Cerf

  • Rome médiévale ? L'expression sonne presque comme un défi ou une provocation. Entre l'Antiquité et les splendeurs de la Renaissance et du Baroque, on a longtemps cru que s'était ouverte dans l'histoire de la Ville éternelle une parenthèse de près de mille ans, sur laquelle il n'y avait pas lieu de s'attarder, sinon pour déplorer qu'elle ait duré si longtemps. Or le Moyen Âge n'a pas seulement permis à Rome de survivre en tant que cité pendant les siècles obscurs et de devenir au xiiie siècle un des foyers les plus vivants de la civilisation italienne, il a fait d'elle l'instrument d'une unification de l'Europe occidentale sous l'égide de l'Église catholique.
    Voici les récits des siècles qui manquaient à l'histoire de Rome.

  • La Bible

    Collectif

    • Cerf
    • 18 Novembre 2010

    La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent : pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.

  • Voici le plus merveilleux des manuels d'histoire et de géographie qui récapitule la grande chronique artistique de l'Occident en révélant pour la première fois le secret religieux le mieux gardé de Jérusalem.
    Les mille et un trésors venus de toute l'Europe au cours des âges pour honorer la Ville Sainte composent en effet une chronique universelle de la beauté.
    De Constantin au ive siècle à Napoléon III au xixe siècle, en passant par Saint Louis, Jeanne de Provence, Charles-Quint, Christine de Suède, Louis XIV, rien n'a jamais été assez précieux pour les rois et les reines désireux de glorifier la mémoire du Christ.
    Rivalisant par-dessus les siècles, ils ont réquisitionné les plus rares matériaux - or, argent, marbre, rubis -, ont mobilisé les plus étonnants créateurs - peintres, tapissiers, orfèvres, sculpteurs - pour déposer au pied de la Croix les plus faramineux objets - autels, émaux, calices, missels - qui, indifférents à l'usure des siècles et rassemblés par les frères franciscains, forment un extraordinaire musée idéal que ce livre ouvre enfin à tous.
    Redonnant vie à chacune de ces oeuvres, restituant les grands événements et les petites anecdotes qu'elles racontent dans l'alliance entre la mystique et la politique, l'art et la finance, la dévotion et le calcul, Jacques Charles-Gaffiot ressuscite la grande époque où le luxe était une affaire divine.

  • Platon

    Luc Brisson

    Platon ? Deux mille quatre cents ans après sa mort, il est le « philosophe » par excellence. Mais qui sait vraiment qui il est ? Le fils d'Apollon, comme on l'a affirmé à sa mort ? A-t-il été vendu comme esclave ? Et ses amours ? A-t-on retrouvé son testament ? A-t-il réellement plagié Pythagore, comme certains l'en ont accusé ? Avait-il une doctrine secrète transmise oralement aux seuls membres de l'Académie ? Et parmi tous ces textes qui lui sont attribués, lesquels sont authentiques ? Où s'arrête la légende, où commence la vérité ? Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes contemporains du philosophe, Luc Brisson cherche ici à comprendre comment la vie d'un auteur du IVe siècle avant notre ère peut expliquer l'avènement de ce que l'on appelle « philosophie ». Voilà Platon incarné, paradoxal, complexe, humain.

  • Les chrétiens sont-ils le dernier espoir d'un monde qui a perdu toute espérance ?
    Oui, espérer est leur profession de foi depuis deux mille ans.
    Non, eux-mêmes sont désespérés en ce début de troisième millénaire.
    Et si espérer, c'était d'abord renoncer à tous les faux espoirs ?
    Refuser d'idéaliser le passé. Refuser de sublimer l'avenir. Dire non au fantasme de la restauration glorieuse et non à l'illusion de l'exaltation apocalyptique.
    L'espérance des chrétiens n'a qu'une chose à offrir : la vie éternelle.
    Une vie qui ne commence pas après la mort.
    Une vie qui débute maintenant.
    Une autre manière de vivre, de vivre sa mort, de mourir sa vie.
    Jamais, sans doute, renaître n'a été aussi simple, clair, aisé qu'avec ce livre.

  • La Bible ; traduction oecuménique

    Collectif

    • Cerf
    • 18 Novembre 2010

    La TOB 2010 constitue un événement éditorial et oecuménique sans précédent, parce qu'elle contient six livres deutérocanoniques supplémentaires, en usage dans la liturgie des Églises orthodoxes : 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, la Prière de Manassé et le Psaume 151. L'ajout de ces livres, sous l'impulsion de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, confirme le caractère oecuménique de la TOB. Consultées sur cette initiative, les différentes Églises ont donné leur approbation officielle.

