Bouquins

  • Paul Veyne est un savant hors pair : un immense historien de Rome, un très grand latiniste, doublé d'un intellectuel inclassable, déroutant, non conformiste, épris de liberté et étincelant d'humour.
    Cet ouvrage permet de découvrir l'univers d'un homme curieux de tout, de suivre les cheminements de l'écrivain, de l'historien virtuose. La profusion des idées, les notations ou les éreintements jubilatoires, la phrase qui tranche net, le regard à l'affût des sujets les plus divers, l'appétit de savoir, les positions qui s'imbriquent et se superposent sont autant d'ingrédients d'une oeuvre originale, irriguée par la vivacité d'un style libre et inventif.
    Derrière l'apparence trompeuse d'une légèreté parfois déconcertante, la pensée avance, toujours plus subtile. Sur des thèmes volontiers ardus, et abordés avec toutes les ressources de l'érudition, Paul Veyne offre au lecteur des points d'accroche chaque fois saisissants, par leur fantaisie, leur incongruité, leurs anachronismes réfléchis. Il finit ainsi par établir une sorte de familiarité avec des mondes et des hommes à première vue très éloignés de nous.
    Mêlant autobiographie, études d'histoire antique, extraits de traductions de poésie latine et témoignages d'amitié, cet ensemble d'une exceptionnelle densité embrasse la majeure partie de l'histoire et de la littérature du monde gréco-romain, sans cesser d'être en dialogue avec nos poètes et philosophes contemporains.

  • Michelle Perrot est une des plus grandes historiennes contemporaines. Ses travaux, pionniers en matière d'histoire sociale, d'histoire des marges, des femmes et du genre, ont puissamment contribué à renouveler la discipline et ses objets. Les trois séquences qui rythment ce volume correspondent à ses thèmes de prédilection : ouvriers, marges et murs, femmes.
    S'intéressant à travers eux à des figures de dominés, longtemps ignorés par les chercheurs, elle explore les traces à demi effacées de vies ordinaires qui, elles aussi, ont fait l'histoire : celles des ouvriers en grève ou des détenus du XIXe siècle, celles des enfants des rues, vagabonds ou autres Apaches de la Belle Époque. Celles enfin des femmes, toujours inscrites dans la diversité de leurs parcours et saisies dans la variété de leurs lieux de vie : la chambre, l'atelier, l'usine, la maison bourgeoise, la rue.
    Longtemps étouffées ou inaudibles, les voix de ces femmes, ouvrières (« mot impie », selon Michelet) ou autrices (au premier rang desquelles George Sand), militantes ou anonymes, aux corps assujettis ou triomphants, exploités et désirés, sont restituées par la force d'un style singulier. Toutes semblent se rejoindre in fine dans la figure de Lucie Baud, « révoltée de la soie », meneuse de grève en Isère et inspiratrice de Mélancolie ouvrière, saisissant livre-enquête ici reproduit en intégralité.
    Michelle Perrot a elle-même assuré la sélection, l'agencement et la présentation des textes retenus, portant un regard résolument lucide et personnel sur plus d'un demi-siècle de recherche et d'engagement. Ce volume permet d'en mesurer toute l'ampleur.

  • Ce volume rassemble, intégralement traduits pour la première fois et présentés en édition bilingue, tous les écrits de Jules César : les Commentaires, mais aussi les extraits des discours, des traités et de la correspondance conservés par les Anciens.
    Il offre une lecture complète de son oeuvre, qui permet de mieux comprendre à quel point César a été un protagoniste majeur de l'histoire romaine dans son exercice du pouvoir, fondé sur l'idée d'une magistrature suprême au sommet de l'État, et son action réformatrice dans tous les domaines de la vie publique. Il éclaire aussi son influence décisive sur la vie culturelle de son temps, à laquelle il a fourni des apports tout aussi originaux que trop souvent ignorés. Soucieux de préserver le rayonnement de la langue et du patrimoine latins, César fit de Rome un grand centre intellectuel, mû par l'ambition d'ouvrir la connaissance au plus grand nombre et non de la réserver à une seule élite.
    Enfin, loin de se réduire à une simple reconstitution des dernières décennies de la République romaine, cet ouvrage met en valeur la dimension littéraire de César. L'ensemble de ses lettres, les citations qui subsistent de ses discours, et la somme tout aussi riche des fragments de ses traités, révèlent les spécificités de l'éloquence césarienne. Un modèle du genre par sa rigueur et sa sobriété, qui font toute son excellence stylistique.

