Bayard

  • Qui sont les animaux, notamment les loups, mais aussi les grizzlys ou les ours polaires ? Que savons-nous d'eux ? Sont-ils des créatures de contes pour enfants ? Leur sont-ils réservés ? Dans cet ouvrage passionnant, Baptiste Morizot remonte la piste de la longue histoire par laquelle la modernité, notre époque, a construit sa représentation des animaux. L'idée d'« animal » qui semble si évidente n'est-elle pas au fond une chimère, comme le dragon ou le yéti ? L'animal qui existe dans notre esprit est bien éloigné des vrais animaux qui courent encore, en liberté, et qui méritent qu'on aille les pister, décrypter leurs traces et empreintes pour les découvrir, les comprendre et apprendre à partager la terre avec eux. Pour l'auteur, pister les grands prédateurs revient à faire attention à toute forme de vie.

    Baptiste Morizot, philosophe, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, consacre ses travaux aux relations entre l'humain et le vivant. Il est l'auteur du livre "Les diplomates, Cohabiter avec les loups sur une nouvelle carte du vivant"(Wildproject Editions) et "Sur la piste animale" (Acte Sud).

  • Si vous aimez le gâteau au chocolat, pouvez-vous décrire son goût ? Si vous n'aimez pas les courgettes, pouvez-vous expliquer pourquoi ? Quelle est la couleur des aliments qui vous attirent le plus ? On croit savoir beaucoup de choses sur l'alimentation, sur ce qui nous nourrit ; mais la nourriture est en réalité pleine de mystères.

    La cuisine, par exemple, n'est pas une chose banale et ennuyeuse du quotidien comme on le dit parfois. Manger et faire la cuisine font partie des rares actions qui éveillent les cinq sens. À cet instant, toutes les portes de ce monde nous sont ouvertes.

    Le monde est fait d'échanges constants. En étant simplement assis à côté de quelqu'un, peut-être échangez-vous avec lui, même sans le savoir, un peu de l'eau qui est dans votre corps et qui s'évapore dans l'air que l'autre aspire.

    La terre est une marmite, et on y danse, nous les êtres humains, avec les arbres, les poissons, les animaux, l'eau, et les mots pour les nommer, avec pour assaisonnement les grands mystères de la vie et de la mort.

  • L'heure qu'il est, le temps qu'il fait, l'espace du souvenir ou de la prévision : de quelque côté qu'on l'aborde, par le passé, le futur ou le présent, le temps s'échappe et nous fuit. Il est sans matière et pourtant nous habitons en lui, nous sommes emportés par lui, comme tout ce qui existe. Etienne Klein, à la fois physicien et philosophe, propose ici quelques pistes pour cerner la plus immédiate et la plus difficile de toutes les questions.

  • Le Moyen Age est une période qui prend de grands airs, mais qui produit un son de casserole... C'est comme cela que Patrick Boucheron commence ce texte, d'emblée surprenant, qui nous fait percevoir avec finesse combien les codes sociaux du Moyen Age sont différents de ceux d'aujourd'hui. Si l'on dissocie le mot révolte de l'idéal politique où on le situe, alors la révolte peut être la Saint-Barthélemy, le terrorisme, toute forme d'action violente contre l'ordre.
    Face à cet état de fait, l'auteur propose son "kit de survie" : se rappeler que quelle que soit la situation, il n'existe pas d'exemple historique où le pire dure éternellement.

  • Les rivières et les fleuves séparent et relient, ils sont là et pourtant sans fin ils s'en vont. Que se passe-t-il entre le moment où l'eau jaillit et celui où elle finit par se jeter dans la mer ? Quel est le destin des gouttes d'eau ? Des grands fleuves du monde aux plus petits cours d'eau, des chutes les plus impressionnantes aux méandres les plus calmes, Jean-Christophe Bailly fait le récit de ces façonneurs de paysage et propose au lecteur un voyage de géographie passionnée.
    Il parle de paysage, de territoire, de nature et d'habitants avec érudition, pertinence et poésie. Jean-Christophe Bailly est philosophe et écrivain et enseigne à l'Ecole nationale du paysage de Blois. Il est l'auteur notamment du livre Le parti pris des animaux (Seuil, 2013). Aux éditions Bayard ont paru Le versant animal (2007, nouvelle édition 2018) et plusieurs petites conférences.

  • Pourquoi fabriquons-nous encore des livres ? Pour répondre à cette question très contemporaine, puisque le livre numérique ne cesse de prendre de la place, Jean-Christophe Bailly fait une déclaration d'amour aux livres. Il leur reconnaît cette capacité formidable pour des objets relativement petits et d'usage si simple, de contenir tout un monde. Et il leur attribue des pouvoirs : à chaque fois qu'on ouvre un livre, quelque chose apparaît : une histoire, un poème, une réflexion, une explication...

  • Du réchauffement climatique et de ses conséquences aux menaces pesant sur la biodiversité, les périls écologiques sont des réalités. Mais qu'en est-il exactement ? Hubert Reeves, rendu célèbre par ses récits sur la formation de l'univers, évalue sérieusement la situation et les actions qu'elle commande, puisque biodiversité et sauvegarde de l'humanité sont inséparables.

  • Dans cette petite conférence très vivante et pleine de fantaisie, Pierre Judet de La Combe présente deux personnalités bien différentes.
    Deux héros, deux destins, deux manières d'être, de vivre. Le premier est en colère, affronte ses ennemis, bouscule les dieux, les hommes et gagne.
    Sans méfiance aucune, il aime passionnément ses amis, souffre pour eux, et laisse un souvenir lumineux, mais il meurt. L'autre ruse, fuit, invente mille tours, se méfie de tout le monde, s'échappe toujours et parvient à revenir chez lui, mais à quel prix ? Faut-il choisir entre ces deux voies ?

    Une formidable réflexion sur ce que dit de nous la mythologie.

  • Partout dans le monde, nous voyons les lieux et les êtres qui les peuplent en fonction des habitudes reçues de notre éducation, des paysages auxquels nous sommes accoutumés et des manières de vivre qui nous sont familières depuis l'enfance.
    Cette diversité est sans doute un gage de richesse, mais elle rend la coexistence plus difficile : des peuples différents par leurs langues, leurs coutumes, les milieux qu'ils occupent et la façon de les percevoir vivent-ils dans un monde commun et peuvent-ils se comprendre ?

  • Les oiseaux migrateurs, qui accomplissent de très longs parcours réguliers, sont des voyageurs exemplaires. Mais il est d'autres voyages que leurs fabuleux allers-retours : voyages errants, voyages forcés. Entre la découverte et l'exil, innombrables en sont les raisons et les formes.
    Élisabeth de Fontenay prolonge ici sa réflexion sur l'animal de manière accessible et ludique. Et en même temps, elle nous entretient de la liberté, dont les oiseaux restent pour nous humains, la figure privilégiée.

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