Armand Colin

  • Voici enfin réédité le " Petit Lavisse ", ce manuel de l'historien E. Lavisse (1842-1922), qui fut la bible des générations d'écoliers et d'instituteurs de la IIIe République. À ceux qui ont appris l'histoire dans ce cours, il rappellera bien des souvenirs ; aux parents d'aujourd'hui, déconcertés devant le contenu des manuels scolaires, il sera un outil merveilleux de clarté et de simplicité. Si, aujourd'hui, certains propos d'Ernest Lavisse peuvent choquer, par exemple ceux sur la conquête de l'Algérie, ils sont indissociables de l'époque où ils ont été écrits.
    Paru en 1913, ce classique est augmenté d'un prolongement inédit de l'historien Dimitri Casali qui reprend là où Ernest Lavisse s'est arrêté, en 1939, et se poursuit jusqu'en 2012.
    Entre les deux auteurs, une seule et même volonté pédagogique : faire aimer l'histoire de France.

  • Cet ouvrage propose une initiation au monde romain, de la fondation de l'Urbs à la disparition de l'Empire en Occident en 476.
    L'auteur dégage les lignes essentielles du récit des événements, bannissant l'anecdotique au pro t de développements clairs qui veulent, non pas accumuler des informations, mais expliquer les faits et parfois discuter certaines interprétations. L'accent est mis sur l'évolution des institutions qui, nées dans la Cité, surent s'adapter au gouvernement du monde, et sur leur contexte économique, social et culturel.
    La netteté du style délivré des expressions trop techniques, la concision, les annexes (chronologie, tableaux généalogiques, orientation bibliographique) font de cet ouvrage une introduction indispensable aux études de l'Antiquité romaine.

  • On apprend le latin un peu au collège, parfois au lycée et le plus souvent dans les classes préparatoires ou à l'université. Pour ce public de grands débutants, l'enseignement doit être efficace et rapide. L'heure n'est plus aux longues années d'apprentissage par coeur des formes et des règles d'une grammaire normative et ennuyeuse, avant de pouvoir enfin aborder la lecture des auteurs. L'étudiant veut tout à la fois comprendre comment fonctionne la langue et fréquenter très vite les écrivains dans le texte original.
    Le présent manuel, fruit d'une longue expérience pédagogique auprès d'un tel public, répond à cette double exigence. Ainsi, textes d'études ou de contrôle, textes pour la version ou la lecture cursive, sont empruntés aux grandes oeuvres, et ce dès les premières leçons ; d'autre part, tous les faits de la langue sont observés et étudiés dans des textes et situés à la fois dans le « système de la langue latine » (point de vue synchronique) et dans l'histoire de cette langue (point de vue diachronique).
    Devant le succès obtenu par ce livre depuis sa parution (1967), une nouvelle mise à jour a paru nécessaire. Toujours fidèle à son esprit, l'ouvrage propose, dans cette nouvelle édition, de nouveaux textes d'étude.

  • L'Antiquité tardive (IIIe-VIIe s.) est une période historique essentielle, marquée par des évolutions profondes et progressives qui ont modifié l'organisation du monde méditerranéen antique et posé les fondements des périodes et des civilisations postérieures et limitrophes.
    Après une grave crise au IIIe siècle (instabilité du pouvoir impérial, menaces d'invasions...), l'Empire romain connaît un redressement politique et institutionnel. Pourtant, victime d'antagonismes et de divisions, il finit par se scinder en deux entités : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient. Alors que le premier se disloque puis disparaît au Ve siècle, le second survit et aboutit au VIIe siècle à la naissance de l'Empire byzantin.
    Cet ouvrage présente le déroulement chronologique de la période et décrit les évolutions politico-militaires, administratives, économiques, culturelles de l'Empire. Enrichi de nombreux plans et cartes, de documents commentés, il propose un tableau clair et détaillé de 5 siècles à l'origine de notre monde actuel.