  • Les vikings

    Régis Boyer

    Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.

  • L'oeuvre de la grande helléniste que fut Jacqueline de Romilly a enchanté d'innombrables lecteurs en leur révélant la grâce et la beauté d'une civilisation sans pareille.
    Ce volume rassemble l'essentiel des textes qui jalonnent cette fresque narrative. Jacqueline de Romilly y promène le reflet grec de ses lectures sur toutes choses, animée sans cesse par le sentiment que se joua là, pour l'homme en général et pour son destin personnel de femme de tête, de coeur et de culture, une révélation intime. Expérience qui a nourri son idéal humaniste.
    Ses émerveillements constants devant la richesse et la splendeur du patrimoine qu'elle fait découvrir ici à travers les figures de la Grèce mythologique, historique et littéraire - Homère, Hector, Achille et Alcibiade, Périclès, Platon et Socrate - sont indissociables de son approche savante. En sa compagnie, nous suivons l'invention progressive des valeurs qui nous ont façonnés : douceur, tolérance, liberté, démocratie... Car pour Jacqueline de Romilly, « ce qu'a semé la Grèce ne cesse de revenir, de resurgir ». Sa pensée est aussi celle d'une femme qui plaida pour l'enseignement des humanités afin de lutter contre toutes les formes d'obscurantisme.
    Ce volume contient : Hector - Homère - L'Amitié de Giraudoux avec l'hellénisme : Elpénor - L'Humanité d'Homère et les humanités - Alcibiade - La Grèce antique à la découverte de la liberté - La Littérature, ou le Passé vivant - La Douceur dans la pensée grecque - « Patience, mon coeur ! » - Ne me dis pas comment cela finit... Réflexions sur la tragédie grecque.

  • Quatre siècles ont passé, et les aventures de don Quichotte nous saisissent comme au premier jour. Quatre siècles d'admiration par les plus vastes comme par les plus humbles esprits, par les savants comme par les enfants. Quatre siècles d'adaptations richement illustrées,ou bien portées à la scène, à l'écran, mises en musique ou en bande dessinée... Quatre siècles de traductions dans presque toutes les langues : rien qu'en français, on en compte une douzaine, soit une par génération en moyenne. Quatre siècles de commentaires dont la liste ? si tant est qu'il soit jamais possible de l'établir ? donne le vertige ; pas un champ d'analyse qui n'ait été requis : littéraire, esthétique, philosophique, moral, théologique, médical, psychanalytique, esthétique, linguistique, sociologique, historique et sans doute archéologique... Quatre siècles d'influence plus ou moins secrète, plus ou moins assumée, sur nos entreprises utopiques, fantasques ou tout simplement folles ; en témoigne la substantivation que son patronyme a connue presque dès sa parution avec ses variantes passées dans le langage courant : donquichottisme, donquichottesque. Francis de Miomandre (1880-1959) est le seul véritable écrivain qui, à ce jour, ait traduit intégralement Don Quichotte. Comme les traductions de Goethe par Nerval ou de Poe par Baudelaire, sa traduction constitue elle aussi un chef-d'oeuvre. Elle a une valeur éprenne, en ce qu'elle résiste et résistera toujours aux dernières modes langagières, aux dernières avancées linguistiques, historiques ou sociologiques, et surtout en ce qu'elles font accéder à un bonheur de lecture dont on ne se lassera jamais...

