Les inscriptions du mithraeum d'Angers/Iuliomagus (Maine-et-Loire) : nouvelles données sur le culte de Mithra / Michel Molin, Jean Brodeur et Maxime Mortreau.

  • A Châteaubleau (France), au coeur de la Seine-et-Marne, entre Provins et Nangis, a été découvert un atelier de fabrication de monnaies d'imitation. Plusieurs officines, trois au moins, y ont battu monnaie dans la seconde moitié du IIIesiècle apr. J.-C., laissant sur place des milliers d'objets de frappe et de coulage parfois exceptionnels. Ces artéfacts, soigneusement étudiés depuis 1995, documentent les productions et les techniques d'un atelier monétaire sans équivalent connu pour cette période dans les provinces nord-occidentales de l'Empire romain.

    Dans ce nouveau supplément à Gallia (numéro 63), l'auteur replace ces officines dans le contexte archéologique de l'agglomération antique et dresse un corpus de 67 lieux d'émission pour le numéraire frappé entre la fin du IIes. et le milieu du IVes. L'auteur apporte ainsi des matériaux de première main pour la compréhension des monnayages d'imitation frappés et coulés à cette époque. Ces recherches fondamentales permettent de mieux comprendre le développement de ces monnayages dans une partie de l'Empire en proie à des changements majeurs (invasions, sécessions dont celle de l'« Empire gaulois », etc.).

  • Dans la plaine alluviale de l'Allier, sur la commune des Martres-d'Artière (Puy-de-Dôme), deux aires funéraires distinctes ont été fouillées : l'une avec des sépultures et des enclos circulaires du Bronze final 1 et 2 ancien ; l'autre avec 25 tombes de La Tène ancienne dans un enclos trapézoïdal. Elles offrent l'image d'un ensemble de très grande taille composé de petits groupes de tombes et de monuments probablement établis le long d'un axe majeur de communication.

    Par l'étude exhaustive des monuments, des dispositifs funéraires et de l'ensemble du matériel, le présent ouvrage décrit des pratiques funéraires encore mal connues en Basse-Auvergne pour la période. Une parure de perles en ambre et en or du Bronze final dans une inhumation, un ceinturon militaire de La Tène ancienne dans deux autres tombes, la pratique conjointe de l'inhumation et de la crémation pour la même période, une structure énigmatique, vide, qui jouxte un dépôt de crémation à l'intérieur d'un enclos du Bronze final : autant d'éléments notables que cet ensemble a livrés. L'analyse de l'enclos de La Tène ancienne, utilisé entre le deuxième quart du Ve s. et le début du IIIe s. av. J.-C., permet par ailleurs d'établir des dynamiques diachroniques d'implantation des sépultures, de proposer des hypothèses sur son aspect originel et son évolution, et aussi de discuter son recrutement et son organisation interne.

    Cette monographie offre une synthèse inédite ainsi qu'un catalogue analytique d'un site fondamental livrant de nouvelles connaissances sur les dispositifs et les pratiques funéraires, et plus largement sur les sociétés de l'âge du Bronze final et de La Tène ancienne dans le Centre-Est de la France.

  • Ce dossier consacré aux agglomérations secondaires du Nord de la Gaule à la fin de l'Antiquité fait écho au colloque de Bliesbruck-Reinheim, publié il y a tout juste vingt ans et qui avait alors marqué un renouveau de l'archéologie des réseaux urbains des Gaules et des Germanies. Cependant, ses résultats, centrés sur la période du Haut-Empire, avaient laissé dans l'ombre les siècles couvrant la fin de l'Antiquité et le début du Moyen Âge pour lesquels la matière restait, à l'époque, bien trop limitée.

    Depuis cette date, la multiplication des données livrées par l'archéologie préventive et programmée ainsi que par plusieurs programmes de recherche régionaux, engagés conjointement dans l'ouest, le centre et l'est de la France, a permis de renouveler la documentation qui concerne cette question. Par ailleurs, des travaux récents ont révélé de nouveaux pôles de peuplement, en particulier des sites de hauteur, parfois associés à d'anciennes agglomérations d'origine antique.

    Les contributions réunies dans cet ouvrage, précédées d'une introduction générale, croisent cinq synthèses régionales et onze études monographiques, qui montrent la transformation profonde de l'aspect, des fonctions et des réseaux des agglomérations qui existaient à la fin du Haut-Empire. Si certaines disparaissent, nombre d'entre elles perdurent après la fin de l'Antiquité et la trame des agglomérations, telle qu'elle peut être perçue au vie siècle, est à la fois constituée de sites fondés à l'époque romaine, voire dès La Tène finale, et d'occupations nouvellement créées à la charnière de l'Antiquité tardive et du haut Moyen Âge.

    Sous la direction de Michel Kasprzyk et Martial Monteil.

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