Cambourakis

  • La réédition de la novella la plus connue et la plus représentative de l'oeuvre de Kafu Nagaï, l'un des écrivains les plus anticonventionnels de sa génération, chantre du quartier des plaisirs de Tokyo.

  • Nouvelle édition au format de poche, sans les illustrations, de ce texte marquant de Gertrude Stein dont la traduction française a paru en 2016 aux éditions Cambourakis. Ce petit «Livre de lecture»« »propose une vingtaine de leçons facétieuses, potentiellement destinées à un public enfantin, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et proposent un concentré de l'écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. 

  • Avant la parution du dernier tome des oeuvres complètes d'André Baillon, la publication en poche d'un de ses textes les plus importants, «Zonzon Pépette». Décrété scandaleux lors de sa sortie en 1923, «Zonzon Pépette» est l'histoire d'une fille pas si perdue que ça. De Paris, où elle entame sa « carrière », à Londres, Baillon nous offre trente chapitres courts et tragicomiques. Zonzon, fille fière au bagout français, ne s'en laisse pas démordre par ses maquereaux, elle les choisit, les aime, les cajole. Parmi les autres filles - qu'elle déteste - Zonzon règne en impératrice. En évitant tout pathétisme et toute vulgarité, André Baillon offre le mariage de l'effronterie et de la pureté dans l'écriture, tout en y insérant une angoisse latente, perceptible.

  • Réédition de ce bijou littéraire oublié de la littérature roumaine écrit directement en français par son auteur, un des plus grands poètes roumains. Une réflexion profondément littéraire en forme de digression sur l'amour, la nature, les grands et petits riens du quotidien que l'auteur nous incite à (ré)observer pour en apprendre à déceler les bons côtés de la vie, sans mièvrerie aucune. Un livre de chevet à lire et à relire.

  • La réédition d'un ouvrage épuisé de l'auteure de «Éléni, ou Personne». Le Crétois Ismaïl Férik pacha a réellement existé. Capturé par l'armée turque alors qu'il était enfant, il fut entraîné en Egypte où il mena une carrière brillante. Devenu ministre égyptien de la guerre, il finit par retrouver sa terre natale... pour combattre une insurrection dont son propre frère, négociant d'Athènes, était l'un des instigateurs. L'évocation émouvante d'un homme tiraillé par sa double-appartenance.

  • Après la réédition de Brigitta, la publication d'un nouveau titre, épuisé, d'Adalbert Stifter. Friedrich Roderer, jeune peintre qui a élu domicile près d'un marais sauvage, refuse obstinément de montrer ses toiles et se jure de les brûler tant qu'il ne sera pas parvenu à peindre le marais dans toute sa vérité. Il se lie d'amitié avec un riche philanthrope du voisinage qui met, à faire assécher le marais, la même obstination que le jeune homme à le fixer sur sa toile. Malgré leurs buts opposés, une étrange ressemblance entre eux, physique et morale, éveille l'intérêt du vieil homme pour le jeune Friedrich, dont il ne sait pas encore qu'il porte le même nom que lui... Un des derniers romans d'Adalbert Stifter, un des plus caractéristiques de la dimension romantique de son écriture.

  • Réédition du premier vrai roman de Nikos Kazantzaki qui témoigne de sa maturité littéraire et développe déjà les thèmes qui parcoureront son oeuvre, notamment celui de la liberté. Écrit directement en français, en 1936, après le premier voyage effectué par l'auteur en Chine et au Japon. Entre récit de voyage, récit historique, autobiographie et poème, il rend compte de son interrogation quant à une possible conciliation entre la contemplation, à laquelle il se prête volontiers, et l'action, notamment requise par les politiques de grandes actions de l'époque en Asie. Ceci à travers les questions qu'il pose aux autochtones qu'il croise, que ce soit en matière spirituelle, culinaire, ou autre.  

  • Ecrivaine et militante du parti communiste grec, Melpo Axioti a dû fuir la Grèce pour la France après la Seconde guerre mondiale. À la fois pour se réfugier et pour sensibiliser les intellectuels français à la guerre civile en Grèce. Elle fréquente ainsi les milieux surréalistes et notamment Aragon, qui supervise la traduction de ses deux premiers ouvrages et lui promet de publier son prochain roman. Si «République-Bastille» est un roman, écrit directement en français, il suit largement, le parcours de Melpo Axioti lorsqu'elle arrive à Paris : son étonnement pour l'architecture et le mode de vie, ses amours, sans oublier le souvenir douloureux de la situation de son pays. C'est ainsi un roman intimiste et historique tout à la fois qu'elle nous offre à travers une langue saisissante.

  • En rassemblant au sein d'un même volume deux des nouvelles les plus marquantes de Federico De Roberto ayant trait à la guerre de 14-18, les éditions Cambourakis entendent faire (re)découvrir l'un des volets les moins connus de son oeuvre au public francophone. Dans La Peur, Federico De Roberto évoque avec impassibilité la mort programmée de cinq soldats désignés successivement pour rejoindre un poste de guet, et décrit avec maestria le crescendo de la peur qui s'empare de ces soldats destinés à la mort tout en menant une réflexion intense sur la fascination du courage. Le voeu ultime, inédit en France, raconte dans une première partie - similaire à la première nouvelle de par le ton et l'ambiance - toute l'horreur de la guerre. L'auteur y dépeint l'esprit de camaraderie qui lie ces hommes voués au même destin, et dont l'acharnement à rendre à la terre le corps d'un capitaine tombé au combat rappelle l'obstination et la dignité d'une Antigone moderne, avant de changer de registre pour dénoncer avec humour et cynisme la vénalité des épouses plus intéressées par la pension de leur mari que par leur héroïsme.

  • Le chien a beau être considéré comme le meilleur ami de l'homme, il est rare qu'on lui attribue le premier rôle en littérature. C'est ce qui fait une grande part de l'originalité de Ma chienne Tulip, pittoresque et caustique récit de la cohabitation entre J. R. Ackerley et une femelle berger allemand. Ne pouvant prendre la parole, c'est par le biais de son maître bien-aimé que Tulip décrit le monde tel qu'elle le voit, à hauteur d'animal, portant ainsi une attention toute particulière aux détails. En découle un récit plein d'humour, succession d'anecdotes de la vie quotidienne, plus cocasses les unes que les autres. Véritable pendant canin de Mon père et moi, autre grand livre autobiographique de J.R. Ackerley, ce texte prouve à quel point l'auteur excelle dans l'art du second degré.

    Une histoire d'amour caustique et originale, peu conventionnelle et teintée d'un humour tout britannique qui la rattache naturellement à l'esprit d'Evelyn Waugh, Oscar Wilde ou encore P.G. Wodehouse.

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