  • Proche des plus hauts cercles du pouvoir, courtisan critique de Louis XIV, ami et conseiller malheureux du duc d'Orléans, Saint-Simon fut avant tout l'implacable chroniqueur de la cour de France, entre 1691 et 1723.
    Ce volume, conçu comme un « auto-dictionnaire », rassemble les meilleures séquences du vaste tableau de moeurs brossé au fil du temps par un démystificateur sans égal. Rien n'échappe à Saint-Simon de la vanité des puissants, ni de l'infinie complexité des caractères humains. Découpé par thèmes, accompagnés de longs extraits choisis et commentés par les meilleurs spécialistes, le présent ouvrage permet de mieux accéder aux événements, aux personnages qui l'ont inspiré. En s'appuyant sur un ample florilège d'anecdotes et de portraits tout en finesse et en éclatantes singularités individuelles, il ne fait que souligner la cruelle vérité d'un univers de préséances où le tragique de la décadence le dispute au comique des êtres et des situations.
    Saint-Simon n'a pas seulement laissé à la postérité ces Mémoires monumentaux, mais aussi un grand nombre de textes politiques, historiques ou judiciaires, notes et correspondances qui se rattachent à des querelles et des polémiques en même temps qu'ils expriment ses ressassements personnels. L'occasion est ici donnée de découvrir cette part de son oeuvre trop souvent méconnue.
    À sa manière et dans la position qui fut la sienne, Saint-Simon s'inscrit pleinement dans le mouvement littéraire et intellectuel du siècle des Lumières dont il fut l'un des meilleurs observateurs et l'un des plus grands stylistes. Mais ce génie féroce et savoureux témoigne d'une perspicacité qui peut s'appliquer sans conteste à toutes les époques.

  • Si Péguy reste perçu comme l'exemple même de l'homme engagé, un modèle d'austère vertu républicaine, la lecture de son oeuvre révèle un personnage bien plus complexe et tourmenté, à la fois tragique et comique, au style puissant et catégorique.
    Tout chez lui relève de la mystique, non seulement le judaïsme et le christianisme, qui lui sont particulièrement chers, mais aussi l'amour de la République, de la monarchie et de la patrie. De l'affaire Dreyfus, qui l'accompagna toute sa vie, il conserva un seul impératif, applicable à tout : que « la mystique ne soit point dévorée par la politique à laquelle elle a donné naissance ». C'est pourquoi, à une époque où la politique offre une image plus que jamais dégradée, il est urgent de découvrir ou de retrouver l'oeuvre de cet intransigeant. Lire Péguy et ses étonnants Cahiers de la quinzaine, c'est s'abreuver à la source de toute politique, quel qu'en soit l'horizon ; c'est retrouver l'exigence d'un sens dans un monde lui-même en quête de repères.
    Les principaux essais de Péguy, réunis ici pour la première fois dans un volume cohérent par Alexandre de Vitry sous le patronage d'Antoine Compagnon, tissent une longue analyse de ce monde annonciateur du nôtre et de ce qu'il est déjà en train de trahir : le génie littéraire, l'héroïsme, la sainteté et toutes les formes de la grandeur. Les cibles de l'écrivain se succèdent sous son regard perçant, depuis Taine et Renan jusqu'à l'argent-roi, en passant par les défaitistes en tout genre, les hérauts de la « nouvelle Sorbonne », les cléricaux de toutes les Églises.
    Intervenant sur « les sujets les plus brûlants de l'actualité sociale et culturelle et en général sur les conditions du vivre-ensemble », Péguy demeure « incontestablement parmi nous », comme le souligne Antoine Compagnon dans sa préface.

  • Oeuvres complètes

    Tacite

    Livre sur la vie de Julius Agricola .
    De la Germanie .
    Dialogue des orateurs .
    Les Histoires .
    Les Annales.