    Ces livres additionels ont été placés après les livres deutérocanoniques reçus par les catholiques. Ils ont été traduits, introduits et annotés sous la supervision d'un comité scientifique, selon les principes propres à la TOB. Certains de ces textes n'existaient pas jusqu'à maintenant en traduction française.

    Une grande introduction aux livres deutérocanoniques, inédite, complétée par un tableau récapitulatif des canons juif et chrétiens de l'Ancien Testament offre un nouveau regard sur la formation complexe du canon des Écritures et sa réception dans les diverses traditions.

  • Comment avons-nous rendu à Dieu l'incroyable énergie qu'il nous a donnée ?
    Qu'on l'appelle souffle de Dieu, Esprit saint, ou tout simplement Espérance, cet essai explore d'une manière originale le thème de « l'énergie » dans la liturgie et l'art du Moyen Âge.
    La définition médiévale de l'énergie est tirée de réflexions concernant la nature de Dieu et la manière dont Il a été amené à transmettre sa propre énergie aux hommes.
    À partir de ce constat, l'auteur montre que la liturgie et l'art constituent les deux principaux vecteurs de mise en action de cette formidable énergie divine, à travers les rituels et les « productions » artistiques du christianisme antique et médiéval.

  • Voici le maître-ouvrage qui vient combler la méconnaissance générale de la pensée byzantine, de ses philosophes et de ses théologiens sans lesquels Juifs, Latins et Arabes n'auraient pas bâti les mêmes oeuvres monumentales. Pendant plus d'un millénaire, Constantinople, la « nouvelle Rome », a ainsi été le centre du christianisme oriental dont le rayonnement, d'Alexandrie et de Damas à Sofia et Moscou, continue d'animer l'Église orthodoxe. Qu'il s'attache à relater la crise des icônes ou la querelle du filioque, à portraiturer Maxime le Confesseur ou Grégoire Palamas, à montrer le rôle majeur du monachisme ou le fonctionnement réel de la symphonie des pouvoirs, Jean Meyendorff fait à la fois oeuvre d'histoire, de doctrine et de spiritualité. Un traité sans égal.
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  • Il y a du Cicéron chez Emmanuel Macron, et du Clodius chez Donald Trump. C'est en historien de l'Antiquité que Raphaël Doan démontre que nous n'avons pas inventé le populisme. Les Romains, à la fin de la République, connaissent une lutte à mort entre ce qu'ils appellent les populares et les optimates. Appel au peuple, goût des solutions radicales, recours à la figure de l'homme fort : ces tribuns en toges et en sandales ressemblent trait pour trait à ceux du xxie siècle.
    Dans cette époque, avec son sénat et sa plèbe, ses discours et ses émeutes, ses guerres et ses violences, tout est d'actualité. Y compris la question essentielle : le populisme est-il le bouclier des humbles contre une élite sourde à ses revendications, ou le futur glaive des tyrans contre la liberté ?
    Un premier essai époustouflant, écrit avec une plume exemplaire.

  • Plotin

    Jean-François Pradeau

    Quand Plotin (205-270) arrive à Rome, c'est pour y enseigner la philosophie de Platon. Formé à Alexandrie, il se donne pour mission de défendre une culture païenne que la philosophie stoïcienne ne parvient plus à servir. Il veut également renouveler cette culture à un moment où les mouvements chrétiens lui disputent son autorité.
    Si longtemps après Platon et Aristote, qu'il connaît et travaille sans relâche, Plotin est l'auteur d'une doctrine singulière qui pose qu'au-delà de ce qui est, au-delà de l'être que la philosophie cherche à connaître dans sa totalité et ses principes, il existe pourtant autre chose : un principe absolument premier. Un principe au-delà de l'être et de toute pensée, un principe de tout ce qui est mais que l'on ne peut embrasser par la pensée, ni même nommer autrement que « Un ».
    Une superbe introduction à la pensée de celui qui fut le plus grand philosophe de l'Empire.

  • Vie et mort de Paul à Rome

    Chantal Reynier

    • Cerf
    • 22 Février 2016

    Pourquoi Paul de Tarse est-il venu à Rome ? Comment y est-il arrivé ? Où y a-t-il vécu ? Qu'y a-t-il fait ? Et dans quelles circonstances y a-t-il vécu son martyre ?
    Suivre Paul pas à pas à Rome, c'est comprendre l'implantation des premières communautés chrétiennes et leur exposition à la persécution dans la cité reine de l'Empire. C'est ressaisir la centralité de ce lieu dans l'histoire de l'Église des origines à aujourd'hui.
    Véritable investigation construite sur le modèle des enquêtes policières, ce livre fait appel aux sources, vestiges et témoignages que livrent l'archéologie, la Bible, la littérature antique, les représentations artistiques, les mythes et légendes, pour reconstituer, à la manière d'un puzzle ou d'un polar, l'énigme Paul.
    Un thriller exégétique mené tambour battant.

