Bnf Editions

  • Le roman de renart

    Anonyme

    Ce beau livre reprend les passages les plus emblématiques du Roman de Renart, adaptés de l'édition de 1861 de Paulin Paris et richement illustrés à partir de différents manuscrits médiévaux conservés au département des Manuscrits de la BnF, rarement ou jamais reproduits. Le goupil surmonte tous les coups du sort grâce à sa ruse et à sa verve, des armes redoutables pour piéger les sots. Le comique du Roman de Renart repose sur une satire implacable et jubilatoire de la société médiévale : mépris des vilains et des curés de campagne, méfiance envers l'ordre féodal et la justice royale. Le coupable en réchappe toujours. Le lecteur qui s'amuse du ridicule des dupes devient complice du scélérat. Les miniatures qui viennent illustrer le texte évoquent, par leur abondance, leur trait volontairement naïf et leurs personnages stylisés à l'extrême, l'univers de la bande dessinée.

    La préface a été dessinée par Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou, auteurs de la série De Cape et de Crocs publiée chez Delcourt (qui reprend les aventures d'un goupil, Armand de Maupertuis, et d'un loup, Don Lope de Villalobos y Sangrin).

  • Cet opus de « L'oeil curieux » met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862.
    L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes.
    Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode.
    Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.

  • Des animaux à la Bibliothèque nationale de France!
    Le puissant rhinocéros de Dürer, les célèbres chats de Manet sur leur toit parisien, le tigre de Ranson aux lignes flamboyantes, la carpe imposante et audacieuse d'Hiroshige devant une vue d'Edo, l'élégante simplicité du cygne de Matisse...
    Au fil des pages de cette anthologie, découvrez l'extraordinaire diversité des fonds conservés au département des Estampes et de la Photographie, ainsi que la richesse et la variété des techniques d'un art graphique multiple qui a produit tant de chefs-d'oeuvre. Ce surprenant bestiaire «souligne avec force comment l'animal a toujours fourni à l'être humain un immense répertoire de signes et de songes» (Michel Pastoureau).

  • De François Ier à Napoléon III, en passant par Louis XIV et Bonaparte, Palais royal invite les gourmands d'images et d'histoire à découvrir la cour de France sous un autre jour : quand elle passe à table. Au fil des siècles et des règnes, la culture culinaire évolue. Les voyages et leur cortège de découvertes viennent métisser les repas, au gré des échanges diplomatiques, des mariages princiers et du commerce. Mais toujours la gastronomie est affaire de plaisir. Comme l'écrit Guy Martin qui signe ici la préface, le palais naît d'une sensibilité, à la fois personnelle et collective, qui se cultive. À l'origine de la « cuisine française », les tables royales de France posaient les bases de ce qui allait faire sa renommée.

  • Un animal fascinant :
    Animal fabuleux qu'on associe aujourd'hui à toute une imagerie féérique et positive, la licorne hante les pages des manuscrits médiévaux, mais c'est pour son ambivalence qu'elle fascine au Moyen Âge. Tour à tour dangereux fauve, symbole du Christ, ou métaphore de pureté virginale, la licorne est toujours reconnaissable à une corne unique sur le front...

    À la croisée de traditions :
    Dans les représentations que les médiévaux se font de cet animal, régulièrement associé à l'exotisme, se mélangent comme souvent une tradition antique et une tradition biblique : la tradition biblique en fait un animal sanguinaire et féroce ; la tradition antique explique que, seule, une vierge peut les amadouer...

    Vices et démons...
    Régulièrement associée aux vices et aux démons jusqu'au XIIe siècle, la licorne symbolise orgueil et luxure, et on la trouve le plus souvent représentée dans les miniatures ou les marges, dans des scènes de chasse dont elle est la victime, piégée par une jeune fille devant des chasseurs à l'affût. Elle prend alors la forme d'une panthère, d'une sorte de lion ou d'une chèvre dotée d'une corne unique.