    Né en Gaule narbonnaise, Tacite a vécu entre la seconde moitié du Ier siècle après J.-C. et le début du IIe. Une période sombre au cours de laquelle se succèdent à la tête de l'Empire romain des souverains fous et sanguinaires (Tibère, Caligula, Néron...) et des empereurs plus respectueux de la morale et du peuple (Vespasien, Titus et Domitien).
    Le génie de Tacite tient à ce qu'il est à la fois un historien qui s'appuie sur des informations vérifiées, écartant les deux écueils majeurs qui menacent la véracité des faits : la flatterie du pouvoir en place et la haine de ce dernier, un portraitiste admirable de précision et de vitalité, un moraliste au patriotisme intransigeant qui dénonce les turpitudes des empereurs comme de la plèbe, un écrivain au style étincelant qu'admiraient Racine et de Gaulle, un conteur inouï dont les évocations font resurgir la Rome antique souvent mieux que le cinéma ne l'a fait depuis lors.
    Tacite s'est mis tardivement à la composition littéraire, consacrant son talent à l'art oratoire dans lequel il était considéré comme un maître de premier ordre. La pitié filiale et l'admiration que lui a inspirées son beau-père lui dictent l'oraison funèbre de ce dernier, La Vie de Julius Agricola, devenue un véritable manifeste politique contre le pouvoir. Une décennie plus tard, Tacite revient dans le Dialogue des orateurs sur les problèmes de fond et de forme liés à l'exercice de l'éloquence. Ces premières oeuvres, auxquelles il faut ajouter De la Germanie, ont pour trait commun de comporter une analyse riche et documentée de l'histoire contemporaine de Rome. Suivra l'élaboration de ses deux grandes sommes fondamentales, Les Histoires et Les Annales.
    On retrouve dans l'ensemble de ces textes les deux préoccupations majeures de Tacite : l'affaiblissement de la puissance romaine et la dégénérescence du pouvoir impérial pendant un tout Ier siècle marqué par des drames et des dérives catastrophiques ; la menace des peuples barbares dont les Romains ne se soucient guère alors qu'elle pèse de plus en plus sur leurs frontières.
    Tacite est un historien rigoureux dans la lignée de ses maîtres, Tite-Live et Salluste. Pour lui, l'écriture est un engagement et une forme de devoir, car la dénonciation des dysfonctionnements de l'État est une façon de le servir en attirant l'attention des responsables. Pour Tacite, l'historien a une fonction morale essentielle vis-à-vis de ses lecteurs. " Mon dessein, écrit-il, n'est pas de rapporter toutes les opinions, mais seulement celles qui se signalent par leur noblesse ou par une insigne bassesse : j'estime en effet que c'est la tâche principale de l'annaliste de ne pas passer sous silence les vertus et d'inspirer aux paroles et aux actions perverses la crainte de l'infamie réservée pour la postérité. " Maître de la langue latine, Tacite est aussi un styliste dont la puissance et la vigueur tiennent pour une grande part à son sens exemplaire de la concision.

  • Ce cinquième volume d'une série qui compte parmi les best-sellers de la collection « Bouquins » offre un large panorama de la production cinématographique depuis 2010. Cette année-là était publié le premier supplément du Guide des films, dont la dernière édition en trois volumes remontait à 2005. Un nouveau supplément s'imposait huit ans plus tard, tant la création cinématographique reste vivante et florissante : 599 films sont sortis dans les salles en 2010, 609 en 2011, 638 en 2012, 677 en 2013, 679 en 2014, plus de 600 en 2015, autant en 2016 et en 2017. À quoi il faut ajouter ceux parus directement en DVD ou en Blu-ray. Au total, ce sont ainsi plus de 800 films nouveaux qui sont offerts aux amateurs du septième art chaque année.
    Le cinéphile pressé ou le simple curieux trouveront dans ce Guide non l'intégralité de cette production, mais un répertoire des 2 000 oeuvres qui ont compté durant cette période : des James Bond successifs au Camille Claudel de Bruno Dumont ou au Loup de Wall Street de Martin Scorsese... Une large part est faite aux films anciens sortis à la télévision ou en DVD chez Bach, Montparnasse ou Sidonis, la plupart étant inédits ou oubliés.
    On trouvera aussi à la fin de ce livre un index général recensant tous les titres analysés dans les cinq volumes de ce Guide, soit plusieurs milliers de films - ceux qui ont fait, du point de vue occidental, l'histoire du cinéma.

  • « Ces ouvrages n'ont jamais été réédités depuis plus de cinquante ans. Leur parution constitue un événement pour tous ceux qui apprécient ce grand historien et philosophe, souligne dans sa préface le cardinal Poupard, longtemps confident de Lucien Jerphagnon. Ce sera pour beaucoup une révélation importante et inattendue sur l'engagement spirituel de l'auteur, comme sur l'histoire contrastée de la première partie de sa vie où s'enracine son parcours d'historien de la philosophie antique ».

    L'Au-delà de tout regroupe les ouvrages que Lucien Jerphagnon écrivit entre 1955 et 1962, dont le tout premier, Le Mal et l'Existence. Ils reflètent ses interrogations métaphysiques sur ces grands thèmes philosophiques qui ne cesseront de nourrir ses travaux et ses réflexions: la liberté, la foi, la question du mal, l'immanence et la transcendance, l'émerveillement d'être au monde, le bonheur, le sens du divin.

