Amateur

  • Fables choisies

    Jean de La Fontaine

    • Amateur
    • 31 Octobre 2013

    Les fables de la fontaine n'ont cessé d'enchanter.
    C'est que le poète a eu l'ambition de rassembler dans une même émotion et une même réflexion les petits et les grands. ces histoires, où les animaux conversent en toute liberté avec les hommes et les dieux, empruntées à un fonds immémorial, il les a revivifiées par les couleurs et les rythmes de ses vers, unifiées par le charme de sa voix de conteur. cette voix, qui nous devient vite familière et fraternelle si nous écoutons avec attention son incomparable musique, laissons-la résonner en nous : elle est porteuse d'une sagesse, faite de lucidité courageuse et tranquille, qui dépasse infiniment les quelques préceptes sentencieux qui ponctuent, comme il se doit, ces petits contes, elle nous propose un art de vivre qui n'a rien perdu de sa force au fil des temps.

  • Benjamin du surréalisme en Belgique, dont il devint l'une des figures majeures après sa rencontre avec René Magritte en 1937, Marcel Marïen (1920-1993) fut tout à tour poète, adepte du collage, de l'assemblage, éditeur, photographe et même cinéaste, son film "L'imitation du cinéma", réalisé en 1959 étant censuré puis interdit. Il fut également un polémiste virulent, divers procès et attaques suivant la publication de ses ouvrages et de ses tracts. Une oeuvre multiforme rejetant toute préocuupation esthétique, agissant en déclencheur d'idées, prolongeant celles de Magritte et de Nougé.

  • La conférence d'Eiffel se lit comme une synthèse claire et accessible au plus grand nombre; elle se veut la louange quasi publicitaire d'un mode de construction absolument noveau pour l'époque.

    1888: alors que la tour Eiffel est en cours de construction (les deux premiers étages se dressent déjà dans le ciel de Paris), Gustave Eiffel, ingénieur de génie, prend la parole et prononce une conférence sur l'art de l'architecture métallique. Ponts, gares, écluses, églises et maisons démontables, tout y passe, sans oublier la Tour de 300 mètres. Il puise ses exemples en France et sur tous les continents du globe, rendant un hommage particulièrement appuyé aux grandes entreprises américaines. La conférence d'Eiffel se lit comme une synthèse claire et accessible au plus grand nombre; elle se veut la louange quasi publicitaire d'un mode de construction absolument noveau pour l'époque.

  • George Grosz

    Ralph Jentsch

    • Amateur
    • 23 Avril 2014

    Le peintre allemand George Grosz (1893-1959), connu pour ses oeuvres caricaturales et sauvages de la vie berlinoise des Années folles, fut un membre éminent du mouvement Dada à Berlin, puis du groupe de la Neue Sachlickeit durant la république de Weimar.
    Après l'accession d'Hitler au pouvoir en 1933, il émigra aux Etats-Unis et reçut la nationalité américaine cinq ans plus tard, en 1938.
    Bouleversé par son expérience de la Première Guerre mondiale, il s'engagea dans la révolution spartakiste de 1918, ce qui lui valut de nombreux déboires.
    Son oeuvre est une satire féroce de la société bourgeoise, militariste et cléricale, et il se fit le chantre d'un art prolétaire.
    L'ouvrage présente en trois langues (français, néerlandais et allemand) les illustrations complètes des livres illustrés et édités par Grosz, ses portfolios complets, et 32 oeuvres représentatives de sa carrière de ses débuts jusqu'à la fin de sa vie.