    ... Ou bien pureté.
    C'est la diffusion du Bestiaire de Pierre de Beauvais et de la Légende dorée notamment qui opère un renversement dans la symbolique de la licorne. L'histoire de cet animal tout puissant qui se laisse capturer presque volontairement quand il est touché par la pureté d'une vierge s'apparente alors à la mort du Christ. On la représente dès lors sous les traits d'un cerf ou d'un cheval, animaux nobles, et sous la couleur blanche, symbolisant la chasteté. La littérature courtoise s'empare aussi de cette figure, le souvenir de l'interprétation sexuelle de la corne unique se mêlant au parfum de virginité qui entoure désormais l'animal.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve...
    Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire.
    Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville.
    Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges... Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste.
    Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches... Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace.
    Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose, à travers ces anciennes et très précieuses cartes marines, une traversée des océans à l'époque des grands explorateurs et des grandes découvertes. Portulans Issu de l'italien portolano, le mot "portulan" désigne à l'origine un texte décrivant les côtes, les ports et les conditions de la navigation dans un espace maritime donné. Etendu à la cartographie, le terme a dénommé ensuite un recueil de plans de ports, avant de devenir, dans l'usage courant, une carte marine ancienne.
    Cartographier l'oce?an Roses des vents, lignes de rhumbs, points cardinaux, îles, ports et littoraux... ces cartes anciennes sont d'incomparables outils pour comprendre et contempler la diversité du monde. Enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d'or et minutieusement enrichies de d'évocations pittoresques dues à de vrais artistes, elles constituent aujourd'hui un des fleurons de la Bibliothèque nationale de France.
    Voyages au long cours Ces trésors de la navigation invitent au voyage et au rêve, dans le sillage de Christophe Colomb, Balboa, Magellan ou Cook. Nouveau Monde, America, Indes occidentales, Terre de Feu, Méditerranée, mers Rouge ou Noire, océans Indien et Pacifique, et même inhospitalier Antarctique... ces mots recèlent une infinie variation de rêves. A l'image de ces cartes marines qui nous disent combien ces explorateurs, héros des temps anciens, ont franchi d'étapes, tracé de routes, osé de choix véritables et de risques majeurs pour nous permettre la découverte d'une altérité et d'un " ailleurs ".

  • C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes moeurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée « Enfer ». Il en alla de même des estampes.
    Territoire majeur de l'interdit, l'Enfer alimente en retour tous les fantasmes. Y pénétrer, c'est accéder aux textes et aux images que la morale réprouve et que les institutions ont longtemps condamnés. C'est entrer dans le monde clandestin des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons mais aussi des bibliothèques. C'est, en un mot, investir un lieu obéissant à toutes les fantaisies du désir.
    Ni histoire de l'érotisme proprement dite, ni histoire de la censure, cet ouvrage présente les collections rassemblées par la Bibliothèque nationale au fil des saisies policières, des dons, des acquisitions et plus récemment du dépôt légal.
    Quels sont les livres, les documents et les images relégués dans les franges de ce monde obscur ? Comment d'une cote « mal famée », l'Enfer s'est-il mué en objet d'étude et de dévotion ? Autant de questions que pose ce volume richement illustré pour éclairer ce territoire de l'interdit et du désir que l'Enfer demeure aujourd'hui.

  • Cet ouvrage vous invite à découvrir l'histoire haute en couleur qui s'écrit sur les murs des intérieurs bourgeois à la fin du XVIIIe siècle, à l'heure où le papier peint s'impose comme un objet de décoration à la mode, grâce à la grande variété de ses motifs qui constituent, encore aujourd'hui, une source inépuisable d'inspiration.

    L' introduction revient sur les raisons de ce succès, lié à la naissance de la société de consommation et à l'évolution des conditions d'habitat : facile d'utilisation, porté par un milieu manufacturier en pleine expansion qui n'hésite pas à recourir à la publicité, le papier peint a su capter les envies de confort et de nouveauté de la société d'alors et séduire tant par son univers visuel et coloré que par l'imagination des dessinateurs et l'habileté des imprimeurs. Aujourd'hui encore, il continue d'inspirer les créateurs et décorateurs contemporains.

    L'ouvrage se présente sous la forme d'un répertoire de motifs dans le but de révéler pleinement cette créativité qui joue sur différents registres : les papiers en arabesque ; les « ornements d'architecture » ; le monde végétal ; les animaux et les fruits ; l'imitation des matériaux ; les motifs géométriques ; le modèle antique ; les scènes de genre ; l'imitation du textile. Le lecteur se trouve ainsi plongé dans un univers de formes et d'associations de couleurs parfois surprenantes, voire tout à fait inattendues.
    Tous les échantillons présentés proviennent de la collection de la Bibliothèque nationale de France, constituée à la faveur de la législation révolutionnaire de 1793, qui invitait les manufacturiers à y déposer leurs créations pour se protéger de la contrefaçon.