    Ordonné prêtre en juin 1950, Lucien Jerphagnon enseigne alors au grand séminaire de Meaux, et c'est tout naturellement qu'il s'intéresse à Pascal auquel il consacre trois livres, dont Pascal et la souffrance et Le Caractère de Pascal. Contre la suprématie de la philosophie thomiste qui s'exerce encore au sein de l'Église, il démontre, à la lumière de la pensée de Pascal, que tout ne se résume pas au dogme scolastique ni à la raison, et témoigne déjà de sa liberté d'esprit. Ses innombrables lecteurs et admirateurs retrouveront ici la sensibilité, l'humanité profonde, l'originalité de style de l'une des grandes figures intellectuelles de l'époque contemporaine, qui fut aussi l'une des plus attachantes. Ils découvriront dans le même temps un pan méconnu de son cheminement personnel, essentiel à la compréhension de l'ensemble de son oeuvre et de ce qui fait son unité.

  • Les Celtes ont disparu mais leurs langues subsistent encore en Bretagne, en Cornouailles, en Écosse et en Irlande, au coeur d'une culture vivante et féconde. Ils ont dominé l'Europe pendant de longs siècles, avant de se fondre dans les peuples qui ont conquis leurs territoires et dont, le plus souvent, ils ont adopté la langue et l'écriture. Les auteurs grecs et latins ont exalté leurs vertus guerrières, mais l'archéologie a mis à jour des vestiges d'une civilisation bien plus riche. Nous connaissons aujourd'hui leur organisation sociale, leur religion, leur vie quotidienne, leurs moeurs. Venceslas Kruta, le meilleur spécialiste de l'histoire des Celtes et un des organisateurs de la spectaculaire exposition - qui a eu lieu au Palazzo Grassi en 1991 retrace ici leur passionnante histoire. Un Dictionnaire de plus de deux mille entrées nous fournit une masse d'informations jamais rassemblés auparavant sur les sites, objets, coutumes, aspects de la vie quotidienne, personnages mythiques ou réels, ainsi que les bilans par pays.

  • « Une espèce de gaieté naît de la lecture des livres de Lucien Jerphagnon », écrit Jean d'Ormesson dans sa préface. « Elle vous entraîne avec aisance, avec une apparente facilité sur les chemins qui pourraient sembler abrupts du savoir rigoureux. [...] Le fond de l'affaire est une certaine conception de l'histoire et de la philosophie. L'histoire et la philosophie suivent d'ordinaire des voies séparées et jalousement gardées par les spécialistes des différentes disciplines. [...] L'idée centrale de Jerphagnon - et sa contribution majeure - est de les mêler l'une à l'autre [...] dans une démarche originale où les événements et les idées s'éclaireraient et se soutiendraient mutuellement. «La philosophie, écrit Jerphagnon, est chose trop sérieuse pour l'abandonner aux mains des seuls philosophes, de même que l'histoire aux mains des seuls historiens.» Jerphagnon est de ces érudits qui soutiennent que la vérité la plus vraie est aussi souvent la plus drôle ».
    Par son oeuvre, qui fait autorité, ce grand historien s'est employé à balayer les idées reçues et à combattre les généralisations hâtives.
    Avec son Histoire de la Rome antique, il montre comment, dès l'origine, les dieux, la religion, le sacré sont les éléments constitutifs de la Rome éternelle, et il nous place ainsi face à l'un des thèmes majeurs présents à chaque étape de la longue carrière de Rome, dans la paix et dans la guerre, sous la République comme sous la dictature. Cet ouvrage est aussi une vaste fresque où se côtoient tous ses personnages essentiels de l'histoire romaine. Les Divins Césars, récit qui va d'Auguste à Justinien, de 27 av. J.-C. à 529 de notre ère, démonte les rouages de l'idéologie et du pouvoir dans la Rome impériale, dresse à travers la naissance, l'évolution et les déboires de cette formidable machine à faire des dieux, le saisissant tableau d'un dialogue sans cesse renouvelé entre le divin, le philosophique et le politique. Dans son Histoire de la pensée. D'Homère à Jeanne d'Arc, tour à tour féroce et chaleureux, hilare et navré, Jerphagnon embrasse l'immense aventure de l'esprit : les origines de la philosophie, les premiers physiciens, Socrate ou la conscience dans la cité, Platon ou la politique sous l'angle de l'éternel, Aristote ou le Macédonien surdoué, les cyniques et les cyrénaïques, les épicuriens, les stoïciens, Plotin, Augustin, la scolastique...

