Belin

  • Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

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  • A l'ère de la révolution numérique et des réseaux sociaux, chaque jour apporte son lot de fausses nouvelles, de manipulation, de rumeurs et de théories du complot. Afin de comprendre ce phénomène complexe et en réalité ancien, ce livre retrace l'histoire de la propagande moderne, de Pékin à Palo Alto, en passant par Moscou et Paris. L'auteur en explique les fondements, en expose les principales techniques et donne à comprendre les rouages comme le rôle de la « fabrique du consentement ». Il montre ainsi que la propagande n'a cessé de se perfectionner à mesure que les sciences sociales et les neurosciences permettaient d'améliorer l'efficacité des techniques de persuasion, d'influence ou de manipulation.
    A travers une synthèse acce ssible et percutante, David Colon livre une contribution essentielle pour mieux cerner les ravages causés par la désinformation, hier comme aujourd'hui.

  • À quelques kilomètres d'Embrun dans les Hautes-Alpes, sur les bords du lac de Serre-Ponçon, jaillit soudain un château aux allures médiévales, le château de Picomtal. Au début des années 2000, les nouveaux propriétaires effectuant des travaux découvrent, au revers des planchers qu'ils sont en train de démonter, des inscriptions. Cent vingt ans plus, au début des années 1880, le menuisier qui a monté le parquet dans les différentes pièces s'est confié. L'homme sait qu'il ne sera lu qu'après sa mort. Il adresse un message outre-tombe et parle de lui, de ses angoisses, de sa famille, de ses voisins, faisant revivre une société villageoise confrontée au progrès économique matérialisé par l'arrivée du chemin de fer, mais aussi à l'avènement de la République. Mais c'est surtout quand il évoque les secrets des uns et des autres, quand il parle de sexualité, que Joachim Martin s'avère un témoin passionnant des moeurs souvent cachées de son temps. On dispose de peu de témoignages directs des gens du peuple, mais cette façon de s'exprimer est totalement inédite. Qui plus est ces confessions revêtent un caractère exceptionnel. À travers son témoignage, sur lui-même et son village, c'est ainsi toute une époque qui revit.

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  • Chercher les femmes, au-delà des idées reçues et des stéréotypes échevelés qui ont régné des décennies durant?: tel est le propos de ce livre. Aujourd'hui, de nouvelles découvertes et de nouveaux questionnements rendent enfin visibles ces femmes qui vécurent aux temps lointains de la Préhistoire, de l'aube du Paléolithique jusqu'aux confins de l'âge du fer.
    Que savons-nous des transformations évolutives de leurs corps et de leur apparence?? Quelles images les Préhistoriques nous en ont-ils laissées?? Comment penser le rôle de ces femmes dans la reproduction et la famille?? Quelles preuves pouvons-nous avoir de leurs tâches quotidiennes, de leurs réalisations techniques, de leurs talents artistiques?? De quels savoirs, de quels pouvoirs disposaient-elles?? Revenant sur les figures magnifiées et mythiques de la matriarche ou de la Déesse, Claudine Cohen s'interroge aussi sur les rapports de domination, de violence, d'exploitation que les femmes ont pu endurer dans ces sociétés du passé.
    En éclairant sous un angle neuf la vie matérielle, familiale, sociale, religieuse des mondes de la Préhistoire, cet ouvrage vise à ancrer la réflexion actuelle sur la différence des sexes et le statut social des femmes jusque dans la profondeur des millénaires.

  • Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large de la Mauritanie, avec à son bord 400 passagers. Cent cinquante d'entre eux sont abandonnés sur un radeau construit à la hâte qui dérive pendant treize jours. Sans provisions, les naufragés de La Méduse s'entre-tuent pour survivre, les rescapés dévorant la chair des cadavres gisant à leur côté. Quinze seulement survivent. Quatre témoigneront de cette expérience hors du commun. Leur récit bouleverse et divise la France de la Restauration. À travers la mise en cause du capitaine, dont l'incapacité est avérée, c'est le gouvernement lui-même qui est attaqué. Mais, au-delà de cette dimension politique, les Français découvrent avec stupeur et horreur cette aventure tragique et macabre qui touche les replis les plus sombres de l'âme humaine. Les souvenirs des guerres de l'Empire rejaillissent. La catastrophe de La Méduse, immortalisée par le peintre Géricault au salon de peinture et sculpture de 1819, permet d'exprimer un indicible refoulé pendant quinze ans.
    Reprenant, à partir des récits des témoins et d'archives inédites, le déroulement du naufrage et de ses suites, l'auteur emprunte les détours romanesques de l'aventure des naufragés et explore les profondeurs d'une société marquée par un quart de siècle de violences de guerre.

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  • 400 cartes pour 1 500 ans d'histoire : de 481 à 2005, de Clovis à Chirac, cet atlas inédit permet de parcourir en tous sens l'espace-temps de ce qui deviendra, progressivement, la France. Il multiplie les perspectives, confronte les angles de visions et les jeux d'échelle (internationale, nationale, régionale, locale), afin de localiser, de représenter, le plus justement possible, une France plus que jamais plurielle, construite par la juxtaposition de mondes divers, ouverts ou cloisonnés. Au plus près du vécu. On y découvrira une histoire imprévisible et tourmentée, conflictuelle et mobile, avec des frontières vivantes, mouvantes, au fil des querelles, des guerres, des coups de main, des litiges, des successions, des rapports de force. D'autres cartes visualisent les paysages, les terroirs, les institutions, les coutumes, les activités économiques, les villes, les croyances, les cultures, afin de mettre en valeur l'infinie richesse de multiples France marquées du sceau de la diversité.

    « OEil de l'historien », la carte unit l'espace et le temps : de la particule élémentaire (quelques maisons de village, quelques champs, une seigneurie) qui compose le corps territorial, à « l'économie monde » qui connecte le territoire de la France aux autres espaces de la Terre, cet Atlas, fruit d'une somme impressionnante de reconstitutions historiennes, offre par la pluralité des thématiques cartographiées, le moyen de rendre compte et de visualiser la profusion des activités, des vies, des institutions, des événements qui ont construit, au fil des siècles d'une histoire en perpétuel mouvement, la « nation France ».

  • Fabriquer le désir

    Audrey Millet

    Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, suscite le désir, dicte les choix économiques et culturels. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques sociaux ou culturels.
    Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.

  • La France de 1870 à 1914 entame un temps de la politique qui se confond largement avec la République.
    Après une première décennie marquée par la guerre étrangère et intérieure, la domination des monarchistes et des combats pour la liberté, celle-ci s'affirme comme une possibilité de démocratiser le pouvoir et la société. La dynamique politique qui s'instaure à partir de 1878 dans la jeune IIIe République ne se limite pas en effet à la vie des institutions, à la pratique gouvernementale ou à l'exercice du suffrage.
    Des questions nouvelles sont posées aux Français qui s'en emparent et imaginent leur République. Les ambiguïtés des républicains n'en demeurent pas moins fortes comme le montre la tentation de répression des mouvements sociaux, des avant-gardes intellectuelles ou des luttes civiques. Les oppositions nationalistes et même antisémites, restent elles aussi toujours vives et menacent à plusieurs reprises, comme durant la crise boulangiste et pendant l'affaire Dreyfus, ce processus fondamental de démocratisation qui irrigue une société, un pays, des univers, et que restituent discours, articles et oeuvres d'art.
    La République imaginée raconte et explique ce moment politique de la France qui, par sa richesse, sa profondeur et sa complexité, constitue un volet essentiel de la France contemporaine et de sa modernité sociale autant que culturelle. Bornée pourtant à l'origine par la guerre de 1870 et la Commune et à la fin par le conflit européen déclenché en 1914, la France de 1870 à 1914 est parvenue à s'extraire de ces engrenages, inaugurant une "Belle Epoque " qu'avait préparée une riche "fin de siècle".
    L'ouverture au monde - que ne résumait pas une colonisation impériale et destructrice - l'expérience politique, les engagements démocratiques, les expériences sociales, la découverte des espaces et des temps fondent une histoire à écrire et décrire ici. Elle est constitutive du présent et de l'avenir.