  • Tel un sphinx, le premier empereur romain Auguste reste une figure historique énigmatique qui a toujours excellé dans l'art du camouflage et de la dissimulation. Il a légué à la postérité une image protéiforme qui met face à face la détermination froide d'un homme prêt à tout pour s'emparer du pouvoir et son statut de fondateur d'empire divinisé. Il fut tout d'abord le fils adoptif de César, qui sut tirer parti de sa filiation pour créer un nouveau régime sur les ruines de la République. Chaotique, la réalité historique contraste avec la figure du prince sage et vertueux patiemment construite par Auguste.
    Cette biographie entend concilier l'histoire, la mémoire et le mythe auquel un homme donna naissance et qui ne cessa d'évoluer depuis son décès jusqu'à son exploitation par l'Italie fasciste de Mussolini au xxe siècle en passant par Charlemagne et les Lumières. La clé de l'interprétation du personnage réside dans l'ambiguïté foncière qui s'attache à toute forme de pouvoir et qu'Auguste porta à son paroxysme. C'est ce qui explique qu'en fonction des époques et des contextes, il ait été perçu comme un monarque absolu à l'image de Louis XIV ou comme un prince républicain, voire comme le restaurateur de la République.

  • Cet ouvrage offre un passionnant tour d'horizon, à travers le temps et l'espace, des bibliothèques et des collections de livres en Occident. L'auteur, spécialiste reconnu, envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles. La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, est bien l'une des interrogations de civilisations essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.

  • Pour la première fois de l'histoire, le Maghreb fait l'expérience, au cours des XIe-XVe siècles, d'une union politique sous l'égide des populations locales : les Berbères.
    S'inspirant des dynasties arabes musulmanes qui les ont précédés, les Almohades étendent leur emprise de l'Atlantique à la Tripolitaine, du Sahara jusqu'au centre de la péninsule Ibérique. Cet épisode marque une étape fondamentale du processus d'arabisation et d'islamisation des sociétés du Maghreb ; on assiste alors à la diffusion du concept d'État, territorial et supra-tribal, préalable à l'évolution ultérieure.
    Pascal Buresi et Mehdi Ghouirgate présentent d'abord en dix « chapitres » le cadre événementiel et politique, puis ils insistent sur dix « points d'histoire ». Enfin, divers auteurs analysent une dizaine de documents iconographiques, emblématiques de cette période fascinante.

  • Initiation à la linguistique française présente de manière accessible mais complète les domaines de la linguistique : langage et communication, phonétique et phonologie, syntaxe, morphologie, sémantique, pragmatique.
    Cette synthèse offre aussi un état actuel des connaissances en philosophie du langage et de l'esprit, psychologie cognitive, neurosciences et pragmatique cognitive.
    Conçu à partir d'un cours universitaire accompagné de travaux pratiques, cet ouvrage est le fruit d'une longue expérience d'enseignement auprès d'étudiants de littérature, de linguistique et de psychologie en première année de licence.

  • Nous avons tous des images de l'Ouest américain en tête. De sa conquête à la ruée vers l'or, des immenses paysages de la Vallée de la mort au pont de San Francisco, de Buffalo Bill à Geronimo, des westerns de John Wayne à Quentin Tarantino... l'Ouest est très tôt devenu un mythe, une fabrique à rêves comme l'incarne Hollywood.
    Jacques Portes nous invite dans ce livre à aller au-delà de la légende en nous racontant l'histoire, ou plutôt les histoires de l'Ouest. Elles commencent il y a bien longtemps avec les premiers habitants du continent ; elles ont nourri autant d'espoirs que de désillusions ; elles conservent une part de mystère et d'inconnu.
    La réalité de l'Ouest que nous fait découvrir l'auteur est bien moins caricaturale que tous ces symboles en forme d'images d'Épinal qui perdurent encore dans notre imaginaire.