  • que serait le cinéma sans les stars ? on va voir un film de greta garbo, marilyn monroe, louis de funès ou encore de george clooney.
    le public ignore jusqu'à l'existence des metteurs en scène des courts ou moyens métrages de laurel et hardy. ce sont ces derniers qui attirent les spectateurs. on trouvera ici la filmographie complète de plusieurs milliers d'acteurs: toutes les vedettes du cinéma occidental et oriental depuis le muet, mais aussi les "troisièmes couteaux ". on trouvera également les révélations récentes du cinéma français ou étranger, de scarlett johansson (le dahlia noir) à kirsten dunst (marie-antoinette), de clovis cornillac (le serpent) à olivier gourmet (congorama).
    chaque filmographie est suivie d'une évocation de la carrière de l'acteur, ce qui fait de ce livre un ouvrage de référence complétant le volume sur les réalisateurs.

  • Ce livre est la synthèse de milliers d'ouvrages et d'articles publiés sur paris.
    Il contient une histoire politique, économique, sociale, religieuse et intellectuelle de la capitale ainsi que la chronologie des événements qui s'y sont déroulés depuis deux mille ans. un dictionnaire thématique aborde tous les aspects de la vie parisienne, d' "abattoir " et " abeille "à " zone ", qu'il s'agisse de la vie administrative (" maire ", " prévôt " " sergent de ville "), de l'urbanisme (" alignement ", " lotissement " , " rue( aspect, largeur et tracé de la ) "), de la santé (" assistance publique ", " peste ", " syphilis ", " variole "), de l'alimentation (" echaudé ", " fromage ", " restaurant " , " vin "), des fêtes(" boeuf gras ", " carnaval ", " entrée royale ", " feu de la saint-jean ") ou de la vie quotidienne (" apache ", argot ", " gamin ", " tout-paris ", " usage ").
    Un guide de recherches donne la possibilité à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de paris de s'orienter aisément dans le maquis des archives, bibliothèques et autres centres de documentation.
    Il leur offre aussi une sélection des principaux ouvrages classés par sujets, ce qui facilitera grandement les recherches.
    Des chapitres spéciaux sont réservés à des types de documents particulièrement difficiles à repérer et à utiliser, cartes et plans, illustrations manuscrites ou gravées et photographies. en complément, une filmographie détaillée recense plusieurs centaines de films ayant paris pour thème ou pour cadre ; un index permet de retrouver dans le texte les noms de personnes ou de lieux et les sujets traités.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Après tant d'écrits historiques et littéraires sur Jeanne d'Arc, dans toutes les langues (car sa célébrité est internationale), l'état des sources, riches et complexes, et la curiosité des lecteurs appelaient une mise au point documentée et argumentée.
    Le "cas Jeanne d'Arc" exige en effet une approche multiple : impossible à son sujet de se contenter de réponses toutes faites ou réductrices. Pour nous permettre de mieux appréhender cette figure si singulière, cet ouvrage restitue l'environnement matériel et mental d'où elle a surgi - un tissu serré dont la trame est faite de malheurs et d'espérance. Ce livre s'attache de la même façon à examiner le "mystère de la vocation" et à relater le bref temps de la gloire, d'Orléans à Reims, suivi par les échecs, l'incompréhension, la prison, le procès et la mort par le feu.
    A l'évidence l'intervention, décisive, de Jeanne d'Arc bouleversa les calculs et les projets politiques de ses contemporains : il était logique qu'en un siècle où l'on croyait universellement à l'intervention de Dieu dans l'histoire des royaumes et des peuples, le débat politique s'appuie ou débouche sur un débat théologique. Tel est le fondement des procès de Jeanne d'Arc, illustrés par deux documents majeurs qui ont été conservés : celui relatif à la condamnation (1431), le plus émouvant, et celui concernant l'annulation de cette condamnation (1455-1456), le plus surprenant.
    Extraordinairement contrasté, le destin de Jeanne d'Arc fut aussitôt compris comme étant lié à l'histoire "providentielle" du royaume de France et de ses "Rois Très Chrétiens". D'où l'attention que "la Pucelle" ne cessa de susciter -, une attention faite d'admiration mais aussi, de façon minoritaire, de scepticisme et de raillerie.