  • Une présentation du mode de vie des premiers hommes en compagnie de Loumi, un louveteau intrépide : découverte du feu, invention de l'art, fabrication d'outils ou encore cohabitation entre chasseurs-cueilleurs et premiers villageois.

  • Dans cette histoire du temps présent, de l'après-Seconde Guerre mondiale au début du XXIe siècle, la France retrouve, après la Reconstruction, une croissance exceptionnelle bien qu'inégalement partagée.
    La figure du général de Gaulle, le sauveur de 1940, incarnant à partir de 1958 la grandeur de la nation, l'indépendance nationale, la modernité économique et le renouveau politique des institutions occulte le recul de la France devenue, avec la fin de son empire colonial, une puissance moyenne. Malgré la construction européenne qui dessine un autre paysage économique et politique, à géométrie variable, la crise profonde de 1968 inaugure une grande transformation et débouche, de fait, sur une crise économique et sociale, crise d'adaptation du capitalisme.
    La conscience de crise pèse sur les destins individuels et oblitère les tentatives giscardiennes de transformation moderniste, elle se conclut par une alternance politique incarnée par François Mitterrand, qui soulève d'immenses espoirs vite étouffés par le poids des réalités et des choix économiques. Malgré les prouesses technologiques et les réussites de tous ordres, malgré l'élévation du niveau d'instruction, la société française du début du XXIe siècle voit se creuser les inégalités et s'effriter le modèle républicain et le système de protection sociale hérités de la Résistance et de la Libération.
    Les événements doivent se lire dans l'épaisseur de l'histoire, celle du passé en prenant en compte le point de vue des contemporains et celle du devenir de l'événement, avec, au présent, ses traces dans les mémoires, les représentations collectives et les modalités d'action.

  • En 1534, Jacques Cartier entreprend une série de trois voyages d'exploration et de colonisation au Canada. À sa suite, les Français investissent dans la pêche à la morue et commercent avec les populations autochtones : ils troquent des chaudrons de cuivre, des haches, des couteaux ou de simples perles de verre contre de précieuses peaux de castor, de loutre et de martre. Avant de pouvoir se parler, Français et Amérindiens échangent des biens qui ont pour eux le charme de la nouveauté et de l'exotisme.

    C'est en retraçant la circulation de ces objets que Laurier Turgeon, historien et ethnologue, nous fait découvrir l'histoire des premiers contacts franco-amérindiens. En nous racontant la pêche à la morue, le commerce des fourrures ou l'usage du cuivre et de la verroterie en Amérique du Nord, il nous offre un récit entièrement renouvelé de la naissance de la Nouvelle-France. D'une grande originalité, ce livre repose sur un vaste ensemble de sources - imprimées, manuscrites et archéologiques - largement inédites.

  • 52 avant notre ère. En Gaule, Alésia est le terrain d'une bataille décisive qui oppose deux figures héroïques : Jules César et Vercingétorix. Là, César aurait connu une forme d'apothéose qui lui aurait donné légitimité pour régner sur Rome et conquérir le reste de l'univers ; en 52 avant notre ère, la Gaule, après une existence de cinq siècles, se serait comme évanouie. Pourtant, on sait peu qu'avant de se jeter dans une bataille sans merci, le conquérant romain et le jeune chef gaulois ont été alliés, voire amis. En neuf mois d'actions de guérilla contre l'envahisseur romain, Vercingétorix a marqué le cours de l'Histoire. C'est lui qui, finalement, gagnera la bataille de la mémoire, transformant sa défaite militaire en victoire morale.
    Laurent Olivier mène ici une véritable enquête policière, reprenant les écrits de César, les témoignages des historiens romains et faisant appel aux dernières découvertes de l'archéologie.

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