  • Si nous sommes tous entourés d'objets en céramique - statuettes, vases, vaisselle, objets décoratifs - que nous apprécions pour leur qualité esthétique ou artistique, ou simplement pour leur utilité, peu d'entre nous se sont penchés sur le pourquoi et le comment qui ont présidé à leur création et qui expliquent notre appréciation. Il s'agit alors de regarder et non plus voir ; d'écouter et non plus entendre ; de palper, caresser, manipuler et non plus toucher.
    En un mot, il s'agit de connaître. L'approche qu'offre cet ouvrage permet de marier l'histoire de la Chine sous ses formes tant politiques, gouvernementales que culturelles, avec l'histoire de la céramique ; de mieux comprendre l'interaction entre le développement de la civilisation et de sa culture et son application sur les créations des potiers chinois qui n'ont eu, eux, de cesse de développer leur art à travers tous les aspects techniques tels que les fours, les couleurs, les glaçures, et artistiques comme les formes, les émaux, la décoration.
    Il permet de mieux appréhender, de "comprendre", ces oeuvres d'art dans toutes leurs expressions. Dans ce livre introductif sur la céramique chinoise ancienne, richement illustré par les chefs-d'oeuvre des collections étrangères et de nombreuses pièces rarement montrées des musées français, l'auteur nous offre une vision personnelle et synthétique de cet art, qui combine l'histoire des empereurs, des courants philosophiques et des contraintes socio-économiques de la Chine impériale.

  • Le style Art Déco, extraordinaire foisonnement d'idées et d'audaces, a succédé aux floraisons lyriques qui, sous le nom d'Art Nouveau ou encore de Modern Style, ont marqué le passage du XIXe siècle au XXe siècle.
    Sans présumer de l'avenir, on peut dire qu'il constitue la dernière expression vraiment originale de l'art français avant l'éclectisme et l'internationalisation - on dirait aujourd'hui la mondialisation - de la seconde moitié du siècle.
    Cette nouvelle version du Mobilier Art Déco - publié pour la première fois en 1981 - reprend l'essentiel des textes des éditions précédentes, y compris le chapitre sur les paquebots ajouté en 1990.Toutefois, nombre de notices ont été complétées et d'autres ajoutées concernant des créateurs qui n'y figuraient pas auparavant. L'illustration a fait l'objet d'une réactualisation grâce à l'apport de nombreuses photographies en couleurs.

  • Dans la première moitié du XXe siècle, les oeuvres en verre de M. Marinot sont parmi les plus intéressantes tant par leur originalité que par la perfection de la technique d'exécution. Cet artiste est le seul dont les créations ont acquis en France et dans le monde une notoriété jamais démentie, même aujourd'hui. Il a également soufflé lui-même le verre et l'a travaillé de façon traditionnelle.

  • Une revue bisannuelle où des artistes publient sur d'autres artistes, sans se soucier des frontières inhérentes à chaque domaine artistique. Ainsi, dans ce premier numéro, des artistes évoquent ceux qui ont marqué le deuxième semestre de l'année 2014 en France, avec un détour par Détroit. Peinture, vidéo, BD, cinéma, danse, arts de la scène, rap, littérature et poésie sont au programme.

  • Il s'agit de la première monographie de l'artiste belge Peter Buggenhout, qui expose aujourd'hui dans les plus grands musées du monde.
    Réalisé en étroite collaboration avec lui (il a souhaité concevoir lui-même la maquette de ce monumental ouvrage comme l'extension de son travail artistique) l'ouvrage présente alternativement des pages consacrées à son oeuvre et d'autres au travers desquelles il souhaite rendre hommage à un certain nombre d'hommes - artistes, cinéastes, photographes. - célèbres ou anonymes, dont le parcours et le travail l'ont influencé, questionné, voire encouragé dans sa pratique artistique.
    Le livre est donc ponctué de fascicules - imprimés sur un papier vert clair afin de créer une rupture avec le reste de l'ouvrage - présentant les grandes influences auxquelles il a voulu se référer, qui s'intercalent entre les pages de reproduction de ses monumentales installations.
    Une interview de l'artiste par la Eva Wittocx (directrice du Musée de Louvain), un texte de l'historienne d'art Selen Ansen « Sens dessus dessous », et un extrait du texte sur la « garbologie » de William Rathje, en français et en anglais complètent l'ouvrage.