    Des focus viendront éclairer de manière plus précise certains aspects comme la fabrication des papiers peints, le monde de la boutique, la question épineuse de la propriété intellectuelle, ou encore le contexte révolutionnaire.

  • Au-delà de la figure emblématique de Félix Nadar, l'exposition à la Bibliothèque nationale de France embrasse pour la première fois toute l'histoire de l'atelier des Nadar du début des années 1850 jusqu'à la fin des années 1930 en s'appuyant sur les très riches collections de la BnF, des prêts du Metropolitan Museum of Art de New York, du John Paul Getty Museum de Los Angeles et du musée d'Orsay.
    Le catalogue édité à cette occasion propose des études spécifiques sur chacun des trois photographes - Félix Nadar (1820-1910), son frère Adrien Tournachon (1825-1903,) et son fils Paul Nadar (1856-1939) - et sur leurs collaborations, et met en lumière l'héritage de l'un des ateliers les plus importants et les plus durables des débuts de la photographie.

    Portraits et autoportraits.
    L'ouvrage présente une sélection d'autoportraits des trois photographes et de portraits de leur cercle privé réalisés au cours du temps, révélant leur implication personnelle dans l'atelier, leurs relations complexes.
    Les portraits de Baudelaire, Alexandre Dumas, Sarah Bernhardt ou George Sand comptent également parmi les chefs-d'oeuvre qui figurent dans l'ouvrage aux côtés d'autres personnages connus et influents de leur époque. Ces clichés permettent de mettre en évidence les approches différentes des trois Nadar ainsi que l'évolution des techniques photographiques et du goût au cours d'un siècle.

    Promotion de la photographie et amélioration des techniques.
    Les Nadar se sont considérablement impliqués dans la promotion de la photographie à travers leur intérêt pour différents domaines d'actualité (édition, sciences, conquête de l'air) et leur contribution à l'amélioration des techniques (de l'éclairage électrique à la photographie instantanée en passant par la photographie aérienne). Leurs multiples innovations sont présentées dans cette somme sans précédent traduisant l'étendue de l'inspiration et des travaux d'une dynastie de photographes légendaires.

  • « Travailler comme un peintre, éléments de rythme, densité, répétition essentiellement photographique. Le singulier à répéter jusqu'à la danse, jusqu'au chant. » Alix Cléo Roubaud.
    Jusqu'en 2009, l'oeuvre d'Alix Cléo Roubaud a été presque entièrement oubliée. Jacques Roubaud disposait des six cent cinquante-deux photographies laissées pêle-mêle après sa mort. Ces images ont aujourd'hui rejoint les prestigieuses collections de différentes institutions (BnF, Musée national d'art moderne, Maison européenne de la photographie, etc.). La BnF a reçu deux ensembles, qui constituent un fonds de 148 épreuves uniques. Le présent ouvrage présente des photographies issues de ces différents fonds, afin de donner une vision exhaustive du travail de la photographe : une oeuvre à la fois intime, arrimée à sa biographie - elle-même, ses proches, ses objets familiers, ses médicaments, ses addictions - et profondément expérimentale. Alix Cléo considérait en effet le négatif comme « la palette du peintre » : une fois obtenu le tirage souhaité, le négatif était détruit. Il existe donc très peu de tirages, tous réalisés de sa main.

  • Explorer la notion de chef-d'oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile 100 photographies issues des collections de la BnF, choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance. Tous les genres sont représentés, portraits, paysages, nus, reportages, publicités ou photographies scientifiques...
    Les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles parmi lesquels Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Brassaï, André Kertesz ou Gilles Caron côtoient des anonymes et des photographies faites par des écrivains comme Zola ou Victor Segalen.
    Cet ouvrage regroupe toutes les photographies exposées, assorties de commentaires réalisés par des personnages aussi variés que les photographes, parmi lesquels des artistes, des acteurs du monde de la culture ou des écrivains, dont par exemple Anish Kapoor, Annette Messager, Roberto Alagna, David Lynch, Anne Pingeot ou encore Lorànt Deutsch.