  • Al-Andalus que l'on désignait autrefois sous le nom d'Espagne musulmane, a marqué l'histoire du viiie au XIe siècle. La richesse et le raffinement de la civilisation arabo-andalouse continuent de fasciner autant les chercheurs que les touristes qui se rendent en Andalousie.
    Nombre d'hommes politiques ont même vu dans cet al-Andalus l'espace d'un modèle de convivialité à une époque où les tensions entre l'Occident et le monde arabe ne cessent de s'accroître. À l'inverse, depuis quelques années, plusieurs auteurs « révisionnistes » remettent en cause l'islamisation de la péninsule en niant même l'authenticité de la conquête.
    Cet ouvrage entend rétablir une vérité historique et retracer la riche histoire d'un passé controversé. Il dresse un tableau le plus complet de l'histoire de cette lointaine province du monde islamique avant que ne se développent, aux alentours de l'an mil, les premières offensives chrétiennes qui ne s'achèveront que quelques siècles plus tard, en 1492, avec la chute de l'émirat nasride de Grenade.
    En débutant son enquête avec les derniers temps de la monarchie wisigothique de Tolède et en l'achevant avec la disparition du califat de Cordoue, ce manuel retrace l'évolution d'un État dont l'influence s'étendit sur l'ensemble de la Méditerranée occidentale et sur le Maghreb.

  • L'épreuve écrite d'ancien français n'est pas le moindre des obstacles qu'ont à franchir les candidats au CAPES de lettres modernes et aux agrégations de lettres modernes et de grammaire. Afin de préparer efficacement la partie lexicale de cette épreuve, le candidat trouvera dans cet ouvrage tous les éléments, réunis en quelque 400 fiches de vocabulaire. Traitant un par un les termes les plus usuels de la littérature médiévale - et les plus susceptibles de faire l'objet d'une question aux concours -, ces fiches sont structurées suivant le modèle attendu par les jurys (étymologie, sens en ancien français, paradigmes morphologique et sémantique, évolution ultérieure). Clair et pratique, cet ouvrage a le grand avantage de permettre de construire sa compétence par un travail régulier, pas à pas et fiche par fiche. Et le jeu des renvois internes est une aide décisive pour bien circonscrire les champs notionnels et sémantiques de l'univers littéraire du Moyen Âge français.

  • La période classique (Ve-IVe siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • De l'Antiquité à aujourd'hui, le livre a toujours accompagné  les sociétés humaines.  Cette histoire du livre et de l'écrit, s'inscrivant dans une histoire des cultures, touche aux domaines de l'histoire littéraire, mais aussi économique, technique, sociale, politique et culturelle.  Désormais classique, cet ouvrage  est  une introduction indispensable à l'histoire du livre en Occident  et un bilan sur un domaine d'étude  aux  méthodes et aux approches profondément renouvelées.

    Prenant en compte les révolutions technologiques, il offre également des clés pour analyser et mieux comprendre les nouveaux médias et interroger la place du livre dans notre monde actuel.

  • La religion des romains

    John Scheid

    L'étude de la religion romaine soulève nombre de problèmes. Au-delà de la similitude des termes religieux, encore en vigueur de nos jours, il existe des différences fondamentales de sens et d'interprétation. Par ailleurs, le terme «  Romains  » lui-même recouvre des réalités très diverses selon l'époque, le lieu et le statut de chaque individu. On ne peut donc parler globalement d'une religion romaine et le choix a été fait ici d'entendre par Romains tous les citoyens romains et leurs dépendants vivant à Rome ou dans les cités romaines.
    Des textes et des images illustrent cette étude revue et augmentée, que l'auteur a voulue structurelle plutôt que chronologique. Un tableau des événements marquants de la République puis de l'Empire romain, une bibliographie et un index donnent au lecteur les instruments de travail et de compréhension.

  • En un siècle, de la fin de l'Empire en 1814 jusqu'au premier conflit mondial en 1914, la France est passée de l'Ancien Régime à la modernité. C'est un siècle de transformations profondes, à travers la succession des régimes politiques, qui ont abouti à l'épanouissement du modèle républicain. C'est un siècle qui a vu la révolution industrielle, la croissance urbaine, l'affirmation de la bourgeoisie d'affaires et la naissance du prolétariat. C'est le siècle de la déchristianisation progressive et de la laïcisation républicaine. Enfin, c'est un siècle d'un extraordinaire bouillonnement intellectuel et créatif, traversé pêle-mêle par le romantisme, le positivisme, le symbolisme, l'impressionnisme et l'Art nouveau.
    Des mises au point historiographiques et biographiques, des commentaires de documents, un glossaire, des rappels chronologiques et biographiques contribuent à éclairer les principaux aspects de cette période d'innovations et de renouveau. 

