Zancarini

  • Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • Cette biographie de Machiavel, fondée tant sur les archives que l'ensemble des textes écrits par l'auteur, notamment sa correspondance, fait le récit d'une vie dont la spécificité est qu'elle naît et se développe dans une situation de guerre permanente qui bouleverse l'Italie et Florence. Sans ces « Guerres d'Italie » rien ne se comprend de ce que Machiavel a fait, dit et rédigé. Dans une telle situation, les enjeux et les nécessités de l'écriture et de l'existence s'entrecroisent et se nourrissent l'un l'autre, au-delà des lieux communs et des seuls débats entre spécialistes. L'attention de ce livre à la lettre des textes entend donc faire entendre la voix de Machiavel, dégagée des exégèses, comme des simplifications abusives. Se faisant, tous ces écrits, même les plus célèbres comme Le Prince, redeviennent autant d'éléments d'une expérience de vie et de pensée. En somme, les auteurs, par ailleurs traducteurs de Machiavel, entendent proposer l'histoire d'une oeuvre-vie

  • Dans cette histoire du temps présent, de l'après-Seconde Guerre mondiale au début du XXIe siècle, la France retrouve, après la Reconstruction, une croissance exceptionnelle bien qu'inégalement partagée.
    La figure du général de Gaulle, le sauveur de 1940, incarnant à partir de 1958 la grandeur de la nation, l'indépendance nationale, la modernité économique et le renouveau politique des institutions occulte le recul de la France devenue, avec la fin de son empire colonial, une puissance moyenne. Malgré la construction européenne qui dessine un autre paysage économique et politique, à géométrie variable, la crise profonde de 1968 inaugure une grande transformation et débouche, de fait, sur une crise économique et sociale, crise d'adaptation du capitalisme.
    La conscience de crise pèse sur les destins individuels et oblitère les tentatives giscardiennes de transformation moderniste, elle se conclut par une alternance politique incarnée par François Mitterrand, qui soulève d'immenses espoirs vite étouffés par le poids des réalités et des choix économiques. Malgré les prouesses technologiques et les réussites de tous ordres, malgré l'élévation du niveau d'instruction, la société française du début du XXIe siècle voit se creuser les inégalités et s'effriter le modèle républicain et le système de protection sociale hérités de la Résistance et de la Libération.
    Les événements doivent se lire dans l'épaisseur de l'histoire, celle du passé en prenant en compte le point de vue des contemporains et celle du devenir de l'événement, avec, au présent, ses traces dans les mémoires, les représentations collectives et les modalités d'action.

  • Ce livre commence à la fin de l'année 1945, après l'élection du général de Gaulle comme chef du gouvernement : moment qui ouvre la période de reconstruction, durant lequel la France s'engage dans une transition politique et socio-économique majeure. Il trace ensuite son chemin de réussites en péripéties : guerre froide, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie, retour du Général, changement de régime, alternance politique et ce jusqu'au second mandat de Jacques Chirac.
    Le "baby boom", la planification et la modernisation, les Trente Glorieuses, la consommation de masse, l'avènement du "tout automobile", la grande distribution, le moment 68 et ses conséquences, etc, toutes ces mutations, dont bon nombre sont remises en question aujourd'hui, sont retracées et analysées dans la démarche qui organise cet ouvrage : lire les événements dans l'épaisseur de l'histoire, celle du passé, en prenant en compte le point de vue des contemporains et celle du devenir de l'événement, avec ses traces dans les mémoires, les représentations collectives et leur reconstruction, ainsi que le poids du passé dans notre présent.

  • Le Front populaire est à bien des égards un moment béni, dispensateur de congés payés, de démocratisation des loisirs et d'une diminution des heures de travail. Les femmes y tiennent une place inédite : au sein du gouvernement, dans les grèves ouvrières, les occupations d'usines, mais aussi sur la route des vacances et dans les auberges de jeunesse ; c'est un vent de liberté qui semble s'annoncer. Léon Blum a nommé pour la première fois trois femmes sous-secrétaires d'État alors même qu'elles n'ont pas acquis le droit de vote et d'éligibilité... que le Front populaire ne leur accordera pas. La déception des féministes est grande : les conventions collectives et les accords salariaux entérinent les inégalités de genre, seuls sont mis en avant les droits liés à la maternité.
    S'appuyant sur une bibliographie quasi-exhaustive et sur de nombreux témoignages et mémoires, ce livre dresse un panorama très complet à la fois de la vie des femmes de toutes conditions et de la politique du gouvernement de Front populaire à leur égard.
    Le bilan du Front populaire est donc mitigé, dans une société restée profondément familialiste ; mais on constate cependant des évolutions avec une plus grande mixité (des loisirs, du travail) et l'apparition d'une nouvelle génération, celle qui s'est engagée pour le Front populaire, engagement politique qui, pour la plupart, se poursuivra dans la Résistance.

empty