  • Au fil de cette balade littéraire en 101 étapes dans les vingt arrondissements, le lecteur-flâneur explore le Paris vécu, pittoresque et parfois excentrique de la Bohème et des petits métiers du XIXe siècle. Il se familiarise avec le « Matelas épatant » de la rue des Vertus, fait connaissance avec « La Marchande de plaisirs » du Palais Royal ou « Le Tatoueur » de la rue Polonceau, s'étourdit à « La Foire de Ménilmontant », visite « L'Éléphant » de la place de la Bastille ou encore assouvit son goût du sensationnel à « La Cité du sang » de La Villette ou au « Ratodrome » de la porte Maillot...
    Cet ensemble de « petites histoires » restitue des expériences urbaines hautes en couleur, et invite le lecteur à se perdre dans les « faubourgs de l'imprimé » en découvrant des auteurs comme Germain Nouveau, Octave Uzanne, Georges Montorgueil, Émile Goudeau, Jules Vallès au travers de textes touchants, étonnants et humoristiques.

  • Deux auteurs, deux talents, deux époques, 100 fables, 100 gravures. la Bibliothèque nationale de France met à l'honneur la prodigieuse rencontre entre Jean de La Fontaine et Gustave Doré en publiant un choix de fables retenues parmi les plus connues et les plus richement illustrées.
    Ce choix est inspiré de l'édition originale des Fables de la Fontaine accompagnées des gravures de Gustave Doré conservée à la Réserve des Livres rares de la BNF.
    Notre projet se propose d'offrir aux lecteurs, jeunes et moins jeunes, avertis ou novices, une publication patrimoniale en même temps qu'un beau livre accessible à tous.

  • Cet ouvrage, riche de 270 reproductions, présente les travaux de plus d'une centaine de photographes sur le paysage français et donne les clés pour comprendre les évolutions de la France des années 1980 à nos jours, mais aussi et surtout celles de sa mise en image.
    Il propose une sélection de photographies issues de différentes commandes institutionnelles, la mission photographique de la DATAR, celle de France(s) territoire liquide, du Conservatoire du littoral ou de l'Observatoire photographique du paysage, ainsi que des initiatives personnelles ou indépendantes, et présente ainsi les visages d'une France multiple en mutation.
    A noter les photogaphies de : Robert Doisneau, Lewis Baltz, Valérie Jouve, Thibaut Cuisset, Raymond Depardon, Dolorès Marat, Stéphane Couturier, Gabriele Basilico, Bernard Plossu, Thibault Brunet, Elina Brotherus, Michaël Kenna.

    Ecrits de Raphaële Bertho, Bruce Bégout, François Bon et Héloïse Conésa.

  • Une édition rare pour un univers enchanteur.
    Après le succès rencontré par les Fables de La Fontaine illustrés par Doré, la Bibliothèque nationale de France met à l'honneur l'univers magique des contes en célébrant la rencontre exceptionnelle d'un auteur et d'un artiste universellement connus : Charles Perrault et Gustave Doré. Cet ouvrage rassemble la totalité des Contes de Perrault et près de 80 illustrations de Doré et nous replonge dans les frissons délicieux de l'enfance avec : Le Petit Chaperon rouge, Peau d'Âne, Cendrillon, Le Chat botté, la Belle au bois dormant, d'autres encore... Inspirée de l'édition originale de 1862 conservée à la Réserve des livres rares, cette publication offre au lecteur de tous les âges les textes indémodables et universels du moraliste du Grand Siècle, interprétés par Doré, deux siècles plus tard avec une immense virtuosité.

  • La Bibliothèque nationale de France célèbre dans cet ouvrage les contes issus de la grande tradition orale scandinave. Inspirée de l'édition Piazza de 1919 conservée à la Réserve des livres rares, cette publication offre au lecteur de tout âge un choix de textes qui racontent l'amour, le désir, l'interdit, la transgression, la quête initiatique, en un mot, l'universalité de l'aventure humaine.