  • Qumrân et ses grottes, les manuscrits de la mer Morte et leurs rouleaux ou fragments, les Esséniens et leurs codes... Cette découverte a bouleversé notre connaissance du monde de la Bible, des judaïsmes antiques et du christianisme naissant. Elle a inspiré des travaux savants sans précédent et des inventions mythiques sans fondement. L'heure est venue du bilan.
    Il fallait la science, la pédagogie et le style d'André Paul pour restituer avec sûreté, clarté et vivacité cette révolution. Un pari gagné haut la main et internationalement acclamé.
    Voici le livre indispensable pour tous ceux et celles qui désirent comprendre une face cachée mais essentielle de notre culture.

  • Exact contemporain de François d'Assise, le castillan Dominique de Caleruega (après 1170-1221) a, comme lui, choisi de vivre la pauvreté volontaire et l'itinérance. Comme lui, il a choisi de dialoguer avec tous ceux et toutes celles qu'il croisait sur sa route. En réponse aux défis de son temps, il a lui aussi fondé un ordre religieux qui a pris forme dans les premières décennies du xiiie siècle : les Prêcheurs, plus tard appelés Dominicains.
    Silencieux sur lui-même - il ne nous reste que trois de ses lettres -, Dominique a laissé à d'autres le soin de parler de lui. La centaine de témoignages réunis dans ce volume, présentés et annotés, ont été traduits du latin et de l'italien ancien, le plus souvent pour la première fois, afin de rendre accessibles à tous des sources méconnues et insoupçonnées.
    Un livre indispensable, qui s'inscrit dans la commémoration du viiie centenaire de la naissance de l'ordre des frères Prêcheurs.

  • Le laïcat et l'oecuménisme se sont aussi conjugués au féminin. Dans ce deuxième tome de son Journal, l'une des plus grandes figures de cette révolution livre le secret de son engagement.

    Dans les pages lumineuses de son journal, l'une des plus grandes figures spirituelles du xxe siècle livre le secret de sa vocation. Passionnée d'unité, apôtre du laïcat dans l'Église, Marguerite Hoppenot ouvre dans ces carnets un chemin d'espérance, une route pacifiée dans le désert des exigences modernes, et révèle la puissance de la grâce qui agit en elle.
    En 1938, sur la demande de l'archevêque de Paris, elle fonde le mouvement Sève, mouvement de vie spirituelle pour laïcs, ouvert sur l'oecuménisme, qui annonce les intuitions du concile Vatican II.
    Ces pages, écrites entre 1947 et 1961, dans l'éternel présent de Dieu, sont une boussole pour aujourd'hui.

  • Architectures, machineries, musiques, odes, lumières, voix et corps en mouvement : pour Léonard de Vinci, la scène aura été le premier lieu de ses inventions et de leur incarnation. Plus encore que pour ses oeuvres picturales, le Quattrocento l'aura célébré pour ses spectacles lyriques sans précédent. Plus d'un siècle avant Peri, Caccini et Monteverdi, ils auront marqué l'avènement des premiers opéras.
    Ce sont cette invention et cette révolution que révèle ici Olivier Lexa. Quatre années de recherche lui ont été nécessaires pour réunir livrets, notes et croquis, indications de mises en scène de Léonard de Vinci ainsi que les témoignages de ses contemporains. Ces documents inédits, racontés et commentés avec intelligence et sensibilité, nous confrontent à une évidence : l'opéra permet à l'artiste de réaliser ce que la peinture et le dessin lui interdisent. En un temps de renouveau de la théâtralité et du champ des passions, son génie est de rassembler en une totalité visuelle les diverses innovations artistiques et philosophiques de la Renaissance.
    Alliance remarquable entre découverte scientifique et divulgation culturelle, cet essai inaugural dévoile un pan méconnu mais essentiel de la vie et de la vision du plus universel des esprits humains. À ce point extrême où, avec lui, tout se fait dramaturgie.

