Stephanie Guedon

  • Cet ouvrage propose une étude originale sur la formation de l'une des frontières les plus longues, et les plus mal connues de l'Empire romain. Remettant en cause un certain nombre de préjugés sur les intentions de Rome dans la détermination des limites de son Empire en Afrique, il n'analyse pas une frontière linéaire, qui l'aurait séparé de voisins contre lesquels il convenait de se défendre, mais plutôt les caractéristiques d'un territoire, d'une zone d'échanges à la fois bien défini et relativement mouvant. Il propose ainsi de jeter un nouveau regard sur les populations vivant au contact de la frontière, pour comprendre ce que pouvait impliquer au quotidien le fait de vivre aux limites du territoire romain.

  • « Celui pour qui le voyage est agréable, n'aime pas sa patrie » écrivait Augustin. Ses mots, qui reviennent régulièrement sous la plume de l'évêque d'Hippone dans ses commentaires sur la religion chrétienne, sonnent également comme un constat plus personnel sur sa propre expérience du voyage sur les routes de l'Afrique romaine à la fin de l'Antiquité. Ici, la distance est frappante entre une image très rébarbative du voyage, en raison notamment des divers désagréments et dangers qui sont susceptibles de guetter le voyageur, et la multiplication des voyages personnels mais également officiels depuis le Principat d'Auguste et l'affirmation du contrôle de Rome sur le territoire africain, qui modifie le contexte même dans lequel ils se réalisent désormais. Quelles évolutions ont alors connues les différentes pratiques du voyage, entrepris à titre privé ou bien à titre public ? En quoi sont-elles emblématiques des grands changements qui ont transformé la société et le territoire provincial africains, depuis le règne d'Auguste jusqu'à l'époque de saint Augustin

empty