    Les illustrations de l'artiste danois Kay Nielsen (1886-1957) renforcent encore la puissance de cet univers fantastique peuplé de trolls, de fées, de princes et de princesses du « Pays blanc ». Ces images semblent d'autant plus fascinantes que chacune d'elles convie, en même temps que l'effroi, la sensualité la plus raffinée, la plus délicate. La palette de l'artiste décline les passions en magnifiant les bleus, les gris et les blancs évocateurs du givre, de la neige et du froid. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! Ici, le feu couve sous la glace.


    Ouvrage enrichi d'une préface du romancier et essayiste Pierre Péju et d'une introduction de Carine Picaud, conservateur à la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France.

  • 22 planches détachables en couleurs du maître de l'illustration ornithologique.

    L'ambition d'Audubon (1785-1851) était de représenter les oiseaux dans leur environnement naturel et dans des attitudes pleines de vie. Harfang des neiges, paruline à capuchon, oriole de Baltimore... Les planches rassemblées dans ce recueil sont d'une finesse et d'un réalisme sans égal.

  • Ce catalogue s'intéresse à la naissance, aux développements et aux transformations du modèle sphérique comme mode de représentation du Monde, de l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine.
    Le modèle sphérique naît dans l'Antiquité gréco-latine, il ne procède pas, en effet, d'une expérience concrète universellement partagée, mais d'une construction intellectuelle basée tant sur des faits d'observations que sur des considérations philosophiques.
    L'époque médiévale réinterprète ce modèle sphérique, dans deux aires de civilisation distinctes, néanmoins connectées : le monde Arabo-musulman et l'Occident chrétien, marqués tous deux par le primat de l'astronomie sur la géographie.
    Puis, le globe terrestre s'affirme comme modèle réduit de la Terre à la faveur des explorations européennes et de la Renaissance des arts et sciences en Europe aux XVe et XVIe siècles. Le triomphe du modèle sphérique en Europe s'incarne sous la forme de la paire de globes - terrestre et céleste - produite en série grâce à la gravure et largement diffusée dans la société.
    Avec la révolution copernicienne c'est la place de la Terre au sein de l'univers qui est remise en cause. Il s'agit ici de montrer les bouleversements des sciences et de l'astronomie aux siècles de Descartes et des Lumières.
    Cette histoire s'achève ainsi sur la transformation du modèle sphérique traditionnel aux XVIIIe et XIXe siècles, et de l'appropriation universelle de la représentation de la Terre au cours du XXe siècle.

    Ces ouvertures sont ponctuées de « focus » et « d'oeuvres phares » décrits et analysés.
    Plus de 175 reproductions, jusqu'à maintenant jamais présentées.
    Des auteurs du monde entier reconnus pour leur connaissance scientifique.

  • Sculpté aux chapiteaux des églises, brodé sur les tentures des châteaux, l'animal peuple au Moyen Âge les manuscrits enluminés : il dit les merveilles de la Création et les mystères de la foi, il enseigne la morale et le savoir hérité des Anciens, il est porteur des rêves de pouvoir et de conquête.

    Cet ouvrage, à travers quatre-vingts trésors manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, donne à voir l'animal dans les livres au Moyen Âge, ses représentations et ses croyances. Défilent alors sous nos yeux les pages enluminées de l'histoire sainte : l'arche de Noé, la bête de l'Apocalypse, saint Gilles et sa biche, saint Antoine et son cochon. Des histoires extraordinaires charment notre regard, celles du lion qui efface de sa queue ses traces, de la licorne dont la corne purifie l'eau des rivières, de l'araignée qui fut autrefois une belle jeune fille... Tel Gaston Phébus, on se prend à rêver de chasse à courre ou de chasse au vol, faucon au poing ; avec Lancelot, on poursuit le cerf blanc ; sur les traces d'Hercule, on part à la conquête du monde. Dans les marges des livres d'heures, des oiseaux au plumage multicolore chantent l'amour de Dieu et la beauté du monde.

    L'histoire de l'animal est si étroitement liée à celle de l'homme que l'on ne peut regarder l'un sans penser l'autre : le bestiaire dévoile une certaine conception médiévale du monde.