  • Au moyen age, l'orient fascine : il est le lieu d'insatiables désirs, il représente l'utopie du raffinement et des richesses, l'espoir du butin, la convoitise d'un luxe inconnu.
    Sacralisé, il s'offre à la prouesse et à la piété fervente. dès la fin du xie siècle, les croisés partent pour arracher aux infidèles les lieux saints. les pèlerins s'engagent à leur suite et relatent patiemment le parcours de leur rédemption : la mer rouge, le sinaï, le caire et alexandrie, le chemin du golgotha, sur les traces de la passion du christ et des précieuses reliques. a l'horizon se profilent les murs de la ville sainte, prise puis perdue, qui fait rêver à la jérusalem céleste.
    D'autres lieux brillent encore - constantinople, antioche, edesse, acre, tripoli -, auxquels sont attachés les grands lignages, bouillon et lusignan, richard coeur de lion et le roi saint louis. la chevalerie occidentale y arbore ses emblèmes et fait claquer ses oriflammes. mais l'enthousiasme de la cause sainte ne fait pas oublier les larmes des adieux : les femmes d'occident s'inquiètent du départ, tandis qu'apparaissent, furtives et inquiétantes, les sarrasines bientôt converties.
    Echo des grandes entreprises qui mirent en branle la chrétienté, les chansons de geste de la croisade mêlent l'histoire au merveilleux, l'imaginaire aux personnages fondateurs des etats latins. quant aux voyageurs juifs, ils cherchent la terre de leurs pères, et leurs récits de voyage parlent des retrouvailles attendues et d'une curiosité intense. portée par les chansons et récits des croisades, par les relations de voyages réels ou fabulés, la mémoire culturelle illustre les réalités et les rêves de l'homme médiéval.

  • depuis sa première édition, en 1990, le guide des films de jean tulard s'est imposé comme un ouvrage de référence.
    il a été actualisé à chaque réimpression : les deux volumes de l'édition d'origine sont ainsi devenus trois, totalisant plus de 15 000 références et couvrant toute l'histoire du cinéma depuis les frères lumière. cette nouvelle version ajoute à la précédente quelque 1300 notices nouvelles, parmi lesquelles uzak, saraband, 2046, kill bill 1 et 2 ou un long dimanche de fiançailles. chaque notice contient un générique détaillé, un résumé du scénario et un jugement critique.
    pour cette nouvelle mise à jour, jean tulard, membre de l'institut, professeur honoraire à la sorbonne, s'est entouré une fois encore des meilleurs spécialistes du genre pour offrir un guide à l'amateur, un instrument de travail au cinéphile, bref un ouvrage indispensable à tous ceux qui s'intéressent au septième art.

  • Cet ouvrage réunit pour la première fois les récits des voyages dédiés par Jacques Lacarrière à la Méditerranée : En cheminant avec Hérodote, Les Plus anciens voyages du Monde, Promenades dans la Grèce antique, l'Été grec, Le Buveur d'horizon.