  • Si nous ne voulons pas que l'écologie se réduise à des déclarations d'intention, des changements dans nos styles de vie sont nécessaires.
    La question est de savoir quelle éthique et quelles transformations de la démocratie peuvent rendre possible la prise en compte de l'écologie dans notre vie. Reliant des champs de l'éthique appliquée qui d'ordinaire sont étudiés séparément - la culture et l'agriculture, le rapport aux animaux, l'organisation du travail et l'intégration des personnes en situation de handicap -, cette enquête élabore un concept rigoureux de responsabilité susceptible de promouvoir une autre manière de penser le sujet et une autre organisation politique.
    Loin de fonder la politique sur l'écologie, il s'agit de montrer que celle-ci ne peut être prise au sérieux qu'au sein d'un humanisme rénové. Ainsi, le sujet de l'éthique de la vulnérabilité s'inquiète du devoir être de son droit et intègre, dans son vouloir vivre, le souci de préserver la santé de la terre et de ne pas imposer aux autres hommes et aux autres espèces une vie diminuée.

  • Qu'est-ce que la haine ? Comment cet affect individuel peut-il animer des persécutions collectives ? C'est la logique de la haine, toujours active et menaçante, que ce livre s'efforce de comprendre. Pour cela, Jacob Rogozinski interroge le phénomène de la chasse aux sorcières qui s'est déchaînée de la Renaissance aux Lumières. Il décrit les techniques mises en oeuvre pour désigner, puis anéantir ses cibles. Il analyse la recherche du « stigmate diabolique », l'aveu d'une « vérité » extorquée sous la torture, la dénonciation d'un « complot des sorciers », la construction de la figure de « Satan » comme ennemi absolu. Les mêmes dispositifs se retrouveront sous d'autres formes, dans d'autres circonstances, de la Terreur jacobine aux procès de Moscou, et sous-tendent encore les récentes « théories du complot ». En étudiant ces expériences historiques, en repérant leurs différences et leurs similitudes, Jacob Rogozinski montre comment l'on passe de l'exclusion à la persécution, comment l'indignation et la révolte des dominés peuvent se changer en haine et se laisser capter par des politiques de persécution. Ses analyses nous éclairent ainsi sur les dispositifs de terreur de notre temps.

  • Les incendies de la Commune ont-ils été aussi destructeurs que le prétend la version officielle ?
    Les communards sont-ils les seuls responsables de ce bilan ? Et si ce vandalisme avait offert à la bourgeoisie l'opportunité de métamorphoser Paris en capitale de la modernité ? C'est la thèse d'Hélène Lewandowski, qui raconte ici une autre histoire de la dernière révolution du XIXe siècle.
    En mai 1871, la Commune prend fin. Le palais des Tuileries et l'Hôtel de Ville sont réduits en cendres. Pris d'assaut par les touristes, les monuments calcinés sont à l'origine d'une économie florissante : vente de guides, plans illustrés, albums-souvenirs, organisation de voyages par les Cook's Tour de Londres... Un siècle et demi après, voici un livre qui révèle comment cette insurrection, loin de détruire la ville modelée par le baron Haussmann, a servi la bourgeoisie en favorisant une transformation qu'elle attendait pour stimuler une industrie qu'elle possédait.
    Un parcours à travers les ruines qui dévoile les secrets de la reconstruction de Paris.

  • L'histoire nous enseigne que jadis Dieu était une femme, et que la douceur, la fertilité et l'enfantement étaient célébrés bien plus que les valeurs guerrières.
    À travers l'analyse de la figure méconnue, bien que prépondérante, de la Mère des dieux et le décryptage du culte de Mater Magna à partir de la documentation abondante du port d'Ostie à Rome, Françoise van Haeperen mène une enquête exceptionnelle sur les cultes féminins ancestraux de la divinité.

  • Le titre du présent ouvrage est inspiré du Livre de la Preuve (Kitâb al-hujja), oeuvre d'une des autorités religieuses les plus importantes du shi'isme, al-Kulaynî (mort vers 940). Pour la première fois, des extraits sont traduits de l'arabe et largement commentés. Dans la terminologie shi'ite, « la Preuve » est un des qualificatifs de la figure centrale de la spiritualité mystique, la personne du Guide, imâm en arabe : homme divin et théophanique, guide initiateur aux enseignements secrets et, en même temps, horizon et modèle ultimes du fidèle.
    De nos jours, il devient de plus en plus indispensable de montrer de manière sereine et rigoureuse que l'islam en général et l'islam shi'ite en particulier ne se réduisent pas à ce que nous présente quotidiennement une actualité douloureuse. Le shi'isme, en l'occurrence, n'est pas uniquement l'idéologie politico-religieuse de son « clergé ». Il représente une religion, dans le sens le plus complexe du terme, qui a joué un rôle considérable dans l'enrichissement de la pensée et de la spiritualité musulmanes, parfois avec une finesse et une sophistication peu communes.
    Ce livre est consacré à ce qui en constitue la substantifique moelle.

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