  • Cette nouvelle collection de catalogues de la collection Lambert va inaugurer un cycle d'expositions et de catalogues liés à la création de chapelles qui seront construites sur les hauteurs de Vence (projet initié en 1994 par Yvon Lambert à Vence, oublié ensuite et remis à l'ordre du jour).
    La première exposition organisée par la Collection Lambert, a lieu à Vence, à la fondation Émile Hugues Château de Villeneuve, et est consacrée à Andres Serrano. C'est lui en effet qui inaugurera la première chapelle avec "le Black Supper, la Cène" oeuvre achetée par Yvon Lambert en juin 2014.
    La Collection Lambert possède en France, et certainement en Europe, l'un des fonds les plus importants de l'artiste avec plus de 120 pièces, qui sont présentées dans cet ouvrage, mises en correspondance avec une iconographie classique qui permettra de mettre l'oeuvre de Serrano dans une perspective d'histoire de l'art.
    Yvon Lambert avait demandé à Daniel Arasse - célèbre historien de l'art spécialisé dans la peinture italienne de la Renaissance - d'écrire son premier texte sur l'art contemporain sur la série "La morgue" d'Andres Serrano, ce texte est donc présenté dans l'ouvrage, de même que sont reproduites quelques-unes des pages du manuscrit original.
    Un reportage photographique inédit de François Hallard est également présenté, réalisé dans l'appartement de l'artiste, qu'il a transformé, année après année, en église élisabéthaine au coeur de Manhattan !.
    Éric Mézil, commissaire de l'exposition, a demandé à Éric de Chassey, historien de l'art et directeur de la Villa Medicis à Rome de re-publier un texte - écrit en 2012 pour la revue vaticane Communio - revenant sur les rapports entre l'art sacré et l'église, à travers le scandale provoqué par l'oeuvre "Immersion Piss Christ".
    Enfin, Andres Serrano ayant accepté de se rendre à Vence en janvier 2015 pour réaliser une toute nouvelle série de photographies dans la chapelle du Rosaire de Matisse (ce qui n'a pas été fait depuis 60 ans), cette intervention est illustrée dans le catalogue.

  • Fondateur de la spéléologie moderne, l'infatigable Édouard-Alfred Martel (1859-1938) est associé à des centaines de grottes et de cavités, en France et à l'étranger. À l'époque où se décide la conquête décisive des Alpes et des pôles, Martel, lui, rampe, parcourt des milliers de kilomètres dans des galeries, des boyaux, des rivières souterraines.
    Bien peu fait pour le barreau - sa carrière officielle a fait de lui un avocat -, il préfère multiplier les explorations, en découvreur mais aussi en homme de science ; prenons la mesure de sa passion : entre 1888 et 1893, il s'intéresse à pas moins de 230 cavités, reconnaît 250 kilomètres de galerie dont il dresse scrupuleusement des relevés.
    De tous ces sites, il en est un auquel Martel va consacrer toute son énergie : le gouffre de Padirac. 1889: en compagnie de son cousin Gaupillat et d'autres coéquipiers, Martel descend les 54 mètres du puits d'entrée, lève la topographie, prend des photographies avant de s'aventurer en eau profonde sur plus de 400 mètres. C'est à l'aide d'un bateau portable que, le lendemain, l'équipée croise le lac de la pluie, la grande pendeloque, le pas du Crocodile, le lac des grands gours. deux kilomètres d'exploration. Les reconnaissances se poursuivent pendant dix ans, jusqu'à ce que Martel permette au public de découvrir à son tour les merveilles souterraines du gouffre de Padirac.
    L'inauguration officielle du site a lieu le 10 avril 1899 sous la présidence du ministre de l'Instruction publique Georges Leygues.
    Mais l'essentiel n'est peut-être pas là. Édouard-Alfred Martel est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, dont l'un sur Padirac que nous republions près de cent ans après sa parution. Vive, descriptive et historique, cette oeuvre de Martel est accompagné d'un véritable album de photographies d'époque que l'on regarde comme une espèce d'album de l'exploration, de plans, dessins, cartes et gravures.

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