  • Lieu d'émergence de l'écriture et des lois, de la démocratie, des sciences et de la beauté classique, l'Antiquité a souvent été assimilée dans notre ensemble culturel, au risque de la déformer. L'auteur s'attache ici à rendre visible la spécificité des sociétés antiques en en décrivant la diversité et l'étrangeté.
    Cet ouvrage valorise l'étude parallèle des mondes grec et romain et souhaite introduire à l'étude de l'Antiquité et de son histoire. Afin de faciliter à l'étudiant un premier contact avec cette période, il met en lumière l'originalité de cette histoire, présente les fondements documentaires de l'histoire ancienne puis trace les grandes étapes de l'histoire de l'Antiquité depuis la Mésopotamie du IIIe millénaire jusqu'à la Basse-Antiquité.

  • Une initiation à la langue grecque programmée sur deux ans, à l'usage des classes préparatoires et classes de seconde. Il se présente sous la forme de leçons de difficulté croissante, comportant chacune des textes, des exercices et des tableaux (morphologie, syntaxe, formation des mots). Au terme de ce cours, l'étudiant peut accéder aux grands textes.

  • Comment une secte périphérique s'est-elle muée en religion universelle, socle de civilisations ?
    Tout commence par une rupture, lente, et non voulue : le « mouvement de Jésus », né d'un judaïsme polymorphe, et lui-même divers, mit un siècle, et davantage, à s'émanciper. Jetée dans le monde hellénistico-romain, la foi nouvelle connaît la persécution et s'affronte à la culture ambiante ; elle se bâtit, sur un double plan : doctrinal (la « Grande Église » crée son orthodoxie, contre les « hérésies ») et structurel (les instances de régulation se fixent). Le IIIe siècle marque un tournant, tragique parfois : communautés plus nombreuses, plus étoffées et plus bigarrées, institutions consolidées, survenue de théologiens majeurs, champ élargi des normes disciplinaires, balbutiements d'un art. Quand Constantin se convertit, le christianisme, minoritaire, n'est plus un phénomène marginal : le bon plaisir de l'empereur ne l'a pas tiré du néant...
    Telle est la courbe, aléatoire, qu'entend décrire ce livre, textes à l'appui. Il le fait sans oublier qu'ici, plus qu'ailleurs peut-être, la description ne peut se déployer que sur un fond épais d'incertitudes et dans un flot pressé de remises en question.

  • Le long XIXe siècle ottoman fut sans doute le siècle le plus long et le plus tumultueux de cet Empire. Débutant en 1774 avec l'ouverture de la question d'Orient, il se termina en 1923, lors de la proclamation de la république de Turquie.
    Le xixe siècle ottoman fut aussi un siècle neuf, porteur de la problématique inédite des réformes, marquant le passage d'un ordre ancien à un ordre nouveau, par strates successives, et il bouleversa toutes les institutions, changeant durablement les relations entre État et société. De plus, les réformes se déclinèrent selon des temporalités et des modalités différenciées au centre de l'Empire ottoman, à Istanbul, et dans les provinces de son immense territoire, comme au Caire et à Tunis.
    L'évolution de l'Empire ottoman est envisagée dans sa confrontation aux nationalismes, aux tensions ethniques ou communautaires ainsi qu'au sein des relations internationales, entrant en résonance avec les enjeux contemporains.

  • Période fondatrice d'une « Europe » qui trouve ses racines dans l'action politique et stratégique de Charlemagne, l'ère carolingienne fascine et interroge les Européens modernes que nous sommes. Ce sont les dimensions européennes de l'empire carolingien qui sont ici étudiées et expliquées. Cette synthèse renouvelée d'une époque et d'un espace en pleine mutation, complémentaire de tout cours sur la période, offre autant un rappel des événements, une description des différentes parties de l'empire qu'une réflexion sur les éléments qui font alors l'unité de l'Europe : christianisme, culture des élites et réseaux formés par les familles de l'aristocratie.

    Elle dégage également plusieurs thématiques qui s'imposent aujourd'hui dans la recherche européenne sur le haut Moyen Âge, notamment le rôle des femmes et la gestion de l'espace.