    Lacarrière, écrivain-voyageur, a inventé un genre nouveau qui mêle tous les autres : essai, récit, carnet de route, poème en prose et anthologie d'auteurs d'hier et d'aujourd'hui, traduits avec le plus grand bonheur.
    Conteur inimitable et plein d'humour mais aussi poète épris de sacré, il fait revivre pour nous les grands mythes antiques de la Méditerranée, retrace son histoire spirituelle, celle du mont Athos comme celle des ermites du désert d'Égypte, et nous révèle aussi sa richesse actuelle au travers de figures majeures de sa culture comme, entre autres, les poètes Séféris, RItsos ou Elytis, dont il fut l'ami et qu'il traduisit.
    Cet ouvrage contient : En cheminant avec Hérodote, Les Plus anciens voyages du Monde, Promenades dans la Grèce antique, l'Été grec, Le Buveur d'horizon.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Ce dictionnaire de l'archéologie est unique en son genre.
    L'auteur s'est proposé de réunir sous près de 1400 entrées, non seulement les sites archéologiques du monde entier les plus représentatifs, mais encore les principaux peuples et civilisations, les termes fondamentaux du vocabulaire archéologique et architectural dans lesquels sont compris nombre de termes de civilisation. des entrées de synthèse concernant les matériaux, les pays, les grandes aires culturelles, diverses techniques, permettent au public non initié d'accéder aisément aux rubriques de détail plus spécialisées ou ponctuelles.
    Une bibliographie, souvent exhaustive, est disposée à la fin de chaque entrée.
    La préhistoire, qui requiert à elle seule un ouvrage particulier, a été rejetée hors des limites chronologiques de ce volume qui intègre cependant les sites protohistoriques, des âges du bronze et du fer. on y trouvera ainsi les principaux sites de l'europe et du proche-orient y compris un certain nombre de sites jamais répertoriés dans aucun dictionnaire, souvent parce qu'ils n'ont été que récemment fouillés, mais aussi une quantité de sites d'amérique, d'afrique et d'asie, toujours négligés dans les divers dictionnaires.
    Un certain nombre de sites appartenant au moyen age occidental et à l'islam primitif y trouvent aussi leur place. plusieurs centaines de plans, dessins et reconstitutions complètent la documentation.
    Cet ouvrage, qui représente des années de recherche, la manipulation de milliers de fiches et le dépouillement de milliers d'articles de revues spécialisées et d'ouvrages de première main, s'adresse aux étudiants et aux chercheurs qui y trouveront un instrument de travail exceptionnel, mais aussi au touriste pour qui il sera un véritable guide archéologique, ou encore à toute personne curieuse du passé de l'humanité.

    Guy schoeller.

  • Par sa dimension interdisciplinaire, traitant aussi bien de questions archéologiques que de sujets historiques, littéraires, diplomatiques ou politiques, ce dictionnaire propose une approche globale des enjeux qui traversent le continent américain dans son intégralité, de l'époque précolombienne à nos jours.
    L'organisation en deux tomes souligne l'importance du cheminement historique. Le premier commence avec les peuples précolombiens et couvre les colonisations et les indépendances. La césure choisie - 1830 - correspond à un moment clé pour le continent américain, celui de l'affirmation de l'indépendance pour l'immense majorité des pays. Ce temps de l'émancipation débute avec la doctrine Monroe qui montre à la fois l'expression d'une solidarité transaméricaine, une indépendance collective vis-à-vis de l'Europe mais aussi une ambiguïté quant aux relations qui en résulteront entre les États-Unis et le reste du continent. 1830, c'est aussi le moment où les nouvelles républiques hispano-américaines entrent dans une nouvelle ère après les révolutions qui leur ont donné naissance et la rédaction des Constitutions qui les ont consacrées. C'est là le début du second tome qui nous transportera jusqu'au XXIe siècle et les questions les plus actuelles.
    L'approche mise en oeuvre dans ce dictionnaire - et c'est là sa force - invite à dépasser la notion d'« aire culturelle » telle qu'elle a été forgée après la Seconde Guerre mondiale et privilégie celle d'« hémisphère occidental ». Aujourd'hui, en effet, de multiples objets de recherche exigent d'adopter une approche continentale et non pas subrégionale : l'évolution religieuse des deux Amériques ; l'intégration économique et ses différentes modalités ; la politique étrangère des États-Unis ; la situation comparée des Amérindiens ; la construction des nouvelles identités ; la littérature et les phénomènes culturels, etc.
    La structure du livre est conçue en miroir : la plupart des 550 entrées mettent en synergie les apports d'auteurs spécialistes de l'Amérique latine et ceux de l'Amérique du Nord. De cette façon, l'optique apportée au lecteur est résolument panaméricaine : les Amériques sont traitées dans leur singularité et leur unité, qui n'excluent ni les divergences, ni les antagonismes.
    À l'heure de la mondialisation, alors qu'est achevé le « moment unipolaire » connu par les États-Unis après la fin de la guerre froide, tandis que les BRICM (Brésil, Russie, Inde, Chine, Mexique) apparaissent comme des acteurs majeurs sur la scène mondiale, les liens ou dissensions au sein de l'« hémisphère occidental », l'histoire et le futur des Amériques sont assurément un des enjeux majeurs pour le monde du XXIe siècle.
    Le public dispose désormais d'un outil de travail inégalé à ce jour pour percevoir ces enjeux.

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