Editions De L'atelier

  • Vingt-huit ans après sa parution, cet ouvrage reste une référence. Livre pionnier, il a fait date en démontant le schéma mythique et apologétique du « roman national » fabriqué pour l'école de la III e  République.
    À l'heure où certains inventent une France aux racines exclusivement chrétiennes et gauloises, où la campagne électorale place la question de l'identité nationale au coeur des débats, la réédition de ce livre pionnier de l'historienne Suzanne Citron, qui critique la construction du mythe national français, semble indispensable.
    Revisitant d'anciens manuels scolaires, Suzanne Citron montre la volonté de leurs auteurs de présenter l' histoire de France comme un récit continu et linéaire, occultant victimes et vaincus, exaltant pouvoir et conquêtes, et donnant aux écoliers une représentation magnifiée de leur pays.
    Elle s'attache à repérer les diverses strates historiographiques qui ont notamment abouti à l' histoire républicaine nationaliste d'avant 1914. Or ce récit d'une France pré-incarnée dans la Gaule n'est-elle pas encore présente dans les programmes et les manuels élémentaires actuels ? Par ailleurs, les avancées de la recherche des trois dernières décennies sur l' histoire de Vichy, sur celle de la colonisation, de l'immigration, de la guerre d'Algérie ont-elles suffi à réviser la logique historiographique héritée du  XIX e  siècle, ou n'en ont-elles égratigné que quelques pans ? En s'appuyant sur la rigueur du travail historique, Suzanne Citron s'attache à revisiter le passé pour donner sens à une France aux multiples racines, morceau de la planète et segment de l' histoire humaine.
    Vendu à plus de 5000 exemplaires, actualisé lors de la précédente édition en 2008, l'ouvrage présent propose une nouvelle préface qui montre que la question du mythe national est plus que jamais d'actualité.

  • Comment articuler éthique personnelle et intérêts des sociétés ? Les déclarations en off de nombreux cadres en montrent toute la difficulté. Il y a donc une contradiction entre une conscience professionnelle et personnelle des problèmes et un refus collectif de s'interroger sur les finalités et sur les moyens dès lors qu'ils diminuent les perspectives de gains financiers. Pouvons-nous nous en sortir et comment ? Quel est le rôle des entreprises ?
    Le point de départ du livre de Cécile Renouard s'appuie sur un double constat : celui du déficit éthique actuel face aux enjeux écologiques et sociaux mondiaux et celui de l'importance politique des entreprises. Les firmes organisent la vie de nos sociétés, pas seulement en tant qu'organisations économiques, mais en tant qu'acteurs dans la cité, aussi bien au niveau national que mondial. Elles sont confrontées à la compétition internationale, à la transformation du rapport à l'espace et au temps par les nouvelles technologies, à la financiarisation de l'économie, à l'anticipation des bouleversements liés au changement climatique, etc. Elles sont donc concernées au premier chef par une interrogation éthique. L'auteure définit l'éthique comme la recherche, individuelle et collective, d'une vie authentiquement humaine sur terre, aujourd'hui et demain, dans des institutions justes.
    Force est de reconnaitre que la rhétorique éthique des entreprises n'est pas à la hauteur des enjeux et des pratiques. Pourtant, si les entreprises font partie du problème, elles doivent faire partie de la solution !
    Cécile Renouard fait le pari que, loin d'être un discours moralisateur stérile ou une mode passagère, la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux et à suggérer des remèdes, à plus forte raison, avec la perspective de la conférence des Nations unies sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

  • Au regard des fractures sociales abyssales et du défi écologique, l'objectif de l'entreprise ne peut plus se résumer au profit. Deux cadres dirigeants et une spécialiste de l'éthique des affaires proposent d'agir pour une entreprise juste et écologique.
    Nos modèles économiques, fondés sur une croissance impossible et insoutenable, nous font aller dans le mur. Or les entreprises ont des marges de manoeuvre pour opérer les révolutions nécessaires, pour assurer la transition énergétique et permettre au plus grand nombre des conditions de vie dignes et justes.
    Ecrit par deux cadres dirigeants ayant travaillé au sein de multinationales et une spécialiste de l'éthique des affaires, ce livre résulte de plusieurs années d'échanges au sein d'un groupe d'hommes et de femmes engagés au coeur de l'entreprise. Ils partagent la conviction que l'entreprise ne se résume pas à une question de résultat financier, de cash et de cours de bourse, mais constitue une manière d'agir et de transformer le monde, aux côtés d'une multitude d'autres formes d'action, de la puissance publique aux ONG.
    Après avoir mis en perspective les questions énergétiques et climatiques, expliqué les données du problème, la gravité des enjeux et les processus initiés dans les entreprises pour aller vers des économies plus sobres en carbone et plus justes, l'ouvrage analyse les freins et les blocages personnels et collectifs actuels vis-à-vis d'une transformation plus profonde. Il repère ensuite les leviers - à la fois propres à chaque entreprise et institutionnels - qui permettent de créer une dynamique de transformation sociétale.
    Le diagnostic est clair : les vrais obstacles ne sont ni technologiques ni financiers mais managériaux et stratégiques, politiques et éthiques. Ce constat invite à repenser le rôle politique de l'entreprise et ce qu'il engendre comme obligation et responsabilité au service de biens communs locaux et mondiaux.

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