  • Du mythe à la désintégration : 46 fiches pour tout savoir sur l'Antiquité romaine.

    - Un panorama complet, clair et synthétique de 16 siècles d'histoire romaine.
    - 46 fiches, 46 cartes, plans et images.
    - Des cartes inédites en bichromie.

    Des origines mythiques de Rome à la fin de de l'empire et des rives de la Méditerranée aux frontières du Nord et de l'Asie, ce sont dix siècles et de gigantesques espaces que présente en 42 fiches cet ouvrage. Il dresse le tableau le plus complet de la très longue histoire de l'Antiquité romaine, depuis les origines mythiques de Rome, au VIIIe s. av. J.-C., jusqu'à la bataille de Poitiers en 732 où triomphent les Francs, bâtisseurs d'un royaume occidental sur les ruines de l'Empire.
    Evénements politiques et administratifs, religieux et culturels, sociaux et économiques, grandes figures du temps sont ici présentés chronologiquement et permettent au lecteur de découvrir et comprendre cette longue période qui a marqué à jamais l'Europe et le monde.
    Un très important appareil cartographique en bichromie, des documents iconographiques complètent chacune des fiches et donnent à l'étudiant de nouvelles clés de compréhension.

  • Le monde grec

    Pierre Cabanes

    Cet ouvrage est une présentation du monde grec antique, fondée sur l'étude des grandes structures de cet ensemble dont l'unité est beaucoup plus culturelle que politique : sont décrites successivement la vie sociale en Grèce ancienne, les activités économiques des habitants, les formes d'État et de gouvernement qu'ils ont adoptées pour organiser la vie de leurs petites collectivités, la vie religieuse et culturelle qui les rapprochent.
    Une chronologie permet de situer dans le temps ces structures et doit inciter le lecteur à aller plus loin dans la découverte du monde grec ancien.

  • Synthèse de douze siècles d'existence, cet ouvrage présente un bilan historique, politique et social des Gaules (transalpine, cisalpine, chevelue), de l'indépendance du VIe siècle avant J.-C. jusqu'à la naissance de la Francia mérovingienne au VIe siècle de notre ère.
    Née de la volonté de Rome - à laquelle des liens privilégiés l'attachèrent longtemps -, la « nation gauloise » constitua pendant plusieurs siècles un État tampon entre l'Empire et les barbares. Provincia dans l'Empire chrétien du IVe siècle, avec la chute de ce dernier, elle voit s'effondrer les frontières qui contenaient les poussées de ceux qui deviendront ses nouveaux maîtres : Wisigoths puis Francs, annonciateurs d'un nouvel ordre soutenu par une christianisation toujours plus profonde et influente.
    Structures administratives, religieuses, économiques et de société sont ici étudiées chronologiquement, accompagnant les mutations politico-militaires de ces siècles d'intense bouleversement des frontières, des mentalités et des idées.

  • La construction d'un espace politique, économique, social et culturel européen n'est pas une idée neuve. Mais au 19e siècle, l'idée se heurta à la force de la nation comme modèle politique.  De 1815 à 1871, l'Europe des nations domine la vie politique du temps : du congrès de Vienne et de la Sainte- Alliance à l'achèvement de l'unité italienne et allemande, des peuples aspirent à former des nations érigées en États, sous l'oeil bienveillant ou hostile des grandes puissances. Tout en dressant le portrait de ces puissances et des régions particulièrement concernées par la question des nationalités, cet ouvrage s'intéresse aux grands mouvements culturels européens comme le romantisme et montre l'essor économique parallèle de l'Europe.  Il analyse ensuite l'Europe des nationalismes de 1871 à 1914, période de tensions politiques, économiques, culturelles, militaires (naissance de la Triple-Entente et de la Triple- Alliance). L'accent est mis sur les mouvements d'idées, sur l'émergence simultanée de courants socialistes pacifistes et internationalistes et de courants nationalistes bellicistes et antisémites.
    L'Europe domine le monde par la colonisation et par la culture, mais cette domination externe s'accompagne de déchirements internes, autour des Balkans ou du Rhin, qui entraînent l'Europe sur la voie de la « marche à la guerre ». 

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