  • « Je crois que les mots ne sont pas sans importance. Je crois qu'ils sont notre cirque et notre dignité. » Cette épigraphe, tirée du livre Croquis de Jean-Pierre Cescosse, ouvre l'introduction du catalogue de l'exposition « Manuscrits de l'extrême ».
    L'usage des mots dans une situation extrême - détention, mission périlleuse, tournant critique, amour passionnel, deuil, aliénation mentale - prend souvent la forme d'un acte nécessaire, mais se heurte aussi à l'impasse du langage, à la difficulté à exprimer et à transmettre les émotions ou les tourments les plus vifs qui nous animent, sans les dévoyer, les amplifier ou au contraire les subvertir.
    Cet ouvrage présente une centaine de manuscrits touchants, bouleversants et parfois glaçants : les lettres de Sade écrite lors de son emprisonnement à la Bastille, le Livre d'heures de Marie-Antoinette annoté avant son exécution, les notes prises par Victor Hugo sous la dictée des esprits lors de séances de spiritisme, les fragments du Journal de Marie Curie à la mort de Pierre, les dessins des enfants d'Izieu, un billet d'Alice Mangin, arrêtée en 1942, écrit avec son sang, les derniers mots de Pierre Guyotat alors qu'il sombre dans le coma,...
    Il s'organise en quatre sections.
    - « Prison » : ce sont les manuscrits écrits dans des conditions de détention (prisons, camps, interrogatoire, isolement, déportation).
    - « Passion » : les manuscrits écrits dans des états émotionnels extrêmes (transport amoureux, délire mystique, deuil).
    - « Péril » : les manuscrits écrits dans des situations particulièrement périlleuses ou face à un danger de mort imminent (expédition, veille d'exécution, évasion, aventure incertaine).
    - « Possession » : les manuscrits écrits sous emprise, qu'elle soit liée à la prise de psychotropes ou à un état psychique particulier (folie, drogue, délire, transe).

  • « Le sommeil de la raison engendre des monstres » : la légende de la célèbre planche des Caprices, dans laquelle Goya se représente assoupi à sa table de travail et entouré d'animaux nocturnes, pourrait servir d'épigraphe à cet ouvrage comme à l'exposition qu'il accompagne. Profondément endormie ou veillant à demi, la raison s'abandonne aux forces obscures ou simplement inconscientes dans les estampes fantastiques qui dévoilent la face sombre de l'art graphique du XIXe siècle. De Goya à Redon, la veine fantastique traverse le siècle du positivisme et du matérialisme bourgeois grâce à un mode d'expression privilégié : l'estampe. Le répertoire fantastique, d'inspiration littéraire, macabre, diabolique ou cauchemardesque, investit l'art du noir et blanc, langue par excellence des visionnaires. Les maîtres de l'estampe, Eugène Delacroix, J.-J. Grandville, Gustave Doré, Rodolphe Bresdin, Charles Meryon, Odilon Redon ou Félicien Rops, mais aussi des artistes moins connus que l'exposition permet de découvrir tels Alphonse Legros, François Chifflart, Félix Buhot, Eugène Viala ou encore Marcel Roux, partagent une virtuosité à manier les noirs, au service d'un romantisme qui se nourrit de la matière même de l'encre d'impression.
    Les cimaises du Petit Palais accueillent cent soixante-dix oeuvres issues des collections du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, présentées suivant un parcours chronologique qui suit les trois mouvements du romantisme : celui, historique, de la génération de Delacroix ; le néoromantisme du Second Empire incarné, entre autres, par Doré ; et enfin le post-romantisme fin de siècle, terreau du symbolisme, marqué par les noirs de Redon. L'ouvrage publié par la BnF à l'occasion de cette exposition reproduit une centaine de pièces choisies parmi les plus emblématiques et accompagnées de textes qui en relèvent l'intérêt esthétique, historique ou encore biographique. Gageons que ce catalogue permette ainsi au lecteur de prolonger durablement le plaisir de la visite en lui octroyant le moyen d'approfondir sa vision et sa connaissance de ces estampes à tous égards fantastiques.

  • L'oeuvre d'Henri Rivière est voué à restituer les « aspects de la nature » au fil des saisons. Ses séries aux titres évocateurs, témoignent de sa vision poétique de la nature, nourrie par les paysages urbains de la capitale où il habite et les sites intemporels des côtes bretonnes qu'il arpente à la belle saison. Cet ouvrage, qui présente la diversité des modes d'expression de l'artiste (gravures sur bois, lithographies, aquarelles...), témoigne de l'ampleur de ses recherches dans le domaine des arts graphiques.

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